‹ Archives de la BastilleChapitre 12 sur 137 · Le Tieomte Majear Bonllier · texte numérisé non relu

Le Tieomte Majear Bonllier

D.qitizeabyG00l^lc

dans le poblic, que tout le monde y était dans la souffrance par les taxes qui désolaient les familles *, que la consternation était uaiverselle par ces malheurs auxquels chacun devait participer, et enfin que le peuple ne pouvait souffrir de pareils dÏTertissemeola dans le temps qu'il gémissait; les autres raisons aboutissaient plutôt à chasser les comédiens pour toujours que pour nn temps, car il disait qu'ils étaient la cause de la débauche de la jeunesse, que les écoliers étaient moins assidus à leurs études, et que ce plaisir devait être mis au nombre de ceux qui étaient défendus, et que, ne se pouvant prendre sans argent, il donnait lieu aux âls de famille et aux domestiques de voler leurs pères et leurs maîtres. Il ne me fat pas trop difficile. Monseigneur, de faire comprendre au maire que, de ce qu'il me disait, une partie ne valait rien & dire, et que le reste était de nulle considération; je l'en rendis même persuadé de telle sorte qu'il m'assura qu'il allait donner permission aux comédiens de commencer, sans qu'ils eussent besoin de recourir au parlement. Ils lui présentèrent donc une troisième requôle, dont il voulut rendre participante toute la chambre de ville, qui refusa avec le maire, pour la troisième fois, la permission qui était demandée. Ces pauvres gens reprirent alors leur dessein de se pourvoir au parlement, qui voulut encore observer d'autres formes pour obliger le Diaire et la chambre de ville de faire d'eux-mêmes cesser les plaiuteB de leur refus, sans qu'il s'en mèl&t. H ordonna donc an procnreuivsyndic la communication de la requête de ces cornédiens; cette requête fut retenue à U chambre de ville ; les comédiens eu présentèrent une autre et s'en plaignirent; le parlement envoya savoir du syndic ce qu'il avait à dire, et enfin, ne faisant pas de réponse, il y eut arrêt par lequel la permission de dresser leur tbé&tre leur tat accordée & condition de ne prendre que 10 sols de chaque personne pour les pièces ordinaires, et 20 sols pour les nouvelles. La chambre de ville s'est ensuite assemblée et, après plusieurs discours fôcheux contre la tranquillité publique et le gouvernement au sujet du temps présent, qui n'était, dbait-on, qu'un temps de calamité, elle a été assez mal arisée pour résoudre une députation à la cour contre le parlement, qu'elle prétendait, A ce qu'on m'a dit, n'avoir pu donner cette permission. Elle m'a envoyé deux échevios pour me prier de foire révoquer cet 1. Tidulie ■ Uen ralum qnud U dit qu*slcn U j sitit plm de bonrgeoit qu« de

D.qitizeabyG00l^lc

srrfit, et, leur ayant demandé des rusons pour y porter U compagnie, ils n'ont lait qne me répéter celles qui m'avaient été dites par le maire, liais ils ont porté si baut l'exagération des malbeurs publics qu'Us ont été assez osés pour me dire que le peuple criait contre les comédiens, et que les clameurs étaient généralement contre les plaisirs; je leur ai dit qu'elles ne venaient que d'euxmftmes qui excitaient le bruit et le désordre, et qui tenaient dans Icar assemblée des discours qui se ressentaient de la sédition ; que tout était calme ao reste, et qne cbacnn était soumis aux ordres du Roi sans murmure, mais que, s'il arrivait du bmît parmi les peuples, leurs tfltes en répondraient, et que pour le surplus ils pouvùent présenter leur requête au parlement, et la remplir de raisons assez bonnes pour le porter ft révoquer sa permission. Mais ils n'ont pas suivi ce conseil, et se sont assemblés plusieurs fois pour ae rortifier dans la résolution de députer le maire à la cour. Il en avait assez bien usé dans le commencement, et lui-même, parlant ft moi, a traité pluùeurs écbevins de ridicules sur leurs raisons de vouloir refuser aux comédiens ce qu'ils demandaient, et se fit fort de leur faire accorder la permission de monter sur le tbéAtre; en effet, cela dépendait de lui; mais il a manqué non-seulement à ce qu'il m'avait ditj il a encore été le plus échauffé à exciter le bruit dans la chambre de ville; il a offert d'exécuter U députation à ses dépens, sans répétition ; il a tenu dans le même lieu des discours séditieux et emportés, et a prié qu'on le cbargeAt de poursuivre au conseil l'attribution de quelque souveraineté au fait de la police, et qu'en aucun cas le parlement n'en connût & l'avenir. Je crois. Monseigneur, qu'il doit écrire aujourd'hui à V. A. S. pour obtenir d'elle la permission d'aller à Paris, et j'ai été assuré qu'il est poussé en ce rencontre par quelqu'un qui n'aime pas le parlement ni la paix; cependant il reconnaît déjà sa faute, il ne se plaint plus que de ce qne le parlement a donné permission sans appel précédent; mais la plainte de trois refus marque assez qu'il ne l'a pas accordée en première instance ; l'avis que j'ai donné, même au maire, de la requête qu'ils voulaient présenter au parlement et la communication qui en a été ordonnée au syndic par arrêt, sans qu'il ait dit aucune raibon pourl'empêcber, témoigne de reste que nous n'en avons pris connaissance qne lorsqu'il n'y avait plus rien à attendre de leur jnstice; et au fond il n'est pas véritable que le parlement ne connaisse de ce qui est de la police que par la voie d'appel, il

D.qitizeabyG00l^lc

« POUCQDBT.

doDDe Boavent des arrêts de ion rnooTement, et tkit inftiAe des règlements qa'il fait exécuter par les premiers juges de police. Il est TTai que, connue la plupart des aQïires qui la r^ardent ne soDt pas dignes de ses soins, il les autorin pour rendre les oppositions de leurs jugements moins fréquentes, et je puis encore dire àV. A. S, que, depuis que je suis premier président de ce parlement, j'ai toujours si Tort appuyé les premiers magistrats de fielie ville que je n'en ai pas vu plaider trois appellatitms. Mais c'est de celte autorité qu'ils abusent 6 présent jusqu'à prétendre que le parlqjDfiçnAj qui, comme leur juge souverain, peut évoquer, casser et réiiormer ce qu'ils ont I^it, ne peut toutefois, sur la plainte de plusieurs refus et dénis de justice de leur part, ordonner la même chose qu'ils devaient faire. J'ai cru. Monseigneur, devoir le compte de ce détail & V. A. S., à qui je suis très-soumis, et si en tout cela et dans tout ce qu'elle peut prévoir elle m'honore de ses commandements, j'y obéirai avec toute ta joie et toute la chaleur que peut avoir, etc.

(BiBL. DIDUON.)

COLBEBT A H. BO»'.

HouEieur, comme M. Pellisson demeure actuellement à Paris, par ordre du Roi, où il se peut présenter quelques occasions oii il sera nécessaire au service de S. M., elle m'a commandé de vous faire savoir, pour le témoigner de sa part à votre compagnie, que son intention est qu'il y soit réputé présent, et qu'en cette qualité il sôit compris dans tous les départements. Et comme il a été rendu un arrêt du conseil à mon rapport pour le faire payer des gages et épices qui lui sont dus pour le passé, son intention est aussi que vous interposiez votre autorité pour le faire exécuter, d'autant plus que l'absence du sieur Pellisson n'ayant pas été volontaire, la cour des comptes le doit traiter comme ceux qui sont absents avec des excuses légitimes, ou qui ont obtenu leur congé, étant certain que, si cet arrêt recevait de la difficulté dans son exécution, le Roi n'en serait pas satisfait ; au surplus, je vous serai obligé en mon particulier du soin que vous prendrez de le faire valoir», etc. (B.I.) SainUfermaln en LAje, le 9 m«n leeT.

1. Pbilippa Bon, leignear dt S^at-Hartin àa Tertre, premier prâtldent de U chambre dei comptes de Hontpelller, mort le II octobre 1680. S- Lm commimires de !■ chambre des comptei promfrttit de comprendre k

DqitizecibyGoOl^lc

DB POHPONKE* A COLBEHT.

