H. DE U GUETTE, INTENDANT, A COLBERT
A Toulon, le tS wptembM 1H3.
Le chapitre provincial des capucins étant assemblé en cette ville, H. l'abbé Poucquet a traité tous les religieux, et a mangé avec eux dans le couvent. Il m'est venu visiter deux fois à La Valette; il semble qu'il ait de grandes espérances de la liberté de monsieur son frère. (B. I.)
CHAHBHB DE IDSnCE.
Du merereii 26 septembre 1663.
Ce jour, le procureur général est entré 'et a représenté à la cham-
1. Lonti Conrtin, mort le 13 septembre 1693. Bon mdi, habile homme dans m profeesioa, beeu-^rère de Picard, suiruit les portrelu det maîtres des requêtes.
3. An Catalogue dta Partisant il est dit : s Picard, Bis d'un cordonnier, qui depuis a éid tr^orier det parties ceausUes, a tXA intéressé avec Calelan, Démons, G^and et autres, entre tous les traités faits ci-deisas, outre pi osienrs qu'il a faits; U demeure au Marais, rue du Grsnd-Chautier, près les EiiraDU-Rouges, et prend le titre de msrquis de Dampierre, dont il a fait acquisition, outre piusieun biens qu'il poasUe. ■ '
3. JscquBs de Cotentin, mort le ï octobre I6SA- « A de l'etpril et est Normand,! talvaot les ponraiu des maître* dea requeiee.
148 FOUCQnET.
bre que, dimanche dernier, le Roi l'ayant mandé, il se serait renda au chAteau de Vîncennes, où S. M. lui aurait fait l'honneur de lui dire que le procès du sieur Foucquet étant snr le bureau dès le 9 avril dernier, le rapport en avait été interrompu par diverses fois au sujet de la maladie d'aucuns de MH. les commissaires*, mais qu'étant de son service et du public que ce procès soit incessamment visité et jugé, l'aurait chargé de faire entendre à la chambre que sou iutenUon était que le rapport en fût incessamment continué et achevé, sans aucune interruption, sinon en cas que M. le chancelier ou MM. les deux rapporteurs ne pussent entrer par maladie ou par autre légitime empêchement, qu'autrement, et toute autre considération cessante, il fût passé outre au jugement du procès, le procureur général retiré.
Hgrie chancelier a dit que le Rot lui avait fait entendre la même chose, et que son intention était que le procès fût incessamment terminé. (B. I.)
Monsieur, ce me serait non-seulement une disgr&ce, mais mi crime, si, après tant d'obligations de me donner tout entier à l'emploi duquel il vous a plu m'bonorer, je m'en étais en quelque façon relftché; mais quand je priai M. Talon de trouver bon que je ne retournasse à Paris que mercredi, à moins d'un ordre particulier, sur lequel je serais prfit à tous moments, ce n'était point en dessein de demeurer inutile, mais au contraire d'employer tout le temps à mettre à bout l'affaire du sieur Catelan, laquelle, pour dire le vrai, je n'ai su parfaitement que depuis ces deux jours que j'ai eus libres à la campagne ; la nécessité de mettre en ordre des choses qui n'en avaient point, parce qu'elles se sont fortuitement rencontrées, et qui ne m'ont été ^données que les unes après les autres, et que je n'ai point encore tout, et les interruptions que l'on ne peut éloigner dans Paris m'en ayant empêché, et ne croyant pas en venir si promptement à bout, j'avais pu avoir besoin de ce temps; mais l'assiduité que j'y ai apportée m'ayaut plus avancé, je croîs qu'à peu de chose près j'y ai trouvé la plupart de ce qui s'y peut
1. La cbambre d'kvkII pas siégé depuia le lo aeptembra, pirce que l'an dai rapporuun, H. PoDMt, était malade.
3. Cet ancatdtait chargé de voir, pour H. Talon, le procèede Citelao.
dire, comme tous jugerez par le travail que mon fils aura l'honneur de vous présenter pour le voir, si vos grandes et précieuses occupations le peuvent permettre, et d'eu faire le jugement avec la clarté et la rectitude que tous donnez à toutes les choses, ou pour m'ordoDuer de les rendre entre les mains de H. Talon, ou de les faire tenir à H. Berner, pour y mettre les choses qui sont de sa connaissance, et ayant, par ce moyen, la liberté de me rendre à l'assemblée, je pars présentement pour n'y point manquer, résolu de ne bouger de Paris, si vous me l'ordonnez. Je prends maintenant la liberté de tous dire qu'étant retiré à la campagne avec ma famille, et étant maître de tout mon temps, hors les heures des assemblées, et que je serai nécessaire à Paris, j'en ferai plus en deus jours qu'en huit à Paris, et t>i on me donne les pièces de l'autre affaire que j'ai déjà commencée dans ce même temps, j'espère de tous en rendre compte avec la même diligence, et de tout le reste dont tous auriez la bonté de me charger. (B. I.)
Do Cbampigaj, ce 1" octobre 1663, à onze hearea.
LE TEUIEH AD LIEUTEHART CIVIL.
A CbftTiUe, la 31 octobre IMS.
Monsieur, la lettre que vous avez pris la peine de m'écrire le 19 de ce mois m'a été rendue. Elle m'oblige de tous dire que le Boi se rendra demain, Dieu aidant', à Paris, et que mardi prochain je TOUS ferai savoir les intentions de S. M. sur la liberté que madame Foucquet demande de faire imprimer le précis qu'eDe fait faire coacemanl M. Foucquet; cependant il sera bon que vous ne lui accordiez aucune permission d'imprimer. (A. G.)
H. DK RTARTZ^ À COLBBRT.
Ce 31 ocubn 1M3.
SoÎTant la permission que tous m'avez donnée, je prends la
liberté de vous envoyer les interrogatoires des imprimeurs que
M. le lieutenant civil et moi avons fait conduire à la Bastille par
le commissaire Uanchon. La maladie de M. le lieutenant civil est