‹ Archives de la BastilleChapitre 109 sur 137 · U. DE DA3L1T A COLBERT · texte numérisé non relu

U. DE DA3L1T A COLBERT

J'ai reçu un ordre du Roi pour la translation de la BasUIle aiu Petites -Maisons d'un prêtre, nommé Girard, avec une ordonnance pour sa nourriture qui est jointe, afin qu'il vous plaise la faire viser; et, comme il y a déjà trois de ces fous qui sont aux Petites- Maisons par ordre du Roi et dont il paye la pension, et qu'il 7 peut encore en envoyer d'autres, ainsi que ce dernier, trouvez bon. Monsieur, que je tous dise que si le Roi avait agréable d'unir une maladrerie, ou de charger le pi'emier bénéfice vacant de quelque pension, ce fonds serait employé à l'entretien de ces misérables, et le Roi en serait déchargé d'autant. (B. 1.) Pkris, ce 37 Janvier IMS.

SEIGItELAY A H. DE HABLAT.

36 septembre ISIS.

Je vous prie de prendre la lecture de ce placel d'un* taaau, qui demande la liberté de son frère, lef uel est depuis sept ans lai

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Pelites-MaisoDS, après en avoir passé seize à la Bastille, el de me mander pourquoi cet homme ', qu'elle dit n'fttre pas insensé, est là, et quelle esl la faute pour laquelle il y a été mis, et qui des secrétaires d'État en a signé l'ordre du Roi, aQu que j'en puisse rendre compte à S. M. (A. I.)

Ordre d'entrée : 30 septembre 1663.

LE KOI A H. DE BB8HADS.

Mons de Besmaus , ayant fait arrêter par des officiers des gardes de mon corps lé nommé Baudon, d'Angers, je tous fais cette lettre ponr TOUS dire que tous ayez à le recevoir dans mon cbaieau. (British Musedh.]

L'IKBASSADBUR D'AHGLBTERHit H0LU3 A SIR H. BENNET. 0 octobre 1003.

36 Mpiembra 1663.

Monsieur, on m'a dit cette semaine qu'un homme avait été mené de Vincennes à la Bastille pour avoir mal parlé du roi d'Angleterre, et que le bruit courait que c'était à ma demande; je m'en suis défendu, car je n'en savais rien; mais cela m'a donné lieu de m'informer, et j'ai envoyé quelqu'un, comme de lui-mCme, à M. de Besmaus, gouTerneur de la Bastille, arec lequel il était en quelque liaison. M. de Besmaus lui dît que l'on avait amené un prisonnier qui, dès son entrée, avait demandé du papier, une plume et de l'encre pour écrire au roi d'Angleterre, mais sans rien dire au sujet de S. M. J'ai su que c'est un fol, dont l'apparence et le maintien bizarre dans la cour de Vincennes l'avaient fait accoster par quelqu'un auquel il se dépeignit comme ayant la haine des tyrans, et qu'en conséquence il aTait eu autrefois la pensée d'aller en Angleterre pour tuer Cromwell; s'il a dit quelque chose contre les ministres, je n'en sais rien, mais on le prétend. II demandait & n de M priwDDier. Eit-u le Girard dont il Mt

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parler au Roi , et donaa lieu , par ses parn]es et par l'exameD qu'il subit, de penser qu'il était à propos de le mettre dans un lieu de ■ûrelé, jusqu'à ce qu'il revienne dans son bon sens. On dit que c'est on gentilhomme, de bonne mine, et un honnête homme, des environs d'Angers , mais il a le cerveau certainement dérangé , rar j'ui entendu dire qu'il avait autrefois voulu se couper la gorge.

J'ai écrit , il y a aujourd'hui huit jours , à Poitiers , sur un avis. que m'avait donné le secrétaire Morris, qu'on l'avait informé qu'un Anglais, venu dans cette ville avec sa famille, était soupçonné d'être un des juges du feu roi '. Je n'ai pas encore de réponse; mais je ne puis croire qu'aucun des régicides os&t se montrer ici à découvert.

J'ai appris encore quelque chose cette semaine; car je suis obligé de vous mander les bagatelles aussi bien que les choses importantes quand elles arrivent : c'est qu'on est venu me demander si un nommé Bruant, commis de M. Foucquet, avait été arrêté en Angleterre; j'ai répondu que je n'en avais pas entendu parler; mais que je ne le pensais pas, parce que je supposais que l'on m'aurait informé d'une chose de cette nature qui intéressait la France. (State paper oFncK.)

[Traduit de Fanglait.)

H, PETrr A sut VILUAKSO».

Dq Pvia, iB de Juin IHA-

iS

On dit qu'on avait emprisonné à Fontainebleau un malavisé, qui

s'était oublié à proférer quelques paroles de médisance contre S. M.,

laquelle en a usé avec tant de clémence qu'elle s'est contentée

de le faire bannir bois du royaume, lui faisant même donner vingt

pistoles pour aller passer ailleurs ses folies. L'Angevin, qui fut mis

l'année passée à ta Bastille , pour avoir déclaré son repentir de ce

qu'il avait en mauvaise opinion du Roi et même formé le dessein

d'entreprendre sur la personne de S. M., voyant qu'on le reUenl

toujours en prison, rentre souvent dans sa folie, et déclame plus

que jamais, comme uu désespéré, au lieu de se repentir.

