‹ Archives de la BastilleChapitre 83 sur 137 · GIZAUCOURT · texte numérisé non relu

GIZAUCOURT

Ordre d'eatréc : 30 Janvier 1005. — Ordre de Mrtie i 6 mal <6C6.

Ordrei ccnirc-dgnËi : Sëgoier et Le Trixiei.

Fauftsaires.

Le PBINCB OB COATI A SÉVUlBIt.

Monsieur, je découvris ces jours passés, en voyant une copie d'un prétendu arrêt du conseil, qu'il était sans doute falsiDé; je donnai incontinent les ordres nécessaires pour avoir l'original cl Taire arrêter celui qui était l'ituteur de cette fausseté. M. de Bezoos ■ vous écrira le détail et les circonstances de celle affaire, el je ^^ous dirai seulement que le criminel a été conduit en celte ville sous bonne et sùrc garde. Jo vous supplie de me continuer votre amitié. (B. 1.)

K Miier», lo 13 fâvrlcr 16e!.

H. DE GUILLBttAGVES < A SÉGIIIKR.

A Séiim, le 13 rërrier 1661.

Monseigneur, vous verrez par la dép&che de M. de Bezons et par h lettre de Son Altesse, que je vous cnvuie, que l'on a eu l'insoleDCi-

d'éti 1 II wir

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DUCKEHIN, DE BHAQUEHAIS, CHOTABD, ETC. 343

de contrefaire la sceau et ua arrêt du conseil avec la commissioD. Je prendrai, s'il vous platt, la liberté de vous dire. Monseigneur, que j'ai employé tout le soin dont j'aj été capable afin que le soupçon qne j'eus le premier de cet attentai fût éelaircî, et qu'ensuite l'auteur fftt arrêté.

J'ai cru. Monseigneur, que contribuant en ce qui dépend de moi à la punition de ce crime, js pourrais être assea heureux pour ne vous pas déplaire, et pour vous témoigner que je désire, avec beaucoup de passion, quelque part dans l'honneur de vos bonnes grftces, et que je suis, etc. (B. I.)

LE JIOI A il. DE BESHAtlS,

Mons de Besmaus, étant nécessaire pour l'instructioD du procàa qui doit être fait par les maîtres des requêtes de mon li6tel à la demoiselle et aux deux hommes accusés d'avoir fait de faux sceaux, et qui sont prisonniers en mon cMteau de la Bastille, que les commissaires ordonnés pour las interroger aient la liberté d'y entrer et sorlir quand II en sera besoin pour cet effet, vous ne manquerez pas, incontinent cette lettre reçue, à faire tout ce qu'ils auront à désirer de vous |>our l'exécution de leur commission, etc.

(BftITlSB MUSEUIIO Paris, le 13* jour d'octobro 16BI.

Le mime au même.

Mons de Besmaus, étant nécessaire que les nommés Jean Ghotafd et Anne-Nicole Pelletier, prisonniers en mon cb&teau de la Bastille, soient conduits au palais devant les (ualtres d^s requêtes de mon h6tel, pour y être par eux interrogés et jugés, vous ne manquerez, incontinent cette lettre reçue, de les mettre entre les mains des deux huissiers des requêtes qui auront ordre de leur part de les aller prendre pour cet effet, etc. (BaiiisH Mdsxuii.) A Pam, ce 8 noieinbre ie«S.

Du 9 novembre 166i.

Vu par les maîtres des requêtes ordinaires d« rbêtel du Roi, juges souverains en cette partie, assemblés au nombre de sept en

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344 IHJCREUIN, DB BRAQDEHAIS, CHOTARD, ETC.

leur auditoire du palais à Paris, le procès eitraordinaîremeol fait et parfoit, et commencé k instruire par le sieur Baltazar ■, conseiller du Roi en ses conseils, mattre des requëles ordinaires de son hAtel, commissaire en cette partie, continué par le sieur le Bou< langer^ aussi conseiller du Roi en ses conseils, maître des reguËtes de rbfttel, commissaire subrogé en cette partie à la requête du procureur du Roi desdites requêtes de l'hAtel et chancellerie de France, demandeur et accusateur contre les nommés Anne-Nicole Pelletier soi-disant femme de François du Tremblay, marchand à Lyon, et Jean Chotard, prisonnier es prisons du fort l'Ëvéque, défendeurs et accusés pour raison des faussetés, ratures, altérations et applications des sceaux du Roi faites en deux prétendues lettres de provision de l'office de prévôt des maréchaux d'Angers remplies du nom de iean Chotard.

