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FOUCQUBT. 31
sitAt à la cour que l'ordinaire, nous avons résolu que je vous envers rais le jugemeot que dous rendîmes samedi dernier coatre le sieur de la Veube, et les autres compris dans la procédure; l'aprësdlner, l'exécution se fit devant l'hôtel -de -ville avec toute la grandeur possible, les écbevins ayant pris soin de faire mettre quelqaes compagnies bourgeoises sous les armes. Nous avons, comme je crois, eu dans cette allure toutes les lumières que nous pouvions désirer à l'égard du prévAt des marchands, et j'en aurais souhaité «ncore davantage de la irappression des preuves, pour pouvoir faire noe justice plus sévère du prévfit des marchands, quoique cet eiemple, sans doute, doive bien retenir à l'avenir les Juges dans leur devoir. H. d'EQta suivra Immédiatement après la réception de cette lettre, et vous rendra compte de toutes choses; ainsi, Monsieur, il, ne me reste qu'à vous supplier très-hamblement, etHome je fais, d'bifé persuadé qu'outre l'obligatioa que j'ai de satisbire aux ordres dont il plaît & 5. H. de m'bonorer, c'est avec beaacoop de joie que j'exécute les vAtres.
J'ose vous dire, Monsieur, que le prévAt des marchands étant condamné, et le premier échevio interdit, il est important de mettre au plos tfit un prévCkt des marchands. (B. 1.) ALjron.lelubtietta.
a. M BBECHis an cbarcsube afanm.
Moasei^eur, je croyais avoir l'honneur de vous écrire le détait de tout ce qui s'est passé à Lyon, dans le jugement du prévôt des marchands et de ceux qui ont favorisé l'impunité de son crime, mfime de vous envoyer une copie du jugement que nous avons rendu en vertu du pouvoir que vous nous aviez tuii l'honneur de nous donner; mais comme M. d'KQta s'en retourne et qu'il aura celui de vous en rendre compte, il ne me reste, Monseigneur, qu'A voua supplier très-humblement de me continuer l'honneur de votre protection, et de croire que, de tous ceux à qui vous l'accorderez, personne ne peut être avec plus de respect et de soumission que je ne suis, etc. (B. I.)
A Ijon, ce 1 softl lOOS.
D.qitizeabyG00l^lc
M. on BVt k COLBEBT.
De L;oiij ce 3 Mût 1M0.
MoDsieur, si M. d'Eflta ne s'était chargé de tous envoyer le jugement rendu contre ceux qui ont ordonna et exécuté l'assassinat commis en la personne du sieur Lanchenu, je me serais donné la liberté de vous l'adresser par cet ordinaire; je crois que le Hoi sera satisfait de l'ordre qui a été tenu ft l'exécution de ce jugement, qai ne fait pas la partie la moins considérable de la réparation qui était due à son autorité, grièvement blessée par la violence faite en plein jour, et par des arquebusiers de la ville, à la personne du sieur l>anchenu, chargé du recouvrement de ses deniers. La veille du jugement, j'envoyai prier les échevîns de se rendre en mon logis; je leur remontrai la conBance que S. H. avait eue en leur conduite, en permettant aux commissaires de voir et de juger le procès dans l'enceinte de leurs murailles; je leur fis connaître qu'il y allait du salut de la ville d'empêcher qu'aucun désordre n'arrivit devant et après l'exécution de ce qui pourrait 6tr« ordonné; que le crime du sieur de la Veube leur était connu, et qu'ils avaient intérêt de faire connaître par la soumission et l'obéissance de la ville qu'elle n'y avait aucune part. J'en conférai avec M. le lieutenant général, qui m'assura qu'il emploierait toute l'autorité et le crédit que lui pouvait donner sa charge à contenir la population dans son devoir ; je mandai le chevalier du guet, qui se rendit avec Sa compagnie au palais, le samedi, lorsqu'on amenait de Pierre- Cise les prisonniers pour être interrogés. Les échevins dès le matin avaient fait dresser des barrières à toutes les avenues de la place ded Terreaux, et avaient fait mettre sous les armes huit pennonages*, qui làisaîent 3,000 hommes, ayant été avertis par les commissaires que le procès était jugé, et le sieur de la Veuhe condamné h. avoir la tête tranchée en efVgie, et ceux qui avaient exécuté ses ordres à être rompus en ladite place, les pennonages bordèrent lesdites bar* rières et se saisirent des autres places publiques : au sortir du palais j'envoyai quérir le chevalier et lieutenant du guet, le lieutenant du prévAt de Lyon, le prévôt étant au ch&teau de Pierre-Cise, et le lieutenant de robe courte, auxquels je dis qu'il fallait qu'ils se missent à la tfite de leurs compagnies, savoir, le guet & pïed et les