LodU XIV veuftti d'Hoir Ik roDgcote
3. Jean-Armand de Byanti, marquiide la Guellère, page da Roi, ensuite eon- •eiller aa parlement, procaranr du Roi au Cbttelet depuia leSi Joaqu'ea août 168t, mort ea octobre IBM.
cause ' qu'il en reste un qui n'a pas été ioteirt^é, ce sera pour mardi prochain, et que je les ferai confronter les uns aux autres. Vous me ferez, s'il tous plaît. Monsieur, savoir si le Roi désire que j'envoie à Nogeut , et que je me transporte dans la maison de H. de Mancy; ce n'est pas que je ne sois bien persuadé que l'on n'y trouvera plus rien, mais suivant ce que je puis apprendre, il est certain que madame Foucquet a quelque autre presse, et mfime la cote M, qui ne s'est point trouvée, me confirme fort dans cette pensée. L'on m'a dit qu'il y a quelques imprimeurs qui ont imprimé, la nuit, quelques feuilles pour elle. Je m'en informerai; ce peut bien être ce titre touchant Belle-Isle. Je vous supplie d'en agréer un exemplaire, et de me faire la grâce d'être persuadé que j'emploierai tous mes soins pour tâcher de découvrir les autres presses, si, en effet, il y en a quelques-unes. Comme je suis averti que l'on tlche de débaucher quelques compagnons imprimeurs, j'ai ce jourd'hui ordonné à leurs maîtres de confrérie de m'apporter leurs registres et une liste de tous les compagnons, et je tiendrai la main qu'il ne s'en absente aucun sans que j'en sois averti, et je ferai pour cet effet, si vous le jugez ainsi à propos, donner une sentence de police; mais comme de mon c6té, h Paris, je tiendrai exactement la main à ce que j'ai l'honneur de vous écrire, j'ose vous dire, Monsieur, qu'il sera nécessaire qu'à Lyon et autres endroits où il y a imprimerie, on fasse la rnSme chose, ear mfime des six imprimeurs que nous avons pris, il y es a deux de Lyon. Vous aurez, s'il vous plaît, la bonté de vous ressouvenir de ce libraire qui est à Rouen, dont je me suis donné l'honneur de vous parler, aussi bien que de deux autres qui sont à Caen, dont je n'ai pu savoir le nom.
A l'égard de quelques faiseurs de gazettes à la main que j'ai fait conduire à la Bastille par le commissaire Picart, je les ferai incessamment juger; mais à moins qu'on ne les envoie aux galères, on aura bien de la peine d'empêcher ce désordre, et comme les jeunes conseillers dans de pareils rencontres sont ceux qui nous font le plus d'obstacles, je crois être obligé de demander une déclaration du Roi , pour qu'ils ne puissent point opiner qu'après deux ou trois années de service, ce qui se pratique au parlement. (B. L}
1. H. d'Aabrty commeoçail dèt Ion t épronTCr l'elTet du poiuD qne lui adminUU«it mBdUM de BrinriUlfln, u fllle, poar la ponir d'avoir fait emprisonner SkinU-ei^i.
LA HIBËCHALX DE L'uApITAL ■ A COLBERT.
Bien que je croie que M. l'avocat générai tous a déjà entretenu de l'état des affaires depuis que j'ai en l'honneur de vous voir, je ne laisserai pas de tous en rendre compte et de tous dire qu'encore que la grande affaire ne fournisse présentement rien de aouveau, capable d'occuper, il est pourtant bon de remarquer que M. Berner s'étant engagé depuis un mois de Taire trois cboses : l'une concernant les 1,200,000 livres de rente; l'autre, tes effets de M. Foucquet, mentionnés dans son inventaire, aTec les déclarations de ceux sous le nom desquels sont conçus les billets de l'épargne, et la dernière, un éclaircissement sur quelques parties de dettes, pour savoir si elles sont véritables ou ai elles ne le sont pas; il serait d'autant plus important d'avoir toutes ces choses par avance, qu'on les pourrait examiner et être plus prêt de travailler lorsqull sera nécessaire. M. l'avocat général n'a pas manqué, autant de fois qu'il a vu le sieur Berrier, de le presser et de lui donner les lumières requises sur ces trois chefs, qu'il promet de jour à autre de donner.