Lesdits maîtres des requêtes, juges souverains en cette partie, ont déclaré et déclarent ladite Anne-Nicole Pelletier dûment atteinte et convaincue d'avnir appliqué aux prétendues provisions mentionnées au procès deux sceaux du Roi tirés de deux autres lettres, et fait faire les ratures, altérations et additions d'écritures étant sur la première des prétendues provisions, qu'ils ont déclarées fausses et faussement fabriquées, pour réparation de quoi ont condamné et condamnent la Pelletier à être fustigée de vei^s par l'exécuteur de la haute justice, au pied de l'escalier du palais, du c6té de l'auditoire des requêtes de l'hAtel, à la croix du tirouer et au devant de la porte de l'hAtel de H. le chancelier; ce fait, ont banni et bannissent ladite Pelletier i perpétuité du royaume de France, loi enjoignent de garder son ban à peine de la vie, ont déclaré et déclarent et uns cbacuns ses biens acquis et confisqués an profit de M. le chaDcelier, sur iceux préalablement pris la somme de cinq cents francs applicable à qui sera ordonné; et & l'égard de Chotard, pour les cas résultant du procès, ont condamné cl condamnent en deux cents francs d'aumAne, et lui ont fait et font défense de plus négocier de semblnbles lettres, sur plus grande peine.

Prononcé à Chotard, pour ce atteint, entre les deux guichets des prisons du fort l'Ëvêque, et icelui élargi après qu'il a satisfait audit

1. JcMi-Baptiiu BftlUMT, «eigaeuT de HalbertM, aoelto inUadftot du cardinil de Heu, naître dMr«(]uètui réiigni u cha^je ea 1A03. Mort eu moiidanuilflU.

1. AuguiU UKi la BouUanger de Viarme, ricba, et au retie moini ine ries, Mirant In Portraiii dot maltrea de* Kqotua,

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DUCHEHIN, DE BRAQUERAIS, CHOTARD, ETC. »S

arrtt, payé raumAme y contenue, le 9 novembre 1662 ; et à l'égard de ladite Anne-Nicole Pelletier, prononcé et exécuté le 10 novembre 1662. (A. i.)

H. D EFITÂ A COLBBai.

A Cbitf au-Gontier, ca IS uût IMJ.

Monseigneur, j'ai cru qu'il était de mon devoir de vous rendre compte du succès de la commission en laquelle vous avez trouvé bon que je fusse employé, et de vous informer du désordre que j'ai rencontré dans la plupart des oniciers du Roi, dont vous jugerez assurément que la conduite ne peut pas être justifiée. J'ai tronvé. Monseigneur, plusieurs d'entre eux dans l'exercice de charges considérables dépourvus de lettres du Koi, et sans autre titre que celui de leur possession, et ceux qui étaient de ce nombre paraissent les plus innocents par la comparaison des autres qui ont ajouté à leurs premières tïiutes un nouveau crime, en falsifiant les provisions de leurs pères pour s'en servir dans leurs réceptions aux mêmes charges qu'ils remplissaient; aucuns plus intelligents et moins hardis ont voulu faire passer quatre ou cinq charges qu'ils avaient acquises sans une seule provision, sans néanmoins en rien exprimer, et sous prétexte de certains termes étudiés et concertés ; mais l'abus a été encore beaucoup plus grand dans les villes de Laval et de Cbiteau-Gontier, dont les sceaux sont tout k fait faux ou faussement appliqués. Je ne crois pas devoir prendre la liberté de vous remarquer d'autres abus plus importants au service du Roi dans l'aliénation qui a été faite des greffes, et plasieurs autres de ses domaines, parce que cette observation passerait les termes de ma commission, qui m'en a fait avoir leslumières par rencontre. J'ai dressé mes procès-verbaux de toutes les autres choses, le plus exactement qu'il m'a été possible, et j'espère coutinuer dans la suite avec pareil soin et la même diligence. Je m'estimerais, Monseigneur, extrêmement faeureux si je pouvais en quelque sorte satisfaire à ce que je dois au Roi, et mériter par ce moyen l'houoeur de votre protection ; c'est une grâce à laquelle nous sommes tellement accoutumés dans ma famille, que j'ose bien vous en demander sa continuation, et me la promettre après la protestation respectueuse que je fais d'être plus que personne, etc. (B. 1.)

