Employé k la légation de France en Hollandu
3. Madame Ulfeld était allén en Angleterre pour réclamer de Charlei II la reitltullao de i'ai^ent anciennemenL prSlé au Roi peodant qu'il était rélagié eo Hollande. Ctiarlea II aalsii une si belle occasion de se débarraiaer d'on créancier importunmaU c'était un observateur aaaet loigneax dea eonieaances, et pour mcllre aa responsabilité k couvert, il aida osten^blcmeot celle dame kfoiriUD officier danois, averii tout main, l'arréia el la conduialt en Danemark, où elle riit cmpriMUmée jotqa'cn tsas. Elle maanit en 1698.
480 MAaA.IiE DE Li. ROCW TUDGSQIRN, ANNE LUPIN.
Le même au tn'^iM.
Monâ de Besmaus, ayantordonnéausieiird'Aubray, coaseiilereo mes conseils et lieutenaat civil au Châtelet de Paris , de se transporter dans RiOQ château de la Bastille pour procéder à l'interrogatoire et confrontation des nommées Marguerite Carita , femme de M. La Roche Tudesquio et Anne Lupin, sa serrante, prisonnières dans mon château, ensemble de leurs complices, et conpables de certaine trahison projetée contre le roi de Danemaii, je TOUS fais cette lettre pour vous dire de représenter, toutes fois et quantes que besoin en sera, tant lesdiles Carita et Lupin que tous autres complices dudit dessein , qui pourront être ci-après menés dans mon ch&tean, afin d'en découvrir la vérité, et d'en faite punir les complices suivant la rigueur de mes ordonnances.
(British Muskuh.) A S^Dt-Diiier, le 37 août lees.
LE HABOUIS DE CARAGÈHE AU ROI D'ESPAGHE.
Votre Majesté a bien voulu me dire, par sa dépêche royale dn IS août, que le roi de Danemark lui a fait de grandes instances pour qu'elle fasse arrêter le comte d'Ulfeld. Votre Majesté m'oi^ donne en même temps de l'informer de ce que je sais sur cette affaire , et que cependant je m'assure de sa personne.
Je dirai à Voire Majesté que le roi de Danemark m'ayant envoyé en quadruple expédition la lettre dont j'adresse la copie à Votre Majesté, j'ai ordonné au magistrat de la ville de Bruges de s'assurer de la personne du comte, et de le garder en prison jusqu'à ce que Votre Majesté ail bien voulu m'ordonner ce que je dois faire. Mais le roi de Danemark avait, pour plus de sûreté, écrit de tous celés et même au magistrat de Bruges, lui faisant la méine demande. Ce magistrat ne pouvait agir, dans de semblables affaires , sans m'en rendre compte auparavant ; après avoir délibéré de celle-ci avec ses collègues , il m'envoya un député, afln de recevoir mes ordres. Avec tout cela, et les gens que le roi avait expédiés aux uns et aux autres, la chose ne put rester secrète, elle comte a pu se sauver '. Tout ce que j'ai pu faire pour déférer à la
MADAME DE LA ROCHE TLiœSQUIN, ANNE LUPIN. 4» lettre de ce roi a été d'ordonner encore aa ma^slrat de saisir les papiers du comte et de me les envoyer, et après les avoir eiaminés, si les magistrats d'ici le jugent h propos, on les remettra à celui que le roi a commis pour cela. C'est de quoi j'ai cru devoir rendre compte à Votre Majesté. (Abchites db Bruxelles.)
{Traduit dt rupognol.) Ce 9 «epiembre 1M3.
LE BQ] D'ESPAGNE AU HABQUIS DE CARACtRE.
Marquis de Caracëne, sur le récit et les réponses contenaes dans Totre lettre du 31 octobre, au sujet de la fuite de Bruges du comte TJlfeld, et des papiers qu'on a saisis, je vous avise, en cas qu'il ne s'y trouve rien d'important pour mon royal service , de veiller à ce qu'ils soient remis à celui qui les demande de la part du roi de Danemark ; et, cependant, la sécurité du droit de refuge exige toute notre attention quand il s'agit d'un roi soupçonneux, it faut peser mûrement la résolution à prendre. Vous pourrez aussi remettre les deux prisonniers que vous gardez, si les lois et les statuts des provinces le permettent , et si cela ne constitue pas une infraction trop violente , afin que cette démarche moutre au roi de Danemark les bonnes dispositions que j'ai pour sa couronne, et l'attention et la sincérité que j'y apporte de mon c6(é. De Ukdrid, 9 (^lUiabn lOU.
On fera comme Votre Majesté l'ordonne, répond Caracène, le 26 décembre 1663. (Archives de Bruxelles.)
(Traduit de l'ttpagnDl.)
H. BEBRARD A L'ABBÉ BODLLUV.
D'AnMterdun, le S MpUmbre tOdS.
II court ici un bruit que j'ai de la peine à croire, que Comifltz Clfeld aurait été pris près de Gand; sa femme a été examinée! Copenhague plusieurs fois, mais elle n'a jusqu'ici pas encore voulu confesser aucune chose; on ne sait pas encore ses complices , bien qu'on Uche de les découvrir par tous moyens. Le roi de Danemark a envoyé par toutes ses places de bons ordreti pour emsteher tous les troubles. (B. I.)
D.qitizeabyG00l^lc
4n MADAME DE LA KOCHB TUDESQUIN, ANNE LUPIN.
K. PBTIT A SIK WILLIAHSOH.
A Porlt, le li Mptembre 1663.
L'ambassadeur extraordinaire de Danemark ' en cette cnnr a fait arrêter et mettre à la BasUile une demoiselle réfugiée en cette ville, complice de la dernière conspiration découverte en Danemark. M. le lieutenant civil l'a déjà interrogée deux ou trois fois à la Bastille. (State fafbh office.)
Le même au même.
De Piri«, le 3S Kplembre lew.
On a arrêté à Bruxelles deux Danois de condition, que Ton dit être complices de la conspiration du comte Ulfeld, contre laquelle la comtesse sa femme, qui est fort malade, proteste toujours de son innocence. (State faper office.)
LE BOI AUX GOtnrEHREUHS DE PUOYINCE.
Mon cousin, ne voulant pas que le comte CorniBtz Ulfeld, antrefois grand mattre du royaume de Danemark, trouve aucun asile dans* mon royaume, où l'on croît qu'il s'est secrètement retiré pour éviter la punition à laquelle le souverain tribunal du royaume Ta condamné pour crime de lèse-majesté, rébellion et trahison, je vous fais cette lettre pour vous dire que mon intention est qu'aussitdt que vous l'aurez reçue vous donniez les ordres nécessaires pour faire faire une exacte perquisition de la personne dudil Ulfeld dans toute l'étendue de votre gouvernement, el que, s'il s'y rencontre, vous le fassiez arrêter et mettre en sûre garde, me donnant aussitôt avis de cette capture. (Bibl. de l'Institut.) Da 9g Mptembrs iaa&.