Pour l'affaire des trésoriers de l'épargne, vous savez. Monsieur, ce que vous avez résolu la dernière fois avec M. Talon; on y tra* vaille sans rel&cbe, et vous devez être persuadé qu'outre sa diligence, qui ne saurait être plus grande, je ne le verrai jamais que pour le presser encore davantage.
Quant à l'affaire de Catelan, H. Foucault ayant le nom des témoins qu'il faut entendre, c'est à lui à presser au plus tôt l'information. Lacroix de Moulins n'étant point à Paris, on l'a mandé, de sorte que si son retour ne tarde point, l'affaire ne tardera pas aussi d'être instruite et en état d'être jugée. M. Talon y tiendra continuellement la main, et, pour moi, j'aurai bien de la peine à m'empècher de joindre mes empressements aux siens, et de solliciter encore M. Foucault en mon particulier; les conclusions qui
1. CIkudine Hiiinot, Aile d'un herbier dei environs de Grcnable, Msit d'tbonl été niari^B k un Irésorier du DftupbiDé ; dsTenue Teuve, elle épouBs le marëcbtl de l'HApiUl, et eusolte, ea 1673, en Iroisième noce», Jean-Caiiinir, roi ds Pologne et abbé de 5aint-Germain-deB~PréB; elle mourut sn ITll. Celte dune éuit eiirtmcment belle ; H. Taloa- en était fort atnouiiaui , et pMisit t* plut- grande putié de •on lempa auprëi d'elle ; 11 lui confiait tODi Hi Mcreta. On voit qix'i Colbart elle an
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seront données dans peu de jours seront pareilles à celles de la
grande afTaire.
Il n'j a aucune instruction à faire pour celle' de Uonnerot. M. de Gomont s'est chargé de la voir et d'en rendre compte; m^ïs aussitôt qu'on aura dressé une requête pour l'éclaircir, elle sera en état d'6tre définitivement terminée; M. l'avocat général y veillera avec le même soin. Celle de Dumont est toute disposée, et quoique le sieur de Chermalue, à qui M. Berner a promis d'écrire pour retirer ses mémoires, soit parti sans parler à M. Talon, ni lui donner aucnne instruction , on ne laissera pas de prendre des conclusions arant que la semaine se passe.
Il y en a de données pour l'afTaire de Carlouet, si bien qu'il ne tient qu'au rapporteur de l'expédier.
Je ne sais. Monsieur, si vous approuvez le dessein que j'aurai de proposer à M. l'avocat général de faire choix d'un homme qui ne fit autre chose que de presser de toutes parts l'exécution «Je ses ordres, afin que tout s'avanç&t de même pied et se trouv&t prSt en mËme temps.
Il m'a promis de faire un plan de toutes les autres affairet, que je ne manquerai de vous porter aussitôt que je l'aurai reçu. S vous jugez, Monsieur, que je puisse faire quelque chose de plus, foitesmoi la grAce de croire que je m'y emploierai avec la même chaleur et la môme diligence, établissant ma plus grande gloire et mon plus grand bonheur à profiter de toutes les occasions de faire connaître l'ardeur de mon zèle pour le service du Roi, et la passion toute particulière que j'ai de vous bien persuader de quelle manière et avec combien de sincérité je vous suis acquise. (B. I.)
La même au même.
Ce vendredi au soir, octobre isfiS.