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34S DUCHEMIN, DE BHAQUEHAtS, CHOTARD, ETC.

Mémoire pour tirer dei tamièret des fauuttés faites au sceau par le Hardy.

Si Monseigneur le cfaaDcelipr désire avoir de grandes lumières des fausselés qui se sont faites du sceau, il est nécessaire de faire ce qui ensuit :

Premièrement, il faut interroger lAiaothe-Hardy s'il ne connaît pas le nommé Grimaucourl, les nomméi Cbausin et Labnisiàn, •es enlkuts, et le nommé Latour ?

S'il n'est pas rrai que ledit Grimaucourt père s'était obligé de lui donner douze mille francs de rente ; pourqnoi et & quelle con- ■idération ?

S'il n'est pas vrai que le Hardy s'est plaint de ce que Ûrimauecwrt lui devait beaucoup d'argent pour des affaires de conséquence qu'il lui avait fait faire, et quelles elles sont?

Si Latour n'a pas distribué quantité de lettres de noblesse en biaoc avec quantité d'autres expéditions, savoir d'où elles provenaieut ?

Interroger ledit Hardy si ce n'est pas ledit Grimaucourt el ses enfants qui lui ont parlé pour l'abolition du sieur Lasuier, cidevant conseiller d'Ëtat ?

Pour avoir la preuve que dessus, il est nécessaire d'interroger te flU dudit Lasuier qui est abbé, qui a fait les compoaitiooa d'abolition de son père avec ledit Cbausin, fils dudit Grimaucourt.

L'on interrogera aussi ledit abbè, si Cbausin ne lui a pas fait connaître ledit abbé Lasnier, pour l'abolition concernant son pire, au logis d'uD nommé Gourbouillon, cuisinier de U. de lurenoe.

Si Monseigneur as donne cette peine il découvrira bien des faussetés tant dti sceau que des signatures; cela regarde son inlérit et celui du public. (B. l.)

• ÀV CBAHCEUEK SËGUIER.

Monseigneur aura la bonté, s'il lui plaît, de lire le présent mémoire.

Mon indisposition, causée par un rhumatisme qui me tient au lit, m'oblige de me servir de la main de mon bommc pour dire h Monseigneur que, s'il a en la bonté de faire interroger Lamotke sur

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DI'CtlI-MIN, DE BRA01;KHAIS, CHÛÎAKD, bTC. ,317

les deux mémoires qae j'ai pris la liberté de lui envoyer cancer- Dant l'iDlcIligence qu'il avait avec Grimaucourt, il aura blea appris des choses tout h fail étonnantes. M"* la présidente d'Ëstavillc de Roaen, qui est en celte ville, doit, par l'ordre de H. ton mari ', avoir l'bonneiir de voirvotre fr6re pour Tentretenir de tout ce que Lamothe lui a dit toucliant quantité de cbers, et mCrne voudrait faire part k Monseigneur de la lettre que ledit Lamothe lui a demandé permissioD d'écrire & Grimaucourt père, qui marquait assez l'intelligence qu'ils avaient ensemble ; el si l'abbé Lasnier avait été ouT, il en aurait dit quantité de particularité!, et il est certain que lesdits Grimaucourt père et fils ont, en tout, contribué aux faussetés qui ont été faites par Lamotbe, el siLnIourqni a été au service de Grimaucourt père, qui a, h présent, la conduite des ouvriers qui travaillent au collège des Quatre-N allons, était pris, il serait contraint d'avouer qu'il a vendu par l'ordre de Lamothr et Grimaucourt un nombre prodigieux de lettres de noblesse qu'ils avaient en blanc, et quantité d'autres expéditions de haute impor> tance.

