HOYAU, DEMOISELLE DESFONTAINES
LORD BOUIS A SIK H. BBSHET.
Paris, octobre 1UA<
Monsieur, j'ai reçu votre lettre du 6, et j'ai été occupé ce matin par le bailli du palais ' et d'autres personnes intéressées ÎL l'alTaîre des bijoux; ce qui m'a pris tout mon temps et l'a fort écourté pour ma correspoDdance. Vous voudrez donc bien m'excuser si je suis bref et sans beaucou;) de suite. J'ai grand espoir de mener à bien cette affaire, parce que tous les jours on découvre quelque nouvel indice. Je craignais seulement que Madame ne prit mal la cbose , parce que je m'en étais mêlé; mais il n'en est rien, comme vous le verrez par sa lettre, dont je vous envoie copie, ainsi que de ma réponse , afin que vous voyiez sur quel pied nous sommes. La vérité est qu'elle avait de bonnes intentions; mus elle avait été trompée, et l'affaire était perdue, si je n'avais pas fait valoir les droits du Roi, mon maître ; car une dame de la suite de S. A., à laquelle on avait d'abord découvert la chose , ne se servit de Madame que pour continuer l'alTaire de manière k recevoir une bonne composition , puis lâcher les oiseaux et étoulTer la chose; car elle dit à l'homme qui lui donna la première lumière et qui lui dit que cette femme avait d'abord donné du poison k Fontenay, et l'avait ensuite étranglé, et qu'un riche orfèvre était son complice, qu'elle ne souhaitait pas leur mort, pourvu que ce qu'ils avaient pris à Fontenay pût lui être apporté ; ce qui fit soupçonner & cet homme qu'elle ne voulait que tirer avantage de la chose et non aller au fond , sur quoi il eut recours à moi.
Je pourrai peut-être vous en dire plus long dans ma prochaine lettre. (Statb papb& ofpick.)
(Traduit de eanglaù.) LA DUCHESSE D'URLÉANS A LORS HDLLIS.
M, de Montagu m'a montré la lettre que vous lui avez écrite touchant de cerlaines pierreries que l'on prétend avoir élé volées au Koi mon père; il y a déjà quelque temps que l'on m'en avait donné avis, et j'ai fait prendre toutes les précautions qui sont nécessaires pour les ravoir, en cas qu'il y en ait, afin de les rendre
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au Roi nioo frère. Le Roi m'a promis tous les arrêts qu'il faut pour cela , et si je n'en ai rien dit, c'est que j'espérais en surprendre le Roi mon frère, ce qui lui aurait fait recevoir la chose plus a§:réablemcnt. (Stats paper office.)
LOBD UOLUS A HADAHB.
Madame, Votre AlLesse Royale me permetira de lui rendre mes très-humbles grâces de la leltrc dont elle m'a voulu honorer, el de lui dire que je ne doute niiiloment qu'elle n'ait eu tous les soins et toules les bontés imaginables pour le Roi son frère, mon maitre, comme en toutes autres choses, ainsi parLiculiërcment en ce rencontre touchant les pierreries et le procès qui en est intenté entre cette larronnesse et les héritiers du défunt Font«nay, qui semble avoir été le premier voleur ; en quoi , si j'avais sa que Votre Altesse Royale eût été déjà aucunement intéressée , je n'aurais manqué à lui avoir donné avis pour y recevoir ses ordres devant que de m'èlre rendu partie intervenante , et aussitôt que le bailli du palais me le dit, j'écrivis incontinent à M. de Montaigu et le priai de vous en parler. Toujours c'est un grand bien, Madame, que vous en avez pris connaissance, qui facilitera beaucoup les procédures, et assurément il était nécessaire que je me rendisse partie au nooa du Roi mon maître, qui autrement n'aurait pu rien recouvrer du sien par la voie de justice, laquelle ne se dislribue qu'à ceux qui sont les parties au procès. Je crois que l'affaire réussira, et que nous en pourrons retirer quelque chose de considérable; car il y a de bonnes preuves déjà, et j'espère que nous en retrouverons bien d'autres. Cet homme, dans la Bastille, en suit beaucoup, et une aulre personne, à Melun, que le bailli est allé Idi-mCme interroger. Je supplie Votre Altesse de continuer ses assistances, et j'aurai soin de vous avertir de nos progrès de temps en temps , et j'obéirai toujours à ce que vous y ordonnerez. (State paper office.)
LOBD BOLUS A SIE H. BSKNET.
ai octobre Monsieur, je suis encore à la poursuite des bijoux, dont quelques personnes comptent faire une grande affaire. L'abbé Monlagu est
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tout aussi confiant tle son cAlé. Quanl à moi , je ne suis sûr que d'avoir dépensé six pistoles d'or. Si nous réussissons, on me les reroboui'seia; sinon, j'aurai payé mon apprentissage. Je n'en dépenserai pas davantage , jusqu'à ce que j'aperçoive le jour su faire un peu. (State faper office.)
[Tnuluil de fcmglois.i