Je ne puis assez vous remercier. Monsieur, de votre obligeante lettre, et de la bonté que vous avez eue de faire voir la mienne au Roi. J'étais allée à Vincennes pour vous en témoigner ma gratitude et pour vous dire que, dans une conférence que j'ai eue cet aprèsdiner avec M. Talon, j'ai appris qu'avant que de contredire la production de M. Foncquet , touchant Belle-Isle , il est nécessaire de s'éclaircir de plusieurs choses avec M. le baron de la Maule'; 1. Eastacbe de Bonnet, biron de la Haale, gnnUlhomme de U maiwn du Roi. n
comme la pins grande partie de ce qu'elle contient sont des estimations d'oQTrages, il est important que M. de Oomont, qui est chargé de l'examiner, s'en instruise avec des personnes intelligeotes en Mtiments. La revue des papiers des trésoriers de l'épargne est fort avancée, et, comme il en a retranché toutes les ordonnances qui ne les coucemaient pas, il espère de l'achever demain, on tout au plus tard dimanche au malin. J'ai découvert depuis deux jours un gentilhomme qui a servi M. Foucquet à prendre le comte de Lorge, de qui on pourra apprendre beaucoup de choses. Il est pr6t de déposer d'avoir oui de la bouche de M, Foucquet que deLonue avait volé plus de neuf millions au Roi, et que de Lorme lai a dit, en ces propres termes. J'ai des preuves dans ma cassette pour justifier que M. Foucquet en a volé plus de quatre-vingts millions, et beaucoup d'autres circonstances importantes au procès. H. l'avocat général a vu après dîner M. le chancelier; il a appris que sa peine d'esprit était de ce que huit lettres des alphabets étaient demeurées sans contredit, savoir : depuis L, V trois, jusqu'à ro quatre, ne sachant pas que ces dernières cotes concernant les dépenses de M. Foucquet, on avait jugé à propos de les laisser jusqu'à ce que, par une nouvelle production, l'on en fût plus amplement informé; ce que lui-même a trouvé fort couveuable. Quant aux affaires qui se trouvent dans les mains des substi^ tnts, il a donné des conclusions pour tout, à la réserve de trois ou quatre importantes, dont celle de H. de Nouveau en est une, auxquelles il est néce^^saire de travailler, ce qu'il fera incessamment aussitôt qu'il en aura le loisir. M. Berrier ne lui a point encore donné les pièces, mais il s'est positivement engagé à les lui donner demain. J'ai aussi à vous dire que M. Talon n'étant pas & la chambre lorsque l'on délibère sur ses conclusions, il serait bon que vous prissiez la peine de dire à M. Foucault qu'il est important qu'il live les arrêts aussitôt après qu'ils sont donnés, afin de les lui communiquer, étant la seule voie par laquelle il le peut apprendre, n m'a dit qu'il ne peut toucher aux factums de M. de Gomont, tant à cause qu'ils sont déjà imprimés que parce que M. le chancelier n'est pas d'avis qu'on eu espose aucun qu'alors que M. Foucquet sera sur la sellette. Je crois qu'à présent l'on ne peut plus douter que l'affaire de Catelan ne soit infaillible, et de celle-là aussi bien
Mt extrtineiiienl nuiltraité d>D« lei défeiue* de Foacqoet : oa l'ippelle repiii de JoMice et MlMriNDr de tâmolot.
m roucQurr,
goe de tontes les autres, j'eipëre que le succès en sera tel ([u'on l'a désiré, et que la fin coaronnera l'ceuTre. Je soubaiterais, de mon cAté, j pouvoir contribuer davantage, je le ferais avec beaucoup de satisfaction; toujours aurai-je celle de n'y oublier rien, autant de fois que j'en pourrai rencontrer l'occasion, n'ayant point de plus forte passion que de faire connaître an Roi l'attachement inviolable qne j'ai pour toutes les cboses qui concernent son service, ni de plus grande joie que de vous pouvoir témoigner comlnen je suis zélée pour le vôtre.
M. l'avocat général m'a promis de jeter les yeux sur quelque personne pour solliciter l'exécution de ses ordres; il l'aurait bira voulu recevoir de vos mains. (B, I.)
M. GIRADD A COLBERT,
A P»ri>, le 10 oclobre ieS3.
En faisant la fonction de ma charge, j'ai cru aussi faire quelque chose d'utile pour le service du Roi, de saisir le revenu temporel de l'archevêché de Narbonne et de l'évëché d'Agde, vacants en régale, faute de serment de fidélité, non registre à la chambre; il serait nécessaire que M. le chancelier n'en donnât pas la mainlevée sans que S. M. en fût informée, cela étant de conséquence <. (B. 1.)