‹ Archives de la BastilleChapitre 52 sur 137 · HORIM ET SA FEMME, ETC. SS · texte numérisé non relu

HORIM ET SA FEMME, ETC. SS

Du IS jftiiTler 1C61.

J'avais foit dès liier au soir celte réponse à la vôtre da jonr des Rois, lorsque je reças votre dernière du 16 de ce mois, à laquelle je snî> résolu de satisikire eu exécutant hardiment et constamment ce que vous m'ordonnerez, conmke chose à quoi j'avais déjà toute disposition, si vous me donnez assurance que vous ne m'abandonnerez pas, et que par aucun respect humain ni crainte de quoi que ce soit qui nous puisse arriver, vous ne renoncerez jamais votre doctrine ni la qualiU en laquelle vous voulez être reconnu et que- TOUS ordonnez à tous que l'on vous donne, du Fils de l'bommt, entendu fils de Dieu, ressuscité en gloire en vous, en esprit, pour son second avènement en terre et pour jnger tous les hommes, et pour être le principal des pasteurs en cette qualité du Fîb de l'homme. Car ilest bien raisonnable que le soldat soit aussi assuré du cou-' rage et de la fermeté de son capitaine que le capitaine de son soldat. Après avoir reçu votre réponse sur ma lettre et snr ce billet, j'irai vous rendre visite aussitôt et vous porter ce que je puis pour soutenir votre famille, et je vous dirai ce que je suis résolu de faire, afin que par vos ordres mêmes j'avance l'œuvre de Dieu , comme je le ferai de toute ma force. Qu'il nous bénisse et qu'il soit seul béni de tous & jamais.

Snr ma lettre du 17 janvier et sur mon billet du 18, il m'écrivit cette lettre, avec toute l'adresse et tout l'artifice et tonte la délicatesse et subtilité qn'on esprit instruit de démon puisse avoir :

CeioJuTkrieai.

Voua avez beaucoup de feu et de zèle, ami, et témoignez grand courage et bonne volonté, dont je loue Dieu, et le prie qu'il tempère et vivifie ce qu'il y a de plus vif que ne requerrait sa sagesse. Pour cela, comme le trait d'ami est de ne rien céler II son ami, vous souB'rirez que je vous dise qu'en vous défendant d'une espèce de démon vous m'en êtes un vous-même, qui me tentez de rechef, et m'induisez à injustice, ayant droit de vous dire comme & saint Pierre, quoiqu'en autre sujet : Betirez-vous de moi, Satan. Pourquoi me tentez-vous? Voulez-vous m'empécher le repos que le Père même me donne? Voulez-vous m'engager au combat lorsqu'il veut bien que je me repose de mes œuvres sur sa justice? Pourquoi me juger par vous-même et des militants, en me rapportant l'exemple

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tu jMRitrcrsA FBniG.'rac.

des apfitres non ressuscites? Qael droit avei-TODa d'éreiller l'ime qui se repose en Diea? Pourquoi la vouloir asserrir en celaqoe JMea la laisse libre ? Quoi I voulez-vous m'obli^r à maintenir aae/ia^lîté que le Père se réserve de maiâteiiir en son temps, (w Toulez-wns que. je me repose plutôt snr votre zèle que sur Dieu, eu voDlaot vous assurer du mien? Seriez-vous bieu de complot avec les tonduleuz serviteurs pour me séduire s'il était possible? Vous l'eutnpreuez, mais je ue peux croire que ce soit sciemment, aius que TOUS êtes séduit vous-même. Hélas 1 néanmaiiis n'y a-lrll pas assa lODg^mps que je soulfre pour rassasier les affamés de mon sang? Et TOUS, ami, pour complaire à votre zèle, voudriez-ious m'engager à de nouvelles souHrances? Dix'buit ans de persécution émîoeole ne sont-ils point bastants pour vous donner des indic£s certains de . ma vocalion? Faut-il que Tous-mëme mettiez vos doigts dans mes plaies en les renouvelant, comme un saint Thomas, pour vous obligera croire? Et puis, parlant en hoDune, est-ce moi qui vons^ cherché? Si Dieu vous a envoyé, n'est-ce pas à lai à tods aiaintenir? Et si vous Êtes suscité de l'esprit du Christ, craignez-vous qu'il TOUS abandonne? N'avez-vous pas témoigné attendre quelque charge de moi, voire avec empressement? Et si je vous es donne aucune, ne vous est-il pas libre de la rejeter, plutôt que de l'accepter en m'obligeant à injustice? Si vous avez k combattre, n'est* oe'pasen qaalilé^de'valoataire oommeouioterTsaantïVocsiMtes point itqifielé ideinoas; ceuxqù donre»t vaiiiose i»«Bt en SBiig.St puis l'-on vous donne. charge d&.:g[tee9enl£meiit.'GeB^Qit-.pniqie nous n'agréions votre disposilion à combattre, moyennant qu'au lieu 9e nous soulager, vous ne nous chargiez point, et ne nous enga- .giez pointià^elqnefkHX-pfts, «emme 11 «etsitsi aooB sUisBS aussi nie que 'vona. Voue walez 'des aasuntooes d« noos, maise'ettli'Toas -à-«wirpri«-ns>nHiiireEet'V0B9«tre iB9tnilt4elaTtiIeiir4de«eki sous l'étendatd dsqnel «nras vsas pvopoMS poiv combattre. Qaoi ! VOBS vobIbb que la -obair réponde de l'esprH, et - c'est fesprit qui répond de laoi. Et vousne pouvez entendre -que -cpti est naatoe et TBtetqoand il loi plaît, lorsque Christ s'uxHneiode<i «on support qu'il conserve en sa gloire et pour sa gloire, oe puisw battre en reptraite, voire mâme euioannnt4edos,c(as«i dire lesTaïasiis l-sonisDld&t, qui môme n!ed qneTldoiltùre,' Car'TOBSpiw-îe de irien de inoi-vieme, et si vsus iUeneoez poor misbioopde, «vt^x à monprofltjiqui grftc*à Dieu û reçu mèérioarde, voire pour ton?

