‹ Archives de la BastilleChapitre 50 sur 137 · MORIN ET SA FBMMIÎ, ETC · texte numérisé non relu

MORIN ET SA FBMMIÎ, ETC

Je ne roulas pas lui dire ce que je pensais, de peur de me décoarrir trop : c'est à savoir que l.-C. ressuscité en lui poor son second afénemeat en terce ne se quittait pas comme cela, comme on pourrait quitter un dessein formé ou quelque mauvaise habitude, et qu'il ne pouvait pas se dépouiller de la qualité de Fils de l'homme, entendu fils de Dieu, comme il me l'avait écrit. Je pris congé de lui feignant quelque affaire pressée, craignant qu'il ne me demandât les écrits que j'ai, lesquels je ne lui eusse pas rendus.

Le 32 de décembre 1661, j'allai voir ceux de cette cabale, par lesquels il me fut dit que le corps de l'Église romaine est l'Autéchriit, parce que l'Église est corrompue en tout son corps, mais qu'elle est fidèle en l'esprit de chacun qui est fidèle et divin, qui n'est pas corrompu et qui est au-dessus de la loi de la gr&ce, et par conséquent n'a bescûn ni de rien demander à Dieu, ni de rien recevoir de Dieu, parce qu'il a Dieu même et qu'il est Dieu.

0 me fut dit aussi que le pape est la bftte de l'Apocalypse, que les sept cornes de la béte sont les sept péchés mortels, parce que le pape est abandonné à tout intérêt et à toute sensualité mondaine.

Il me fut dit de plus que, par l'alliance qui est faite mainlenant de Dieu avec le diable. Dieu sauve tous les réprouvés par la justit-c et par le moyen du péché, qui est une grande humiliation dans I«quelle il les fait tomber par le moyen du diable qui le sert ft cela,, parce que la plupart des chrétiens qui vivent moralement bien sont tièdes, n'ayant point d'amour pour Dieu, et que Dieu n'aimant point les tièdes, il les fait tomber en péché par le moyen du diable, les faisant succomber sous la tentation pour les convertir après le péché, et pour les remettre en grâce, puis en gloire, dans laquelle on est impeccable parce qu'on est Dieu et qu'il n'y a point de mal en Dieu.

II me fiit donc dit queDieu et le diable sont maintenant d'accord pour sauver tout le monde, tant pécheurs que justes; que Dieu n retiré sa malédiction, et que chaque chose retourne en son premier état; que l'ange malin a été créé en gr&ce et doit retourner en grâce, de même que l'homme doit y retourner; que le diable ne retournera qu'en grâce et ne passera pas à la gloire, mais que l'homme passera à la gloire par les souffrances, et par la souffirancc du péché,' comme il a fallu que Jésus-Christ ait soufiert et ait porté le péché pour entrer en sa gloire. Que tons les hommes seront

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u% HORiN er SA nauiE, FTc.

sauvés et iroat & la gloim, les uns par Nmonr, c'eat'^-diR les spiriluds âétMhés des sent et qui denendront drams parYsmoat de Dieu qui est au-dessos desvensJEft de la loi, et delà foi et de tout; et les autres par la justice, en tomlmnt dans le pécbé par le moyea du diable, parce qoe le pfehé est une grande pairitioB el la plus grande des hamiliilîMis, par laqudle on -sort de la tiideiir, puis on se relève plus vigoureux et plus ardent après ttre tombé. Sur cela il me fut dit des choses bien particulières de iti Malherbe et du déf^Dt curé de Saint-Hoch qui était un homme de bien et Chaste, mais coBiine la plupart des antres curés ou docteurs, ou no* très prttres, c'est-A-dîre tiède et ue pensant qo'au comimerce ordinaire par les sacrements. Quecette femme, par le moyen du diAle qui est eu elle comme serviteur et duquel elle se sert, aBsit tenter ce bon curé, allait lui sauter au col, le tourmenter et -demander à coucher avec lui. Qu'en même tenrps qu'elle le teuloit extérieurement, elle ordonnait an diable de le tenter intérfeurement; qu'après plusieurs assauts semblables en divers jours, comme b Malb«be elle-nième me l'a depuis raconté, il vint la chercher chei elle, en sou Ut, pour accomplir son désir avec elle, mais qu'elle, se contentant de l'avur fait cooseotir au péché, se moqua de lui, et qu'il s'en alla. Sur qnoi, me fut-il dit, il ne pouvait comprendre le mystère qui se passait en «ettefemme,'etil etit voulu avoir la . moitié du petit' doigt coupé et mvcAT ce qui <éta!t 'dans la léte de CTlle personne.

