LE ROI D'ESPAGNE AD MAHQDIS DE LA PUEHTE
Le 5 septembre ises.
J'ai TU les renseignements que renferme votre lettre du 19 du mois passé sur les démarches de don Manuel de Auch, Catalan qui réside en France'depuis la séparation de la Catalogne, et l'en* tre lien que vous avez eu avec Raphaël son parent, au sujet des desseins formés par les Anglais sur la place de Cadaquës ', et ce que TOUS ajoutez sur les motifs qui ont déterminé le gouverneur de Tanger à se rendre à Londres.
J'ai ordonné de communiquer cet avis au vice-roi de la province et au commandant militaire, afin qu'il fassent ce qu'il faut pour mettre les places à l'abri; je crois devoir vous charger de prier te Roi très-chrétien de faire cesser ces intrigues, parce qu'elles peuvent troubler la paix des deux couronnes. Vous pouvez lui dire que je souhaite que don Manuel d'Aucb lui soit plus fidèle dans Perpignan qu'il ne l'a été jadis à me servir.
Quant à la révolte des habitants de Tanger, rendez-moi compte de ce que vous en saurez. (A. l.)
(Traduit de Vttpognol.)
I. Cadaquè» est an petit boarg mariUme, k douie heures de Glrone. Ce don Haoïifll de Anch touchait, en lees, IjSOO liTrei de pansion ponr lee terTlce* qu'il lendkit k 1* France.
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314 l.F,FËRON ET TROIS QUAKERS, DON EMMANUE1. D'AUX.
Le même a» même.
7 Mptembn 1M1.
J'ai T1I par vos lettres des 13 et 25 août les démarches que TOUS avez faites auprès de Lionne pour obtenir quelque démonstration contre Emmanuel d'Aucb, et qu'on le ftt sortir de Perpignan à cause du voisinage de Cadaquès. Je tous remercie, commi! je dois, de votre zèle et de votre attention, et je vous charge de m'aviser de ce qui se fera à celte occasion. (A. I,]
{Traduit de fttpagtul.)
Le même au même.
Hadrid, 13 Kptcmbre 1»«.
J'ai TU par TOtre lettre du 37 août, en réponse k celles qui vous ont été écrites les 9, 7 et JO, votre conduite avec le Roi, tes Reines, Lionne et le Tellier, pour leur faire voir mon ressentiment de la hauteur déployée par l'archevfique d'Embrun & l'occasioD de la venue et de la résidence en ma cour du religieux français, et la froideur avec laquelle ils ont pris la chose, lorsqu'ils ont vu par vos déclarations que ma négociation avec le Portugal n'avait en aucun effet. 11 est bon cependant de leur avoir fait connaître ce secret, dont cet ambassadeur fait plus de bruit qu'il ne convient à la sincérilé avec laquelle on le traite ici, et à ce que l'on doit attendre d'un ministre public, quand les efforts communs derraienl tendre vers un seul but, l'union des deux couronnes. Afin de Taire éclater d'atitaut plus ma juste colère, j'ai voulu qu'on vous enroylt les papiers de ce religieux et les renseignements que l'on a eos, afin que vous pussiez les faire voir à la Reine ma scenr et au Roi s'il le faut, quand tous le jugerei: convenable. Je laisse à voire prudence le soin de rhoisir un moment favorable pour leur faire comprendre; j'ai commandé de dire de ma part & l'ambassadear que j'ai ordonné k ce religieux de ne plus rester ici, et qu'il va njoindre son général avec la réponse que je fais & la lettre qu'il m'a apportée, en quoi il n'a fait que remplir son devoir et rendre l'obéissance qu'il doit à son supérieur. (A. I.)
{Troduil dt fetpagnol.l
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