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autres 1 cheval, et qu'ils accompagnassent les Migrer' depuis la prison jusqu'au lieu du supplice : les capitaines et lieutenants Toalaîent s'en excuser, disant qu'en de pamlles rencontres ils n'avaient pas accoutumé d'y assister; je leur dis qoe s'ils n'obéissaient au commandement que je leur en faisais , de la part du Roi , je les casserais, et que j'étais assuré que S. H. approuTeraît ce que j'aurais fait en ce rencontre qui était sans exemple, et que je ne pensais pas qu'aucun prévfit des marchands se fût jamais assex oublié pour mériter uu pareil chlUment, dans la ville oâ il avait l'honneur de commander; ils désirèrent que je leur donnasse un ordre par écrit, signé de moi, pour leur marche, ce que je fis, et ils l'ont ponctnellemeot exécuté. (B. L>
M. PKTIT a H. wnxiÂjisoii.
A Psrii, Ib 10 Bofit 1000.
MH. Charrier, lieutenant particulier de Lyon, Dusaussoy, assesseur criminel, et un autre, étant arrivés k Fontainebleau, suivant les vttàat du Roi, fnrent conduits samedi à la Bastille*.
(Statz PAPER Office.)
H. DU enf A COLBERT.
Voua me faites connaître que vous avez la bonté d'approuver la résolation qui avait été prise de juger dans le présidial le procto contre ceux qui avaient voulu assassiner le sieur Lanchenu; je crois que M. d'Efita, en vous rendant compte de tout ce qui s'est passé en cette aSkire, vous aura témoigné que je ne consentais la séance i Vienne que par une pure obéissance, et que je ne pouvais m'y résoudre qu'avec une extrême peine ; je tiens pour maume que le peuple ne sort presque jamais de son devoir, et n'entreprend jamais aucune chose contre l'autorité à laquelle il est soumis, que lorsque l'on lui donne quelque sujet de soupçonner que Ton le
1. Il Mt pnibaUa que c'wt le nom des nuUwataiis panit pour U bote da pirirOt 4m mvcliaiida.
S. Gupar CtiwriflT, érayer, eonielllar da Bol, Uenteaut pwtJcallu-, uuHnr crimlDd «a Ift lénéebMiHée et ilégs prétidlal de Ljott en IWl «t 1609. HaK>Aiit(ilne DoMUUHj, lient- de Parrmw et 1» HolUre, pr«T«de» marchudi enlOOl-ieSST
DuaaaBWy, ordre d'entrie: 9 août lOOOi lortle: B octobre 1 DOS.
Ctilllard, ordre d'eairée : B udt iMfli lortie i 0 norembreioM.
Cburier, ordiw d'antrde : 6 uQt lOM.
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%i FOUCQUET.
craint, et que l'on appréhende qu'il ne soit capable de s'opposer h l'exécution des résolutions que l'on a prises. (fi. I.)
PtLjon,Ml3aa«tiSMt.
H. n'HAROOrS A COUSBT.
A PwU, ce 13 koflt leM.
Monseigneur, la passion que j'ai de justifier auprès de tous la sincérité de mon procédé dans une afTaire où tous m'avez fait une grftce qui m'attacbe à vous et aux vfttres ponr toute ma Tie, m'oblige de Toqs parler encore de l'afiaire de M. de Lorme. Monseigneur, le jour que vpus me fîtes l'honneur de me danuerTordre pour sa sortie, je TOUS dis que ses effets sur le Roi ne montaient pas en principal à 700,000 livres, mais & plus en y joignant les intérêts. Le mémoire ci-joint justifiera qo'ils montent à 751,209 livres. M. de Lorme ne fait pas difficulté d'abandonner le tout avec franchise et entière soumission à ce que vous avez réglé. Mais, Monseigneur, par un des mémoires ci-joints, M. Frémont, y ayant ajouté trois articles de rente oâ M, de Lorme n'a rien, veut qu'il déclare qu'elles lui appartienuent, et qu'il les transporte àS. M., le veut pressamment, comme TOUS Terrez au pied dudit mémoire. M. de Lorme se ferait trois procès criminels; étant faux vendeur de chose où il n'a nul droit, il ne peut pas faire davantage de renoncer, comme il fait, dans le projet de mémoire qu'il a donné à M. Frémont et dont j'ai la copie, h avoir aucune part à ces rentes. De ma connaissance, Mgr, la rente sur les contrAleurs conservateurs, appartient à M. Bonnier qui est H. de la Hottiëre , connu pour un gentilhomme plein d'honneur et de probité. C'est le capital de sa fortune; il fera devant vous td serment qu'il vous plaira de la vérité de la chose. Croyez, je vous supplie. Monseigneur, que je suis trop votre obligé et trop reconnaissant pour avoir jamais pensé de vous déguiser une affaire. Je serais au désespoir si vous aviez le moindre soupçon que M. de Lorme et moi eussions apporté quelque retardement à l'exécution de ce que nous avions promis après que de votre ctité vous nous avez traité si obligeamment.