Monsieur, toos m'avez fait la grftce de recevoir si làvorablement les trës-humbles prières gne je tous ai faites dans un intérêt qui m'est particulier comme créancier de M. Jeanniu, que je ne crains pas de TOUS les renouveler dans un autre qui m'est commun btcc tonte la Tamille de feu M. Ladrocat, mon beau-pére. J'apprends seulement & cette heure la signification d'une taxe où sa mémoire est notablement intéressée, parce que, bien qu'elle ait été faite il y a longtemps, l'on m'a touIu jusqu'ici épargner cette douleur dans un emploi qui requiert toute la liberté et toute l'application de l'esprit. J'avoue, Monsieur, que ce m'en a été une extrême de lui voir donner la qualité de traitant des cuirs deParis, poor une affaire ofa il est non-seulement de ma connaissance, mais dans laquelle il est si aisé de prouver qu'il était purement adjudicataire, et qu'ainsi l'adjndication qui lui en fut faite à 345,000 livres soit confondue avec un traité qui en avait été fait plus de deux ans auparavant par le sieur SaTary, à 240,000 livres.

Pour l'autre qualité qui lui est donnée dans la même taxe d'intéressé en quelques prêts, elle est telle. Monsieur, que, bien loin de s'en défendre, ses eofants peuvent en espérer quelque mérite. Il signala le mAme sële qu'il a fait paraître en toutes occasions pour le service du Boi par un prêt de 500,000 livres en 1648, dans uu temps que peu d'autres voulaient s'engager pour les besoins de S. M. ; et M. lubœuf peut rendre témoignage qu'il s'; porta principalement par le désir et le gré tout ensemble que la Heine mère et feu H. le Cardinal voulurent bien lui en témoigner. De la réTocation des prêts qui surrint dans la même année suivit, Monsieur, l'extrême désordre de ses affaires, puisque d'une si grande somme, 262,000 livres aTec les intérêts depuis un si long temps lui sont encore dues, et qu'il n'en a retiré que la moitié avec perte des intérêts.

J'ai même ouï dire que pour obtenir cette partie il avait été obligé d'entrer dans deux ou trois prËts d'argent; mais, parce qu'ils avaient été entièrement consommés avant sa mort, sa famille n'en

l'itTenir Pellluon dana lea déparumenta, mail lit ne pftrlèrenl pu da l'argent dû pour Ib passa; PetliasoD tat obligâ de réclamer tQcore la protection de Colbert.

i. H. de PompoDDe avaii été uonimd ambaaMdenr ea Bubde rsra la fin de l'année lees.

D.qitizeabyG00l^lc

«4 FOIJCQUET.

a Dulle connaissance, et je ce croirais pas qoe ce rapport d'iatérèu

put monter an pins de 8,000 à 10,000 livres.

Trouvez bon, s'il tous platt, Monsiear, qu'avec tout le très-humble respect que je vous dois et ta confiance que j'ai droit de prendre en votre justice, et, s'il m'est permis de l'espérer, en votre bonté, je TOUS demande votre protection dans une affaire où non-seulement le bien, mais l'honneur d'une famille qui est devenne la mienne se trouvent si sensiblement engagés. Elle s'était soutenue principalement sous Feu M. Ladvocat par son crédit et sa bonne foi, et les dettes si considérables qu'il a laissées n'en sont qu'un témoignage trop assuré. Présentement, Monsieur, elle se soumet à toute la perte qu'il plaira k S, M. d'ordonner, si l'on peut prouver qu'il soit jamais entré dans aucun traité, ni dans aucun prêt de recouvrement. Cette même difficulté de l'adjudication des cuirs ayant été si solennellement décidée dans la réception de H. son flls * à la charge de maître des requêtes, c'est lui, Monsieur, qui peut avoir l'honneur de vous parler plus à fond d'une affaire dont la seule peine l'a porté jusqu'à la mort, cette année. Pour moi. Monsieur, je sais que nous avons droit de nous tout promettre de vos bons offices auprès du Roi, après qu'il vous aura plu d'approfondir des raisons aussi claires que celles que j'ai l'honneur de vous représenter. Mais, quoique je veuille tout tenir de votre justice, j'aurais bien de la joie, Monsieur, sj j'osais me flatter que votre bonté pour moi aurait quelqu-: part à nous le rendre favorable, et ù, vous étant redevable d'une si extrême obligation, je pouvais la regarder également comme une marque de votre équité et comme un témoignage de votre grâce que vous me Eûtes de me croire, etc. (B. 1.) A Stockbolo, ce 3 avril 1067.

M. BBBHÀHD A GOISBBT.

Ce tv mil IIHIT4

Monseigneur, je n'ose me présenter devant vous, crainte d'être

trop importun ; soufl'rez qu'en deux mots j'aie l'honneur de vous

demander que ma misère finisse, me faisant donner un arrêt avec

les décharges que vous m'avez accordées ; je suis chaque jour à la

1. Antatm IMioeU, mtlm àm nqneta», raçu le 3t ooraiabn ISSB, mort la 9 Dikl ITM, 1(4 de NiiautMlii-Mpt u* et hait nudi.

D.qitizeabyG00l^lc

porte de H. Hotmao, sans avancer. J'espère que vom anres compas^on de mon état '. (B. I.)

K. BaOLiRT A H. HOTIUlt, BITEiniAIIT DBS FINANCES.

n y a quelque temps que vous ouïtes parler d'une taxe sur les grefflers de ce parlement à cause de la recelte des épices *, et ayaot alors allégé pour obtenir leur décharge qu'ils n'avaient aucun droit pour cette recette qu'ils faisaient par un office gratuit, leur taxe Alt modérée aux deux tiers , de sorte qu'elle est encore de 3,000 quelques livres. J'étais en ce temps Jà, qui était celui de nos vacations, à la campagne, ce qui me priva de l'honneur de vous informer de cette af^re et de vous assurer que cette taxe ne regarde point les greffiers, mais le parlement même, puisque jamais il ne leur a donné aucun droit, profit ni récompense pour la recette de ces épices dont il les charge. Cependant il arrive présentement que le commis au recouvrement des taxes se dispose k en- Toyer des garnisons chez eux ; la compagnie leur a fait la justice de prendre cette afRiire sur elle, mais s'il faut qu'elle paye cette somme, elle va être dans un fort grand embarras, n'ayant aucun fonds ni denier pour les affaires extraordinaires, et celui des ordinaires étant à présent tellement réduit que tout ce qui regarde ces mêmes nécessités est dans un extrôme désordre. Je ne vois ménae guère de moyen de payer cette somme, qui n'est qu'une pure bagatelle, que par contribution de chacun des officiers qui compo-

1. Cflpenduii la mort enln^t Tan «.prèa l'Mt» et avuit te temp» la plaput dM jugn qui sTdent votd contre fousquet. L'opiolua pnbUqne, alon entiArement revenue u condamné, let eroysli fhippé» par It m»lii de Dleoi la poitfrite, qui a'tM paa al tendre pour le* Tolenra maHieareui, ponrralt aoDpconner nne tout autre interveotlon, et peut-être aurona-aous II revenir snr m aa)et lora de l'aflaire dea polaona.

( Le 33 de ce mola d'avril, dit Guy-Patin , e*t mort Ici 1t. de Salnte-Hélini, eniaeiller de Konen k la ehambndelnalicei iléuit un desnpportentide H. Fonequet et le condamna k mort; mal» l'autre rapporteur, H. d'Ormeaaon, l'avait abaoaa, tt ipt» mit ad/atc vivit, et celui qui l'a coodamud eat mort, tuperittt aiiqttii f^t no eamifici, c'est Sâaèqne qui l'a dit. ■

■ En mai iMT mourut de langueur II. Feriol, eonielUar i Heti, Cetie mort, aïKi prompte, d'au homme dana la force de t'Ige, fht lapuije fc vengeance du CM, dft d'Ormeaian. *

3. La chambre de Juatice avait Impoid dea taiei t presque tom lea gtcflls» dea parlementa, afln de Taire entrer dana le* eoffrea du Rot une partie de rainent qn'ilt avaient pria aai plaideura en eiigérant outre meiare les (hUa de Jnitice ; Il y eut UD Boulèvemeot gënâral de )a magigtrature, et rexéentiOD dea arrUs de la diambre tôt tite-dinidle; c'était une affaire d'argent, mail encore pins nne question d'honneur pour (out le monde.

D.qilizMb,G00>^le

sent ce corps, et je trouve encore en cela bien de U dîfflculté et de la longueur, parce que beaucoup improuveront cette capîtatlou, qu'il y a bien des absents qui ne payeront pas sitôt leur quote-parl, et que plusieurs des présents qui promettront de payer ne le feront qu'avec bien de la longueur. Mais, Monsieur, je recours à vous, avant de proposer ce moyen, pour savoir si c'est une nécessité absolue que le parlement paye celte taxe, et si, quand il y pourrait être siyet, la modicité de la somme et l'embarras qui se rencontre à U lever ne l'en feront point décbarger; je vous demande la gr&ce, si la chose est possible, comme elle est sans conséquence, dénoua garantir de cette nouveauté; cependant je demanderai au commis de me donner le temps d'apprendre ce qu'il vous plaira me mander pour m'y conformer en mon particulier , fort agréablement, puisque je fais profession d'ôtre, etc. (Bibl, de Dum.)

