ADCfen eommii de H. Senien
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FOUCQUCT. W
et ]ni parler, sans toutefois qu'aucun des six amis et quatre commis qu'il aura choisis et nommés puisse être changé, ni qu'aucun autre lui puisse parler sans mou ordreexprès. (Bhitish Husbdii.) A SaiDt-Gwmaia-«n-Li^, le S aoAt 1M3.
EAPFOBT ASBXSSÉ A COLBEHTi
A PftrU, ce 0 Mflt 1«3.
Sur une dénoociatioa qui a été faite k M. Talon coalre le nommé Labbé, l'un des cabalîstes de M. Foucquet, lequel Ait arrêté prisonnier lundi matin, par le sieur Des Cbeaets, lieutenant de M. le lieutenant de robe courte, par l'ordre particulier de M. Talon, on a eu avis que par certaines raisons particulières, on le voulait élargir sur sa simple déclaration, sans entendre aucun témoin; ce qui a obligé, pour le service du Roi, de tous en donner a?)s et tous envoyer le mémoire de ses faits pour y pouiToir comme vous le jugerez à propos.
Ledit Labbé a été lieutenant d'un vaisseau appartenant à H. Foucquet; il est de retour depuis quelque temps de la Martinique, oh ledit sieur Foucquet avait envoyé une partie de ses vaisseaux, lesquels ledit Labbé a fait aborder au port des Dunes, en Angleterre, où il a fait vendre les marchandises qui appartenaient au sieur Foucquet, ensemble les vaisseaux et le canon qui était dedans, au lieu de conduire le tout en France; oîi il a fait quantité de voyages par l'ordre de H. Foucquet l'écuyer, qui lui donne des chevaux de la petite écurie pour aller jusqu'à la première poste.
Depuis, ledit Labbé a toujours resté à Paris à cabaler pour le sienr Foucquet surintendant, et a voulu entreprendre plusieurs fois de porter des paquets chez le Roi, sous le nom de M. Colbert, pour les faire plustfil recevoir, et avait ordre de prendre le temps que Gbamarante, premier valet de chambre de S. M., n'y ttt point, et de donner simplement le paquet à l'huîssîer, quand il serait petit jour.
Son capitaine nommé Foyrant a pris la fuite, aussi bien que plusieurs autres qui sont dans les intêrÊts du sieur Foucquet, auxquels il écrit ce qui se passe, dont le sieur deGuinantenestun, qui s'est retiré à Dijon.
Ledit Labbé, l'hiver dernier, a été par plusieurs fois chez la dame Foucquet, à onze heures de nuit. (&■ L)
U. LE CAHUS iV CHARGZLISR.
Pftrli, ce S uftt 1M3.
Monseigneur, j'ai rendu compte à U cour des ardes de ce qu'il vous plait de me faire l'honoeur de me dire de la part du Roi, an sujet de l'audience qae j'avais eu charge de demander pour les députés de notre cottipagnie sur l'afTaire de W. le président de Maridor, elle s'est assemblée aujourd'hui pour savoir si vous ne m'auriez point fait l'honneur de me mander quel jour S. M. aurait la commodité de donner audience à ses députés. Je lui ai dît que vous m'aviez dit que le Hoi donnerait audience, mais que le jour n'était pas résolu, et que depuis je n'avais pas reçu de vos nouvelles; sur cela la compagnie a délibéré, et m'a chargé de vous supplier d'avoir la bonté de lui faire donner un jour certain par S, M., et que ce puisse être au pIustM; elle a reçu en toutes les rencontres laot de marques de votre affection, qu'elle se promet que vous lui continuerez en ce rencontre; pour moi, je vous demande la grftce de me croire avec tout le respect possible, etc. (B. I.)