U me fut encore dît que cette Ifalta^be satneles répronvéïaprts qu'ils sont morts, etqne Dieu lui eavoîe'tenrsftmaspour les juger, parce qu'il ne les juge pas et qu'il lui en laisse le jugement, et ^ qu'elle les sauve tous, parce que maintmant (jue Dieu a retiré sa malédietlDn, il veut toutsauver.

Il me fut dit encore ce jour-là que l'état ou le temps de hgriee de Msns-^rist est passëiOonsommé et aooompli, Qu'il ne but plus sïdresser àJêsos-Obrist, cela ét«it inutile-disormais, et qu'il lirai seulement adhérerauPère en esprit.

Que la grAce était dDnc'raaiBteniint consommée et anèanâeitour laisser régner'la gloire parle jugem«tat du FHs de nioinraeea sOD -aitcond «véttemeilt, qui estMoriQ,et qui'TeDdàlaB!Aare,eeqailai appartient aprts la consommation deJa grftee.

1t>ate -cette doctrine est semée au long dans- les 'écrits de Moria, ' tant en prose qu'en vers, qui sont entre nos mains.

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IMtlN: ET U. FEMIF, RTC. U3

.ftœ lui dit cncote lise ide» dwneiartîoleB.do sj«ib(t}e,Ja('cix poBoilen étalant diji aecomplia far le règas de la giAes dftiénn- ChBSt«-<gui éivt pusâe etaoésntie, ^ queles.sx-dDFBiersTarÉJeles «'•cconftluMieDt mitintBMtflt, dopiiù l'asDée lâftO, par le règaaxlu fMott-Ksprit, parkMi^:ËgtÎMaatbDKiiiwi]ut allah 6tra<uiie^life «wrefeeUe de tontes oalioas et seeles, par la oonmMiiion des mots «u des fidèles eB.asnoiireteacfaanté,^doranile Pèrefairement sd espiitetTérilé, sans aacTeBientaetHins'Qulte'eit^riew, par la ré- Biisnon de toas les péchés; Dieu tout, bon roidant font Morer, «t jpar la TJftéteoielle ou le règne de la gloire de l'ime et,du oortnior lalerre.

Le 27 décembre 1661, je ns la Ualberbe.daos sa ehao^ire; elle jne témoigiiaiqu'dleTODUit faire aDe.aUtanceb)eDpartîoulièwaTec mot de frère el de aisur. D'abord, l'arant tHMfée qui lisait le Ainre daC]iapp7, je lui desaaodai ce ^D'elle eopeuiùt; aw quoi, elle me 4tt qoe- seloa les diverses Jectures qu'elle faisait, elle arait IrolsieortesdegoûtsdaBslaboucbe. Que lorsqu'elle lisait quelque phoaeide boD, elle sentait ■ua goût de sel dans la Jwuche; loraqu'elk lisaôt Qoel^echase de mauvais,' elle séotait un goût d'amertuaeiifl lora^'elle lisait quelque chose de tout divin, elle y seataitua goAt de ftucre, et que Dieu lui faisait aiasi oonnattre oe qu'elle deriît peueer des choses qu'elle lisait. Je Ihï demandai donc oe jquel ^oût .elle sentait en lisant ce Charpy. £lle œe répondit qu'elle sentait «D. ^oOt tout de saore, et que ce Urre était tont divin et adainble.

