MO HOYAC, DEMOISELLE DESFONTAINES
M. PETIT A. SIR H. BEHKET.
3 jutitr S.
A Pari», le lee
3i décembre A.
Monseigneur, j'ai quelque sujet de me consoler de l'inlerruplion de mes lettres puisqu'il y a quelque apparence que je n'aurai pas entièrement perdu mon temps aux poursuites des pierreries de S. M., que j'ai faites et continue de Taire sans relâche, par ordre de myiord ambassadeur. Pour vous en dire la substance, il résulte des informations que les accusés prisonniers à la Bastille ont eu en leur possession lesdites pierreries ou bonne partie d'icelles. Eux le dénient rormellement, et même d'avoir eu aucunes pierreries de telle valeur et accusent les témoins de faux; mais il ne me parait aucune cause de récusution qui soit légitime, et afin de lever cette difllculté, nous sommes ^ la recbercbe de nouveaux témoins qu'on nous a indiqués, l'un desquels est à la campagne oil je fais élnt d'aller pour le faire venir, alin que le procès se puisse promplement juger.
Cependant, Monseigneur, nous avons besoin de trois pièces du c4lé d'Angleterre.
Premièrement, J'une copie authentique de l'acte du p-irlemeut qui fut donné après celui d'amnistie ou d'oublivion, après le rétablissement de S. M., lequel fait exception de ceux qui posséderoat los domaines et autres biens de S. M., qui seront obligés de les restituer, je n'en sais la date.
Secondement, un ordre du Roi à mjlord ambassadeur, à ce qu'en conséquence dudit acte il fasse perquisition des biens mobiliers de la couroniie qui ont été transportés en France, et particulièrement de certains joyaux et pierreries qui y ont été ci-devant apportés par le sieur de Fontenay, et qu'on a appris depuis avoir été volés audit Fontenay au temps de son décès arrivé k Paris, par une femme nouimée Desfonlaines, chez laquelle il était logé, et par le nommé Hoyao, orfèvre, contre lesquels S. M. désire que son ambassadeur fasse faire en justice toutes les poursuites qui se trouveront justes et raisonnables pour les obliger à restitution, et H leur faire faire le procès comme le cas le requerra.
Et en troisième lieu, un ceitiflcal d'une ou plusieurs personnes qui puissent dire et affirmer qu'entre les joyaux et pierreries appartenant au Hoi et à sa couionne il y avait ce qui s'ensuit :
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HOYAU, DEHOISELLE DESFONTAINES. 481
Un ordre d'Angleterre d'or, avec trois petits chalDons aussi d'or, où il y avait un saint George.
Item, une botte de portrait garnie de plusieurs diamants, dans laquelle est un portrait de miniature du prince Henry, couveii d'un cristal serti.
Item, des rouleaux de plusieurs anneaux de diamants et autres pierreries qui ne sont en œuvre, entre lesquels il y a un diamant fort épais monté en griffe sans être à jour, façon d'Angleterre, et autres bagues de pierres de couleur.
Item, uu cordon de chapeau enrichi de plusieurs diamants épais; des chaînes d'or non rochées, façon d'Espagne et d'Anglelerre, et un jonc où sont gravées les armes de la Passion, et autres joyaox de grands prix.
Toutes lesquelles pierreries et aulres ont pour assuré été volées au sieur de Fontenay par lesdtts prisonniers, et surtout par la femme, qui est reconnue de tous ceux qui la connaissent pour une des plus méchantes créatures de Paris, où elle a fait quantité de mauvaises actions qui s'accumulent à présent sur elle. Je m'estimerais fort heureux si je pouvais rencontrer quelque occasion de rendre mes trés-hnmbles, etc.
J'avertirai mylord ambassadeur des trois pièces ci-dessuB que je demande, afin qu'il eu écrive Ini-mCme et qu'il ne paraisse pas que je m'ingère à vous les demander moi-même dont je vous supplie qu'il ne sache rien, afin qu'il n'ait aucun sujet de se plaindre de ma conduite, que je désire de régler à vos volontés.
(State papee omet.)
LORD HOILIS A SIR H. BERHffr'.
36 dâcembre i.