(State papeb offigb.)

1. La parleuieiir d'Angleterre >TBÎt ordonné de taire \e procès à loui au qui avaient lignâ l'arrËt du mort rendu contre ChnrlCR l". [1 murait pts manqua de rédkaer l'ei tradition de celui-ci.

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DESCRAUPS DD RaUSSBT. 435

LOBD flOLUS A SIK BBNRI BBIINET.

Pârii, ociobn 1064.

Je ne puis neo tirer du rapport de sir 'William Morris au sujet

de l'homme de Poitiers, soupçonné d'filre un des meurtriers du

feu roi, et c'est ce que je lui écris en lui envoyant la lettre de la

personne eu question. (State papbr ophcb.)

{Traduit de tanglaii.)

DESCHAMPS DU R.MJSSET.

Ordre d'enlrée : 1663.

Exproprié récalcitrant.

H. d'bstbades, ambassadeur, a colbebt.

A Londret, m 38 septembre 1013.

J'estime qu'à l'avenir on devrait défendre à M. de Brienne de n'expédier aucune commission pour les lies sans un exprès commandement du Roi. II y a l'Ile de la Tortue ', qu'un homme a obtenue, que je ne connais pas cl qui me vint voir le jour que je partis; il me dit qu'il avait commission du Roi; je ne sais quelle recommandation il a eue. (B, Lj

Mémoire de deux lettres de cachet que demandent ceux de la Compagnie des Indes occidentales.

Le Roi ayant pourvu les sieurs Cloiloré et d'Ogeron des gouvernements de la Martinique et (le la Tortue, sur les nominations des directeurs de la Compagnie des Intics occidentales, il est nécessaire d'avoir des lettres de cachet au sieur de Clcrmont, pourvu du gouvernement de la Martinique, et ù celui qui commande daQK

l.CVit un 1lDl<nrerlilu,i quelque diitance de riled'HitiiidontleiEipBgnoliet les Frarçais te disputèrent lonsiemii^ la possession. Ju^qu'ilor» le poiiv.memen' avait Tendu pour peu de chose des coniréi's entières en Afrique ei m Amérique. Les propriêiiiires imposaient aui navirps qui abordaiPDt sur Je« cOirs le* eondiiioD» les plui exhorliiinntps. Lorsque Colbert loului rétablir la natiftuiioa, ce fui le promier obstacle qu'il oui i VHincre; il ractieii es c'ancestiani. Si les détenteurs se montraient trop eii^eanii, il employait un moyen violent, mala sûr, c'était de les mettra h la Bastille, Jusqu'k ce qu'il* enlendiaaeot raison.

436 DESCHAUPS DU RAUSSET.

l'Ile de la Tortue , lequel est préseotement prisotuiier dans la Bastille, qu'ils aient à remettre les forts qui sont dans ces ties entre les mains des sieurs de Clodoré et d'Ogeron, et s'absteoir do commaadement. {K. H.)

tORS BOLUS A Sn HBHBI BEnK&T.

M m&n ie64-

U me vint hier un gentilhomme de la part de M. du Raosset, gouverneur de l'Ile de la Tortue , m'oETraul de la remettre entre les mains du roi d'Angleterre, pouiTu qu'où lui remboursât quelque 6,000 livres sterling '. . (State paper office.]

{Traduit de ranglait.)

Le mémeauméme.

P»il>, • man IMJ,

IS

Monsieur, j'ai envoyé cî-jointe la proposition de Rausset, écrite et raturée par lui-même. 11 dit qu'il peut aussi découvrir quelque chose au moyen de quoi il ne doute pas d'obtenir l'Ile d'Hispaoiota. (State paper oftics.)

Le ffl^me au mime.

g avril ise4>

Ptri,, —

31 manlSeA.

Monsieur, je ne puis pas donner d'avis sur l'offre de Rausset, ne tachant pas à quoi cette Ile pourrait nous servir.

(State fapbr oivice.) (Traduit de fanglaù.)

AlfONTHE A COLBBRT.

De la côte de Siini-Domingne, le 19 *eptembn ICU- Je vous ai écrit de la Jamaïque et vous ai envoyé un petit mémoire pour M. du Terron, sur ce qu'il m'a dit. Je ne doute point qu'il n'ùt fait récompenser M. du Rausset, et que la Compagnie ne veuille avoir la Tortue , aussi bien que les autres Iles, qui soal bien de plus grande considération qu'elle, et néanmoins, à cause de sa situation, elle n'est point à mépriser. (B. I.]

1. Il est pnibaUe que ces offre* furent ttite» k l'iasu de Colberi et du gounncnr de la Biatllte, autrement du Ranuet n'eu eût pu été quitte k d boa mardié.

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