A Dijoa, lo 8 mal 1067.

lUDUlE DE GD£NÉGÀUD A COIBBRT.

Monsieur, j'ai chercbé tous les moyens possibles pour avoir l'bonneur de vous voir, et comme l'on m'a assuré que voua n'anriez pas le temps de donner audience avant votre départ, vous voulei bien, Monsieur, que je vous dise par cette lettre la pressante nécessité ob je suis de pouvoir faire vivre ma famille, et que je vous demande la gr&ce de vouloir donner ordre à M. Hotman pour qu'il me fasse donner de quoi subsister pour M. de Guénégaud et nos sept enfants. Je vous supplie, Monsieur, d'avoir là-dessus toute la considération que l'état oh nous sommes vous demande; la vérité est que la disposition de tout notre bien depuis quatre années fait que nous n'avons vécu qu'avec la dernière incommodité et que nous ne savons plus de quelle façon trouver de quoi vivre, et Dieu seul connaît l'état dans lequel nous sommes réduits, et vous le pouvez. Monsieur, mieux pénétrer que personne ; cela me bit espérer que vous m'accorderez la justice que je vous demande, et dont je vous serai sensiblement obligée >. (B. I.)

Ce u mii 1667.

1. AamoUd'aoûtlM?, nudamedeSâTigDéUt àH. de Pompoiuie une peinture da cUteui de Freiae et de la lOclâU qu'y rdunisBoit madune de Gnéndgand ; lei déUils qu'elle lui deone tout penser que mulivme de Guénégaud exagéiait h mlaëra et ion cbaplo.

D.qitizeabyG00l^lc

TOUCQUET. r*?

- tu AlIOItTHE A COLBBRT.

De Paru, ùliiski 1687.'

J'ai cm readre quelqae seirice lorsque j'ai pris la liberté ik vous mander, 11 y a quelques jours, qu'un nommé Bautier, compagnon imprimeur, s'en allait s'établir en la ville de Montargis, en la place de l'imprimeur décédé depuis peu ; mais j'ai reconnu que Votre Grandeur n'a pas trouvé à propos de faire réflexion sur l'importaoce de cet établissement, puisque je n'y vois pas d'apparence d'empêchement, et néanmoins pouriaut c'est vouloir autaut dire permettre aux disgraciés de la cour d'avoir une imprimerie i eux, d'autant que ledit Bautier n'est parvenu à avoir imprimerie que par le sieur Poucquet,' et de l'argent qu'il a gagné à imprimer pour lui et encore pour les autres. Ledit Bautier a si bien fait son aifaire qu'il a prie pour compagnon et pour demeurer avec lui un nommé Jean Jeuneau, son camarade des impressions dudit Poucquet; par conséquent voilà les deux plus rusés personnages et les deux plus intéressés qu'il 7 ait dans le monde ensemble. Si les officiers dudlt Montargis avaient reçu le moindre de vos ordres, Monseigneur, il est bien certain qu'ils ne l'auraient pas reçu pour leur imprimeur. Le lieutenant dudit lieu a sa cbambre dans la cour des Barnabites, procbe le palais, i Paris. Si vous le trouvez agré^le, vous y penserez; je n'ai pas d'autres intérêts que celui de bon et fidèle serviteur du Roi.

En haut, de la main de Colbert : Écrire un billet à H. de la Reynle <. (B. h)

LE KOI A x. os bessahs.

Sunt-Germ&lD, 1& mal 1M7.

Je VOUS fais cette lettre pour vous dire qu'aussitôt que vous l'aurez re<;ue, vous ayez k mettre en pleine et entière liberté les sieurs Jeannin de Castîlle, de Guénégaud et la fiazinière, anciens trésoriers de mon épai^ne, détenus en mon cbiteau de la Batlille, à condition qu'ils se rendent séparément avec leurs femmes en ma ville de Limogea, dont vous tirerez de cbacun d'eux une promesse par écrit. (B. I.)

1. Cet afla dut paraître k Colbert d'autant plm Important qn'ou Imprimait alors en Hollande, et pent4tre en France, les Tactums écrit* pour la diTensa de Fovcqaeti

D.qitizeabyG00l^lc

PROCiS-TXRBlL DB H. PICARD.

L'an 1667, le 19* jour de mei après midi, nous, Hathuria Picard, conseiller du Roi au bailliage et siège présidial de Blois, et substilat de M. le procureur général de la chambre de justice, en exécoUoQ de l'ordre que nous avons cejourd'hui re<;a de M, le procnreor général, nous sommes transporté dans le château de la Bastille, où ayant trouvé le sieur de Besmaus, gouverneur dudit ch&teao, nous lui avons fait entendre l'ordre que nous avions de parler, de la part du Roi, à MM. Jeanntn de Castille, de Ûuéuégaud et de la Bazinière, ci-devant trésoriers de l'épargne, chacun en praticulier daos sa chambre ; lequel sieur de Besmaus nous ayant conduit dans la chambre du cb&teau ob était le sieur Jeanniade Castille, avons, en la présence du sieur de Besmaus, déclaré au sieur Jeannin notre qualité, et que M, le procureur général nous avait envoyé loi dire de la part du Roi que, sa charge de trésorier de l'épai^e étant supprimée et ses rentes, augmentations de gages et autres effets liquidés h six millicos trente mille livres par l'arrêt de liquidation qui lui avait été signifié, s'il voulait renoncer au remboursement de la finance de sa charge, fournir les quittances et décharges nécessaires en exécution de l'arrêt de liquidation de ses effets, et renoncer à tous les autres effets qu'il pouvait avoir sur le Roi, S. M. aurait la bonté de pourvoir à sa liberté et lui foire donner mainlevée des immeubles qui ont été sur lui saisis.

A quoi le sieur Jeannin nous aurait répondu que, le bien qu'on lui demandait appartenant à ses créanciers, sans lesquels il ne pouvait nous rendre réponse sur les propositions que nous lui faisions, il les communiquerait aux directeurs de ses créanciers pour faire savoir au plus tdt sa résolution à M. le procureur général.

De ladite chambre, le sieur de Besmaus nous ayant conduit dans celle du sieur de Ooénégaud, nous lui avons, en présence de madame sa femme, que nous avons trouvée avec lui dans sa chambre, fait entendre de la part du Roi qu'en renonçant aussi au remboursement de la finance de sa chargede trésorier de l'épargne supprimée, fournissant tes quittances et décharges des effets sur lui liquidés avec reuonciaUoo & tous autres effets sur le Roi, et payant en outre actuellement la somme d'un million de livres, S. H. ponrvmraît pareillement k sa liberté et k lui faire bailler mainlevée de ses immeubles saisis.

ovGoQi^lc

Sur quoi le sieur de Guéaégaud Dons a dit ne pouvoir foire réponse aux propositions que nous lai faisions, qu'en les lui douoant par écrit, afin d'y répondre aussi par écrit.

Et ayant réparti au sieur de Guénégaud que nous u'arious autre ordre que de lui faire ces propositions de bouche, sur lesquelles il nous pouvait donner aussi de bouche sa résolution, il nous a dit avoir la mémoire si malheureuse qu'il ne pouvait retenir ces propositions pour y répondre si fidèlement qu'il ferait, les ayant par écrit. Et lui ayant répliqué que ces propositions ne consistant qu'en une renonciation au remboorsement de la finance de sa chaîne, au fournissement des quittances de ses effets liquidés et au payement d'un million de livres, îl n'aurait besoin du secours de sa mémoire pour y répondra madame de Guénégaud, prenant la parole, nous a dit que, quoiqu'elle nous connût pour substitut de M. le procureur général, oéanmoins M. de Guénégaud pouvait douter de notre ordre si nous ne lui faisions voir que nous l'avons par écrit, que loot porteur d'ordre du Boi par écrit ne pouvait refuser de donner par écrit les propositions qu'il faisait de la part du Roi, que nous pouvions être désavoué, et qu'à moins de donner les propositions par écrit, le sieur de Guénégaud ne pouvait y faire de réponse.

A quoi nous avons réparti que nous étions porteur des ordres nécessaires pour faire valoir les paroles que nous donnions au sieur de Guénégaud de la part du Boi, et qoes'ilne voulaîtrépondre aux propositions que nous n'avions ordre de lui &ire que de bouche, nous nous reUrerions et ferions notre rapport de ce qui s'était passé.

