‹ Archives de la BastilleChapitre 74 sur 137 · LB BOI A H. DH BESIUVS · texte numérisé non relu

LB BOI A H. DH BESIUVS

Hons de Besmaus, ayant ordonné au sieur de Robertot de se rendre prisonnier eu mon château de la Bastille, je tous fais celte lettre pour tous dire que tous ayez à le recevoir en mondit cblleau, et à l'y tenir en bonne et sûre garde, jusqu'à ce que tous receviez autre ordre de moi, etc. (BnrnsH Mdsect.)

A Paris, !• S< de mai te«3.

Information faite par nous Pierre Pitbou, conseiller du Roi en sa cour de parlement , et commis par icelle en cette partie, à la requête deTbomas de Grucby, sieur de Robertot, conseiller an parlement de Metz , demandeur et accusateur, suivant les plaioles faites à la cour, des 5 et 11 octobre, et arrêt du 12 dudit mois, contre le sieur marquis de Crèvecœur *, Louis BoisteJ , son recevetir eu ta terre de Liancourt, et complices, etc.

Du 17 octobre 1663, dix heures du matin, au palais, en la chambre de la Tournelle.

Florimont Poire, sergent à Farmoatiers, Agé de vingt et un aos ou environ.

Le sieur de Robertot, passant par le lieu de Farmouliers, ob il s'arrrfita à boire, lui demanda s'il voulait aller avec lui au chflleia de Liancour^ ce qu'il accepta, et étaient onze de compagnie, com-

1. On n'a point trouié de renie! gncment sur les cioses qui ont bit awltK H. de Boberiol à la Buiille; maii El est probable qae Im dirScullte qu'il anil tfec le marquia de CrÈTeciBur, au sujet de la terre de Liancour, prit de Rojc. . mollf èrent ton arrestailon. Après sb lonle de la Bastille, il se [nit eii posMMlM ta chiteaa; il en fut diussd miliiairenieiii par H. de Crèvecoour. H. de Roberlol put* plaiuti) au parlement et ni des poursuites t set rrais. Nous donnons la déposition d'an de tei témoins. Nous n'avons pu déconnir quelle soite eut cette éiranp aHiiit.

3. LoaisdeLeisquevin de CréreciBur, lieotenant-Mloacl au riment de SdmkniMurg et commaDdant d'Arras. Il mourut après 1679.

S, Ce chiteau de Ltancour avait été le domaine patrimoDio) du sleor du liwcour, mari de la ramruto Gnbrielle d'EtIrtes. Il oxislo eneoi

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DE nORERTOT. 3I«

pris le sieur de Robertot et messieurs ses deux frères. AniTèrent au château, le lundi 1" octobre 1663, sur les neur & dix heures du malia ou enviroD ; et environ deux beures après , forent inTesUs au château par deux hommes armés qui, tournant autour du château, empêchèrent que personne n'y entrât , qui disaient être ao sieur marquis de CrèTecoaur, l'un appelé Grillon, et l'autre est le tavernier du village, lesquels furent à-l'inatant joints par trente ou trente-quatre habitants de Liancour, lesquels jetèrent des échelles daos le fossé du château du cdté de la ville de Nesle, et les dressèrent contre les murailles du château â dessein d'y entrer. Un particulier de r^e de trente â trente-cinq ans, vôtu de toile, habitant de Liancour, qui est un charpentier , entra par une échelle et par une fenêtre dans la chambre de Marie Flamand, femme de L. Boistel, receveur, pour le sieur de Crèvecoeur, de la terre de Liancour; de la porte de hiquelle chambre la Flamand avait la clef, l'ouvrit pour eu faire sortir le particulier, et se plaignit â l'instant que cet homme lui avait pris cent écus qui étaient dans un tiroir, et deux jours après, elle dit qu'elle avait eu tort de s'être plainte d'avoir perdu cent écus, parce que Boistel, son mari, avait pris, le matio, le sac et les cent écus sans lui avoir dit, et pria le sieur de Robertot de laisser sortir l'homme, ce qui lui fut après accordé ; et après avoir été quelque temps en haut, la Flamand pria qu'on lui donnât la Uberlé, et qu'elle répondait de lui, ce qui lui fut aussi accordé, et il sortit le même jour du château. La nuit du lundi au mardi, le château fut toujours investi, comme aussi le mardi 3 octobre, par les gens du sieur de Crèvecteur, qui empêchaient que personne ne portât des vivres au château ; même le meunier s'étant présenté avec trois septiers de farine provenant du blé qui lui avait été donné par la Flamand, ils l'empêchèrent d'entrer, et, le même jour, le tocsin fut sonné au village, ce qui amassa beaucoup d'autre moode au-devant du château, sur les dix heures du matin. Ia nuit du mardi au mercredi, le sieur de Crèvecœur fit encore sonner le tocsin pendant deux heures, et fit tirer la nuit plus de cent coups de fusil ou mousquet contre les fenêtres et portes du château. Lé mercredi 3 octobre, le sieur de Crèvecœur fil battre et tirer contre lé châ-

dernier lieu, & l'uo de* contarvateun de la Bibliothèque de fArienal, le comte de Lescilopier, mort depuis qafIqiiBi annfei, en laiuant un nom lionurd dus 1» lellral et on lourenir alItelQeni dani In luémaire de sea colUgaes et de ton* m

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