Si Monseigneur désire éclaircir cette affaire, dans laquelle il semble qu'il soit obligé pour sa propre gloire et le bien du public, il est nécessaire qu'un nommé Sauger, que l'on dît avoir l'honneur d'élre à vous, n'en ait point de connaissance, parce qu'il est tout it fait dans les intérêts dudît Grimaucourt, et les avertit de tout ce qui so passe ; je sais mCme qu'ils se voient souvent et qu'il leur a môme rendu un notable service dans une atTairc qu'ils tenaient pcrdiu*, qui est de revenu de près de huit mille francs, comme ils ont dil, pour quelques marais devei's la Hochelle que l'on dît être i Votre Grandeur ; en quoi il les a maintenus, et k'ur promit, dès il y a longtemps, de le faire et d'ôter un certain homme que Votre Grandeur avait en ce pays-là, qui n'avait pas voulu faire ce qu'il lui avait écrit ; el si les papiers dont ils se servent sont examinés, il se trouvera de la fausseté très-assurément.

ÏIs se servent encore de fausses pièces pour faire recevoir le nommé Cbausin, l'un des frères dudit Grimaucourt, chevalier de Malt«. L'on sait que leur naissance est fort vile, ils doivent mille louis d'or pour parvenir k leurs tins, et par les pièces qu'ils pro-

1. Brctel, slwir d'EiUlleiille.vtrèicapablo « Irte-tnéclitnt honmf, votilkni avoir da bica de quelque nutaitre que ce wii, iierii dans n compagnie; ii siiiioat l'iiiat 4m yariMMM de Room, inmé pour CollwK.

348 DUCHEMIN, DE BBAQUE-KAIS, CHOTARD, ETC.

duisent ils n'y ont jamais eu de part; ils se disent d'un nom de

Lambert dont ils n'ont jamais été.

Si cette affaire avait été bien conduite dès le commencement par ceux qui en ont eu le soin, Votre Grandeur aurait bien vu que ce que je lui marque par mes mémoires est véritable, et M. de la Reynie n'aurait pu se dispenser de juger Laraotb e et ses complices i d'autres peines, et si le premier a été pendu, lui méritait la roue, car il est certain que si l'on eût interrogé le pendu sur le sujet de Orimaucourt il aurait bien dit qu'il n'a jamais connu Lamothe que par leur moyen, cl que ce qu'il a fait ça été de concert avec euz ; je crois bien qu'il eu a dit quelque chose, mais cela n'a pas été mis au jour. (B. 1.)

N. UE lA BEYME AU CHAHCELIEB SEGUIER.

(Extrait dex charges contre la )

En la falsillcatioD prétendue faite par I^my, sur la minute d'un arrêt du conseil, du 29 novembre 4669, la charge est :

Qu'on prétend que Lamy est allé au greffe demander la minute de l'arrêt, et qu'elle lui a été donnée par le commis du greffe;

Que depuis, Lamy a rapporté cette même minute au greffe, après néanmoins y avoir ajouté ou fait ajouter le nom d'une partie qui n'y était pas, et le mot de huit avant ceux de mille livres.

En conséquence de cet arrêt, on a emprisonné cette partie, dont on prétend que le nom a été ajouté , et on a saisi et vendu des meubles.

M. d'Aubray, rapporteur de cet arrêt, et le sieur Cheneloo, commis du greffe, ont expliqué ce qu'ils savaient de cette fausseté prétendue.

II y a arrêt qui a jugé les moyens de faux pertinents et admissibles, et qui a renvoyé aux requêtes de l'hôtel pour faire le procès souverainement aux coupables.

