‹ Archives de la BastilleChapitre 108 sur 137 · MADAME DE LA ROCHE TUDESQUIN, ANNE LUPIN · texte numérisé non relu

MADAME DE LA ROCHE TUDESQUIN, ANNE LUPIN

iiMsurs des Anglais, et j'ai laissé échapper sur le chancelier de ce pays quelques traits qui oat déplu, quoique je n'aie Jamais eu l'ioteation de blesser cet illustre seigneur; cependant il en est résulté que le Roi m'a exilé et qu'il a interdit la veule de mon livre.

(B. 1.) {Traduit du latùt.) A Nantes, SuAtlDU.

H. DE GOHHENGE AD 101.

Le Roi de la Grande-Bretagne m'a chargé de supplier très-humblement Votre Majesté de Touloir accorder à sa prière et recommandation la liberté et le retour dans Paris au sieur de Sorbière, qui a été. b ce que dit le Roi, .issez puni pour une faute de légèreté et d'inconsidération, et non pas de malice. L'on espère cette gr&ce de Votre Majesté, et sitAt qu'elle aura parlé, je saurai bien l'assûsonner de ce qu'il faudra pour la rendre digne aussi bien de celui qui l'accordera que de celui qui l'a demandée. (B. L)

H. DE COHHEKSE A DB LIONHE.

Le roi d'Angleterre demande la grâce et la liberté du sieur de Sorbière; il m'a ordonné d'en écrire de sa part à S. M., ce que je fais. C'est le chevalier de Grammont ' ou madame de Fienne * qui en ont jeté les fondements ; chacun s'en attribue la gloire. Si l'on n'en eût parié, j'eusse voulu que l'affaire eût été préparés de delà, à cause que l'arrêt du conseil contient deux chefs; mais l'on n'a

j ptaatt llilver. Et c'eu àa là que madsine aa femnie, qui l'a suivie en tout wi royaget, âtait pauée en Angleterre pour retirer qaeJque attent qui >>ii nt dûi coinine c'est île Bruge« que l'on a aupposâ que aou mari faisait des conspirations en Danemark, a

Tout cela n'est pas bien gra\a et on ne eonee»rait pas que Louia XIV eût exllA Sorbière pour si pou de chose, mais Frédéric III était nn roi avec lequel loutea les peissaDces, et tneme la France, aTsient k cotnpter.

1. C'est celui que les mémolrea publié* Mtis aon nom, par Hamiitun, rendirent d Tsmeai.

3. N. de fragei. Celte dame avait épousé Descliap elles, flli de la nourrice de la Heine, mère de Clisrle* II. Ses intrigues l'aiaieut fait sortir de la coor de France, et elle cbercbait alon à attraper une position en Angleterre.

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430 MADAME m LA ROCHE TUDESQUIN, ANNE LtIPIN.

pas fait cette réflexion; je ne vois pas pourtant que l'on puisse refuser la liberté à ce favori des Muses, pour lequel le Parnasse s'intéresse, et que. vous-même serez bien aise àe servir, aprÈs lui avoir fait une petite réprimande qui l'emp^cbent de tomber en pareille faute à l'avenir. (B. I.)

39 septembre.

A Londre», ce

S octobre IMA.

Extrait du rétumé des négocialioni avec la Suède.

Le chevalier de Terlon élant arrivé à Copenhague le 30 oclobre 1664, y fit son entrée le 1" novembre; et, après avoir été Irois jours dans l'bôlel des Ambassadeurs, eut son audience publique du roi de Danemark, laquelle se passa presque toute en compliments sur l'ambassade que le roi avait envoyée en France, la découverte de la conspiration du sieur Ulfeld , et la conclusion de son traité avec le Roi.

Le chevalier de Terlon dit, le 8 novembre 1664, que le roi anît exilé le sieur de Sorbiëre pour avoir écrit à la louange du comte TJlfeid dans la Relation de son voyage d'Angleterre, et qu'il avait fait arrêter le sieur de La Roche Tudesquin, accusé d'avoir eu pari dans la conspiration du comte. Le roi de Danemark témoigna qu'il était satisfait de la manière obligeante dont S. M. en avait usé, et qu'il demandait la gr&ce de l'un et de l'autre.

En décembre 1664 , le Roi , en conséquence de ce que le roi de Danemark avait dit au chevalier de Terlon, permit au sieur de Sorbiëre de revenir du lieu de son exil, et flt mettre La Roche Tudesquin en liberté. (B. A.)

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iOBt.

JOBÉ.

Ordre d'enlrf^e : seplGmbre <lî(ï3.

LE TEIUEB A H. DB BESHAUS.

A Paru, ce 2B Mpiembrs iws.

J'ai rendu compte an Roi de l'inlerrogatoîre, du récoleœent et confrontation des témoins qui ont été produits au nommé Michel Jobé, peintre, prisonnier à la Bastille ; et S. M-, qui a facilement jugé que cet homme avait l'esprit aliéné, a résolu de le Taire mettre aux Petites-Maisons par les soins de M. le procureur général ; cependant elle m'a commandé de vous faire savoir qu'elle désire que vous le fassiez sûrement garder, et que vous empêchiez qu'il n'ait communication avec qui que ce soit. (British Museun.)

LE TELUEB A H. DE HARLAT, FROCUREDR DÉHÉRAL.

A Paris, ce 3» lepUrobre 1803.

Monsieur, depuis quelques jours, le nommé Michel Jobé, peintre, a été arrêté dans les rues de Paris, et conduit prisonnier au château de la Bastille. Vous verrez, par les informations et lécolenoent et confrontations des témoins, qu'il demeure d'accord d'avoir jeté des pierres à l'effigie du feu Roi, qui est dans la place Royale, et proféré contre la personne du Roi des paroles injurieuses. S. M., qui a eu connaissance de la chose, a facilement jugé que c'était un homme dont l'esprit était aliéné, et a résolu de le faire meltre aux Petites-Maisons, de l'y faire garder soigneusement et d'empêcher qu'il ne puisse parler à personne, et S. M. m'a commandé de vous adresser toutes ces procédures, et de vous faire savoir qu'elle désire que vous preniez la peine de l'y faire conduire, et de donner tous les ordres nécessaires pour l'y faire recevoir et garder, ainsi que je viens de vous l'expliquer. Comme il y aura quelque dépense estraordinaire k faire pour la garde de cet homme, et même puursa nourriture, H. M. veut bien y pourvoir, etaossitât

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qu'il TOUS aura plu m'envoyer un mémoire de la somme à laquelle elle montera, je prendrai soin de la faire délivrer à celui qui devra la recevoir. Je vous envoie aussi une petite lettre du Roi, adressant à M. (le Besmaus, pour lui dire de faire remettre ce prisonnier à ceux que vous aurez chargés de le conduire de la Basiille aux Petites-Maisons. (A. G.)

LE ROI A H. DEBESHAUS.

Moos de Besmaus, ayant résolu de faire transférer à l'hâpital des Petites -Maisons du faubourg Saint-Germain, de ma bonne ville de Paris, le nommé Jobé, à présent prisonnier en mon château de U Bastille , pour y être détenu et gardé , je vous fais cette lettre pour vous dire qu'aussitôt que tous l'aurez reçue , vous ayez à feire mener ledit Jobé , sous bonne et sflre garde , audit hôpilal, où il sera reçu dans la loge qui est préparée à cette fin, et moyennaat l'acte que celui que vous chargerez de sa conduite retirera de celui qui le prendra sous sa charge, voua en serez bien et valablement déchargé. (Britisb Mosech.) Serit 11 mon chlUan de Vincenues, le 3 Mtobre 16S3.

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