Et ayant le sieur de Guénégaud persisté à nous demander lesdites propositions par écrit et reftisé d'y répondre autrement, nous nous sommes retiré de sa chambre, où le sieur de Besmaus était demeuré à parler avec madame de Guénégaud ; le sieur de Beamaus, nous étant venu rejoindre dans la cour du château, nous a dit que la dame de Guénégaud l'avait arrfilé pour lui demander s'il avait ordre du Roi de nous faire parler en sa présence au sieur de Guénégaud, et qu'il lui avait répondu avoir cet ordre, non-seulement de nous faire parler au sieur de Guénégaud, mais encore à HH. Jeannin et de la Bazinière, en sa présence, afin qu'il fût témoin des propositions que nous leur ferions de la part du Boi et des réponses que nous recevrions d'eux.

^t nous ayant le sieur de Besmaus conduit de la chambre dn sieur de Guénégaud en celle du sieur de la fiaziniëre, nous lui avons fait savoir le sujet de notre transport an chAteau de la Bastille, et qu'il renonçât pareillement au remboursement de la finance de sa charge de trésorier de l'épargne supprimée, fournissant les quittances et déchaînes des efTets sur lui liquidés, avec renonciation à tous autres effets sur le Roi, et payant en outre actuellement la somme de 600,000 livres, &. M- pourvoira à sa liberté, et à lui foire donner mainlevée de ses immeubles saisis.

A quoi le sieur de la Baziniôre nous a fait réponse qu'il req^aït arec tout le respect qu'il devait les propositions que nous lui faisions de la part du Roi, et qu'il souhaiterait être en pouvoir de les exécnter, mais que l'affaire lui était de trop grande conséquence pour la résoudre sur-le-champ et sans la participation de madame sa femme et de ses amis, auxquels il suppliait H. le procureur général d'avoir agréable qu'il la communiquât, et qu'aussit&t qu'il en «lirait conféré arec eux il ferait savoir sa'résolution à M. le procureur général pour en informer S. M.

Pe lEait, nous nous sommes retiré du cMteau de la Bastille, les jour et an que dessus '. ;B. I.)

M. HOTHAH A ■. B!im.ABT.

Monsieur, je reçois comme je dois les avances et témoignages de votre amitié, dont je souhaiterais pouvoir vous marquer ma reconnaissance, mSme à l'occasion particulière de la taxe des greffiers dn parlement de Dijon, dont la résolution a été prise par l'ordre exprès do conseil dans la direction des finances. Aussi je ne puis vous offrir mes offices que pour la facilité et les termes, et je puis vous tjire qu'à Rouen et Grenoble les choses de cette qualité ont été décidées et exécutées dans le mèiqe sens. Aussi je crois que messieurs de votre compagnie ne doivent pas prendre le fait et cause des par- Uculiers compris au^ taxes, dont en tout cas le conseil pourrait, sur les avis que vous en pourriez donner, prononcer une décharge plus expresse; mais je ne crois pas que la chose doive avoir ni cet éclat, ni cette issue. (Bibl. de Duon.)

A Paris, ce 10 miJ i«7.

oyGooi^lc

Ll ■UHËGBALE FOUCAULT' A COLBBST.

30 (?) mal 1607.

Monsieur, je pense que je n'ai pas besoin de vous dire que j'ai été surprise et affligée quand on m'a signifié une taxe de iOO,000 livres. Vous le croyez assez, puisque le mauvais état de mes affaires ne vous est pas tout à fait inconnu. Mais, Monsieur, à ce déplaisir se joint celui de vous savoir à l'armée, que je trouve selon moi quasi plus grand que l'autre, puisque je ne peux pas vous y aller trouver pour vous informer de ma juste défense et avoir recours à vous. Ce qui m'a fait, Monsieur, me résoudre de vous envoyer ce gentilhomme qui vous dira sommairement, si vous lui en pouvez donner le temps, sans vous incommoder, ce que j'ai à répondre contre cette prétendue taxe, que vous trouverez, je m'assure, raisonnable et si positif que vous ne me refuBerez pas d'en parler au Roi pour obtenir ma décharge. Mais, comme je crains que peut-être S. M. ne voudra pas entendre parler de telles affaires pendant cette campagne, je vous demande, Monsieur, une surséance jusqu'à votre retour, afin de [aire déterminer cette affaire dès le moment qne vous m'aurez donné un quart d'heure d'audience pour tous entretenir moi-même. J'espère de votre honnUeté accoutumée que vous ne me refuserez pas la gr&ce que je voua demande de tooIoît en fitre vous-même le juge. (B. I.)

M. lEUnon DI CASUIIE A. COUK&T.

A Puii, ce 33 nul 1H7.

H. de Sesmaus m'ayant fait voir l'ordre du Roi, je me mettais en état d'y obéir, lorsque quelques-uns de mes créanciers m'ont donné avis qu'ils avaient résolu de vous écrire pour vous supplier d'obt^ nir du Roi une surséance de peu de jours à l'ordre, pour conférer ensemble sur des propositions qu'ils ont dessein de faire. Comme je ne dois entrer en aucune cause qui retarde l'obéissance que je dois auzTOIontés de S. H., j'ai cru, Honseigoeur, que je ne pouvais mieux

1. Marie Foiurd de Dunpierre, imn da muéclial Foncanlt, comte dn Daugnoa, morte le IB *nU lOSO, K soiiuite-aix uu. II ut donteiu que le* récUmationt de cette dune aient Hé deoutâei. Son mari , pendant la Fronde , s'était empari da Bronage, et c'avait conienti i céder cette place au gooTernement qa'eo échange dn Utou ds maréchal et ponr one somme coneidérabla. Colbert dut Être Uen lÎH de reprendre A la vaave uae partie de l'arnot axtorqnd par aoa mari.

D.qitizeabyG00l^lc

m'en iastniire que de TOos-meme, et que vous auriez agréable que j'accompagnasse la lettre qu'ils vous écrivent d'une des miennes. Elle n'est, Monseigneur, que pour savoir J'iotentioD de S. H. et la v6tre, que je suivrai toujours avec respect et soumission, aossitftt que je l'aurai sue. Je pars incessamment pour me rendre au lieu qui m'a été prescrit, d'où vous ne recevrez jamais d'un malheureux d'autre prière que celle de vouloir sortir mes créanciers d'affaires, et d'être persuadé qu'en quelque état qu'il se trouve, il ne cessera point d'être, etc'. (B. I.)

MM. MIHDAT, ADBEEI, UDVOCAT ET DBLIfillT A COLBUIT. A Put», CB 13 mkl IMT.

Les créanciers de M. Jeannin, ayant eu avis qu'il j avait un ordre du Roi pourj'éloigner de Paris, se sont assemblés et ont député six d'entre eux à M. Hotman pour le prier d'obtenir de S. H. la surséance de cet ordre, sur ce qu'il avait été résolu dans l'assemblée des créanciers tenue ce matin de faire quelques propositions qui pourraient être utiles à S. M. Mais, comme il a témoigné qu'il ne le pouvait, nous avons cru que vous ne trouveri&E pas mauvais que nous eussions recours à vous pour nous appuyer de votre protectioD auprès de S. M,, et de nous procurer la grAce que M. Jeanniu demeure encore pendant quelqoe temps ou dans Paris, ou aux environs, afin que nous puissions concerter ensemble sur ces propositions, ce qui ne se pourrait s'il en était éloigné. Nous espérons cette faveur avec d'autant pins de confiance que nous oe cherchons que le bien du service de S. M. (B. I.)

H. mSSi A COLBEET.

Je ne doute point, Monseigneur*, que l'on ne vous ait informé du violent procédé du sieur de Blainvilliers, major de Hontmédy, et que vous n'ayez été surpris qu'un homme aussi taxable et aussi peu

1, Jeunln de Cutllle diercbilt k u mettre i couTart dw rigneon de U ehimbra, en préleituit qoe bm dette* dulent loat ion bien; miU h miaiitre n'an voulut rien croire, et le* tue» ordanaéea farent exigée* Muit pltid. Jeanoln en deroenr* ruiné.

