MADAME DE LA ROCHE TDDESQUIN, ANNE LUPIN
qu'avait projeté contre le roi de Danemark, le nommé La Roche Tudesquin , et particulièrement la liste qu'elle a eue dodit Tudesquio, contenant les noms de ceux qu'il prétendait fitre de son intelligence ; lui enjoint, en outre, très-expressément S. M. de déclarer, de bonne foi et sans rieu déguiser, au sieur ambassadeur, tout ce qu'elle peut avoir appris dudit Tudesquin ou autres ses adhérens en ladite conspiration, même de lui indiquer le lieu oîi penvent être les autres papiers qui regardent, et de ce faire sous peine de désobéissance. (fiiBL. de L'iN^rrrur.)
Fait h Vlnreanes, !• a octobre 1603.
LE KOI A H. DE BESMADS.
Mous de Besmaus, je trouve bon que la nommée de La Roche Tndesquia et sa servante sortent de mon château de la Bastille, oil elles sont détenues. C'est pourquoi vous ne manquerez de les mettre en liberté lorsqu'on vous rendra cette lettre , que je ne vous fais que pour vous déchaîner de la garde de ces prisonnières.
(BlBL. DE L'iNSTrrDT.) 13 novembre 1H3.
DE UOIfNB A H. SB BESHAFS.
Monsieur, je vous envoie l'ordre que le Roi m'a commandé d'expédier en faveur de la femme du nommé La Roche Tudesquin et sa servante, que S. M. trouve bon que vous mettiez en liberté. Elle désire néanmoins que vous n'exécutiez ledit ordre qu'après que ladite La Hoche Tudesquin vous aura donné bonne et suffisante caution de se présenter toutes fois et quantes qu'il lui sera ordonné par S. M. C'est pourquoi vous aurez à vous confonner h ce qui est en cela de sa volonté. (BamsH hdsedh.)
A Pirb, ce 18 novembre IBU.
LE HARQDIS DE CARACÈKB AD ROI D'ESPASHB.
Sire, Votre Majesté a bien voulu me mander, pnr sa dépêche dn 7 courant, qu'elle avait reçu la nouvelle de la sortie de Bruges du comte Ulfeld, et qu'elle approuvait l'ordre que j'avais donné au magistrat de la ville de saisir les papiers qu'avait laissés le comte.
Ce que je puis dire k Votre Majesté, en réponse à cette dépêche,
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H4 MADAHE DE U ROCHE TUDESQUIN, ANNE LtUHN.
eat que l'on a trouva plusieurs papiers, les uns en allenoand on en français, qui n'olTreat aucun intérfit ; les autres en danois on en cbilTres, que personne d'ici n'entend, et je n'ai pas trouvé un seul Allemand qui pût les comprendre. Mais ajant appris qu'il y avùt eo cette ville un Allemand arrivé de Vienne, et qui est passé récemment en Hollande, comprenant le danois, je le fais chercher pour voir s'il est en état de traduire ces papiers, et j'enverrai à Votre H^esté le rapport qu'elle me demande.
Mais je dois dire à Votre Majesté que l'ambassadeur danois, à Paris, se plaint de ce que nous ne les lui avons pas envoyés; en conséquence, s'il ne s'y trouvé rien que le service de Voire Majesté oblige de garder, je les enverrai, et particulièrement s'il vient de nouvelles lettres du roi de Danemark à ce sujet.
Je supplie Voire Majesté de vouloir bien me répondre au sujet des deux prisonniers que nous gardons ici, puisqu'on se plaint que nous ne les leur ayons pas encore remis.
(AacHivES ns Bruxelles.)
ITraduil de l'etpagjiol.)
Le même au mime.
J'envoie à Votre Majesté la relation et l'extrait sommaire des papiers du comte Ulfeld, afin que Votre Majesté ait une idée de ce qu'ils contiennent ; je dois lui dire que le fils naturel du roi de Danemark, quand il passa ici, m'a fort prié de les leur remettre. Je m'en suis excusé sur le défaut d'ordre de Votre Majesté, mais les instances répétées qu'il me fit m'ont obligé à lui offrir la copie que l'on en a tirée ; ajoutez à cela que l'ambassadeur de ce roi, en résl' dence a Paris, m'a écrit plusieurs fois et avec de grandes prières, non-seulement pour que je lui envoie ces papiers, mais encore pour que j'ordonne la remise des prisonniers. Il montre quelque irritation de ce que l'on tarde tant à te faire.
Je supplie très-humblement Votre Majesté de me faire répondre à la dépftche que je lui ai écrite à ce sujet, afin que je puisse a^r selon ses ordres royaux. (Arcbives db Bbuxellxs.)
( l raduit de Cetpajpml.) S9 noreobre 1663.
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