SURINTENDANT DES FINANCES
<si;iTE)
OCTAVIE A ZÉKOCRATE'.
Du 17 noTcmbra 1M9.
Vous apprendrez de bien des endroits qu'Herminîus a la tibttrté de voir ses amis, et qu'on espère qu'il l'aura bientôt Inut entière. Je vous envoie la lettre qu'ilm'éerivitlejour même qu'il vitSapbo; sans mentir, j'ai tout à Ëait de la joie de celle qu'ils ont. J'avais fait promettre k Sapho de me rendre un compte fort exact de cette entrevue, et il n'y a point de plaisantes questions que je ne lui aie faites. Vous savez que quand je suis en humeur de la questionner, il n'y a rien de fou qui ne me passe par l'esprit. Elle m'a tenu sa parole, mais vous savez encore mieux que je suis une discrète confidente*, et je ne tiens pas qu'il soit contre ma sainte profession de l'être de Sapho; quand j'aurais à trahir son secret ce ne serait pas de si loin ; les plus curieux fk savoir ne se sont pas encore dits,
1. Cm Burnaoïi &Tuant été empruntas am rotnan» de madcmoi«clle de Scudéiy; iltéuieni encore ta n«age dana 1t> aociété des iDcipnTieB précieuiea OcLivii>, cVii l'abbeue de Halnone; Zânocnte, c'est Veleniin Conrart, aecréiaire du Roi, ne en 1603, mort en )B7fi, ce copiste Bilencieui et prudent qui Tui ie pire de l'Académie fren^alM; Hermiiiiui, c'eit Pellii^on; el Sapho, mademoiselle de Scmldry.
3. H«demoiselle de Scudéry krolt alors cinqu«nte-buit ins; se passion Tort innocente pour Pctlieson Taissit depuis longtemps l'amusement de la jorit-ii;.
D.qitizeabyG00l^lc
s FOUCQUET.
car PellissoD a été visité et l'est encore de mille gens de qualité;
il est le plus content du monde de vous, et Sapho aussi.
Sapho me mande que la cbambre de Pellissoa est la plus triste du monde ; il a'j a qu'une seule feuètre à double grille, dans une muraille de six pieds d'épaisseur. Je viens de recevoir une lettre de ma sœur de Cbevreuse* k ce moment, où elle me mande qu'il a été taxé, mais je n'ai jamais pu lire à combien*. (B. A.)
H. DE TERLOK^ A COLBBST.
Monsieur, il me fAche extrêmement d'être obligé par la persécution de M. le comte de Tot^ de vous parler encore de son aiFnire ; mais comme il espère, la chambre de justice finie, qu'elle aura un succès d'autant plus favorable que le Roi lui fit dire par M. de Lionne qu'il lui abandonnait les biens du sieur Pellisson pour la somme qu'il lui devait, et qu'ensuite de cette parole il avait poursuivi et obtenu une condamuation contre ledit sieur Pellisson, laquelle n'a pu être mise à exécution, parce que tous ses effets avaient été saisis par la chambre de justice; j'aî jugé. Monsieur, devoir vous informer de ces choses, et vous dire que je n'ai pu témoigner à M. le comte de Tôt que vous m'ayez fait réponse, ni qu'il se trouvât de la difficulté à son afFaire, ^'u principalement qu'il insiste toujours que cette somme lui a été envoyée par le Roi de Suède pour son ambassade, et que par cette raison elle devait être privilégiée. Je ne doute pas, Monsieur, que si vous trouvez jour à l'obtenir dans cette occasion, tous ne le fussiez de bon c<Bur, pouvant vous assurer qu'il est en grande considération dans ce sénat, et qu'il a, de plus, de très-bons sentiments pour la France : il m'a prié de toucher un mot de cette affaire à S. M., sur ce que le sieur fionneau lui a écrit que tous aviez répondu qu'il en fallait parler au Roi. Je vous demande mille pardons de tant d'importunité pour ce sujet. (B, I.)
A Stoelholm, le ai novembre ISes.
1. Marie de Robra, d'Alwrd veare du duc de Lujnes, pair et connétable de France, el en secondes noce* du dae de Cbeireuse, grand chambellan et grand fauconnier de France, morte i, Lagny, près de Cbrllei, le 13 août 1670, lg«e de loiiante-dit-neuf bos.
a. PelJivon avait été taxé k 300,000 Ut.