M. Frémont n'a pas sujet de se plaindre, puisque, avant la sortie de S^. de Lorme, je lui donnai une promesse pour 300,000 livres pour valeur reçue sous le nom du sieur Douilly; celle de 100,000 livres comptant est acquittée ; pour celle de 200,000 livres, nous
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n'ea avons, ni H. de Lorme ni moi, anctine reconnaissanée. Je crois qae cela tous persuadera. Monseigneur, que nous ne sommes pas difficiles sur les précautions, mais qu'au contraire noua ne voulons de sArelé que dans votre justice et dans notre prompte obéissance à vos ordres. Plût à Dieu, Hooselgneur, qae tous eeox qui sont taxés ftissent dans le même esprit de fttire d'aussi grands eSbrte et de les exécuter avec la même sincérité, nous vous .verrions bientôt avec la gloire d'avoir consommé le plus grand dessin qui ait été entrepris depuis l'établissement de la monarcble, à l'avantage du Roi et de l'État *. (B. I.)
l'àMBASSIDEDÏ Gll^STnaANI XV tKNIB DE TBNISB.
Sérénissime prince, on a fait mettre à la Bastille U. de Saussa;, lieutenant et assesseur criminel de I^on. Il avait été appelé par S. H. sous prétexte de donner des nouvelles plus détaillées des affaires de cette ville.
Les commissaires de la obambre de justice se transportent denz fois par jour à la Bastille, pour interroger les complices snr l'évé* nement qui vient d'arriver. On prétend, par une punitiou exemplaire, mettre on frein k de telles hardiesses cbez les sujets, et effrayer à l'avenir les téméraires gui oseraient mettre la main sur les officiers de la couronne. (Aschivbs db Vbkisi.)
[Traduit ds rualin.)
PHii,laiia»atiMa.
H. Dl CHfHKDf k COLBBHT.
LeSM
Les livres de la bibliothèque de Sùnt-Uandë qui ont été réclamés par IL Arnoul ont été remis & M. Saulger, qui les a ici fait apporter chez lui; ainsi, Monsieur, les choses se sont passées sans aucune difficulté. Seulement, M. Mandat, l'un des directeurs, avec leur procureur, a protesté de se pourvoir dans le temps contre ledit
1. Détonne anit M plu qse tonpcooDA de concniiion; il en fbt quitte peu |wjer luw tmu uwi consldértble. Le tëmolgnege rendu en u faveu par M. d'Hanajt n'a paa grande autorité. H. d'HarooTa, tréaorier des Ëtaia de Bretagne, était DD tifa-boncete bomme, mùi nn comptable ai Inexact que l'on abnia de »a nég^ gence, et, aaua qntl 8*01 Ha douté, U ae tnnva acoaUé da detiea, et nrina am Inl la Brûagne entlËre; cependant tout le monde en eut pitié, et le Bol, pour le nettie k cooTert de aes eréaudere, l'abrita aoui les «errons de la BaitlUe, où il demeura le reHa de aaa Jonn.
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sieur Arooal, et verbalement il nous a dit que, s'il obtenait arrêt portant dâcbai^e de U,000 livres ponr le prix desdits livres aor celui de l'adjudication de la bibliothèque, quila se rétracteraient desdites protestations par eux faites peut-être. Monsieur, comme il eût folln employer plusieurs jours pour vérifier, sur le catalogue du sienr du Fresne, tous les livres dont la délivrance est ji^ée par l'arrêt du consdl, du consentement de toutes les parties, l'on a tiré, par le secours de M. Carcavi et de deux libraires, tous les livres qui composent VBistoire iT/fal», pour ensuite, avec les parties, faire ici la vérification, et reconnaître ceux qui manquent ou ceux qui sont au-dessus du nombre rapporté dans le catalogue.