Donc, après m'avoir témoigné qu'elle Toulait iïîre alUa>ce Mbpai<ieiiti6fe arec imoi, elle me dit qœ l'esprit qui était en Morin et .Beluiqui était en moi combattaient l'un contre l'autre; que i£His ideax étaient grands et >puissaats, et qu'il nitlait que l'un eût ta nc- 4mre «ir l'autre ; qu'il fallait qu'il me ilt périr ou que je le Isse périr,.ie lui disque si l'esprit de JésHS-Chcistélait en Morin, }e d£uis . tsmn lui céder et qu'il ne me ferait pas périr ; elle jne répiHidit : Il jSst.un Jésne-Chrifit ou l'AïUéchrist, mais loe faites semblant deTtan; ne lui témoigaex aucune (nwiofiilé, il voua dira tout et je vaut diiai 4eut. £Ue me dit que mademoiselle de la Chapelle et lui avaient quelque, déflanee de imoî. i cause de madeœoieelle de Clkwiile qui m'avait antcBé. lee wxr, «t qui ne les aimait pas, mais que je ne .dâse mot, et que.je las iùfu&se parier.

Elle voulait me faire accroire que depuis tn)is..mois elle ii!anut

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Si4 HOBIN ET SA PEHHE^ ETC.

plus de commerce arec le disbie. Je lui demandais! elle n'avait été qu'une fois au sabbat; elle me dît qu'elle yavaitété sept ans durant. Je voulus savoir ce qu'on faisait là ; elle me répondit : Ne soyez point curieux, soyez simple; ne me demandez rien, je vous dirai tout. Pour ce qui est de la conversation ordinaire qu'elle avait eue avec le diable, elle me dit qu'il lui avait apparu en la forme de toutes sortes de bêtes, excepté en la forme d'un ine, parce que les ftues partent la croix sur le dos. Elle me dit que H. Horin était fort inflnneponr la cbair ; qu'il avait fait ce qu'il avait pu pour coucher avec elle, et aussi pour coucher avec mademoiselle deOtnvilIe. EtenfiDeUeme donna pour avis que je ne la vinsse voir que les matins, et midemoiselle de la Chapelle que les aprfts-dlnées.

Ainsi je laissai passer les trois ou quatre jours restant de l'aïuiée pour ne leur faire point paraître d'empressement.

Un autre jour elle me dit qu'elle avait été sept ans au sabbatsans lavoir ce qui s'y faisait, qu'elle y avait été encore sept ans pours'eD retirer; ainsi, qu'elle y avait été vingt et un ans. Elle me dît qu'on l'avait tenue pour uoe possédée, pour une sorcière et une mi^cienne, mais qu'elle disait : Si je suis possédée, exorcisez-moi; si je sois magicienne, si je suis sorcière, délivrez-moi du diable ;qaercQ a fiait tout ce que l'on a pu sans rien faire ; qn'il y a en elle comme deux abîmes que l'on ne peut sonder ni approfondir, et qu'elle est comme une mer sans fond ; que nul ne peut rien comprendre de ce qu'elle est. Qu'elle est mariée à Dieu, et que l'ona cm qu'elle étsit mariée au diable. Que Dieu est le p^re des esprits, et qu'elle est la mère des esprits et qu'elle doit juger tons les esprits.

Elle m'a dit encore, depuis, plusieurs entretiens qu'elle a eus avec tes esprits. Je lui demandai si c'étaient de bons esprits ou de mauvais esprits. Cela n'importe, me répondit-elle, ils sont tousm£> lés, et sont bien d'accord ensemble. Toutefois, elle m'a avoué que son entretien ordinaire est avec un diable qui l'appelle toujours mi mie. Elle m'en parla comme d'un fort bon diable, qui honore Dies et le respecte, et qui dit qu'entre eux diables ils sont bien mei]leurs que les hommes, parce qu'ils croient Dieu et se respectent, et parce que les diables ne se mangent pas et ne se détruisent pis les uns les autres, comme les hommes se mangent et se détraîient les uns les autres. Elle m'a dit plusieurs choses semblables de la bonté des diables, qui sont pour émouv<»r i pitié sur le sujet de leur lamentation pour n'avoir pas voulo adorer on homme.

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MORIN ET SA FEMME. lirrC. US

Le joar des Bois, il m'écrnait cette lettre sur le sujet de l'enlretien que nons avioDs eu ensemble :

Cb Joor dM Ridi IMl.

