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teau par trois endroits de la basse-cour, savoir: du ttanllon, sur la porte du coin, d'une grange décoqverte, des écuries et du logement du fermier , ayant fait percer les murailles en trois desdits lieux ; comme aussi fit tirer, pendant tout le jour, du c6té des bois, contre le château. Se sourient que pendant tout ce jour il j eut une surséance d'armes pendant une heure, ^r la parole dn sieur Danfoy fils, qui eut une conférence de demi-heure avec le sienr de Roberlot, lequel Danfoy usa de plusieurs menaces contre le sienr de Robertot. Pendant la cession d'armes, le sieur de Crëvecœur se présenta sur le bord du fossé , et dit plusieurs injures au sieur de Robertot , le menaça , s'il ne rendait le ch&teau, qu'il ue lui serait fait aucun quartier. La nuit du mercredi au jeudi , on fit attaquer le cbiteau par les quatre cAlés, et il fut tiré plus de cinq cents coups d'armes à feu contre les quatre côtés du ch&leaii et aux fenêtres. Le mftme jour de jeudi, le siège fut continué par les quatre eodroits, du c4té de la basse-cour et du cûlé des bois, et fut tiré plus de cent coups contre le ch&teaa, ce qui continua encore la nuit du jeudi au vendredi, et fut tenté plusieurs assauts à deux brèches qui sont au château dn cdté des bois, et fut, en ce temps-là, le sieur Robertot blessé à la jambe d'un coup d'arme ii feu; lequel, pour garantir sa vie, fit travailler incessamment depuis le lundi {"octobre jusqu'au vendredi 5 , quatre heures après midi, à faire réparer les brèches du cb&teau, barricader les fenêtres, faire des traverses dans la cour du cbiteau, pour se garantir de plus de cinq cents coups de fusil ou mousquet que l'on a tirés dans les fenêtres et cour. Pour faire ces barricades ils se servirent des portes des chambres, de planches et de oofi'res. L'attaque continua le joorde vendredi 5 jusqu'à onze heures du matin. Se souvient que, pendant le siège, le sieur de Elobertot écrivit & M. Le Tellier, secrétaire d'État, pour le prier de donner avis au Roi comme le sieur de Crèvecœur le tenait assiégé avec trois cents personnes, genfilsbommes, soldats et paysans. La lettre fut donnée à la plus jeune des servantes'de la Flamand, avec li livres, k ce qu'il a oui dire, qui se chargea de la faire porter au courrier de Roye , et an lieu de le faire, il a aussi ouï dire qu'elle la porta au sieur de Crèvecœur. Se souvient que, le jour de lundi l" octobre , la Flamand donna au ùeur Robertot te papier de recette des revenus des terres de Liascour, sous un récépissé du sieur Robertot. Le vendredi , il vit comme DanToy père s'entremit pour faire l'aecomniodemrnt qui
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Tut fait sur les quatre heures de relevée, à condition que le sieur de Robertot n'en sortirait que le lendemain samedi 6 octobre. Néanmoins, au préjudice de la capitulation , Boistel, receveur, qui devait entrer seul avec sa femme j ses enfants et domestiques, j entra avec plusieurs personnes, usa de menaces contre le sieur d« Robertot, auquel il fit signer par force un acte qu'il avait écrit de sa main, par lequel il le fusait renoncer i une plainte qu'il avait envoyée à la Cour, dès le lundi 1" octobre, des violences qui lui étaient déjà faites. Boistel s'étaut ainsi rendu maître du chltteau, avec plus de cent personnes, fit fouiller toutes les valises et équipages du sieur de Robertot, prit de force dans icelles le registre du revenu de la terre de Liancour , avec plusieurs autres papiers, sans rendre le récépissé du sieur de Robertot, qui fut chassé avec les autres qui étaient avec lui, du château, par force et violence dès le vendredi, quatre heures de relevée, par Boistel et les gens qu'il avait fait entrer au ch&teau. Et pendant le siège, le iienr de Ftobertot ayant fait allumer quantité de bottes de paille, il vit, i la clarté du feu, ceux qui les assiégeaient , et entendit les voix des sieurs marquis de Crèvecœur et Danfoy fils qui commandaient, et donnaient les ordres pour les attaques du châtea^ du c6lé des bois. Se souvient encore que, pendant la cessation d'armes du mercredi, la femme de Boistel, ses enfants et ses deux servantes sortirent du cb&teau, ayant fait enlever et emporter plusieurs paquets de bardes, coffres et cassettes, et fait jeter plusieurs autres paquets dans le Tossé, par la feofitre de sa chambre et par-dessns la muraille de la cour du ch&teau, et que, pendant le siège, plusieurs paysans étant venus demander plusieurs bardes et paquets qu'ils avaient apportés au ch&teau pour y être en sûreté, le sieur de Robertot les fit rendre, et a ouï dire que, depuis qu'il est sorti du château, les gens du sieur de Crèvecœur et les paysans de Liancour font garde tour & tour au château'. (A., h)
1. Lm ifftina de m genre éulent trtt-eofflmiuiM pendut lei taem* de .la liVDde, et elln D'éUieal pM rare»! malgré la p^i intérieure il tâUat toDta la ttnneiA de Louis XIV pour empedier Isa plaldean de h faire Jastiw et de a'adjnger par la force le* objets en litige.
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a» UUBIGSOB. — tQDRDOIS.
LAUBIGEOIS.
Ot*« d'eatiée : mal IS». — Ordre de lorUe : fS> MptMikre IW.
Ordrer contre-signéa i Lx Tillur.
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Nom dA BifiDWast i» Tou» fiia cette leUi» 90)tf votu dû« que iws 8,7^ i d|0 w ijA ttojBané LaoJiijieoU, détenu priaonjaiftc en owacbât^Au d« UrÇjytUM» kt pvnnissioa de. m proineaw âaiu la Qow dt iQiQA cbfttM^^ut VDAi 4U9 ceux qui jou^s wt de pareille ^^^ [Ba£cis« Mqskck.}.
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