Je suis en peine de savoir, Blondeur, si parmi les bustes, termes, mausolées, figures et tables de marque de Saint-Jfandé, il y en a quelques-uns à marquer pour le Roi; l'on en fera demain après midi la seconde exposition, pour les vendre à la huitaine. (B. I.)
R. DE MteATT, fvlSonl DE stsX, 1 GOLBXaT.
Monsieur, je viens d'apprendre que l'équipage de l'archevêque de Narbonne est arrivé à Aiençon, ab il doit être dans peu de jours; il y a quelques civilités à rendre par un diocésain à son caractère, mais comme je sais que tout le monde est persuadé que le plus ou le moins de ce qui lui sera rendu de ma part sera mesuré sur ce qne j'aurai cru devoir vous plaire, je vous supplie très-humblement. Monsieur, de trouver bon que madame de Colbert en dise un mot à b maréchale de Qrancej qui s'en retourne à Paris, s'il est & propos que j'en sois informé.
Je ne doute pas. Monsieur, que vous ne soyez bien averti par M. de Marie de tout ce qui regarde sa conduite; toujours, vous savez que votre bien, à vous, est la première condition que je demande pour lier amitié, et que c'est un elTet légitime de tant d'obligations reçues de vous, etc. (B. I.)
De Séai, ce i» NptemlM lew.
H. DE C&£onT A COLBXET.
Monsieur, ayant étéjusqu'àprésentassezmalheureazpour que mes soumissions n'aient pas fléchi l'esprit de S. M., j'ai cm qu'il fallait essayer de trouver des occasions de faire voir au Roi qu'ancon de
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ses sujets n'A plas de lële pour soa service que moi, et dans cette intentîoit je tftcherai de joindre l'armée de HolUade, que Tondit assez proche de nos cAtes ' ; il ne tiendra pas à mes soins que je ne trouve lieu de faire voir que l'esil ne m'a point abattu le courage; je m'estimerai le plus beureuz des honunes si ma conduite pcat être agréable au Roi, et s'il a la bonté de m'bonorer de ses rommandements. Je devrai aussi toutes choses & votre entremise $i TOUS m'aidez à mériter cette grflce, puisque vous avez déjà eu le dessdn de m'obliger en plusieurs rencontres , persévérez , s'il vous plaît, dans les mêmes sentiments, A je vous proteste que j'aurai toujours un fort grand désir de vous témoigner, etc.
(B.I.) De Sdm-VaUry, ce 18 leptamta* IW».
U. IBANHUI DE CASTILLS À GOLBX&T.
A la BaMlUe, ce 37 octobre ISM.
Comme M. de Fieubet a été obligé de s'en aller trouver M. Ardier qui a été malade, et que je n'ai personne qui puisse vous solliciter pour mes intérêts, je vous supplie de n'avoir point désagréable que je vous en fasse ressouvenir et que je vous représente toujours l'état misérable où je suis; si vous avez pris la peine de lire mon placet, vous aurez vu, Monseigneur, le déplorable état de mes affaires, qui est encore pire que je ne vous le puis représenter. Je suis pe^ suadé que si voas me voulez assister de votre protection, et que vous vouliez, Monseigneur, parler au Roi pour moi, vous obtiendrez quelque adoucissement dans mes malheurs ; c'est ce que je TOUS demande avec soumission, etc. (B. I.)
lODTOIS A H. DZ SAIBT-HARS.
A Salni-Gcriiwlii, i décambra IHO,
Honueor, j'ai tu ce que vous m'avez mandé par vos lettres des
37* novembre dernier et 4' de ce mois, et reçu la botte qui était
jointe à votre dernière; j'en aï renducompteauRoi, qui afort loué
votre zèle et votre exactitude ; mais S. M. m'a en même temps
1. La flotte de Hollende aTtlt en enr le* cMee de Boulogne un engtgemeDt tuei itrieai a* ee la flette an^abe. H. de Créqay Tontaii leTTlr wii* RuTter, à l'exemple de H. de La Fenlllade M de plmlean aatres. On a déjà dit que N. de CréqD^ fkit nfpdé an nota de mal Ite?, aor la reconmanâatioii de Turenne.
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M FODGQUKT.
eoramaadé de toob faire Bavoir qu'elle ne désire pas que doréos-
Taot TOtu reUriez ni eavoyisa des œavreB de Totra prisonnier '.
L'ABCHBT^S Dt NARBORHl* k BË6UUB. ,
Hantlnçon, ce 17 déeembn 1D66.