S, II était allé d'ordonoer la reitltiitïoo de* tomme* dne* aa Roi, mai* l'eiécDtion aouffrait loujoan de grardel diffieultd»: iLyoa, te Tteevearde la chanibce Hait faim être tué i en *cid un antre qui a reçu de* coup* de Ut«D M vient faire te* doldance* à Colbsrt.

oyGooi^lc

FOUCQtlET. 53

taxé que loi, ^nsi qne tods stce tq, HbnBdgnenr, par le mémoire que M. de PoDteDa; tous a envoyé, ait eu le moindre sujet de penser une action aussi honteuse que celle qu'il voulait exécuter chez M. d'AUgre. Son dessein, Monseigneur, n'a pas eu tout le succès qu'il s'en était promis, et ce grand préparatif de deux bfttons, l'un à la main et l'antre caché sous son justaucorps, de son épés, et la surprise qu'il me fit de m'arracher ma perruque, n'a ahouti qu'à nous colleter fort longtemps et à recevoir une petite blessure de son b&ton sur ma main, pendant que ceux qu'il avait apportés pour me tuer et le faire évader faisaient fort bien leur devoir. Us ne furent pas plus heureux que lui, Monseigneur, car il Ait arrfité malgré leurs secours, et mené devant MM. les commissaires qui le ren* voyferent prisonnier. H. dePomereu a été informé de cette violence, dont ma manière d'agir m'aurait assurément garanti si je n'avais en & faire au plus violent de tous les hommes. MM. Peger, Pequot, de Fremont et Vauchin, qui travaillent depuis quinze mois pour le rendreraisonnable, vous attesteront, Monseigneur, cette vérité, dont vous ne douterez pas quand il vous plaira de vous faire rapporter ce que les témoins ont déposé de cette affaire dont vous êtes, Monseigneur, le maître absolu, puisque vous serez toujours le mien jusqu'au dernier moment de ma vie. (B. I.)

A Paria, ce H nml ies7.

M. FOUCAULT mS ' 1 COLBBST.

A Pirii, MaSmKllHT.

Vous pourrez voir. Monseigneur, par la copie de la plainte rendue par le sieur BGgné que je vous envoie, qu'il prétend que l'action du sieur de Blainvilliers est un guet-apens, étant venu exprès dans la maison de M. d'Aligre pour le maltraiter à coups de bAton, et qu'à cet elTet, outre celui qu'il porte ordinairement en la main, il en avait apporté un autre sous sa casaque, dont il a été trouvé saisi. Comme ce fait m'a paru grave, et tout autrement punissable que le premier mouvement d'un homme auquel on annonce la perle de son procès et qui rencontre au même temps sa partie, j'ai cru qu'il était important de l'approfondir et d'en avoir la preuve, s'il se pouvut, incontestable. Pour cela, j'ai demandé des témoins au sieur

1. Io*epb>nieolw firaciiilt, proeoteai sdoéral de* nquâtei de l'hAtd, fAta tard iatendui. Hoit 1« 8 fénivr 1711, »gi de plot de qulifr-iloft-an ta*.

D.qitizeabyG00l^lc

M igné, même d'un autre fût, qui est qu'il m'a ajouté qu'il y araït eu des menaces précédentes, et m'a produit pour cet effet quelques témoins que j'ai fait entendre ; et quoique ces témoins parlent d'un double bâton, néanmoins leur qualité et leurs dépositions ua me satisront pas. L'on promet d'en produire d'autres ; j'examinerai de près toutes choses, et rien, s'il se peut, ne m'échappera.

Reste, Monseigceor, de tous dire que l'on propose trois juridictions pour renvojrer cette affaire i l'une d'elles, savoir les requêtes de l'hAtel, le grand Conseil et le ChÂtelet.

A. l'égard de H. le lieutenant criminel, on ne peut pas douter qu'il ne Qt bien son devoir; mais, ontre que l'accusé se prétend gentilbomme, d'ailleurs le Ch&telet est rempli d'enfants de gens d'aflkires, qoi d'une fa^on ou d'autre ne paraissent pas propres à juger une affaire de cette qualité.

Quant an grand conseil, le sieur Higné s'en éloigne fort, prétendant qu'un de MM. les présidents au mortier du parlement, avec lequel il est mal, protège ouvertement sa partie, et qu'il u'; aurait pas de sûreté pour lui.

A. r^ard de JOA. les maîtres des requêtes, je sais qu'ils sont suspecta de faire beaucoup mieux en particulier qu'en corps, et que l'on croit avoir sujet de n'en Être pas tout à fait satisfait.

L'on proposait encore la chambre de justice ; mais sa translation à Compiègoe ' la met hors d'état de pouvoir s'appliquer à ce procès. Quoi qu'il en soit, Mouseigueur, aussitôt qu'il vous aura plu en donner les ordres, cette affaire sera promptement terminée, car cessant 'ette nouvelle information qu'il faut suivre, le procès serait en état, e t je puis vous répondre que dans mardi il n'y aura plus rien à faire pour l'instruction de ma part, et que c'est une affaire d'un jour quand il aura plu au Roi donner des juges. J'aurai l'honneur de vous rendre compte de tout ce qui se passera dans la suite, vous - assurant cependaut. Monseigneur, que je ne passionne rien davantage que de pouvoir faire quelque chose qui vous satisfasse et qui vous marque l'attache que j'ai à mon devoir, sachant bien que c'est le meilleur endroit par où je pourrai vous plaire. (B. I.)

1. Le diucelier et It chambre étaient k Corapitgat, et le Roi en Flandre.

oyGooi^lc

H. BOTHÂIl A K. BK31A2X.

Juin IMT.

Moasieur, les avis qne tous avez donnés tonchant le payement de b taxe faite sur les receveurs des épïces du parlement ont eil l'eflït que TOUS en pouviez attendre, et je reçois ordre de &ire surseoir les poursuites pour le payement du surplus. Je soubaiterais bien dans la rencontre de vos iutérfits particuliers tous fkire connaître, etc. (BlBL. DIDUON.)

H. SBCURT à. H. Honua.

J'ai fait savoir au parlement l'ordre que voos aviez donné de n'inquiéter pas davantage ses greffiers pour la taxe gui a été foite sur eux, à cause de la recette des épices. Il croyait, Monsieur, que, ne s'agissant en tout que d'une somme de 1866 livres, que tous les présidents et conseillers ont payée par capitation, on leur en fferflit la restitution, puisqu'ils ne sont point taxables, et qu'ils n'ont payé cbacun en particulier que pour marquer au Roi leur aoumission en une chose sans exemple du passé et qui dans le temps présent n'en peut avoir aucun, s'il est vrai ce qu'on dit, qu'il n'y a point de compagnie que celle-ci sur qui puisse tomber une pareille taxe, et que les greffiers de toutes les autres ont des droits pour leur recette et qu'ils peuvent de conséquent, sous ce prétexte, être taxés; cependant le parlement a payé, comme aurait fait un simple offtcier de finances. Le commis au recouvrement, qui sait le détail de ce payement, m'a dit à moi-m6me qu'on n'avait point cm au coQseil que chacun des officiers y dût contribuer. C'est à vous, Monsieur, après cela, d'en user comme il vous plaira; mais je manquerais à ce que je dois au Roi et à nm compagnie, qui a très à cœur le traitement qui lui a été fait, si je ne vous informais pas ensuite de ce détail. (Bibl, ds Duoh.)

K. DE UOmB A SffiDIEH.

Si l'état de mon indisposition l'avait pu permettre, ce ne sefaît pas par une lettre, mais en vous rendant ce devoir en personne, que je prendrais la liberté de vous supplier trës-humblement, comme je fais, d'avoir la bonté de vouloir bien soulager par votre

D.qitizeabyG00l^lc

H FoucQuer.

aatorité la misire où est réduit M. de Ferron, qni est jeté dans le fond d'un cachot & l'ftge de plus de 70 an», pour une somme trèsmédiocre, quoique le Roi lui en doive d'immenses très-légitimetnent; comme je lui ai l'obligation d'avoir fait mon mariage, et qu'il a toujours été de mes plus cbers amis, je ne saurais Tou£ èlce plus redevable qu'en ce rencontre de toutes les bontés que voos aurez pour lui, etc. (B. L)

A Beral, ea 8 uAt i«ST.

H. BKULUIT An CHAHCBUEH.

Monseigneur, ma proche parenté avec H'" Hassot excuse en quelque sorte la liberté que je prends de vous supplier Irës-burablemeot de protéger ses intérêts dans la chambre de justice contre M. Languet, notre procureur général', qui^ bien que revfitu des dépouilles de son père et possesseur de tous ses biens, ne laisse pas de la vouloir rendre contribuable à la taxe de ce défunt, de qoî elle a eu si peu de chose que ma famille n'a aucun sujet d'être satisfaite de son alliance, que j'estime encore bien moins que je n'ai jamais fait depuis le procédé de ce fils dont on ne saurait être informé sans avoir de l'indignation contre sa personne et contre sa conduite; l'une et l'autre sont parfaitement connues de H. Hotmao; mais c'est de vous, Monseigneur, que je passionne qu'elles le soient pour procurer à ma parente la justice et la bvenr qu'elle mérite, et que je voudrais bien pouvoir vous aller demander moi-même pour elle, pour vous renouveler en même temps l'assurance, etc.

(BiBL. DE VUQS.) A Dijop, le » Mût IMT.

l'ÉTÉOnï ra TOLLE * A COLBBET.