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mCrnSfET SA FEVBIE, ETC. S5

■Oubiea-nttiDn'mas qne ponr ime piitee de paîn devotis, 'toîm mCme qnBud'il j aonât de^ montagnes à espérer, je doive être "et sois » l&che que de 'me dfiaempanir, comme un aotre Esati, des droits, priTiléges, nposfet sonremneté que le Pire me concède ea union de BDoFîïsTfjUDÎI ayant tout jogement.lni en moi, et moi en toi, ne serons-point Kbre eu Tons aittiérant, d'areugler par notre silence on antremeot qui nous jogerons joste, tonchant la persomie et qualité du Fils de l'bomme, voire après £tre silTBsamment révélé en nons, et sons témoins?'Et noas seroos obligé de nous exposer, sons le 'bon plusir devotre tèle, dedans le vombat et les moqueries ites-serviteora insdents qui' Ibolent aux pieds tonte justice, comme Ptonadé^ ftiit, Il'Iïiudra répondre anx iniques et tentatives demandes "de chieds-qui- ne demandent qnH mordre, ou de ponr* oeauxqui oesont capables que de mépriser. S'ils ne croient sons deux témdns ecctésiastiqnes selon leur témoignage rendu aux ptiisaeoees qu'avez en'main, me.croiront->ils plut6(7 Et n'est-ce pas . -nAme tenter Di«u, à des chrétiens, qne d'en demander davantage 7 Hé 1 ne voyei-vous pas, mni, ijub sous prétexte, de vouloir maintenir les qoalftés et prérogatives du Pîls de Thommê; vous les lirz et déinâscz d'abord eu tant 'qu'en vous et par voire xéle, en nons'voalant asservirii -son temps, ^îeu et personnes, de le seconder? 'Non, non, imi,il ne^ient être ainsi sans injustice, voire contre lé SaitH- Bsprit, et ssna se géfaenuer l\m ï'autre. Or, noas avons assecd'-aotrea tyrans, sans l'Streï nous-mêmes. Et je suis ho&teux qa'il'f^ille qoe l'expérience mefMse proKrer ces paroles parmi les cbréfiens, cft pariant deqoien ftût'professioD, voire en plnséminent degré/et qae tenant le rangsot'^dmnt serviteur deDteu, ils aient tourmenté ennoasresprit'de son-Baint au point qu'ils l'ont fait et y essayent encore joiBTiellement. 0 pires que les Jaita incompsriAlemeiit, atteoda votre -profession, que vous «epa-t-irfart, sans prendre <8a mieérioDMe («éseote, de cnirier ainsi l'esprit devotre Sauveur, lenx n'ayant cruoi&é qne la (Aair «ans le connattrenien faire profe^ion! Mais TcreBant, ami; vens'derez entendre qoe^ans 'f état de gloire et de TésarrectioH, qui estcelu) de la justice et équité divine, cbacDn doit correspondre pour soi, et Dien pour tous ; diarilé nous y unit bien, ■roire antiut psifaKement qu'3 *e petit, mai» cette-m^ême dnrité Alt^qa*tin chacun prend plutôt le ftardean où il y en a àporter que Boos'te rejeter "sur aeeun, hors qoe la charité soit lésée ontre mestue et que la malice soit parvenue & son comble, ce qae ne

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»tt UOniN ET SA FEMME, ETC.

pourant adrenir eatre les Téritablea reasiucités, il y a plnlAl débat ft qui souffrira qu'à qui s'en exemptera. Et c'est pour cela tans doute que votre ami Thomé tient ferme en sa souffrance, ajaut suffisante preuve de cette charité en moi pour lui ; mais certainement cela lui est donné d'en haut, possible pour exemple h ses frères, car de ma part il n'en a aucune charge, au contraire il est appelé de nous au repos sur la justice divine aussi bien que nous, et il lui est libre de le prendre, nous suffisant que les puissances et les forces ecclé- . siastiques soient plus suffisamment averties de tout et qu'ainsi elles en demeurent chargées, sa souffrance maintenant n'étant qu'à la très-grande charge de ceux qui le détteoneut et pour être eaflo leur juge avec le Fils de l'homme. Quant à tous, ami, l'esprit qui TOUS a suscité, et celui qui en moi et sur moi, tous parle en coddescendant à votre désir et attente ; iceux vous doirent maintenir sans mon supportai sans mettre eu valeurque ma parole écrite eo liberté ; c'est à vous k voir, devaut qu'entreprendre, ki tous avei foi et force pour marcher seul sous l'appui de IHeu en esprit, et de la parole de l'esprit de son Christ, où il tous est manifesté sans vous appuyer de sa chair et support, vous instruisant qu'il n'est de ceux de gloire comme de ceux de gr&ce, ayant ordre et exemple de BOuflMr par le Fils de Dieu cmci&é, et ceux de gloire ayant la liberl£ de se reposer en union du même Fils de Dieu vainqueur et ressuscité, D'y ayant que l'amour qui les engage à souffrir après suffisante manifestation de ce dont ils ont charge. Après quoi ceux qui les font souffrir parfont le comble de leur iniquité. Exemptez-vous donc de ce nombre directement ou indirectement, par adhésion i pareil xèle que le vàtre, ou & aucun des enfants de la chair de Christ, dépourvus de la science de Dieu, et moins en vous reposant m iceux ni même sur la chair des plus parfaits, en vous ressouvenant que le Fils de Dieu même, afin que ses apdtres ne s'attachassent et reposassent sur le visible de son humanité plotàt que sur Dieu esprit, TOUS est donné, qui vous enseignera toute vérité.