11 est visible, ami, que l'état dont vous m'entrettutes sTaut-iiier, D'est CD TOUS qu'une Itceuce de grâce et une tolérance de la bonté de Dieu enl'bomme bien iotealionné, et de conséquent très-dangereux, et qui ibt ou tard sera recoupé et prendra fin ; car si c'était une poissance et volonté absolue de Dieu en jiistice, et qui fût de gloire par Dieu vivant, ressuscité et régnant en vous, comme homme fait Dieu, quatre choses principales s'ensuivraient : l'une, que ceux sous la loi des mandements des hommes vous e^mërqient un errant et TOUS auraient en horreur; la seconde, que vous ne chercheriez plus ries, soit curieusement ou nécessairement; la troisième, que vons ne posséderiez plus rien actuellement, parce que la charité de Diea TOUS aurait dépouillé de tout, et la quatrième, que vous' ne craindriez ni ne douteriez plus de rien qui pût Atre péché; et je ne serais pas obligé de voqs dire, pour répondre à votre demande spécifiqae, Si votre œil vons scandalise, arracher-le (et ainsi de tous les autres membres), parce que vous l'auriez fait ou le feriez sans aucune consultation que les rudiments de la première gr&ce, assez révélés et aulhentiques en l'Ecriture qui vous est familière. Si, de plus, TOUS participiez à la première résurrection sur laquelle la secwnde mort n'a point de puissance, non-seulement vous nous discerneriez, et ne demanderiez pas comment nous nous disons Fils de Dieu, pour ce que les véritables ouailles et plantées dni'ère, qu'il a données au Fils, entendent sa voix et la nAtre qui composent ce glaive à deax tranchants de l'Apocalypse, dont l'un des tranchants est voix d'amour et du Père, et l'autre tranàhant, voix de jusUce, savoir du Fils, disant jugement; mais de plus, vons sauriez expérimentale» ment ce que c'est qu'impeccabilité, par la plénitude de la divinité habitante en vous corporellement, et ne douteriez nullement que tontes choses vous seraient licites, quoique nontoutes expédientes, sinon pour aveugler ceux qui veulent trop voir en tentant, le dis* cemement desquelles, en quel sqjet, et au regard de qui, ne s'em> prunte ou apprend de personne, chacun ayant sa propre règle en soi, an regard surtout du spirituel et surnaturel, savoir Dieu Père pour la lumière et faiseur des œuvres de jour et qui peuvent être connues, et l'Agneau pour chandelle au regard des œuvres de nuit (&

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2W MDHIN EH* SA>FaUIE, Elit:.

qiiîriia-v«îtgODU«6'«Btcii4X dODtiaiKuma-dflRBDtJtreicaobAeaa^ foibles et simples de bonne volonté, et d'MtoMiaaailBitéei, oa-cel- Ies-I& môme pour raveuglement des doubles el malicieux.