A Tulle, ce IS leplembra IHT.

Monsieur, j'ai recours à votre bonté et à votre justice ordinaires

snr une affaire qui me regarde avec ma famille. On m'a mis une

taxe pour une somme qui ne nous a jamais été délivrée, et, s'il se

trouve qu'elle l'ait été, je me soumets à payer le quadruple et &

1. H. Lftngaet père n'attit pu voala entoodre parler de rmiitntlon, et, loat pneurear giainX qo'il était, 11 reata longtempa priieiiniBF an Chltel«t, Hâte de e'éire eiécutâ.

3. Louis de Beeliigneroiidn de GnrOD, mort en W3. On *eit que la dtanbn n'jpaixnatt pu plue le clarté qae lea aatrei ordres.

D.qitizeabyG00l^lc

FODCQUET. 87

telle peine qu'il plaira à S. M, d'ordonner; la somme gui provieot des offices qui furent donnés à feu mon frère, au retour de sou voyage de Lorraine oil le feu Roî l'avait jeuvof é, ne fut que pour p,-i]rer les appointements qui lui araieot été donnés, et il n'en eut jamais aucune rente. Il ; a trois ans que je me donnai l'honneur de TOUS en écrire, sur la demande qu'on me (àisait du septième de la somme principale, il vous plut de faire agréer à S. M. mes rai sons, puisqu'on a cessé de me les demander ; on me fait aujourd'hui assigner pour le paj-ement du sol pour livre de la somme principale. J'emploie les mêmes raisons et les mCmes bontés; le mémoire qui vous sera donné par celui qui aura l'honneur de vous présenter ma lettre vous en fera connaître la justice, si vous daignez vous le faire lire. HM.LanguetetPerachon profileront seuls de la banqueroute du sieur Roj qui serait obligé de nous payer.

K. GOTON, IIRDTBtlAKT CRIHIUBI, d'AVALLOR, A COLBERT.

D'Avallon, u moreredi SS t^Umbra 1H7.

Monseigneur, j'ai cru être obligé de vous informer promptement d'une afiiiire qui est arrivée aujourd'hui en cette ville*. Un religieux, qui est de Tournay en Flandres, arrivé ce matin, a visité M. l'abbé PoDcqnet, et, après avoir fait retirer les domestiques,, lui a dit qu'il était passionnément souhaité en Flandres et dans les Pays-Bas. H. l'abbé l'a interrompu et lui a dit qu'il ne pouvait souff(ir une semblable proposition; en mfime temps il m'en a donné avis et fait plainte. J'ai interrogé ce religieux, qui m'a dit être chanoine augustio, se nommer Philibert de Suire, et proche parent de H. de Saint-Simon Vermandoîs, commandeur de Piéton et Saint- Jean en Flandre, et a confessé ce qui est exposé par H. Foucquet, mais que c'était sans antre dessein que de s'insinuer dans ses bonnes grâces, pour ensuite obtenir de lui un borome et un cheval afin de gagner le coche qu'il avait quitté; il n'avait aucun mémoire ou instruction sur lui. M, l'abbé a dépËcbé un courrier, et par lui j'ai écrit & M. Le Tellier ; je vous envoie une copie de ma lettre. Si vous aviei été & une ou deux journées de nous, je me serais adressé

1. Plndeun InLrigkoU eberchËrent k profller d«i nBlhenn srririt A !■ fuaille de Foucquel. Ou & vu plui haut qu'un ormlla s'étajl offert 1 MrHrle prjeonuier, at madiiM Peaeqast ea iTitt averti le Riri i meinten&nt l'ebbd Foucqaet déaonoe un cbinolne ugaiito qui loi prapotelt de le wuTer m Flandre*.

D.qitizeabyG00l^lc

se FÛUCQUET.

i TOUS pour savoir ce quil y avait à faire en ce rencontre. Je preodrai la liberté de tous mander ce qui arrivera, puisque je Ms ùAe profession particulière d'être à vous, etc. (B; ty '

H. DE HACB&CLT A COLBZRT.

Monsieur, j'adresse à M. Hotman une information que je viens de faire sur quelques mauvais traiteinents et voies de fait, commis en la personne d'un huissier exécutant les fermiers du sieur de Bouville pour une taxe de la chambre de justice.

Quoiqu'il 7 eût des preuves suffisantes pour décerner l'information, je n'ai pas jugé à propos de le faire jusqu'à ce que le conseil eût été informé de cette procédure, et l'eût autorisée par un arrêt *.

Ce 1" octobre 1667, i PilhiTien.

H. BOUCHU A COLBEET.

Du 14 oclobre ISOT.

J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire du 7* de ce mois, par le dernier courrier, et en mftme temps une lettre du Roi par laquelle S. M. m'ordonne de me transporter incessamment à Avallon pour faire le procès à un religieux augustin qui a été arrêté par le lieutenant criminel, duquel je vous envoyai la lettre il y a huit jours, avec la copie de celle qu'il a écrite à M. Le Tellier sur ce sujet. (Bibl. de TaOTES.)

M. BOUCHU A H. LE TXLUER.

Du li octobre 1067.

' J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire du l" de ce mois, par le dernier courrier, et une lettre du Roi par laquelle S, M. m'ordonne de me transporter à Avallon, que je me fasse remettre la procédure qui a été faite par le sïeurGuyon, lieutenant criminel en ce bailliage, contre un religieux de l'ordre de Saint- Augustin, et que je continue la procédure et n'omette rien pour découvrir les desseins de ce religieux et les motifs qui l'ont

t. Cette ToiB c'est un ilmpte halMier qui est bana ; 11 a'j kvalt pu grand acandale, c'éiilt leur sort ordinaire et ud liiu cvmmuii dans les comédies : a Frappet, du l'Inilmé, J'ai quatre enhiits à Dounir. » Au»! M. de Hachault bAdte à poor-

porté ft tenir à H. l'abbé Foucqnet des discours contraires à son serrice ; je serais parti le jour mflme pour satisfaire i cet ordre, mais, comme j'avais conimeDCé d'examiner an procès criminel contre quelques particuliers de Mftcon accusés d'impiétés et de blasphèmes horribles, et que ce procès ne fut jugé qu'bier, je partirai dimancfae pour me rendre incessamment à Avallon, d'où je me donnerai l'honneur, Monsieur, de tous rendre compte de ce que. j'aurai fait. (Bibl. de Tbotes.)

H. BOUCHE A H. GDTON.

Ls U ocubre teaT.

J'ai reçu, avec la lettre que tous avez pris la peine de m'écrire par le mfime courrier, des ordres du Roi pour me rendre à Availon, au sujet du religieux augustin que vous avez fait transférer des Minimes dudit Àvallon dans les prisons royales. Je vous prie de ne point permettre que qui que ce soit le voie ni »t communication arec loi, les ordres de S. M. le prescrivant ainsi.

(Bibl, deThoy£5.)

m. bocghu a le teujeb.

Dn I DOTembre 1067.

En suite de la lettre que voue m'avez fait l'honneur de m'écrire, du 27 septembre, j'ai été aa couvent des minimes de Mficon, et j'ai entendu les reii^euz dénommés dans celle qui m'a été envoyée sans souscription, sur l'accusation qui ; est contenue contre le père Siget, ci-devant correcteur de cette maison; j'ai été depuis au couvent des minimes de Dijon oh je me suis fait représenter, par le père provincial et ses collègues, les registres de leurs visites, dans lesquels je n'ai remarqué autre chose sinon que quelques religieux ont déposé que ledit père Sïget avait mal parlé des grands, et ledit père provincial et ses collègues m'ont donné un acte que j'ai joint à la procédure que j'ai faite et que je vous envoie. Je n'ai pas ouï le père Blandin, dénommé en la même lettre, parce qu'il est au couvent de Tonnerre, qui n'est point de mon département. Hais, Monsieur, ayant été à Avallon où est le père Siget, je l'ai mandé, cl lui ayant remontré quelle était sa faute, il m'a dit que c'était une calomnie de ces religieux pour les avoir corrigés et obligés à l'étroite observance de leur règle , ce qui m'avait été dit aussi par le pro-

M KOUCQUET.

Tinciat. Je me suis enqois de la conduite et des mœars dadît père Siget, et j'ai appris qu'il est natif de Dijon , religieux zélé, mais un peu emporté. Je ne l'ai pas interrogé dans les formes, mais seulement par manière de conversation.

En exécution de la lettre du Roi du I" octobre, je me suis rendu dans la ville d'Avallon, où j'ai interrogé frère Suire, religieux de l'ordre de Saint-Augustin, de l'abbaye de Saint-Nicolas de Toumay, détenu dans les prisons du bailliage dudit Avallon, par ordre de S. M., sur quelques discours tenus par ce religieux à M. l'abbé Foucquet contre le service du Roi.