Et en effet, ceux de votre état ne doivent plus connaître le Fils de Dieu selon la chair, pour s'y appuyer comme tel, ains doivent marcher eu son esprit dégagé de la matière. Car, quoi même qw. pour sa gloire U soit dit que là oil sera le corps s'assemblerort les aigles, il faut toutefois que son esprit soit tout en tons, sw^ pour cela obliger à rien ce corps ou support de l'esprit, ni celui du prÎQcipal ou premier révélé, ni de ceux d'aucuns autres de

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HORIN ET SA FEHHE, ETC. 2S7

ses patnés, comme antaot d'hosties Tivantes et sacrées, es quelles regardant Diea vimiit, l'on ne doit point toucher ni obliger à rien, non plus qu'on fait l'hostie au sacrement, sinon sous le bon plaisir de Dieu en elle, sans attendre rien précisément, ains référer et se repo»er de tout sur la Providence. Ce n'est pas que si j'étais interrogé sérieusement, et en liberté, par ceux qui tiennent lieu de maîtres, comme sont les rois, et premièrement du nAtre selon la chair, j'estime que Dieu me donnerait de lui répondre nettement la vérité, touchant la personne et la qualité de Fils de l'homme en nous, quoique je ne m'y engage nullement pour votre désir ni d'aucun homme, n'ayant obligation d'y répondre que suivant le bon plaisir du Saint-Esprit en moi ou moi en icelui bon plaisir. Car comme le Hoi nous a déjà rejeté ou du moins fait la sourde oreille, quesais-jesiTEsprit, indigné de son silence, ne Ini rendrait point silence pour silence, comme à d'autres, ruses pour ruses ; car nous n'avons autres armes que celtes qu'on nous met en main, et ne sommes que sur la défensive, en attendant la justice de Dieo, ne rejetant que les pierres qu'on nous rejette premièrement. Toutes nos armes propres consistent au glaive à deux tranchants sortant de notre bouche. Mais ils peuvent s'assurer que la balle leur sera toujours renvoyée. Car jugei si le Seigneur peut être surpris. Et pour revenir à nos réponses, quand on nous interroge, l'on prétend ou d'interroger en nous le Seigneur de tous et des rois mêmes, ou bien de m'interroger simplement comme homme. Que si l'on entend interroger le Seigneur, h qui en bonne foi, ami, est-il , obligé de répondre, et surtout en sa gloire et venu comme juge î Ne peut-il pas avec justice mépriser ceux qui le méprisent depuis si longtemps et ses avertissements? Que si l'on entend interroger simplement le support, ignorez-vous qu'il n'est pas en nous de répondre ce qu'il nous plaît, ains ce qu'il plaît au Saint-Esprit, qui veut qu'on ne se dispose à aucune réponse en ces rencontres? Partant, ami, oh puis-je placer votre désir, que je sois courageux, ferme, véritable, uniforme on égal à répondre selon votre zèle? Dois-je quitter l'uniformité du Saint-Esprit, douteuse, inégale aux yeux charnels, pour prendre l'uniformité des hommes, plâtrée et bien réglée comme un sépulcre blanchi? Encore donc que je vous accorde que voire zèle soit de Dieu, ne vous est-il pas visible qu'il défaut de la science de Dieu et qu'il porte la tentation quant à soi? Ne commettrais-je pas injustice d'y adhérer, voire très-

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VIS MOHIN EU SA V&iM&, bTC.

notable et ÎDJurieuse à Dieu 7 Car u'eitce pu nùm .Tonloir engtger & supplanter le Saint-Esprit, et immlBoer l'homme en « place, que de correspondre à TOtre désir? 'Ce n'est pas que j'y résiste, ami, et Dieu tait que je crains possible mwns qne vons; mais je ne délibère de rien. Le juge en moi saitcequ'il a kimre, et je ne sais pas & quoi il m'obligerait alors, ni ne m'en leis enquérir. Reste donc à voue de voir si tous consentez h pareille déliMration, savoir de ne vous rien proiofittce d'ua moment à l'antre, ainsi que je ne tous oblige à rien, a&n non-seutranent que TOUS .ne prétendiez rien de moi précisément en aucune occasion, ains à volonté de Dieu seulement, mais qu'aussi tous laissant libre, l'esprit de Dieu jouisse de tous plus parfaitement et toubtcpoùez sur lui uniquement en cela même que tous commuuiqntiez. Ce qu'obaervant, en demandant à Dieu qu'il toob déliTre, pour l'amour de lui-même, du démon du midi, comme de celui qui prenant la similitude de Dieu, et lésant Dieu, est iucomiparabteawDt plus dangereux et pernicieux qne celui de nuit, qui eat renurquable et ne lèse que l'homme, j'espère que vous travaillerez utilement,pourBa gloire. Mais je sais très-bien que comme cet œuvre est plus de sagesse et de bonté que de hardiesse et de fareui, il s'offrira des occasions dû la prudence voudra que tous nous dIrh, en vous faisant mCme à ceux qui nous blftmeront, nous blimaDt aussi par une sagesse oon&te en oharité. Ce k quoi nous nous accordons trèe-ToloDtiers , car nul ne peut selon Dieu relever ancun d'un bourbier qu'il n'enire avec lui dans le bourbier et ne ptenae la figure de sa chute ou embourbement, aioei que Christ a pris li figure de nos péchés pour nous en relever ; partant si tobs dtMervei ceci, et qne placiei la sage charité en tous, an lîeo qu'ocoape le démon du midi, en attrempaat Totre zèle de la science de Sua, tous ferez fidèlement et témoignerez £tre planté du Père célesteet eilToyé de lui pour planter & sa vigne. Excusezisi ,je ne pardonne point au démon du midi, voira ai je lui fais la guerre autant qne je lecoanaltrai en vous ou «n vos écrits; car c'est le volrair de lagleire de Dieu dont le roi eat ioi, lequel ne ji^ point sur les faellM ou difformes apparences, mais en vérité.