Si les poursuites rigoureuses que Monseigneur le chancelier ordonne contre les faussaires montrent quelle est sa justice , leur crime sert aussi à faire voir quelle est sa vigilance, car s'il était aisé de le surprendre, ceux qui font commerce de fausses lettres de chancellerie et de faux arrêts du conseil prendraient celte rcîe plutôt que celle de faire des fousselés, et surtout des domestiques

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UUCBEHIN, DE BRAQUEHAIS, CHOTARD, ETC. 349

DP se porteraient jamais à cette extrémrté s'il n'y avait quelque autre moyen plus facile. (&•'•)

Dl PEUTAS', PROCuaKHB GiSÉHlL DU ROI A BORDRAUX, A SÉGUIKR.

Monseigneur, j'ai reçu l'arrétdu conseil qu'il a plu à Votre Grandeur de m'eoToyer, et en même temps j'ai fait recherche du lieu où demeurent les Hartreauz. J'ai appris , Monseigneur, qu'ils sont dans les Cusagues , proche d'une poste appelée de Cavignac, que même ils ont fait enregistrer leurs lettres de noblesse en la cour des aides, et payé pour cela 400 livres; si bien, Monseigneur, que je ne manquerai pas d'y envoyer un huissier pour leur signifier l'arrêt, et enverrai soudain à Votre Grandeur les exploits. Je l&cherai même d'avoir copie de leurs lettres au greffe de la cour des aides; mais comme les enregistrements s'y font pour de l'argent, et que l'intérêt fait les gentilshommes, il estdifflcile. Monseigneur, d'avoir ces expéditions. Si S. M. eût eu agréable de confirmer le parlement dans sa juridiction , et lui laisser la connaissance des nobles , je crois assurer Votre Grandeur qiie les choses s'y examineraient avec plus de régularité. Je m'estime très-heureux Monseigneur , de pouvoir donner , dans cette rencontre , à Votre Grandeur, des preuves de mon obéissance, etc. ( B.I. )

Bordrani, 11 avril 16M.

A MM. les mattrei iti reguétei ordinaires de l'hétet du Roi, juget souvêraiiu m cette partie.

Supplie le procureur général du Roi es dites requêtes de l'hAtel et chancellerie de France, disant que maître Philippe Bernard*, conseiller au parlement de Dijon, ayant eu dessein, l'année der> nière, d'obtenir des lettres du Roi pour posséder, sa vie durant,

1. Jscqaei de Peutu, « tdea tnteatJODnd ponr I» cour, ■ Miiwit ua rapport lur le parlement de Bordeaux,

3> « Le 18 man lUi, dit d'Ormouoa, le chancelier parla de proriiion* pour dispeaae d'ige du parlement de Dijon, et It y a deoi dd iroii pritonnien poar cela. Uon dit que cea lottrea aaat vériiablei et que l'on a donné de l'argent à madame da Sultj. Ce diaconrs parait nne œéJliance, c'rti ponrqnol H. le cbancelier doit, pour *a rjpntaltoo, ponreoiTre cette affaire, a L'état dci conieillera au parlement da Dijon tait mention de deux Trèrea Bernard, tooa deux d'esprit et de capacité

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VM DUCHEltiN, DE BtlAQUEHAIS, CHOTAHD, BTC.

