HONORE BILLON
MASAIIB KOTALB AU PBÉSIDBtIT CAHOCCIO.
Le IS Uùl 16C1.
Nous avons appris , par vos lettres du 4 de ce mois, les eolreticns que vous avez eus avec M. Le TelUer et le marquis de Lionne, tant pour obtenir la satisfaction due à mon fils, et la mise en liberté des cocbers encore détenus, qu'au sujet de Billon, et des actes exécutés en .violation du droit des gens dans l'afTaire de l'huissier. 11 y a grande apparence que, pour le premier chef, ils auront parié ainsi, afin de reitaetlt-e \t libération des enchère jusqu'à ce que la répDUe de Son Altesse Royale leur soit panenue, répouse dont TOUS aurez sans doute vu la copie. Et l'affaire bien exainlûée sous toutes ses faces, nous disons qu'on ne saurait reruser ces actes de juBtiee, et que S. H. sera toujours bien conseillée quand elle fers aux ambassadeurs le traitement qu'elle désire voir faire aux siens dans les cours étrangères; c'est pourquoi nons espérons bienlAl recevoir de meilleures nouvelles sur ce chef et les antres, sur lesquels vous devez sans cesse insister , jusqu'à ce que l'on obtienne le résultat désiré. (AacHivES de Tubih.)
{Trustât de ntaHen.]
LE PBÊSIDKI1T CiBOCCIO À lUDAHB ROIALI.
Ikdame Royalet à la fin, par l'entremise de M. l'ambassadeur Servîen A qui, d'après les indications du capitaine Ferrero, je Hs savoir le lieu où on pouvait trouver Billon, qui ne faisait jamais dr long séjour dans un mfime endroit, M. de Lionne, par ordre du Roi, fit mettre ledit Billon le 26 de ce mois & le Bastille.
(Archives vb Tubih.] (TtaduU dentalien.) '
ÏM MâaomS TIUJL AU UROUtS BAH-THOIUSO.
j'ai déjà accusé réception à Votre Seigneurie, de sa Irès-coortoise lettre reçue le 17 du mois passé, je n'ai donc rien à ajouter i la longue dépêche que j'ai l'bonnenr d'écrire à Madame Royale, si ce n'est que M. de Lionne et M. de Servien ont été plus eucis que je ne l'aurais cru, parce que je soupçonnais fort que Billon s'enfuirait. Le camérier de M. le marquis Malespina qne j'ai employé à reconnaître tous les lieux après que la maison lui cul été indiquée parle capitaine Ferrero, s'est trèt^ien conduit) etdr
HONOBË BILLON. 339
plos il a été fort utile que le logis de M. le comte Caroccio fût près de celui de M. de Servien, afln qu'on pût avec promptitude se communiquer les choses nécetsaires. Du reste, j'espère que dous ea Tiendrons à bout ; mais Votre Seigneurie Illustrissime ne saurait croire avec quelle persistance un nombre infini de personnel Ira- Taillent i trouver des inventions et des artifices pour nous Tenir & la trsTene, tournant même à mal ce qui devrait être i noire arantage, et précisément aujourd'hui j'ai appris qu'on avait lÂché de suggérer au Roi (qu'on sait être d'humeur allière et glorieuse) que si on faisait maintenant quelque chose en ma faveur, tout le monde croirait que c'est par bassesse et parce que dans cette conjoncture il croit avoir besoin de Son Altesse Royale, et qu'il veut par conséquent se la rendre favorable. 11 y a pourtant grand nombre de seigneurs et de personnes d'honneur et de pmdence qui enleudent les choses ainsi qu'il convient J'envoie & Votre Altesse llluitrisùme les lettres ci-jointes de Mademoiselle de Montpenùer, remises par un de ses pages & ma femme, et je bajae affectueusement les mkins & Votre Altesse Illustrissime.
(Archivas ds TimiH.) Pu», le !S Mptcmbro 1U3. {Traduit d» nitUitn.)
L'AliUSSlDZIta GRIKAHI AU DOQt nB VENISE,
A la demande de H. le marquis Villa, S. M. a fait mettra i la Bastille un certain Billon Caradet qui a reçu en cession d« Qnmatdi une partie du fief de Boglio confisqué par le duo de Savoie. (Arcbtvu dk Viiisi.) Parii, u 3 novembre leei. (Traduit dt titaiiat,)
a. TILU A lUniHI BOTALB.
Altesse Royale, le lieutenant criminel a rendu deux sentences en faveur des cochers. Il y a pourtant appel au parlement. H. le marquis de Coasiîn me promet merveille au nom du chancelier et de H. Letellier, ^ on prend habilement les meilleurs moyens d'arriver au but sans compromettre l'autorité de personne. On en viendra à bout malgré la perversité des méchants qui tendaient des pièges à la grandeur et au service de Votre Altesse Royale.
(Archives de Tuaiii.) Parb, le 10 Jurier 1009. (Tndmt dt eUaiiut,
D.qitizeabyG00l^lc
HONOBÉ BIU.ON.
Le mêmi à la mime.
Altesse Royale, quant aux cocbers, M. Le Tellter a depuis reçu ordre de S. M. de parler à H. ]e procureur général de Harlay, afin que le Parlement cesse de s'occuper de leur affaire et les laisse mettre en liberté sans retard. Il serait certainement domm^ de rellcber Billon pour obleoir qne deux innocents sortissent de prison. (Ajichites de Tcbih.}
(Traduit de Faaiitn.) Puis, lei«ttTriarl(W3.
Note de M. de Besmaue.
Billon a été mis en liberté après avoir Tait satisTaction à l'ambusadeur du duc de Savoie qui avait porté des plaintes contre loi, et chez qui il a été conduit, le 9 mai 1663, à quatre heures apris midi, pour foire ladite satisfaction. (B. A.)
BILLOn A SBIGKBLiT.
Il n'y a que vous seal à qui je puisse demander des grâces, puisque vous êtes le seul protecteur qui me reste. Vous avez eu pilié Autrefois de mes maux, et vous n'avez pas été le moindre iastrumentdeleurguérison. Ainsi j'espère. Monseigneur, que votre aulo* rite ne me sera pas maintenant inutile pour me délivrer d'un des plus dangereux de la vie; c'est. Monseigneur, de la nécessité, par le besoin que j'ai de jouir des petites pensions sur la recette générale et sur les gabelles qu'il a plu à feu monseigneur le cardinal de nous procurer auprès de S. M. par la considération de tant de services que nous avons rendus dans les temps les plus difficiles. J'attends, Monseigneur, de votre seule générosité cette faveur, puisque vous n'avez certainement personne dans le monde qui ait plus de zèle pour votre gloire et qui voie avec plus d'ardeur etavec plus de respect que moi, etc. (B. I.)
Ce s fénisr 1684 .
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