H. BATAILLER AU ROI
Sire, parla dépêche que j'ai reçue deVotre Majesté, le 30 du mois passé, elle m'a fait l'honneur de me commander trois choses.
La première, d'éclaircir le roi d'Angleterre sur la vérité des bruits qui ont couru ici au sujet d'une lettre jetée dans la chambre de Votre Majesté, et de lui faire des remerclments , et à M. le dnc d'York, de la manière obligeante dont ils m'en avaient parlé; j'ai salisrait & l'un et à l'autre, et j'ai reçu de tous les deux des témoignagea d'affection pour la personne de Votre Majesté, dont elle a tout sujet d'dtre content, etc. (Bibl. de Toulouse.)
A Londrei, e« S msi IMS.
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LËFERON ET TBOIS UUAKERS, DON EMMANUEL D'AUX. £97
LE KOI A L'AaCHBTâQDB d'eHBKUM.
Du 38 nui 1663.
Vous m'avez fait plaisir, en-faisaat votre devoir, de ne me rien cacter de ne que vous avez vn dans la lettre de ma cousine, que le jeune Belloy vous a communiquée; j'ai jugé que ce sont des fantaisies qui lui passent par l'esprit , auxquelles le jour suivant elle ne songe plus. Pour ce qui 'regarde celui qui se fait appeler le comte de Cbarnj ', je n'entends pas que vous fassiez jamais rien qui témoigne approuver tant soit peu la naissance qu'il veut s'attribuer.
LE ROI A il. BATAILLER.
Dd le- Jour de Juillet 1603.
Depuis ma lettre écrite, jusqu'ici j'ai reçu votre dépêche
du 10*, et ai appris avec plaisir tout ce qui s'était passé en l'audience que vous avez eue du roi mon frère, et qu'il se soit contenté de mes raisons sur ce qui regarde tes affaires de Portugal et la dernière instance qu'il vous avait faite.
Pour continuer à lui donner des marques de ma confiance, vous lui direz de ma part qu'il doit faire chasser de la maison des ministres de Portugal un certain père de l'ordre de Saint-François, nommé le père Oabriel ou Raphaël, confesseur de l'un des ministres, parce que j'ai un avis fort assuré qu'il est entièrement gagné par les Espagnols, et qu'il leur donne part de tout ce qu'il peut apprendre; comme je serais f&ché de commettre celai qui m'a donné l'avis, je me promets que le roi mon frère m'en gardera le secret. (B. I.]
LE ROI A L'AHCHEViQUE n'BHBSUN, AHBASSADEDH EN ESPAORB.
Je TOUS sais bon gré de l'avis que vous m'avez donné de l'arrivée à Madrid, et des étroites négociations qu'y a eues, avec le roi mon frère, ce religieux français *, dont vous me dites tant de partîcula-
i. C'ëiBil nn flU DRturel du hu due d'Orléins.
I. Louli XIV, dins mt HtmolrM, dit i propo* de cette tffalre i a J'mïIb pris ombrage d'un mojne lïançtia i\ai réildalt MÛèteineni I m cour; nais encare qu'il n'j fût pu obligé, pour me tslrs TOir combien il aouhaitut de bien Tivre arec m«i, it a'oirrit k me déclarer, en parole de roi, que ce relipaui n'ftTkit ptrld d'aacuae
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ses LEFERON ET TROIS QUAKERS, DON EMMANUEL D'AUX, rites dignes de tant de réflexions. A dire vrai, je ne puis bien ccmprendre quel peut 6tre le sujet du voyage de cet bomme; car, si ce n'était que pour les affaires de son ordre, comme il l'a dit & Dujardin, il ne l'en ferait pas un si grand mystère, et on ne le traiterait pas, comme on fait, avec tant de considération. Goalinuez à 6lre bien alerte pour découvrir là-dessus tout ce qui tous sera possible, pendantquej'y veillerai de mon c6té. Cependant, tirez-en la conséquence de ce que je puis attendre de sincérité du cAté des Espa^ols. Sur ce, je prie Dieu, etc. (B. 1.)
fi«rit k BUlDl-OenDtlii, le 13 juillet l«3.