Il faut remarquer que Mwin cachette ses ^lettres d'an gnnd «■ofaflt folt eo façon d'armes enécosson, au haut duquel «Bt.d)«i cAlé une main aortaot du oiel, qui lirnf imn hatafr, «t'de l'wlR

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UOHI.N IvT SAfelilUlE, ETC. 299

est une maia qui tient une épée droite, la poînle en haut. Cela signifie le jugement de Dieu et la justice. Au milieu du cachet est nne botlC' de paille, à cAté un lion, et t l'autre c6té un bœuf, qui mangent la paille, et au-dessous est un serpent qui mange la poussière. Cela représente, à cequ'il dit, que Dieu, signifié par le lion, l'homme signifié par le boBur, et te diable signifié par le serpent, seront d'accord ensemble, selon le passage d'Isaîe h la fin du chapitre V : Léo et boê comedent paleat et serpenti pulvit panii ejus, non ■nocebantneque occident l'n omni monte laneto m eo, dieit Domitms. Au-dessus de l'écusson est une colombe qui apporte un rameau à son bec, et qui représente le Saint-Esprit qui apporte la paix; aux câtés de l'écusson, il y a ces deux mots : Iie<jmt Deus.

Le lendemain, 21 janvier, j'allai le voir pour porter à sa Femme quelque chose pour leur subsisLince, et je lui ti^moignai beaucoup de Tranchise et de reconnaissance des bonnes intentions qu'il m'avait données par sa dernière lettre. Il me fit paraître grande joie, quand je lui dis que Dieu ferait bientôt son œuvre; et sur ce qu'il me dit qu'il fallait prendre garde de ne point gâter l'œuvre de Dieu, en le précipitant et en le communiquant hors de saison, je lui dis que Dieu conduirait le tout, et que ce qui nous semblerait j être le plus eontraire y servirait le plus, et qu'il fallait s'abandonner h l'esprit de Dieu pour agir et pour soulTrir. Cela lui plut si fort qu'il me prit la main et me la baisa par deux fois. Il me dit que Dieu agirait bientAt en victoire ; qu'il avait déjà des personnes en rang pour combattre et qui étaientdéjà dana l'état de gloire; que, pour moi, je n'étais encore qu'en l'état de grAce, mais que je passerais bientôt en l'état de gloire, en abandonnant tât l'élat de la grAce; qne l'ange saint Michel et ses anges disposaient déjit les combattants de gloire pour l'œuvre de Dieu , qui paraîtrait bientôt, et que cette puissance de la terre n'y pourrait résister.

Dans le même entretien, pour lui 6ter le soupçon que j'eusse commuoication avec des ecclésiastiques , et particulièrement avec des jésuites qu'il croit ses ennemis, je lui dis que j'avais reçu une lettre, comme il était vrai, par laquelle on meproposait deux pères jéBDÎtes afin d'en prendre l'un pour mon directeur. Sur cela, je lui fis quelques questions touobaat les directeurs, et touchant d'autres cboses tt quoi il voulut me satisfaire amplement par une lettre expreesequ'il m'écrivit le SB du mémemois de janvier 1662, dont la copie ensuit :

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MO UORIN ET SA FEUMb), kTC.

C« se J*DTler 1661.

Quoique ma précédente puisse et devrait suffire à votre demande toucbanl les directeurs ordinaires sur votre sujet et de tous, puisqu'ea icelle vous voyez suffisamment que chacun doit, eu écoulant et adhérant à la voix écrite ou intérieure du Saint-Esprit, se reposer de tout sur Dieu, et qu'il est vrai aussi que la gloire de Dieu est lésée par ceux qui, étant appelés de Dieu, ne se confient de lui uniquequement, ains qui craignant déception, et chancelant à le suivre {n'imitant Abraham, dont ils devraient être les enfants), portenl à d'autres hommes la gloire qui estdueàDieu, en liranl leur gloire l'un de l'autre, ce que m6me vous devez savoir aussi bien que moi, puisqu'il est écrit en lieu à vous familier : Comment croirez-vons en Dieu, vu que vous tirez votre gloire les uns des autres ? néanmoins, la bonté de Dieu ici veut bien s'affirmer et s'humilier audessous de votre esprit, pour satisfaire à ce qu'il n'ignore point, comme le pourrait une personne non lettrée, et même que ce soit une complaisance qui n'a de votre côté aucune justice pour fondement, toutefois l'amour de Dieu, du nôtre, fera que cela mftme vous coopérera en bien, voire, je l'espère, aussi pour vous et pour plusieurs, comme par le surcroît de miséricorde que cet aTénement confère. Par ainsi, encore qu'une femme ' se soit étonnée de votre demande , attendu votre âge et science, et qu'il y avait i craindre que vous ne fussiez de ceux qui veulent bien savoir le sen> liment des autres, mais qu'après en avoir tiré la quintessence ils n'en font pourtant qu'à leur tête, ne rencontrant point tout ce qu'Us y espéraient, cela ne m'empécbera point de vous déclarer ma pensée touchant les directeurs , et ce que Dieu vous a donné charge d'en dire, voire à eux-mêmes, comme nous avons déjà fait lanl au livre de nos pensées et autres écrits qu'ils ont jetés au feu, qu'en notre manuscrit intitulé : Jugement de Die».