Ne sirer-Tons pas aasjl que chacun reçoit un nom, dont nul ne coi«Itla'TCrta9«B>celDÎ:qitîleraçoitTQ»siileTMrt AUîtdegMpe etOMomB fln lapUaitadvdetsaiitfsv la-cbaBtéii*Diea.eB>voai^Be< TWi-poi^ilatUc) BeiflUBifaatenit bimpluB-eiiTtrS'Crite'œtme'et pearnaHUUiiaainea.qne no» TOtte corioeité fwi? taol d'enqaftles, panccs: quft In choses de Dieu se restentent-et %goùteBl bMwBOHp iJiMparattiHiohwMiit etireaaacÉMaentiatéEieag àquî 90 tpprtMJh» coaMQailaf^clàtnt,.ÇDe non panaveancstaoUcff fiomaiflsaBBes eMéBimntSf .qai sent :piuB obitoelaa -qoe «nia «(^«M d* I«Ri6fe; elBnitMlk.c8iH-4DLfaBtpMCaB»oadei[HritKaHi6,doBt(^*rHé-dM ëlBt foariimeat>et«onibleipaar'épwaTaet«flftttadede'la virité<«l sciiditéide:leneT<i«ationetiuoflnHoi^.coisnB-dcpwl»raK7elmBiMiétrieBpa%J'aides«ifaat^4i*iirMciBe«t.4éelnrs«'denetr»pH>*' tia^>ation &.«» fiicuilét. teiii9ortlie8j.aUeDdn4iw-nHW ne donteneB pus 'de ia boott et .{BDiideaoe' de Dieu enms tscL, soit par lui-ortme QSLparaoDS^. quand oeiifr.saeaititB'BB von «omamnt oe-';t»toiis pamnex. bien pwdce sa»» noas,vrtaa début dsoeiM le remettM. Cm jagex akk.sa^tÈce de (Siristr Aoualetieipèecs inoriwdv pua daiaésoua.'la.loita.-ité stgloneoxj paûGODt et profidnt-è qui s'y eBt<Mofléf.T(iinta>aboiK]«at;ei.héii6(H«lioDf, coaibien>^«BdoiHI' 6tr*glari«n^pBiBMatetpiMmdaiil,Tonreplande!béflédietiam,sMi' lat espioea TÏtes^raincmiDles de l'hotnna domtci sMsila.grtte Itu^«!;>caDAci et cotera. eaiviàlfr,«|iiioa paa une foi' lkMkBte4' tom Tenta. Gela, cal vous pa«ier.ds l'honimei«niamirt:fi«aebeift aaii, et paurmcidâdiai^ denat Dnu^ sek au sajeti«|ne-ja soia iareèdaoa l'état o&i'aiélé.trailéf-sMt-MLsqfltdel'ezécutioa^ejoTWi sdwmnd<n.ott.ptom.Diatt.,par moi, laqadmit ^se jrdisls toat«t denuiMteipaar efcpiar soa.amouirjeDm>>ToiB.et:ceaK'Ck>nKre4t«( etooOB«iiiwwc»TPire!d«teaa»et nBmpflnmoiinî pgivani^fla«ftul q«& jvoouro penc nsua^ pwjmticG, au déJartd'acttpiiec A MBipMwtg ekjie l'exécnLaB pw amour, et: qu'awsî il esfc bsoMeapi ptau- àêmivanlacCQX qoe ftoetaaaz de paCTCiiir:&.. nooa iétàtik amt^ aaM^oet atpyitdafot, dftrecooiwiaaaiMBetéeiteirieBiQiv etgawa wift'cjHèwi . ek<aiB«èi«aeaaiiaaioaàraspnt^i Tanaïia>lc ^en.aony etec>A t»tn.peEaMD«v>twtds;ta iMre>q«B à»ijot.îmmhtAf créiHj viaitca, aanaBiuaaaea(«Bti«tiBM.«tQr«tt4tHSt aoraatipKsséea^.oootiByéw,

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HOBIN ET &L FEMME, ETC. 2i7

présentes et à. Tenir, voire pour jamais; en sorte que tous mourrez eanos maios.et à ootie di&positioo, à tout, sans réserve, a'eateodaol ni ne voulant tïtes dorénaTant qu'à ce que nous trouTerons bon, en.anion de celui qui tous parle et qui écritici.Ëtla raison de cette eoUire démiaskm et prescription est pour ce, qu'outre qu'y seriez obligé en ngueuc de justice après la mort et sans grands frnits, c'est que c'est le même Fils de Dieu qui a tout quitté pour l'homme, toIto mAjne Dieu son père et les délices du ciel eu son premier ayéaejneut, lequel tous parle et tous demande tout en ce second, jusqu'à vouloir biu ramper arec tous et sans monture, si TOU& ne pouTes,nou8 mieuz monter elfaire servir qoevous n'êtes, ou. du oiûiDS égalemeot, le serviteur n'étant plus et ne deTant être mifiiuque 1& maître, ou si vous voulez, le frère mieux que le frère. De Taçoik que, laissant même en arrière le droit d'aloesse, le jugement et la justice à vous, eu remplissant ainsi, autant qu'eu tous est, notre Taltée, ou en aplanissant voire montagne, qui est le moioa où Cbmt se puisse borner en cet avènement, voire même en regantant la personne du Roi , S. M., ne pouvant avoir de commumoa ni d'entrée ï l'œuvrs préseiite> du salut qu'en noua rendant sa ^ire et ses facultés communes, selon même qu'il lut a été manî-' festé; et quand je parle à vous, je parle & tous; mais à vous précisément, pour l'exemple à ceux de notre catégorie, capacité, connussance elintriUgenceqtn verront oo'qui liront ceci. Un poêtre, ces ans passés (après la secoade assemblée générale du ctergé),n'ayaot oint ses yeiu d'un collyre, ni voulu à ce prix de nous tout E&mettre et ssumettre, acb^ei de nous l'or éprouvé, s'en rctouana pensif après qu'il eut entendu notre deuande^ et je ne l'ai plus, revu poor auauoe' condescendance à .cetle-démiaùon, s'étonoanb possible dece qu'on voulût tout ou rien, pour eoirer en la com^ moQÎoD àenoke tout dasalut. oïl de gloire, quoiqu'en l'exemptant de toute rigueur, du jugement de .Dieu après la auirt..Blaîs c'est ma. cbargp de le maiii&5teE&.cbacua.particaliâr qui ne vena pour le» cboacs de Dien,. ainai qweje l'ai manifesté.auz puiseancea tant la^, qqea.qu'ecclâsia&tiqoeaetau public, ktoa décbai^e sH£QaaBte,doaL teUecpuissancesen restentcbaEgéea particulièrement. Et je Ji'ai, ordre d'ouvrir la porte de la gloire des enfants de Dieu, soit en esn pniou enjCOfpB,.en temps et en éternité ni dngarantiraucun.de tomber eatre les maios ia diable et de l'ire daSiau, uns cette d^ ondatioii de tout et de volonl4 entre nos mainsi ou. retour k-qfmi>