Le mime an même.
Da e< Jour d'août 1I«).
Je vous sais fort bon gré de toutes les diligences que vous avez faites pour tirer quelques éclaircissements de ce que peut traiter, i Madrid, le cordelier français dont on témoigne faire tant de consîdéraUon, qu'il a de très-fréquentes audiences de don Louis de Oyanguren , du duc de ttfedina et du roi rnSmé , et que l'on lui fait cbanger de couvent pour sa commodité, selon que le roi change sa demeure. Toutes ces circonstances vous doivent obliger à ne vous relâcher point de faire suivre de près toutes les traces de ce moine, pour découvrir, s'il est possible, le véritable sujet de son voyage : i quoi un présent à don Cbristoval , s'il voulait en donner quelque lumière, serait bien employé, et vous lui pourriez promettre que le secret en serait inviolablement gardé. Il ne faudrait pourtant pas lui en parler tant qu'il vous restera quelque espérance de pouvoir apprendre la négocîatioQ de ce religieux par quelque autre voie; car, dès que vous vous serez ouvert audit Cbristoval de vos soupçons, s'il relbse de dire ce qu'il en sait, le moine sera aii^ sit6t averti, et on serait privé pour toajottn des moyens de rien pénétrer là-dedans.
11 me tombe encore dans l'esprit une autre cbose qui se pourrait pratiquer pour rompre toutes tes mesures que l'on prend avec ce moine, faisant même connaître de là indirectement que je suis fort bien averti, qui serait que vous allassiez droit au roi mon bean-
■ffilre qui reguiit, li France, et, en ttlei, Je »a% t\a'i\ ti'av*!! Tait luc <]<MlqM> propmitJoiii ttniebint le Portugal. • On tnft tn d'cbortf (|u'll *'i|iai>i à'«i pODiplol contre ]■ peruane da Roi de ftatiix.
D.qitizeabyG00l^lc
LEI-'ëRON et trois quakers, don EUHANUEI. D'AUX. 2»B père, pour loi dire qne, par la dernière dépèche que tous avaz reçue de moi, je vous ai chargé de lui dire qu'il y a un religieux laçais k Madrid qne tous lui désignerez, et lui direz son nom si vuus l'avez pu apprendre, on au moins celui dont il se fait appeler dans le couvent où il loge, ce qu'il sera Tacile de savoir, et qu'ayant besoin de lui parler pour cerlaines affaires , je prie le roi de lui taire donner ordre par ses supérieurs de me venir trouver sans délai. Le roi, vraisemblablement, ne pourra s'empêcher de donner cet ordre; si le religieux obéit, on pourra peut-être, avec le temps, apprendre le sujet de son voyage. Kn tout cas, oo lui aura rompu ses mesures; s'il n'obéit pas après l'ordre du roi mon beau-père, il ne pourra, avec bienséance, lui dooner retraite dans ses Ëtats, et sera comme obligé de me le remettre.
C'a été un pur bonheur que vous ayex eu ocoaiion, dans un entretien avec le père de Casttllo, qui a tant de commerce au pal»is, de lui faire savoir qu'on vous eût bté la liberté de pouvoir parler d'affaires immédiatement au roi ; car, sans un incident de cette sorte, il eût peut-être été mal aisé d'éclaircir que le duc de Médinn de las Terres vous eût joué ce tour sans en avoir eu aucun ordre de son naître et sans son su. Je me suis d'autant plus étonné de la hardiesse dudit duc, que je sais bien qu'on ne se jouerait pas à moi impunément de m'en faire un semblable, et j'attends d'apprendre quel ressentiment lui en aura témoigné le roi mon beau-père. Cela vous doit faire connaître de quel esprit et avec combien de malice ledit duc vous aurait dit ce que vous mand&tes dernièrement au sieur de Lionne sur ce si^el. (B. L)