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LEFERON ET TROIS QUAKERS

Ordre d'enirée : avril 1661

DON EMBtANUEL D'AUX.

Ordre d'entrée : 33 gepfcmbre 1662. — Ordre de sortie : 23 Kvriet t(S3.

Complot contre la vie da Roi.

HAZARIN 1 LE TGLUBB.

A SabtJeui-de-Ltu, le 31 JoUlel l«».

Je Dfl suis |>a8 surpris des extravagances de don EminaDDel d'Auch, car vous et moi le connaissons assez pour croire qu'il est capable de toutes sortes de folies; je crois qu'ayant donné part au Hoi du contenu en la lettre de M. d'Orange, S. H. aura trouvé boD qu'on lui envoie un ordre de venir à la cour; et, en cas que cela ne Tût pas fait, j'esUme qu'il est important de n'y pas perdre uo moment de temps, et que même, s'il ne se mettait pas en élal d'obéir, on le lui fasse faire par force, et qu'on empêche qu'à l'avenir des esprits incapables de se gouverner eux-mêmes, soient choisis pour'gouverner une ville, oîi il ; aura toujours apparemment des humeurs et des inclinations diiTérentes. (B, I.)

LK TKUIEE A MAUBIN.

A SaiatM, ce IS aaAt iSSt.

Le Roi ayant trouvé bon que j'envoie l'ordre que S. H. propose i don Emmanuel d'Auch de se rendre auprès d'elle , je ne manquerai pas d'en bire l'expédition dès que nous serons k Bordeaux. (B. I.)

a. BATAILLES, SECaÉTAIBB n'AHBtSSADE A LONURES, A DB UOirHE-

Monseigneur, toute cette cour est pleine d'une nouvelle écrite àt France, de plusieurs endroits, qui assure qu'une lettre adressante an Roi avait été jetée dans sa chambre , l'on ne sait par qui , laquelle, par son ordre, ayant été relevée, et ouverte par M. de

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(.ëFERON et TBOIS quakers, don EMMANUEL D'AUX, SOS Noailles * et M. de Vlvonne *, il en serait sorti une fumée épaisse dont ils seraient tombés soudain tous deux évanouis; que cela dénotait un dessein formé sur la vie du Roi. L'on ajoute qu'en même temps trois hommes, quakers de reli^on, avaient été remarqués dans les Tuileries par le Roi même, à leur méchante physionomie, pour gens mal intentionnés, et trouvés saisis de poignards, et ensuite mis à la Bastille. Jeudi au soir, à la comédie, le roi d'Angleterre et le duc d'York me parlèrent là-dessus le plus obligeamment du monde, et me parurent douter que cette nouvelle fût vraie» parce qne la reine d'Angleterre ne leur en avait rien écrit; ils m'ont prié de leur faire part de tout ce que j'en apprendrais.

II n'y a point de Français qui ne doive être en peine sur ane a&bire de celte nature. Pour moi, Monseigneur, qai |oins i mon devoir toute la tendresse respectueuse pour la personne du Roi que peut inspirer le service, je vous avoue que je souhaite, avec plus de passion que personne, Mre éclairci de ce que j'en dois croire, et que j'ose espérer que vous aurez la bonté d'en prendre la peine. Depuis que je suis sorti de la cour, je n'ai vu aucune lettre pour M. d'I^strades ni pour moi. (Bibl. deToblouse.)

A Lendrw, ce 17 «vril leea.

H. PETIT A SIR J. VIUlillSON.

16 aTril IWS.

On a amené cinq prisonniers qui ont été condamnés par le juge d'Orléans , dont le plus criminel a été mené à la Bastille. Il a été conduit dans le carrosse de M. le chancelier, enchatné, et les quatre autres à la Conciergerie, pour crime de lèse-majesté au premier chef. (State paper Office.)

LE EOI A H. BATAILLER.

Dii 30 Mrtl 1063.

Batailler, j'ai vu les trois lettres que vous avez écrites au sieur (le Lionne, des 13, H, 20 et 24° du courant, avec la copie que vous

I. Anne, duc de NoaltleE, cipilBin« des girdei, lîeuteiiMii général, etc., mon le n aoAtiTll.

3. Leoit Victor dt Rctcbe choaarl , duc de HorUman et de ViionDe, lénénl Aet galérea, nurécbal de Fnuice, goavcraeur de Cbuopagne et Tlce-rai de Sicile. Né leiSMâtiSSS; mort le II Mptembra leSB.

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SM LEFERON ET TROIS QUAKERS, DON ËHHANUEL D'ADX. avez enroyée du traité d'amitié et de commerce qne le roi d'Angleterre a Tait avec la Suède.

La nôUToUe que l'on a débitée à Londres d'une lettre jetée dans ma chambre, dont il sortit une fumée épaisse lorsqu'on la releva, qui fit tomber évanouis ceux qui la touchèrent, est une pore fable dans les circonstances qu'on en a écrites. II. est vrai seulement que la lettre fut jetée, et qu'elle ne sentait pas bon, peolétre pour avoir été traînée dans quelque ordure. Pour les trois hommes qui ont été mis à la Bastille , ils sont de ces fous de treinbleurs qui font gloire de mépriser et de mal parler de toutes les personnes souveraines, jusqu'à être capables même de tenter qnelqne mauvais coup, sous prétexte de se sacrifier pour le bien public. Je me suis contenté de mettre leur folie et leur rage en étal de ne nuire à personne. Cependant je suis obligé an roi mon frère et au duc d'Tork de la manière dont ils vons ont parlé sur ces prétendus bruits d'attentats sur ma personne, et je désire que vous leur eu fassiez un remerclment de ma part à la première occasion que TOUS en aurez. (B. I.)

1 AHBAESiDBUB GRIHAHI AO DOGB DE VENISE.

Un prisonnier a été amené d'Orléans ici sous bonne gtuile. Oo parle diversement du motif de cette arrestation. Quelques^ans disent qu'il a avoué qu'il voulait commettre un attentat contre la personne du Roi. (Abchites de Vehisb.)

Pari», le 3 nul IMS. [Tradua de ntalim.)

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