H. LE CAHITS A COLBEHT.
Monsieur, depuis celles que je me suis donné l'honneur de vous écrire, MM. de la cour des aides se sont assemblés pour savoir de moi si je n'avais point reçu aucun ordre du Roi, pour le jour de l'audience de MM. les députés pour l'affaire de M. le président de Maridor. Je leur ai dit que je n'en avais point reçu de certain; ils ont délibéré, et leur arrêté a été que je retournerais à Saint-Germain pour supplier le Roi de vouloir leui' donner un jour assuré, m'ayant mandé pour me donner avis de l'arrôlé qui venait d'être rendu. Je leur ai dit que je croyais qu'il suffirait que je vous ea écrivisse pour vous faire savoir la délibération de la compagnie, parce que vous m'aviez écrit que vous disposeriez S. M. i donner l'audience au plus tôt, et que j'en écrivais aussi à M. le chancelier ; à présent que M. de Maridor a été confronté, je vous supplie de vous donner la peine d'en parler au Roi, et de lui faire résoudre un jour pour qu'il ait la bonté d'écouter nos députés; la compaj^ie. espère cette grice de vous. (B. I.)
A Paria, ce 11 loQt 1M3.
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LE TKUJBH A H. fi'i&TAa5U1.
Saint-GemiidD, le 13 moitt lUl.
Monsieur, j'ai la aa Roi la lettre qae vous avez pris la peine de m'écrire. S. H. trouve bon que M. Poucquet se confesse le jour de la Noire-Dame, qui sera le 15 de ce mois, et quepourcet effet, voas choisissiez celui des cbanoiues de Vinceones que vous croirez qui y sera le plus propre, et, afin d'éviter toutes sortes d'incouvénients, il sera bien à propos que vous n'avertissiez cet ecclésiastique que dans le moment qu'il devra conresser M. Foucqnet, et que vous ne le laissiez parler à personne avant la confession <. (A. G.)
H. JEAHRIN SE CASTIILE A COLBEHT.
Ce 15 Mût 1M3.
Depuis que j'ai la liberté de m'enquérir de mes affaires particulières, je les ai trouvées dans un si pitoyable état que je me trouve bien plus malheureux que je ne pensais l'eb-e, par le désordre qui s'est mis dans mes créanciers, lesquels s'opmiAtrent à vouloir que je distribue tout ce que j'ai, ou je pourrai recevoir, au sol la livre, et vendre mes meubles et tous mes effets ; ce qui ne se dilfëre que de jour à autre, dans l'espérance que l'on leur a donnée de ma liberté. Ce qui les oblige à me réduire en cet état est de me voir encore resserré pour trois mois dans une prisoa qui leur donne des soupçons sur leur dû.
Si vous ne m'aidez. Monsieur, de votre protection dans ce rencontre, je ne puis éviter oia ruine; c'est pourquoi je vous demande en dernière grAce de donner les mains au seul remède que j'y vois, qui est de ma liberté, en donnant telle caution qu'il vous plaira, de me représenter toutes fois et quantes qu'on le souhaitera et où l'on ordonnera. Je vous serai obligé, Monsieur, de la vie; c'est le moyen de me sauver le peu qui me pourra rester ; espérant qu'étant sorti d'ici, le plus grand nombre, chacun en particulier, me pourront donner main-levée, ce qui obligera les autres d'eu faire autant; mais si une fois ils exécutent ce que tous ensemble ils ont résolu, c'est une afiaire sans retour : ayez donc la bonté de considérer,
1. Dans un de «ea mémolrca, Foucqnet dit eipreuémeut qu'on Ini ftralt refuiâ an c<mreMear i la mi-M&t 1603, parce qu'il ne voulait pin» répondre *ui comini*uirai. Cela n'est pu exact, mais la cour aura uiuptonnâ le père EsticTeu de l'eire laiué gagner par ton pénitent, et od crut k propos d'eniojer un autre prtlre.
m FOUCQUET.
Monsiear, de quelle conséquence m'est U prière que je vous bis, puisqu'il a'y va pas moins que de ma ruine, qui dépend de ma sortie de ce lieu un peu plus t6t ou un peu plus tard, sans que cela apporte aucun préjudice aux affaires du Hoi ; comme je n'ai soulagement dans mon malheur que par tous, j'ose espérer que tous voudrez bien que je tous aie une obligation essentielle. (B. I.)