Et, pour commencer, vous savez comme quoi le Pils de Dieu dit de trois choses principales, savoir : de péché, de justice, et de jugement. De péché, pour ce 'qu'ils en auraient cru au Fils de Dieu, dont se colligent quatre choses : la première, que leChrist a répandu son sang généralement pour tous, voirepourfiter les péchés dumoade, efficacement s'il avait cru; la seconde, que les péchés du monde se doivent ôter par la foi en Jésus-Christ, t;t non par les œuvres

1. C'était madame HorJn, pltu clslrvofaDte que le Diea un mari.

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HORIN ET SA FEMME, ETC. 96t

de la loi, ni autre invention des hommes; la troisième, qu'il y a une autre foi que celle que le Fils de Dieu a dû trouver et Irouvc au monde, puisqu'elle n'aurait 6té et n'a 6té les péchés du monde; et la quatrième, que les péchas du monde doivent £tre Atés, puisqa'il y a fonds et grftce pour cet effet. Qu'est-ce que Christ entend faire au moyen de la foi qu'il vient donner à tous, par l'homme déterminé de Dieu pour juger le monde en équité, suivant l'espérance des apdtres aux Actes , ch. XVII , v. 31 ? De justice, pour ce que le monde, au lieu d'avoir suivi parfois le Fils de Dieu, qui était allé au Père, est resté et reste encore, sans justice et rigueur, par la détention queles pasteurs et directeurs font des ouailles, sous le joug de la loi et du leur propre, voire sous peine de damnation, comme quand ils disent que la foi est morte sans les œuvres de la loi, voulant que la foi tienne sa vie et ses effets de telles œuvres, dont aussi Christ étant anéanti , la grâce n'a sorti et ne peut sortir son effet, et pour raison encore que le Saint-Esprit, donné aux apfttres, n'a pu et ne peut opérer es ouailles l'efScacité de la grâce , k cause de )a présence des directeurs ou pasteurs oîi le monde s'attache et se repose ; lesquels, quoiqu'ils sachent qu'il a fallu que le Fils se soit absenté pour donner lieu à l'effet du Saint-Esprit, ils ne veulent s'absenter, dont en vérité ils doivent redouter que l'ire de Dieu ne les 6te, car c'est un faire le faut. De jugement, pour ce que le monde n'étant sorti du jugement téméraire, déréglé et mauvais que le prince du monde a insinué en tous les siens, et chacun reslaot encore sans vraie fol et aveuglé dans ses ténèbres pour la croyance ou le discernement de la vérité , voire même ceux qui se proposent pour lieutenants de Christ et la lumière du monde, iceux lieutenants et leurs adhérents sont justement jugés et condamnés ' avec le prince de ce monde, non-seulement pour ce que, serviteurs des serviteurs de Dieu et de son Christ dont ils font profession, ils D*oDt dû, à l'imitation du prince de ce monde, monter en aucun trûoe de gloire mondaine pour y juger selon l'apparence comme il fiait, ni avant le jour da Seigneur , mais au^si beaucoup moins s'asseoir au trône de la gloire accidentelle de Christ en terre, avant Christ , et qu'il fût venu secondement, puisqu'ils ne tiennent lieu aa plus que de son premier avènement, venus pour servir et souftrïr le rejet du monde, loin d'en avoir été bienvenus et honorés comme ils sont encore, voire des princes de ce monde; pour raison de quoi ils ont sujet de craindre qu'ayant été glorieux et opulents

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nm liOHIN ET SA PSMME, ETC.

SU temps qu'ils devaient en panvrelé essuyer toute ignominie, en attendant leur Maître qui démît essuyer leun larmes et les combler d'une joie qui ne leur serait jamais Olée, ils ne -soient au temps de sa gloire (qu'ils deTaient être glorieux arec lui] cbargés d'ignominie, de tristesse, et fnits pauvres en toute manière, pour vouloir tout conserver et posséder à l'ordinaire , en conservant leur jugement avco le prince de ce monde.