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318 HORIN ET SA FEHUE, ETC.

que ce soit qu'à ce qu'il nous plaira ou à qai nous en donneroni cliarge; le maître ici entendant (à ne tous poiat flatter) de faire telle part aux autres que bon lui semblera de ce tout, sans qu'on s'enquière s'il prendra tout ou la meilleure part, ou la moindre, oa s'il les rendra égales ou communes. Sans quoi exécuter de la part «le qui entend ou entendra cette mienne voii oa pareille précédente, ou ci-après de nous, ou ftuotre ordre, je le répète, que nonseulement l'entrée de la gloire des enfants de Dieu leur est feraiée pour toujours, mais qu'il est aussi plus désavautageux de nous connaître et fréquenter pour tes choses de Dieu qu'il n'est fructueux. C'est pour cela que je me décharge à tous par ces lignes, suinot même qu'avez souhaité que je tous parle franchement. Sachez toatefoîs qu'en me regardant homme et chair, voire de basse extraction aux 7eux de la chair, j'ai plus de peine et de combat à me résoudre à demander ce tout à la rigueur, qu'aucun n'en peut aroir pour le donner, et ce souvent ; car naturellement j'ai le cceur asseï bon pour me contenter de peu plutôt que de donner lieu aux mésintelligcnces, de me considérer ou pour ridicule, ou pour quémandeur, ou pour ambitieux, et possible pour tout ensemble et an deli. Mais à qui foit la volonté de Dieu, tout lui est égal quant au foad, gaoiqoe'quant au ressentiment

Depuis cette lettre écrite le jour des Rois, avant que d'avoir reço ma réponse, il m'écrivît la suivante :

■ CeiaJMiTlerlsa.

Ami, comme Tousihtervenez dans le temps que ma femme et moi avons tout renvoyé les suites et derniers eOets de cet avènement à Dieu et k sa justice, lui ayant remis tous nos intérêts entre ses mains, après que beaucoup plus que suffisante manifestation et ré* quisitiou d'îceux aux puissances et surtout aux ecclésiastiques, si Totre intervention est pour accommodement en miséricorde, et que les ecclésiastiques se veuillent relever et rédimer des derniers excès de l'ire de Dieu, déterminez envers eux leurs bénéfices, lesqacli sont confisqués au Roi de par Dieu; il leur est besoin d'obserrer et exécuter ponctuellement' ce qui s'ensuit, et sans y perdre de temps.

Premièrement, ils ont à représenter au Roi la vérité de cet avé* oemcnt du Fils de l'homme, en avouant qu'eux-mêmes ont été aveuglés et surpris en la reconnaissance d'icelui, attendu les divers nua-

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HORIN ET SA FENHE, ETC. 2i9

ges qui l'enrironnent en notre personne; mais que, comme ils espèrent excuse et pardon de Dieu et de nous , ils supplient aussi S. M. de les Touloir excuser de tous lenrs dits et faits au contraire, et du rejet qu'ils en ont fait sans son autorité.