Monseigneur, je prends la liberté de vous écrire sur ce que ceux qui sont chargés de mes affaires à Paris me mandent, qu'ils n'ont encore pu retirer du greffe du conseil l'expédition d'un arrËt qui y fut arrêté et résola, il j a plus de trois semaines, au rapport dé U. d'Alberlas, leur ayant été dit chez M. de la Guillaumie que TOtis n'aviez pas voulu le signer, lorsqu'il tous avùt été présenté ; comme c'est une réponse qui a déjà été faite d'autres fois par de vos gens à la suscitation des parties , et sans votre participation, en des aOUres qui ont regardé des personnes de ma famille, depuis nos malheurs, je me sois résolu, Monseigneur, d'avoir moimême l'honneur de votu demander justice, ne doutant pas que vous ne me la rendiez quand vous serez instruit de l'affaire dont est question. (B. 10
■. etRAKD 3 A GOIBXBT.
Gomme j'ai fort pressé M. Pierre Monnerot de compter de l'ordinaire des parties casuelles pour l'année 16ô7, il a été obligé de me faire dire qu'il n'y pouvait satisfaire jusqu'à ce qa'on eût obligé le sieur Bruant de lui rendre les acquits de cette année qu'il avait en ses mains, et qui montaient à près de 1,200,000 livres; j'ai cru être obligé de vous en donner avis, l'affaire étant d'une nature qu'il n'y a que vous qui 7 puissiez donner les ordres nécessaires, (B. I.) k Paris, le 33 déc«nbi6 IBM.
Il La M que nona nous MinmM imposée de n'iniârer qne du doonnteau inerte nous oblige à laiuer une laciiiie considârable d>aa U carrespondanGB âch&ngte entreLouTOis'etH. deSslnt-HaraftDBDJet deFoacquet. Cea lettres ont été publides a ISM pu- J. Deton. Nom renroyODi nos lecteora à cet ouvrage.
S. François Foucqaet, né en 1011, conseiller au parlemeoC en leSD, puis, élsnt eatrd dans les ordres, il fut diSqae de Bayonne eo 1537, d'Agde eo 1643, et arche- Ttque de HsrbaniiB en leSB. 11 mourot k Alençon en 1S73.
S. Antoine de Girard, comte de VlUeteneiue, procureur gl&énl de U chimbra dca comptée depuis im ^ il fut tupendn en leSi, et dMiiw u démlMloD ea IMO. Il moDrât en leH.
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rOUCQUET. ' 3B
M. BRULART* AD PBIItCE DE COUBË*.
A Dijon, le 1 «Trier 1667.
Monseigneur ^ j'ai si peu d'occasfon de me donner l'hoQneur d'écrire à V. A. S. que je ne puis négliger celle qui se présente de TOUS rendre compte d'une chose qui peut avoir quelque suite, sans m'en prévaloir, pour me renouveler dans le souvenir de V. A, S., et pour lui confirmer les vœux de mon obéissance.
11 y 3 près de trois semaines que les comédiens de Mademoiselle *, étant arrivés en cette ville pour y divertir le public pendant ce carnaval, demandèrent au maire ^ permission de monter sur le thé&tre; il la leur refusa fort légèrement; les comédiens crurent qu'une autre fois il serait de meilleure humeur, n'y ayant aucune raison de les empocher de faire leur métier dans la saison qui ; est la plus propre de l'année. La chambre de ville fut assemblée pour délibérer sur cette seconde requête, qui fut rebutée comme la première; ces pauvres gens se voyant mourir de tùm dans la capitale de la province, nonobstant que la plupart des honnêtes gens intercédassent pour eux auprès du maire, qui n'a aucun droit d'empêcher ces sortes de personnes de gagner leur vie, après lui avoir rendu les devoirs qu'on a coutume de rendre au magistrat, se pourvurent au parlement, juge souverain de la police. Mais avant que d'y présenter leur requfitc, ils m'en vinrent parler. Jt les arrêtai tout court , leur disant que je désirais savoir du maire raème les raisons de son refus. Le maire vint donc me les expliquer, et, à ia vérité, m'en dit de si étranges et de si mauvaises que je fus obligé de lui dire, à l'égard des unes, qu'elles ne devaient pas avoir été avancées dans une chambre de ville, et que les autres n'étaient pas considérables; celles que jebiftmai étaient, disait-il, que la ville n'était pas en état de ressentir aucune joie ni d'eu admettre