J'ai interrogé aussi F. Fouqueris, qui est avec lui, et A. Dufresne, valet dudit frère de Suire; je vous envoie, Monsieur, la procédure que j'ai faite, et celle du sieur Guyon, lieutenant criminel audit bailliage, qu'il m'a remise. Ils ont été tous les trois fort malades, et le frère de Suîre l'est encpre ; je les ai néanmoins laissés tous trois dans les prisons avec ordre au geôlier de ne les point élai^r que par celui du Roi, et comme S. M. m'ordonne de lui dire mon sentiment sur cette affaire, je crois que c'est une imprudence de ce religieux, lequel, n'ayant pu trouver des secours pour joindre le coche qui va d'Auxerre i Cbalon, crut que, sous le nom de M. de Saint-Simon, qu'il dit être son parent, H. l'abbé Foucquet ne lui en refuserait pas, et, pensant lui plaire, et pour l'obliger plus facilement, lui dit que M. Foucquet, ci-devant surintendant des finances, était souhaité en Flandre. Vous verrez, Monsieur, plus particulièrement, par ses réponses, qu'il savait peu ce qu'il disait, et je ne crois pas qu'il y ait aucun mauvais dessein , mais de la légèreté et de l'indiscrétion ; tous y pourvoirez comme il vous plaira. (Bibl. db Taoyes.)

N. AlfSELUE A K. DB TILESZRAIM.

D'Aflgaon, c« 10 oOTembra IHT.

Monsieur mon cher cousin, comme vos intérêts me sont chers, j'ai cru vous devoir avertir que M. l'abbé Foucquet a fait trois jours de séjour k Villeneuve, et que M. le chevalier de Caderousse le vint voir et fut tout le soir eu conférence avec lui, et même j'ai appris, par un de mes amis qui s'y trouva par rencontre, que l'on parla de votre affaire et dit que l'on avait envoyé & la cour les informations qui sont contre vous; faites-moi cette amitié de me donner de vos

oyGooi^lc

aouTelles, car il est absolameat nécessaire que je sache ce qui TOUS sera avantageux pour pouvoir dans les rencontres faire ce que je dois. Le changement de ce pays ne tous nuira pas, puisque voa ennemis ne sont pas en état de continuer leurs mauvais desseins, puisqu'ils ne sont plus accrédités. C'est ce qu'il y ai vous dire en attendant d'avoir le bien de vous embrasser ' . [fi. I.)

H. Pires ', DOTER un ÏABLXHBNT DB TOUUraSE, A COLBEftT.

Monseigneur, souflïez encore, je vous conjure, que je me défende sur ce qu'on m'a écrit que le billet de l'épargne, que je n'ai jamais vu, est apostille de la main de M. Foucquet pour être acquitté sur la rente de la terre de Fosseret. II est véritable que, sur la sûreté de U. Bossuet, le contrat lui en tat expédié, et que je fus contraint, pour ne relever pas de la justice d'un particulier, de faire un tiercement sur lequel la délivrance m'en Ait faite; je ne sais sur quel de nous deux peut tomber le soupçon de ce billet, mais je sais bien, Monseigneur, et toute la France le sait, que, dans le procès de M. Foucquet, il a paru en mille endroits qu'on avait fait passer pendant son administration de semblables billets, sans qae les parties intéressées les eussent donnés. Il y a grande apparence, Monseigneur, que celui-ci est de même nature , puisque je n'ai jamais vu H. Foucquet pour le lui présenter. Après cela, si vous jugez, Monseigneur, qu'un innocent doive porter la peine du coupable, je baiserai mille fois la main qui aura signé ma condamnation, et ne changerai jamais, vu que j'ai Ikit le vœu de vivre et de mourir wlre, etc. CB. 10

A ToolMue, es 33 J&nTler IMS.

H. BQDCHD AU ysiaX SDIBB.

Ca 9 inan IWS. J'ai reçu vos deux lettres et votre requête, et je ne crois pas que je puisse rien faire pour vous, depuis l'ordonnance que j'ai envoyée

1. CMM lMtr« M trouTS, uni qna l'on tMhe canuneDt, du» I* carmpoiidanca i» Colberl. Noui d'stoiu po dëcounir quelle élklt r»ff*tre dont il Vifit.

3. Voici le portnlt da Papoi, dau le rapport «drewt à Colbeit «iv le parlement de ToaloDM : < Habile Joritcooialte, grand abatteur de boii, ult ferrir, ne voit print que KHI ami ait Jamaii miuTaiM eaaie , et eit iDtéreaé; a M pan ilcba aatrclbit, mala 11 %'tM »cùomtiutié dans la ebarge. Madame de Gmcelier, dm ùnam qnli sntratieut, et la premier prtaideat, odI poaTOb «ar lui. ■

D.qitizeabyG00l^lc

ei FOUCQUET.

qui porte que les prisons d'Avallon tous seront ouvertes, et & celui qui TOUS accompagne et à votre valet; car, si vous avez été nourri et traité dans votre maladie, je ne vois pas pourquoi vous poissiez prétendre de ne point pajer ceux qui vous ont fourni des vivres et des médicaments, et moins encore que celte dépense regarde le Roi. Je prends beaucoup de part à votre misère et je voudrais bien la pouvoir soulager, mais il me semble que votre maison, ou vos parents qui sont d'une assez grande considération, pourraient bien vous lever de peine, votre détention n'étant plus du f^it du Roi. (BiBL. DB Tbovbs.)

H. BOUCHU A H. l'aBBË FOUCQUET.

CqSnunlses.

VoQS aurez bien la bonté, Monsieur, de m'excuser si je n'ai pas fait réponse aux lettres que vous m'avez fait l'bonueur de m'écrire, et si j'ai différé jusqu'à présent de pourvoir sur les plaintes des babitants de Cbarbonniëres, de Sarmiset et autres, du logement de la cotnp^nie des chevau-légers de M. de Montpejroux. Je vous assure. Monsieur, que ce n'est ni amitié ni crainte que j'ai de ta personne que vous me mandez; je n'en ai donné jusqu'ici aucunes marques dans des affaires qui le regardèrent directement et de grande conséquence pour lui. M. de Ouitaut et H. de Guierc;, i qui je l'ai dît, n'ont pu s'empficher d'en rire, et nous sommes convenus ensemble que vous aviez méprisé de vous instruire de l'histoire du pays ; et vous avez grand'raison. Mais je vous supplie d'avoir meilleure opinion de moi, principalement quand il s'agira de vos intérêts. J'ai eu un tel accablement d'aflaires depuis trois mois que je a'ù pas eu un moment que je n'aie employé, et assez heureusement, pour y réussir, quoique au commencement il y eût peu d'apparence. Je n'attends que votre édit pour pourvoir aux informations et procès-verbaux qui ont été faits, et je n'y diffère que parce que vous me mandez que vous êtes en quelque sorte de snr> séance et de pourparlers. (Bibl. ns Trotu.)

H. BoocHD i. H. Honun.

Dnillidiiists.

. J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire du i de ce mois, par laquelle vous me donnes avis que H. Laoguet,

D.qitizeabyG00l^lc

FOKCQUET. 63

procureur général en ce parlement, ayant été déplaré héritier de son père par «rrët de la chambre de justice, et en cooséquence condamné à payer la taxe faite sur sa succession, il est nécessaire de continuer les poursuites commencées contre ses débiteurs. J'ai donné chaîne au sieur de Siry de les faire assigner pour faire leurs déclarations par-devant moi. Je ne crois pas que ces sommes soient considérables, ledit sieur de Siry tous ayant envoyé les criées que j'ù fait faire de Gergy, Saint-Cornes et ses dépendances, de sa maison de Dijon, de la terre de Montigny, au bailliage de Langres, dont l'usufruit appartient au sieur de Pernan, mais qui est fort Âgé et qui est tombé depuis peu en apoplexie, en sorte qu'il n'en jouira plus longtemps. (Bibl. pb Tbotes.)

KEGISTEB SECRXT OC taUBOST JfS 1IET7.

if. Jeamm de Castilie, eonieiller, prisonmer à Paris. Sur la requête dndît sieur, détenu es prisons de Saint-Lazare de Puis, à ce qu'il plfrt à la cour ordonner que très-humbles remontrances fussent faites h S. H. de lui accorder la liberté de sa personne, et où il se trouverait des charges et informations faites contre lui, qu'elles seraient incessamment apportées au greffe de la cour, et icelni transféré en la conciergerie du palais pour lui Être son procès fait et parfait en la manière accoutumée, arrftté que l'on enverrait au président Le Uusnter, à Paris, copie de la requête, et qu'il verrait sur ce sujet le secrétaire d'État de la pro- Tipoe, pour demander à S. U< ei c'était par ses ordres que ledit sieur Jeanniq était détenu, pour, sa réponse vue, 6tre ordonné par la cour ce qu'elle jugera raisonnable'. (B. l.)

