MADAME DE LA ROCHE TUDESQUIN, ANNE LUPIN
M. BEBVABD A BOULUAD.
De Lm Btjre, ce 3 d'itrtl iMt.
On a avis de Base! que le comte Comifllz Ulfeld, ayant été quatre
mois en ladite ville, incognito avec ses enfants, a été obligé de
s'en retirer à cause qn'on l'y cherchait, et il est mort sur le chemin
de B&le à Neubourg, et il a été enterré dans ladite ville '. (B. I.)
H. DE COHMGNGE, AHBASSADEUIl DE FRARCE ', A DE UOiniE.
La relégation du sieur de Sorhiëre' en hasse Bretagne a été forL bien imaginée, car nous n'en n'avons point de bonne et véritable relation; it pourra s'occuper à la Taire et même à apprendre la langue, qui, paraissant si barbare, ne laisse pas d'avoir des beautés particulières. Je ne doute pas que de deçà l'on ne soit très-satisfait
1. Cet iorortuDé mourut de froid, Is nuit, d«ni un batesD, lur le Bhln, enlK lei brat de ue filtex, avec lesquelles il Vêlait ibut£ pour les melCre K l'abri de la brutalité dei officiera logea dani ton auberge. Sei flii Tajaient de leur cSld; ill rdouirent k échapper aux pourauitn du roi de Dancmai-k, Ils entrèrent an uirice de l'Eipagne; le cadet, aprte l'Ëtre engigfi comme ilmple aoldal, parvint aui plua linuiea dignitéi et fut vice-roi de Kaplet. II » fonda en Autriebe ane remîlle qnl ■abilate encore.
3. Gallon, Jean-Baptiate, comte de Conimenge, Ileutenant-géDénl , gonveroeui de SaumuT, capitaine dei gardée de la Reine mère, unbauadeiir en Angl'terre eo 1663. Voit Agé do cinqusnte-iept ani, le 35 mart 1670.
3. Samuel Sorbière, médecin et homme de lettres, né à Dwi en 161G, mort le 9 avril 1670, attelât d'une bydropiiie incurable; il l'empoisonna avec du laudanum.
Comme littérateur, Sorblère eat absolument nu), en revanebe c'était un Gascon de la plua bella eau ; 11 s'était coastilué Teoiremetieur des lettre da ton tampi, et fc ce métier il avait gt^aé une sorte ds réputation. Il Joua an asaei bon loar ^ Bobbes et à Gassendi i it dtail leur cormpondant assidu, il imagiua de leur envoyer de l'un k l'autre le* lettres qu'il* lui écrivaient, il les copiait et les signait hardiment. On fut asiei longiempa avant de découvrir ce trait d'habileté,
Nous aïons lu la eolieciion de ses papiers. Jamais nous n'avont éprouvé d'ennui ptes tnttlond dans le coera de nos fasiidieuteB recherches; les ouvrages imprimé* ne valent pM mieui, ce sont comme ses lettres, des bons tirés sur la bourse de te* protecteurs, cependant ils lui valurent une léputation éiiuivoqne cl pas ma) d'argent. Va Mnl volume, au milieu de ce fatras, lapporle la lectare, c'est la telation d'un voyage en Angleterre, in-13, imprimé en mai ISBt. C'est une «aiyre passable dea défaiit* de la nation anglaiw. Pour une leute Ibis que Sorbière avait montré quelque esprit il en porU durement ta peine; le Roi l'eiiJa t \'antea. Il avait dit que a le cbanceller Hjde était un homme do loi entendant les formalltte de laJutriCL-, naJB peu le* autre» choses, et ignorant dea belles lettres. » On ne pouvait laiiaer maliraltw de ta aorte le ministre qui avait bien voulu veDdr« Dun. kerqoe k la Francs.
Ce n'est pas t«nt, il avait bien osé dire de* Anglai* ; ■ La çraipte les rend touplei
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du procédé de S. M.; et M. le chancelier particutièremeDt, se voyant Irailé si faTorablemeat dans l'arrêt, je crois qu'il est à propos que je lui commuoique ; je tous en manderai les raisons après que je l'aurai Tait. (B. I.]
A Londret, ce Juillet 16O4.
Le même au même.
Monsieur, que tous aTez bien trouvé le secret de guérir la plaie
qn'aTait faite le sieur de Sorbière, et que votre arrêt' a produit de
bons effets ! Vtin ne parle ici que de la bonue conduite el de la
justice de notre maître ; c'est un Roi qui n'eut jamais de pareil et
qui mérite l'être de tout le monde ; sans meulir, tous les seigneurs
m'ont remercié de celte action, comme si j'y aTais eu grande part,
et le peuple m'en salue avec plus de civilité et de courtoisie.
(B.I.) it A Londret, ee Juillet 1B64.