H. DE COMHEIIGE AU ROI
Je Tiens à l'arrêt du conseil de Votre Majesté, donné contre le livre du sieur Sorbière, qui a produit ici un admirable effet, nouât teb qu'ils ne toni iju'ua uut de l'orgueil dans la bassesse et la lictieté..... Calte Dation eu iocivile envers les étrangère, et les recelant d'un air oégliEenl et *Tec flerté, quelque dvililâ dont on la prâvienne, et quelque e<iéri«ur aimable et i«9pto-
tueox qu'on lui tfmoigDe Les Anglais sont paresseux et rtinéanis L'on dit
que les Anglais ont Jcumâ les vices de loutei les autres nations, n
Le mou]ont ^tait mal cboisi pour sdresieriie semblsblei duretés k un peuple dont Louis XIV se disait le plus cber ami, etli des ministres dont la conduite méritât plus d'égards de la part d'uu Français surtout ! Cliarles 11 et toute sa eoor demui* dèrent U punition du pamphlétaire; on la leur accorda.
1, Voici les cuosidéraiits de cet arrêt :
a L'auteur, etc., se donne la licence d'avancer contre la vérité diversoi cbcMsaa désavantage de la naliou anglaise, a l'audace Je porter calomaieasenioiit wn Jugement sur les qusiilés personnelles et sur la couduite d'un des piincipaux minbtns du roi de la Grande-Bretagne (lequel ministre S. H. aime, estime et considère beaucoup), et enfla incidemment et par une digression hors de son sujet, s'étant Jeté snr les affaires de Danemark, dont il n'a aucune connaitaauco, parle contre la même vëriié en termes iodireciement injurieux li la sage et Juste conduits du roi de Deoemark, entreprenant sans preuves la juMiflcalion d'un do ses sujets, accoté et convaincu d'une horrible coDspiration contre son Ëiat, et condamné à mort pu le souverain tribunal du royaume, qualinaot mAuiece crimiDeldehéroant la justice dadil tribunal du nom de persécution, etc. aupprime U liTre. Le B JdllM ItU, • Le le, cet arrêt da conseil (ut proclamé dan* le* carrcCoura de Paria,
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judahe: de ia roche tudi^squin, AN^E 1.UPIM. in
seulement dans la cour, mais parmi tout le peuple. L'on admire la justice et la bonne conduite de Votre Majesté à prévenir les plaintes, et reléguer le coupable, et comme elle laissait à mon choix d'en parler à M. le chancelier, et de lui faire voir la copie de l'arrËt, j'ai jugé qu'il le fallait faire voir pour deux raisons : la première, que M. le chancelier étant fort offensé dans la relation, trouvait une grande satisfaction dans les paroles obligeantes qui sont dans l'arrêt, et de plus que l'on pourrait croire que par quelque ressentiment particulier, j'aurais voulu lui ravir sa gloire en cachant l'iastrument qui la met en vue de tout le monde. Je puis assurer S. M. que je n'ai pas mal réussi, et que de sa vie ne lui arrivera aventure qui lui donne plus de joie.
Sur l'avis que j'ai eu que quelques Messieurs de l'Académie', aussi indiscrets que le sieur de Sorbiëre, aiguisaient leur plume pour faire réponse, j'en ai parlé au roi de la Grande-Bretagne, qui m'a promis de leur faire commander de finir leur entreprise et de lui en apporter les matériaux qu'ils avaient préparés sur peine de punition. Si cette escarmouche commençait, elle ne finirait jamais et ne servirait qu'à irriter les deux nations qui ne s'aiment déjà pas trop, et qui ont plus de besoin d'être radoucies par une bonne conduite qu'aigries par des reproches et des injures*. {B. I.)
A Londrtt, ce Juillet 18Bii.
H. DE COIIHENGE A DE UOHm,
Je suis bien aise que ma conduite à l'égard de M. le chancelier
d'Angleterre ne vous ait pas déplu ; ce sera toujours dans les affaires
où il paraîtra un peu d'intérêt propre que j'aurai plus d'égard;
sans doute l'on ne doit pas en user autrement, si l'on ne consent â
s'attirer du blâme que je veux éviter autant que je pourrai.
A Londrea, oofit itttù.
1. 11 n'j Rjun^t eu d'ActdémIe en Anfleterre. Peut être fait-Il alluiion à It Royal Socieif Ibndée tant rfceninient «lors. Lea aien]l>res «lalenl et unt encire de* MTants, non des liudrtiears.
). Halgré cela, cette reponie,' parut en I^ançtis, et comme toutes In défeate* de celle espèce, elle n'a ni wl ni înEértt.
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428 MADAME DK LA ROCHB TUDESQUIN, ANNE LDPIN.
Extrait de l'iiatruetiim de l'ambassadeur de Francs en Danemark.
Le Boi chargea le chevalier de Terlon d'assurer le Roi de DaDemark qu'il lui donnerait des marques de sdd amilié dans toutes les occasions qui s'en présenteraient, qu'il avait eu un extrême ch^rin âe l'attentat du comte Cornifitz Ulfeld, et avait donné ordre qu'on l'urëtAt en cas qu'il tût dans ses États ; qu'il avait bien de la joie de ce que cet incident avait donné lieu h tous les ordres de Daiiemark de confirmer le noaveau gouvernement héréditaire.
H. soiBiisB A V. sturs.
Mon départ de Paris a été si précipité que j'ai eu & peine le temps de réunir mes petites affaires. Ce malheur imprévu m'a si fort accablé, que je suis demeuré quelque temps à Nantes comme foudroyé, Irisle vitandumque bidental. Voici mon affaire sans phrases: ce malheureux livre qui ne vous a pas déplu cependant, a été si mal reçu en Danemark et en Angleterre, que plusieurs personnes élevées en dignité se sont plaintes avec violence, par notre ambassadeur, de la flétrissure si légère que j'avais infligée à eux et à leurs concitoyens. Rien ne fut plus contraire à mon iotenlion et à mon caractère; mais, ignorant les derniers crimes d'Ulfeld, l'amitié que j'ai eue jadis pour cet homme fameux m'a entraîné à faire son éloge, et j'ai paru en cela violer un peu la vérité historique'; ensuite j'ai dépeint assez sévèrement, h ce qu'on dit, les