M. fiOOC&U A COLBXRT.

Dti 13 iqMmbn iflU.

Nous reçûmes avis par le courrier qui arriva lundi de Paris que

le nommé de Saule, commis de M. Bossuet, trésorier des états de

cette province, lui avait emporté beaucoup d'argent Ledit sieur

Bossuet m'a dit 160,000 livr., les autre380,000, et les autres 60,000;

1. Q n'r a mille tnce de cette affdre; dooi aroBi cnf cependut devoir pablier otue pièce, qui concenie le Ole de Jeannia le irésorier de l'épvpie, et où I'oh mit a k rëcluner lenn privilisea.

D.qitizeabyG00l^lc

je crois, MoDsiear, que vong en aurez élé averti de Paris, et j'attotdrai si tous me prescriTez de faire quelque cbose en cette occaûon, ledit sieur Bossuet n'étant point sorti de sa maison et les élus des états de la province y étant allés le même jour pour voir ses effets. (BiBL. Di Tbotbs.)

H. BOCCHU A m. Honujt.

It wptembra lUS.

i ai' procédé à la liquidation des ^ais de la garnison, établie à Ponlune-Française, chez H. d'Arnault, à la réserve d'un seul ai- Ucle, ne sachant pas si l'exempt de la grande prévfité doit avoir 18 francs par jour, le garde 10 lïancs et l'huissier 10 francs, qui est ne qu'ils prétendent ensuite d'un traité fait par eux avecChas>pagoe , mais que le procureur du sieur d'Arnault soutient ne lu' pouvoir faire préjudice. Vous savez, Monsieur, ce que vous avez accoutumé de leur accorder, ce que je vous supplie de me mander '. [BiBL. DR Tbotes.)

CHAMBRE DBS KROURTEB DR l'h6tRL,

Du 24 oefobrer 1668.

Vu par les maîtres des requêtes ordinaires de l'hAlel du Roi, juges souverains en cette partie, assemblés an nombre de huit en leur auditoire du palais, à Paris, l'arrêt du conseil d'État du Roi du 23 octobre 1668, par lequel 5. M., étant en son conseil, a renvoyé aux requêtes de l'hêtel le procès crinùnel de Pierre Deschiens', circonstances et dépendances, pour y être continué, fïtit et parfait jusqu'à jugement définitif, inclusivement et en dernier ressort et sans appel, à la requête du procureur général des requêtes de l'hAtel, au rapport du sieur Rouillé du Coudray, maître des requêtes, en attribuant S. H. toute cour, juridiction et connaissance en dernier ressort, icelles interdisante tous autres juges; commission, sur ledit arrêt donné à Saint-Gennain-en-La;e, ladite commission signée Louis, et plus bas par le Roi, l^ Tellier, et scel' lée du grand sceau de cire jaune. Requête du procureur généra)

]. H a'tgit topjonn dn racDovranent dea tuN mliet nr ha Aiuuiden.

S. Ce Dnchieu éuit aiia créatar* de feacqnet; 11 BTait lagpd 1» conllance An Colbart par dei ddaondaiiona contre aoD ancien pstran, 11 ne fut paa ploi Bdtte eoTen le aecond, et acquit de* rlebeaaea Himmiffl dtna l'affain dei tates. On le Ht Juger par lea reqaeiei de l'bAtel.

DqitizecibyGoOl^lc

FODCODET. 65

des requêtes de l'hAlel, afin d'enregistrement deadites lettres, ou! le rapport du sieur commissaire à ce député, tout considéré :

Lesdils maîtres des requêtes, juges souverains, ont ordonné et ordonnent que ledit arrêt du conseil sera registre au greBe des requêtes de l'hôtel, et exécuté selon sa forme et teneur; ce faisant ont retenu la connaissance du procès, ordonné qu'il sera procédé et passé outre suivant les derniers errements. (A. 1.)

M. PETIT A SIK HENKY BEHNET,

M. Descbiens, commis de Colbert, a été emprisonné à la Bastille, accusé d'avoir eu intelligence avec les fermiers des cinq grosses fermes et des aides, desquels il était pensionné, et qu'il leur avait fait diminuer leur ferme de plus d'un million.

(State paper Office.)

CHÀMBBE DES ftEQDtTES DE L'hAtEL.

Du 27 octobre 1668.

Vu par les maîtres des requêtes ordinaires de l'hôtel du Roi, juges souverains, commissaires députés en cette partie, le procès extraordinairement fait par le sieur RouîUé-Ducoudray, maître des requêtes, en vertu d'arrêt du conseil d'État du 16 octobre 1668, à la requête du procureur général desdites requêtes del'hAtel, & la personne de Pierre Deschiens, prisonnier es prisons du Fort-I'Ë^ vëque, accusé d'exaction de pensions des gens d'affaires et fermiers du Roi, prétendus abus et malversations au fait des finance^ ledit arrêt donné à Chambord, le 16 octobre 1668, interrogatoire subi par ledit Descbiens par-devant le sieur commissaire, le 18 de ce mois et an, informations et additions d'icelle, etc.

Ont condamné et condamnent ledit Deschiens h rendre et restituer la somme de 52,000 livres, par lui indûment reçue des fet^ miers généraux des aides pendant les cinq premières années de leur bail, laquelle somme sera portée au trésor royal, et jusqu'à l'entier payement de cetle somme ledit Deschiens tiendra prison'.

1. « H. DeMhieni «it bon de priwi) et ■ piyé u Uie, dit Guy-Patin, la 13 oenfflbre. n Cette léger* KTanie ae l'empCclia pu de meurir eitremeiiKat rlebe. Se* domediqne» pillËrent I* tncceuion, et oa lenr flt, comme au meltre, lliooMur de lu enfènaer dui U Butille poor lei oUiger i restitution.

oyGooi^lc

86 FODCQUET.

LE BOI A0 PIlfslDEin' DE Li CHIHBBS DE TUSriCE.

SS déceoibre 1668.

Ayant, pour les causes ot déclarations mentionnées dans la dé* claration en forme d'édit que j'envoie à mon grand conseil, supprimé la chambre de justice établie par mes édils des mois de novembre 1661 et juillet 1665, j'ai voulu vous en donner avis et vous ordonner de tenir la main à l'enregistrement pur et simple de ma dite déclaration, à quoi m'assurant que vous satisferez ponctuellement, je prie Dieu, etc. '. CB. 1)

M. BOUCRU A H. HOIHAN.

Du 30 décembre 1668.

Je reçus hier la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire du â6 de ce mois, sur la résolution prise de supprimer la chambre de justice, que j'ai comnmniquée ce matin au sieur de Boisdurant, chargé du recouvrement de ses taxes dans mon département, afÎQ qu'il achève les compositions qui peuvent rester, et assure ce qui pourra se retirer avec justice. Mais, Monsieur, je ne crois pas qu'il y ait rien à faire ou fort peu, cette province ayant produit, à ce qu'il m'a dit, plus de 700,000 liv., qui est une somme bien extraordinaire pour ce qu'elle contient et sa grande pauvreté^. Vous le connaîtrez encore mieux par l'étal ci-Joint que vous m'avez adressé, et l'éclaircissement que j'ai tiré de chaque article, que ce qu'il y a à faire est bien peu considérable. Je vous peux dire, néanmoins, qu'il n'y a rien de si véritable et que le sieur de Boisdurant n'a rien omis pour faire valoir les rôles, et qu'il n'y aurait point de justice de contraindre tous ces pauvres gens à la plupart desquels on donnerait raumftne. (Bibl. db Thotks.)

LB PKËSlnEnr FOUCQUET DE CUALAIN A SÉGUIER^.

Du premier de \'»a 1660.

Monseigneur, mes amis veulent que J'implore votre justice et que Je la supplie de m'accorder un délai plus long que celui de l'as-

I, La fermeture de la chambre fui reçue avec une Joie e»ceasiTB par les financier» et les gens d'affaires. La terreur causée par les taxe» arrèiait la circulation de l'argent et le mouvemenl ordinaire du commerce. Aussi Colberl se hita d'envoyer tel édit aui inteodanu, Min que la nouvelle fût connue de tout la monde.

3. Il B'agit de la Chimpagne; elle était pauvre alon; aon Tin n'aralt pM «nam été mil à la mode par le« remoiea et les esiomics débiles.

Page 1