Monsieur, le bailli qui est le juge commis pour l'affaire des bijoux m'a envoyé le papier ci-inclus, afin de faire un grand travail pour notre avocat et pour son jugement. Il dit qu'il y a de fortes preuves contre ces deux personnes, l'homme et la femme, prisonniers à la Bastille, d'avoir volé Fontenay, qu'on ne croit pas être mort de sa mort naturelle. Un ordre semblable à celui que j'ai écrit à la fin de ce papier suffira. (Statb paper office.)
{Traduit de tanglai:)
oyGooi^lc
Le même au mitiu,
P«ris, — r*f fier 16(5.
Monsieur, je crois en Térité que ce que j'ai de mieux à faire c'est de me laver les mains de toute t'atTaire des bijoux et de rentrer dans l'argent que j'ai dépensé, ce que je crois pouvoir faire. Quoique ce soit fort sale de la pari des gens en question, ce sera une affaire encore de longue haleine, qui demandera k être vigoureusement poursuivie, et qu'on y dépense encore davantage.
(State fifeb oitice.)
{Troduit rfe ranglaît.)
Le mêoie au même.
SI
P»riB, février 166S.
It
Monsieur, quant aux bijoux, j'anrais voulu recevoir ud ordre tel que je l'avais écrit, parce qu'on le désirait ici et qu'on aurait tu que mes demandes étaient un peu soutenues; autrement je ne l'ai jamais regardé comme d'une nécessité absolue, ma place et mes fonctions m'autorisent suffisamment à poursuivre, mais cela aurait montré que j'étais appujé et secondé. L'affaire est certainement très-laide; il est clairement prouvé que Fontenay a été assassiné pour avoir les bijoux qu'il possédait, et que les personnes maintenant à la Bastille, que je poursuis, sont coupables. L'un des deux ayant offert mille pistoles à une dame pour le faire sortir, on croit donc qu'il me rendra volontiers ce que j'ai déboursé, afin que je me tienne tranquille; c'est environ quelques 120 ou 130 pistoles, j'en ai la note. J'aurais voulu que vous m'eussiez fait connaître plus tfit la volonté de S. M. au sujet de la poursuite, car, sur ma parole, je n'y aurais pas mis tant d'empressement. Mais peu importe, cela m'apprendra à être plus sage une autre fois. Quand vous m'enverrez un ordre au sujet du sapbir de Gomblelou, on l'exécutera. (State pafbr o»icb.)
(Traduit de ratighi$.)
D.qitizeabyG00l^lc
HOTAU, DBHOISEU.G DGSFONTAINES. W
Le menu au même.
p»ri», ises.
aa renier
Lcrsaphir de Gombleton sera rendu ; je voudrais pouvoir en dire autant de mon argent. 3e ferai de mon mieux pour le ravoir, et j'en ai quelque espoir, par le moyen de l'homme qui m'engagea d'abord dans cette affaire. C'en est une fort laide, mais il est difficile de le prouver sans dépenser pour la sauce, autant que vaut la viande. (State pafer oFnci.)
{Tradiàt de Canglaii.)
Le mime au mime.
Piri», isn.
asjanTler
Monsieur, vous avez oublié l'ordre que je vous ai demandé et dont je vous avais envoyé le modèle, ou plutAt le broutllon, pour rechercher les bijoux du feu Roi, qu'on dit avoir ilé en la possession d'un nommé Fontenay. Le juge et l'avocat le demandent, et disent que ce sera avantageux pour nos poursuites, qui seront prochainement terminées. (State fapbr oiticb.) [Traduit de Va>tglm.)
LDOD NONTAGIt A UIRD ABUKGTON.
Mylord, le porteur sollicitera Votre Seigneurie en faveur d'un homme qu'on a récemment poursuivi au sujet de bijoux de la couronne. II s'appelle Hoyau et demande un billet de décharge signé de la main de S. M., afin qu'il ne soit plus jamais à l'avenir exposé aux poursuites et aux vexations qu'on lui a fait subir. Je transmets à Votre Seigneurie une copie de ce qu'on demande k S. H. de signer ■. (Statx PÀrxa officb.]
(Traduit d* Canglaû.) 10S8.
1. 11 M fniM» qM eM «tfivn mn Bol par tnuulcer avte le Roi OurlM II.
D.qitizeabyG00l^lc
L'âfiBË DE FORTIA.