Secondement, ils doîveat supplier le Roi que, sans déroger ft l'obéissance qu'ils doivent k S, M. comme snjels très-affectionnés, et au regard du temporel, il leur donne la liberté de nous recoo- Dattre et confesser hautement pour principal des pasteurs en qualité de Fils de l'homme, et de s'y soumettre au regard du spirituel, du surnaturel et du culte divin.

TnHsièmement, après avoir délivré notre ami Tboraé qu'ils tiennent prisonnier en l'officialilé, et qne [K>ur réparation d'honneur en son endroit ils lui auront concédé et obtenu du Roi, à leur possible, la première dignité d'entre eux et les fruits d'icelle (ou que, se cotisant, lui auront donné pension correspondante à la qualité de leur évfiqaej,ils soient tournis et disposés de recevoir nos ordres par lui, tant verbalement que par écrit et pour toujours.

Et en quatrième lieu, que se tenant soumis à uous, comme la chair à l'esprit, et qu'en recevant notre parole ' comme de l'esprit du Christ ou Saint-Esprit, ils souscrivent à l'ordinaire celle de notre parole que jugerons àpropos, pour, en l'appronvant, parvenir à deux Sas : la première, à ce que le privilège du Roi y soit apposé sans difficulté de leur part; la seconde, à ce que, par leur même voie reçue des peuples, les dernières volontés de Dieu pour l'amplitude de ses miséricordes, le couroiAiement du salut et pour sa gloire soient reçnes de tous, ou du moins aient lien de l'fttre, pour leur décharge valable devant Dieu et les hommes, laissant à leur discrétion et juslice toutes autres reconnaissances et réparations qu'ils semblent être obligés de faire & celte famille pour tant de diflkmes et persécutions qu'elle a souffertes par eus et.à leur sujet. Car, quant à ce qu'ils estiment en nous de défectueux, ils ne doivent trouver étrange que nous, étant majeur, les traitions par un juste jugement de Dieu, qui les aveugle, comme ils nous ont traité en minorité, disant que nous crussions et fissions ce qu'ils nous disaient, et fissions ce qu'ils faisaient. C'est pour cela que, avec beaucoup plus de justice qu'ils n'ont fait, nous leur disons aussi bien qu'aux réformés, non du tout éclairés : Croyez et faites selon notre parole et le don de foi que

1. n t'tfpt Ici âw tetit» de Horio brtUéi par U bonrrau, lolTut urit du par-

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SSO HORLN ET Si FEMME), ETC.

TOos aveZf et oe faîtes pas ce que tous estimex que mal faisons. Auasi n'appartienMI aux serviteurs de scruter et contrôler ce que font leurs seigneurs, ou les mineurs les enfants majeurs.. Si dods dérogeons h justice, elle est aussi bonne pour nous 4)ue pour enz, et ae s'en doivent intéresser, tu même .qu'ils, professent grftce et ea ont besoin.

Voilà, ami, ce qui peut réintégrer l'ecclésiastique en son devoir, et le rédimer de l'excès de l'ire de Dieu sans miséricorde, en obligeant le Fils de l'homme d'oublier toutes, leurs ii^'uies en son endroit et ne les point rejeter et nier devant Dieu son.père et les anges. Car, en. véûté, ila ont. plus à taire à nous qu'à Dieu, pour ce que Dieu nous ajant donné tout jugement, Dieu ne xerz. point conleat d'eux si nous ne le sommes, et Dieu sait que je les en avertisderechef, beaucoupplus pour l'amour d'eux que pour, l'amour de moi, sachant qu.'il j a procure pour nous par justice, (wœme j,e voui l'ai déjà dit.

Or, voyez si votre intervention est pour cette réconciliation et accommodemenL C'est la plus présente et louable occupation pour TOUS, voire trèft-importaole, et néceasaite pour enz, où , vons puisnez vous emplojier en. vue de Dieu et dedaos son œnrre.

