HONORÉ BILLON
plonutique aigrit les affaires, et il ne voulut pas se rappeler que « cas était fort différent, surtout en ce qu'on se concerta alors pour réunir des troupes armées, afin de soutenir des privilèges par li force, et qu'ici on ne parlerait que des prières les plus efficaces i employer pour empêcher ces injustices. M. le marquis de la Fuente a cependant promis d'aller, demain matin, à Saint-Germain, et de faire merveilles auprès de la Reine mère et de H. Le Tellier. Comme on me dit que S. H. a écrit à Votre Altesse Royale pour se plaindre de moi, j'attendrai vos bienveillantes résolutions, et quoique je ne croie pas avoir donné de cause légitime à ces plaintes, je ne me désespérerai pas si cela obligeait Votre Altesse Royale k me rappeler, puisque je regarderai toujours comme le plus grand bonheur de me mettre à ses pieds et de lui prourer que je sois, etc. (Abohives se Tubih.]
(Traduilderaaliem.) Puis, i« » jniiiot leea.
Le mime à la mime.
Altesse Royale , persuadé que .Votre Altesse Royale aura pour agréable que je la Uenoe exactement informée de l'important érénement des jours passés, afin que Votre Altesse Royale puisse ea délibérer avec plus de connaissance de cause, et surtout ayant de beaucoup meilleures nouvelles que les dernières, elles pouN raient peut-être vous faire modifier vos résolutions; j'écris & Clerc d'expédier de Lyon & Votre Altesse Royale un courrier, afin qu'elle sache, le plus tOt possible, que S. M. m'envoya hier matin un arrêt signé et scellé par le chancelier, aux termes duquel il est ordonné aux maîtres des requêtes de se désister de tout acte, pn> cédure et formalité de justice. S. M. évoquant cette afiaire devant elle, voulant en connaître et délibérer sur ce qu'elle jugera le plus convenable de faire.
En exécution de cet arrêt, les trompettes préparées par ces messieurs ponr recommencer aujourd'hui leur sérénade, n'ont point paru ; peut-être n'avait-on pas donné tous les avis nécessaires, car on a vu aux coins de la rue des détachements d'archers et d'exempts, témoignant l'intention d'arrêter mes domestiques s'ils sortaient de chez moi; mais comme tous les détails de ce qui est arrivé ces derniers jours , depuis le départ de mon écnyer, sont contenus dans les rapports que M. le comte Caroccio et moi adres-
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sImesiM. le marquis de Pianezza, j'ajouterai seulement à Votre Altesse Royale que de trois endroits j'ai déjà reçu avis que BilloB n'agit pas pour aou compte, mais par ordre d'un certain M. Foullé ', maître des requ6tes, et d'un de ses collègues, dans leur intérfit particulier, ce dont je lAche de m'assurer. (Archives ds Tuhiit.)
[Traduit de rUaiûn.) Parii, le » Juillet leu.
UADAIU KOTALE AC MAHQDIS TILLA.
Le t uU itu.
Nous aTons répondu, par l'ordinaire de la semaine passée, à Tos lettres du 14 et du 48 du mpis dernier, et i celle du 31, que nous a apportée votre écuyer. L'ordinaire de cette semaine est arrivé sans lettres de vous , et seulement avec un duplicata de ce que le président Caroccio nous avait écrit par cet écuyer, jugeant cette précaution ulile dans le cas d'une rencontre f&cbeuse que l'écuyer aurait pu faire en route, et il ajoutait que M. Le Teltier et M. de Lionne ayant parlé au Roi, Rasino, que vous aviez envoyé à Saint-Germain, avait rapporté que M. Le Tellier lui avait répondu qu'on trouverait quelque moyen. Et, en effet, par une autre lettre du président, datée du mois dernier, apportée par un exprès de Chambéry, nous avons appris, à notre grande satisfaction, qu'ayant négocié de nouveau Jt Saint-Qermain, avec iSM. Le Tellier et de Lionne, et leur ayant représenté les raisons qui mili- (aient en faveur de notre famille et de nons-rnSme, ces messieurs avaient parlé au Roi et lapporté que S. H. avait résolu de se désister des poursuites judiciaires et que, sur le commandement de S. M., le chancelier avait donné les ordres nécessaires et expédié M. Giraud à Paris, ce qui avait été exécuté. Nous sommes fort contents, Monsieur, mon fils bien-aimé et moi, que cette affaire ail pris si bonne tournure, quand elle pouvait entraîner de si ficheuses conséquences , et que nous ayons ainsi le moyen d'insister, ainsi qu'il le faudra, sur la punition de Billon, laquelle importe tant à la réputation de Son Allesse Royale, afin de ne pas laisser sans protestation tant d'actions offensantes commises par ce téméraire. (ARCsiviis se Tuur.)
{Traduit dt l'italien.) 1. Etienne Faullâ de Prunsni», mort m f SIS.
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