U. DB SAINT-AI&NAH à colbekt.
bu 15 Mût lefia, M nMin.
Je TOUS demande par grftce, Monsieur, qu'il vous plaise de considérer que je me confie si fortement en vous qu'on n'y peut jamais rien ajouter, et qu'espérant tout des bontés du Roi, c'est par Tos bons offices que j'attends les moyens el les facilités d'y pouvoir réussir; aussi en aurai-je toujours, Monsieur, une reconnaissance infinie. M. Monnerot était sur le point de venir & Paris, pour suivre mon avis, obéir et se mettre à vos ordres, mais la garnison de Sëvies lui a fait craindre celle de Paris; je vous avoue. Monsieur, qu'on craint un peu les ordres généranz, et que sans en attendre de nouveaux commandements, que par votre bonté pour moi vous n'auriez pas donnés, on le pousse ua peu. Au nom de Dieu, Monsieur, que la garnison de Sèvres puisse être retirée, si cela se peut sans faire tort au service du Roi, et que je puisse savoir si vous aurez accordé cette grice. (B. T.)
K. BERNARD A (XILBBHT.
1« aott IMS.
Monsieur, j'ai su que votre bonté avait témoigné à H. Dubois de Hedreville, sur les poursuites qui me sont faites à la cbambre de justice, laquelle fait décréter tous mes effets, dont il y a déjà deux criées dans les lieux où ils sont situés, et un bail judiciaire, et que TOUS aTÎez, Monsieur, écrit et parlé sur ce sujet afin qu'il me fût donné du relâche; mais comme votre bonne volonté n'a point été efficace par ceux qui ont regu vos ordres, je vous demande en grftce, pour empocher ma ruine, de vouloir, pendant votre séjour, me faire jouir du repos que votre générosité m'a bien voulu accorder, et qui nes'efiàcerajamais du cœur de celui qui est, etc.
H. LB CAMUS 1 SteDIBB.
Monseif^eur, Buivant la lettre que tous m'avez Tait l'honoeur de m'écrire, je ne manquerai pas de faire savoir à notre compagnie la résolotion qa'a prise le Roi de donner audience k ses dépntés, samedi prochaiu, à 11 heures, je tous puis assurer par avance qu'elle ne manquera pas de satisfaire ponctuellement aux ordres des. H. (B.I.)
AParli, celflaoûtieCS.
H. LE CAHDS A COLBERT.
Monsieur, notre compagnie vous est Irës-obllgée de la peine que TOUS avez prise de parler au Roi de l'audience qu'elle désirait sur l'affaire de H. le présideut de Haridorj H.le chancelier m'a mandé que S. U. lui avait donné ordre de me mander que les députés de la cour des aides pouvaient se rendre k Saint-Germain, samedi prochain, k 11 heures du matin; je ne manquerai pas de faire savoir à notre compagnie la volonté du Roi, à ce qu'elle ait à l'exécuter. (B. 1.)
1« uAl 1U3.
LE ROI A u. DE BESHAUS.
Mons de Besmaus, je vous fais cette lettre pour vous dire que mon intention est que vous ayez à permettre au sieur Nalot ', de voir et de parler de fois à autre au sieur Jeannin de Castille, détenu prisonnier en mon ch&teau de la Bastille, outre et par-dessus le nombre de ceux auxquels j'ai accordé cette permission par la dépêche que je vous en ai faite le 5* de ce mois. (British Hussuii.) Safiit-Gemdii-«o-L»je, le 18 ■oAt IMS.
H. LX CAMUS A SÉGDIER.
Parii, ce 18 tout IBBI.
Monseigneur, aussitôt que j'ai reçu la lettre que vous m'avez fait
l'honneur de m'écrire, par laquelle vous me mandiez que le Roi
trouvait bon que MH. de la cour des aides se trouvassent samedi,
19 de ce mois, à 11 heures, à Saint-Germain, pour l'affaire de