Prenez garde d'être partial en la montre de ces lignes, car la miséricorde et réconciliation présente est proposée à tous, sus exception d'aucun des parUs diviséa entre hommes et comme hommes, qui coudescendroul à ce que dessus et avoueront tant leur aveuglement passé à reconnaître le Fils de.I'homme en nous qu'à l'y. vouloir bien reconnaître et croire dorénavant et nous en lui. El cependant que vous noos en pourrez donner heureuse nouvelle) vous êtes supplié de prendre tout le soin à vous possible, par vous ou vos amis, de la subsistance de ma famille ; car^ travaillantealïiTGur des hommes, c'est à eux à me maintenir, s'ils ne veulent tenter Dieu comme on l'a fait jusqu'ici, qui est tout ce qui se pourrait faire paimi les paleus, et non jamais entre les chrétiens, sinon qu'ils veuillent bien entrer eu plus épaisses ténèbres pIulAt que d'ensor* tir. Ce que n'espérant, vous vous pouvez assurer que je vods suis en vérité tout ce que Dieu veut que je sois et rien de plus ta moins.

A la lettre du jour des Rois, j'avais fait cette réponse saivante, pour rengager davantage àse découvrir, et je ne l'avais pat en-

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MOma ET SA FEafMB, ETC^ S3t

coreeDTo;éelanqi^.j;e reçus de lui cellâ..(tu16 jaiuier. Malellta. étaîLaiosi:

Ca 17 Juvler iwa.

Voiu coonAlIxez de phis. ai v)"*t trJtMiber ami eo Notre-Seîgqeur, qoellee&t ma franchise et JBaBkicérilé, et qu'il n'y a mo. dé douliifi en moL G», qi^l est double est du démon, et ce qui est simple est de Dieu. Il n'y adonciiea que j'aime tant quel»sîmpli> cité, U. vériU et l'unifonaUé. Pour cet effet, vous verrez que je poosserù l'œuvre da EUeu eo nous de tonte ma puissance temporelle et spiritoelle, et que j^ nty épa^narai rien.de ce qni me reste pacmi mes amis, ppisque Dieu m'a tout 6té par seu pur amour, pour m'aniaatic comma iI.8aTait quIilitaUn^eseaice pour être tout Jt lui et pour:D!avoir appui, qu'ea lui.

Amc tant cela, quand il mènent un écu,. je U donne aurpaurrea. aosiiUU qu'àmea enfonts, me âant en sa priovidenee. Et je voua dooHÛ. ainsi ce que jfl.porlai.raatie jour cbes voua. Je le ferai encore quand il me viendra quelque chose, ou quand quelque persouneile Itisu me doaaeraqueli|ue.' chose i distribuer, 11 n'y a ries Qie je ne vous ahandoDhe pour l'œuvre de Dieu en nous. J'ai beaucoup de connaissances qui peuvent noua fitre ulilos, et pluaeurs pArsoQoes me. croient sur ma partde et t&chent à BiiÏTre mes seotiment» ; .mettez tout cela &. l'épreuve» et vous vercez que.je ne riservecai rien. Je vous promats encore ce que je vous ai. promis, et. œ. que. je voua doU, qui. est uue fidélité et unO' obéissance aveogjes et sincères, ppus tout £Q ^ue vous m'ordonnerei de la part de.Diaa.!StsdoaiUea.Voil&.cequaja'Vonadois, veicianssi ce que vOQfiiiuideTex.; véritéf constaooe et égalité on mùfoomité. Car jamais iftJie serai si simple que do m'apfuyer suc une chose chancelante. Ja voua dirai doue, avec ma Iranofaise couUnuelle, que je fus surpris, dans votre, dernier «itietieB ea-ma. chambre, quand, vous me dUea qpe vous estimiez que Dieu était cootent devous, qife vous étiea résolu de laisser tout là ei.de penser à. arsir quelque eo^oi pour le reste de vos jours afiu d'entretenir votre famille. Alors, sans une pcneime qw viat me deoiander pouraihirepressée, je vous eusse dé—lé' conraeirt^ i! était-possible que vous pussiez abandonner i^iOTTedelMBircn vens et quitter le penoBBagede-nis de Ittomme on de Jésus-Christ, esprit en vous, et tout le fruit de votre doctrine, que je trouve partout admirable, et que vous prétendex répandre par Tordra. de Ifieurpar tfiules les aatioa>,.pHisqDe votn

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