Sur quoi, ami, reste à vous d'examînersi vous Étçs du aombre de tels jugés et condamnés, pourTaison de tous voir sans vraie foi pour croire Ib vérité par faute de la connaître , voire capable de lïîro encore quelque téméraire jngement d'aucun , plulOt que de bien jiigerde tout, même aa travers detousombragesau conttaire, qui est l'effet de la vraie foi; ou bien, si la lumière que vous avei reçue en suite de telle foi a découvert le sens parf^K de Cbrist, et fait entrer dans la connaissance de ce qu'il a- entendu et entend opérer par soi-même à ses deux avéoenienls, dont le tout consiste en deux points principaux. L'un desquels at le Sdliit de tons sans réserve , et l'autre , un assujettissement de tous à Dieu en esprit sans exception, selon même celte parole : ils seront tOus enseignés de Dieu et tous le connaîtront , depuis le plus petit jusqu'au plus grand, avec cette dilTArenceseuIemrat qne le peuple de Dieu et les Israélites, présentement épars entre les gentils, lesquels ontpartà la première résurrection, reçoivent et recevrontimmédiatement, et les gentil» revivent et recevront de Dieu médiatement, aumoyen de oe peuple de Dieu.

Si donc vous vous trouvez, selon l'esprit; du nombre des gentils, qui n'ont part qu'à la présente résurrection et non à la pr^ mibre, et qui ayant besoin de plus grande ÎDleiligence qu'ils n'ont , reçue par 16 Plis fait chsir et la présente grtee, restent non-seolement en partie dans les ténèbres et sans vraie foi, maïs aussi encore capables de mal juger avec le prince de ce monde, vous êtes, enoe cas, du nombre de ceux qui seront médiatement enseignés de Dieu par oenx du peuple de Dieu, auxquels le Sauveur se manifeste ressuscité eu ce sien second avènement, lequel est venu ponr, en amplifiant ses miséricordes, et de Dieu son Père, redonner ik tous- la foi qui Aie les péchés du monde, en réparant la faute de ceux qui se disent ses lieutenants; et qui toutefois détiennent tonjour» ses orâilles sous leur tutelle et en la prière, aflh de continuer leur glorification en la régence et assujettissement de lents

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H0R1N BT SA FtlBK, BTU. in

an> d^tanant aiosi: la gloire de Dieu ot ia l'esprit ée gitce vers edlea eii> injustice, ne se cosientant pas de ne retonraor ao Père, à l'exemple du Fils, pour laisser agir le Saint-Esprit sur lelroupeMi-iDais-de plus, comme manvaisea nouirices, s'approprient, autant qu'en eux est, le bercail du Père, ne lui renvoyant icpclui, etse cabrant mfime contre nous, de ce'quenona les avons •emondés etsemondonsde sa part de le lai renvoyer,, en y retoopaant iCB' premiers, afin mânie qu'ils évitent de leur être 6ti6 en a ire et rigueur, arec assujettissement-dé leurs penonnes ponr 9 à l'esprit de rigueur déterminé àe psr Dieu, pour; en IVappmt et assujettissant à:|ai tels direotoiirs etpasl«urs, épandre ses onailles et les séparer l'une de l'antre ponrjamais.

A.quoi.ils prendront garde, s'il leur plaît, en ne perdant point éa tempsde lea renvoyer à Dieu par amour, et s'en déportaut pour nériter l'eapritdegrtce; davantage que si vous^lee du nombredes nais Israélites ressusoités et transmués en Jésus-Christ, vous êtes dans le premier-ordre d'Stre enseigné de Dleu^ savoir immédialec ment et san» moyen d'aucun ; mais, à vous' dire la vérité^ deoe qne je recennaie de vous, je ne vous vais' point dans cet ordre, attends m6Die qne vous nous dlseemeriex', ef que si vous y étiez, je n'aurais été obligé de vous écrire la précédente par laquelle il a fallu que ja-vouB aie renvoyé à Dieu en esprit pour appui de maparoleet peiy eosne, sar ce que vous vouliez vous appuyer de moi' en^me deimn^ dant aHunmce, non plus mssi que vous ne ro'auriex eng^é ft la- présente, pour ce- que tous «iries le témo^;nage de Dieu en voDs-méme' pour- conduite et Itnsière étemelle, et disceimeriez qne' eette lumîàpe opérante est en mei sansien douter, dont ainsi a'anrie» besoin de m'Interrogersur anoune -matière, perce que-IHen senitvotre lumière et l'Agnemi- votre obandellede mit.

Afaisî qne, gttxx & Dieu, je n'ai besoin d'interroger ancun en quelqn'sojet qne ce soit pour l'&me, et très-certainement, ami , cens qniontletémtHgnage-de Dieuenenx, sont nonnienlement éclair^ •irtont, mais auvsi cosnaiseaot queDîen est jalowt de sa' ^oira^ et Cinjoslice' qn'iïe teiwen(;de quitter sa conduite pour adhérera antM, le pensée seulement de demander conseil sur ee sojeV ne peut trouver place en'enx, comme tout y étant rempli deDiétr; HBledonc k veuvdevoir oî-contre ma pensée^ TDoaavezce-téiBfHgaage îmmédiatdeDien' en vous- pour conducteur, et non le témngnagt- d'bomme seulement, qui n'étmrb entibremeot rempli et

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su MOHIN ET SA FEHHE, LTC

éclairé, mais vide ea partie et affamé, chenhe à se remplir, k s'io-

Btruire et à se rassasier pleinement, qai est l'état des plus parfaits

gentils.

Si donc TOUS déraillez de ce lémoignagc immédiat de Dieu en TOUS, et de la plénitude de la Divinité y habitant, c'est à vous i délibérer si vous aimez mieux pour condacteur .aucun de ceux qui, dé^nant la gloire de Dieu et de l'esprit de gr&oe en injustice, sont jugés avec le prince de ce monde, pour ne s'en être retournés au Père, ni donné lieu au Saint-Esprit d'opérer es ouailles l'efficacité de la gr&ce, plutôt qu'aucun de ceux gui, s'acquittaut de ce devoir, TOUS ont donné preuve suffisante qu'ils ne cherchent point leur propre gloire, ains la pure gloire de Dieu seulement et de l'esprit de grâce, oii ils vous ont renvoyé et renvoient fidèlement, selon la charge qu'ils ont de Dieu et pour vous et pour tous; et que ee qui serait de l'homme en nous n'apporte aucun obstacle àDien et à l'esprit de sa gr&ce, d'opérer en tous et en tous ce qui est de plus partait, et selon son bon plaisir-, en un mot, ami, afin que touchant les directeurs, et toute autre proposition qui tous serait faite. Dieu ne tous charge d'aucun reproche et que les areugles tous accusent sans sujet, voire qu'A Tous-méme soyez pacifique témoin,

La sagesse veut que tous ne suiviez ni rejetiez d'abord aucun es* prit ou conseil, ains qu'écoutant simplement la proposition, vous éprouviez queUsont les esprits, avant que d'adhérer ou contrevenir au sentiment d'aucun par exécution , laquelle épreuve se fait en renvoyant et soumettant à Dieu, tous et chacun, tes sentiments à vous proposés, en tous soumettant vous-même à Dieu, en sorte qu'en sa présence vous soyez de cœur, en esprit et en vérité, aussi disposé d'adhérer au plus éloigné de Totre sens et lumière, st Dieu le veut, et à laisser celui qui vous semble plus conforme et meillenr, que d'embrasser celui qui vous revient le mieux; unique moyen de n'être jamais trompé en l'adhésion d'aucun sentiment ou esprit, pour ce que tous démettant ainsi, aux pieds de Dieu, de votre propre jugement, élection ou sentiment au sujet de ce qui s'offre à vous, fioit par voie corporelle ou spirituelle (ou même par attouchement intérieur), pour éviter à la déception du démou de midi, qui, cooune singe de Dieu, contrebit la douceur de son esprit et sa lumière. Dieu alors , pour raison de telle démission de votre part, avant qu'exécuter, ne peut ni ne pourra souffrir que soyez déçQ* voyant votre sincérité et détachement parfïiit es choses proposées de loot

ovGoo<^lc

HORIN ET SA FEUUE, ETC. SSS

ce qui n'est ou ne sérail de sa volonté, et il oe manque jamais, de son c6té, cela étant fait du vôtre, de nous porter efficacemeot à ce qui nous est plus expédient pour sa gloire , pour Dous-mémes et pour autrui, qui souvent agissant envers nous et nous conseillant en aveugle, quoiqu'il soit de bonne volonté, ou même arLiflcieusement en nous tentant, est obligé de reconnaître aucunefoissafaute et mauvais procédé, voyant qu'au moyen de la lumière divine nous avons discerné le vrai du fanz , au travers des ténèbres qu'il Qoos avait formées, et suivi Dieu au milieu de tant d'artiQces et de propositions illusoires. Et en effet, après la susdite démission faite de notre part aux pieds de Dieu en toute sincérité, savoir sans attache à ce qui nous est conforme, ni rejet de ce qui nous répugne, nous devons rester en repos de tout ce qui se passe en nous et s'opère par nous des choses ainsi démises et soumises à Dieu, pour ce que ce n'est plus nous qui agissons, ains sommes mus de l'ordre et selon l'ordre de Dieu. Baison pourquoi même je souhaite que de tout ce que je vous propose ici et ailleurs, vous en fassiez pareille démission aux pieds de Dieu, envousy soumettant vous-même sans réserve , avant que rien embrasser ou exécuter de ce que je vous dis, afin non-seulement que n'ayez sujet de tirer votre gloire de moi, comme homme, en cela que vous réussirez, ains de Dieu purement, mais aflnaussiques'il se trouvaitquelque chose del'homme et non du tout conforme à Dieu en ce que je vous dis, il soit purifié par telle démission aux pieds de Dieu, en lui demandant seulement ce qui est de sa volonté pour vous en mes avis et paroles.

Hé! plûtà Dieu que lous les pasteurs et directeurs d'at^ourd'hui eussent fait de même envers les ouailles qu'ils conseillent, ponr éviter l'ire à venir, ou du moins qu'ils commençassent sérieusement à le taire, et donnassent avis à tous ceux qu'ils conduisent, tant en public qu'en particulier, qu'ils se garantiraient d'un grand trouble et cCHifasion s'ils renvoyaient ainsi chacun à connaître de la volonté de Dieu au-dessus de la leur, par l'avis de telle déposition de leurs propres conseils aux pieds de Dieu, ponr apprendre s'il ne demande point autre chose de plus ou de moins I Hé I pour Dieu donc, qu'ils réparentùnsi en quelque chose leur faute passée, d'avoir tellement attaché les ouailles & leur propre sentiment et conduite sous rigueur, et eux réciproquement ielles et aux sentiments des hommes comme eux, en tirant leur gloire l'un de l'autre, que la gloire de Dieu et

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2S6 HOHIN m SA ?EHHB; ETC.

de SB grioe est restée du tout étoufi%e et anéantie entre Qax-mtam

et' les ouailles son» la puissance du péché, n'ayanidonné auoun lien au Saint-Esprit d'opérwen eux ai en elles l'efBcacité de la ^ce «t destruction du péché par la foi. Bn 30i!te que la glaire des hcHumei subsiste uniquement, quant à l'effet, encore que pluueurs a'tSatcent de faire écialerr celle de Dieu en leurs parolfls , commepour se couvrir, et qu'on nn connaisn évidemment leur ftande et taaVa. Aucuns pourtant le font sinoèrament; mais ei- ceux-là mâmes étaient discernés, ils 'seraient bientôt rejetés-svec d'antre» par oeax qui, au préjudice de la gloire de Dieu, veulent maintenir leur propre gloire et celle de l'homme. Dieu y remédie par sa giAce. Ainsi »it-il. Mais vous, ami, éprouvR soigneusement toutes choies aux pieds de Dieu, et quels sont les esprits qui vous les présentlent, voire en vous jetant à genoux devant Dieu , si voua Ates-teul, voin prosternant même la face enterre, comme pourtémoignageel protestation à Dieu que voua ne demandes es choses proposées^ voire en toutes choses et pour toujours, que oequi'est'de sa pure volonté et bon plaisir. Qam pratiquant sincàranent en ohaeune nosvelîe proposition qu'on vous fera, en rénovation de oelles-là mêmes, restes en repos de tout le pour et le contre qui s'opérera en vous et pxr vouf, car ce n'est plos-voss, et Dieu ne permettra jamais rien de vous qui ne soit pour sa ptas grande gloire, pour votre mieux et du prochain.

Avant d'avoir reçu cette lettre, je lui écrivis celle-ci. du même jour, 36* janvier 1662 :

Depuis le dernier jour que Dieu me donna le bonhevr de vous parler, trës-eher ami eu Jésus^hrist, j'ai été pressé par son eipril de me sonmettre, non à ceux à' qui< quelques-uns voudraient qoe je me Boomisee, mais à vous-, comme je m'Jr sins déjA' eng^, poor apprendre à passer de l'état de la grioeà oelbi de la gloire-, et & la vraie et entière liberté des- enttats de Dieu-, et afin' d'être mis en rang pour combattre. Pouroet effet, j'ai obovdié'JL avoir l'hoonntr devons voir, et je sens que j'ai déjà- foi et fbroe pourmaniIlerMal son* l'appui de Dieu en e^rit. Diriget^noi done, très-oheraotL Déjtvous enaverécrit qu'il- ftaut que je marche ainù sous l'appai et la parole de l'B^rit de ion CbrisCobil'm'ést manifesté, et qoe ceux demonélatiie-floivent plos ^aonnaltre le-PiUdé-Dieu) selon ' la chair-, pour s'y appuyer comme tel, ains' doivent mander en son

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HOaiN ET SA FeMHE, RTC. 207

esprit dégagé de la malière ; dirigez-moi en. cela, et faites>inoj. ttr voir, si pour cotaffel, je dois me détachée des saorementft de U IiéiiiteDce et de l'eticliaristie, ainoia pour ne pas scandaliser les jeta. <^ariiels et ctusaieux.CoiDiDeaDSsi faites-moi savoir, s'il vous plalt, ^.jfine dois poîntavoir aucune crainte que mes sens me soandali*sent, tout étantnet aux nets;. et si, avec la liberté des enfiaota de Dieu^.je dois agir sans crainte ni scrapule, après-avoir, ccmmej'ai fait, délesté tout pécbé, comme péobé, et ayant on pur amour poac DïeUt.et.une pure intention, de lui plaire, et une pure^ ionoMote cbarité pour mon procludn, par pure adhésion à lavoleoté de DSen. en moi. Hamlez-moi ai j'ai besoin de règle et de votre direction Ift*des8us, ou s'il faut simplement. s'abandonner & la Tolooté de Dïea en nous, sans nous plus servir de la nôtre en quoique ce soit, «omme ily a longtemps que j'ai renoncé la mienne, et qu'il me. .semble que je n'en ai plus, et sans faire aucune, réfleiion ni sur. ra(à ni sur mon prochain, par crainte ou par scrupule, ou autrement, agissant en pure chanté avec lui , d si en faisant, cela je poivrai passer de l'étal do grftce à celui de la gloire et & la naie liberté des enfants de Dieu, et si j'aurai rang avec oeux qui sont déjjten rang lorsque Dieu viendra agir en victoire, et si je pour* rai e^iérer être de ceux qpe l'archange saint Michel assemble eX cangepour le combat général,., lorsque le teanps' sera arrivé de marcher, euseigne-dépleyée. Je crois que vous, ne me refuserez pas votre direction là-dessus, puisque l'esprit qui est ea moi. vous la demande, et que vous m!avez dit que Dieu n'fumait rien tant que lasoumisùoD. Que si vous me dites qpe. je n'^ besoin d'aacuna autre soumissioa qpe oslled'eapritqui e^,en.mo>,.et qui medonoa la foi et la. force de marcher seul sous l'appui deDieu,en esprit, je serai contentda cette soumission^ et sans attendre aucune direction de. vous, j.e suivrai l'esprit qni me dit ce que vous êtes et oe que . je vous suis;, mais je crois en avoir besoin encore, si vous ne m'asr aurez du coidraire, ou si vous ne mi'écrivei qne je n'ai plus besoio d'assunnce,, ne cherchant pas un apj>ui en vous comme homme^ maisTegardant plus que l'homme en vousi. Que Dieu seul soit béni easa gloire à jamais 1 Amen.

Au bas de cette lettre, il m'envoya cette réponse :

Puisque vous sentez, ami, qne vous avez foi et force pour mar* cher seul sous l'appui de Dieu en esprit, il ne vous est nécessaire

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