ledit office de conscilkT,- qui était clerc, comme s'il a?ait été pourvu d'uD ofBce de conseiller lai , ceux qu'il avait priés de s'entremettre pour i'obtentioa desdites lettres se seraient adressés au nommé d'Aspremont, à présent prisonnier es prisons du fort l'Êvéque, lequel aurait fourni icelles moyennant le priide la somme de S,000 livres, qu'il a depuis touchées, suivant la composition et convention par lui faites; mais, depui», le sieur Bernard aurait reçu ordre du Roi de représenter lesdites lettres, comme étant suspecter de faux et obtenues par commerce bonteux et des voies illicites. A quoi ayant été par lui satisfait, ainsi que plus au lonf; le codUcdI le proc&B-verbal du sieur Poucet, commissaire h ce député, du 1" avril dernier, elles ont été apportées de son ordonnance au greffe des i-equôtcs de rb6lel,etd'aulnut que vous avez été commii et députés par lettres patentes de S. M., du 10 mars aussi dernier, registrées le 20 ensuivant, pour, h ma requête, faire informcr par-devant le sieur Poncet, commissaire <i ce député, contre ceux qui, par faux sceaux, fausses applications de sceaux, fabrication de fausses lettres ou aulremeut, par voies obliques et incon- Ques, surprennent des expéditions de la grande chancellerie, dont ils font commerce par argent, instruire, faire et parfaire le pn}c6s aux coupables et complices de quelque qualité et condition qu'ils soient, souverainement et en dernier ressort, au rapport dudil Heur Poucet; à ces causes requérait le suppliant qu'il vous plaise, mesdits sieurs, lui permettre de faire informer par-devant le sieur Poocet, commissaire h ce député, de la vérité ou de la fausseté de cesditei lettres, circonstances et dépendances, tant par titres, cornparaison d'écritures, témoins, qu'experts qui seront nommés d'office par ledit sieur commissaire, pour, l'information faite, rapportée, et à moi communiquée , être par vous ordonné ce que de raison, et ferez bien. (A. I.)

HADAHB DESMÏ A SÉGtllEtU

Pierre Despoy, bourgeois de Paris, a été arrêté et mené à la Bastille par le sieur Pecault, votre exempt, par votre ordre, le SO décembre dernier, sur ce, dit-on, qu'il a levé l'écriture d'une lettre que vous avez scellée, et qu'au lieu d'icelle , il y a écrit un* dispense d'âge pour le sieur de Coallan , pour £tre reçu consoler au parlement de Bretagne, ce qui est contrôla vérité,aiasi qa'U parait

oyGooi^lc

DUCHl^lN, DE BtUQUEHAiS, CHOTABO, ETC. 391

par l'interrogaloire prAté par ledit Despoy, volonUireiQODt, pardevant M. Poucet, maître des requêtes, par lequel il prend droit. Pour conoallre celle vérité, Monseigneur, il supplieVolre Grandeur de TOUS (aire rapporter les lettres qui sont toutes écrites de sa main, datées, et signées de M. de Brienne, auparaTant que de les sceller, dont le sieur de Brienne a rendu témoignage. Vous connat-' Ires cttte vérité, Monseigneur, et qu'il n'a rien été enlevé au corps de récriture, auparavant ni depuis le icmu. Cependant) Monseigneur, le suppliant est pauvre , prisonnier , malade, et pour comble d'affliction , a une femme et trois pctiis enfants qui sont dans la dernière extrémité, accouchée depuis un mois, qui vous demande sun mari innocent, et sa caution à la charge de se présenter tontes fois et quantes, sous peine d'Ctre convaincus l'un et l'autre des cas supposés h. son mari. Cependant , Monseigneur, faites-lui quelque chanté puisqu'elle en est digne ; c'est une vérité qui n'est que trop connue, et qui vous peut Être certifiée par MM. de La Reyoie et d'Eflla, Le Mazier et Picault, qui se sont transportés en sa maison. Et elle priera Dieu pour la couservation de votre santé. (B. I.)

BB FKDTA8, PIOCUHBUK KÉHÉIIAL , A SiOntlRi

Monseigneur, Votre Grandeur m'ayant Ml l'honneur de me commander de faire signifier an arrêt du conseil d'Étal à certains personnages, nommés les Hartreaux , qui ont entrepris de faire fabriquer des lettres de noblesse ; je n'ai pas manqué, Monseigneur, d'y obéir , et j'envoie h M. de Lionne la signification qui leur en a été faite par un huissier de la cour, afin qu'il présente le tout i Votre Grandeur, la suppliant avec respect de croire que Je fais consister toute ma gloire à lui reoitre mes tris-soumises obéissances, etc.

(B.l.) Boritkni, 11 Ktrtl 1»4.

U ROI A H. DE BBSHAES.

Hons de Besmaus , par sentence de ma cour du parlement de Paris, du 17 du présent mois, donnée sur la requête présentée par le sieur Claude de La Rochefoucault, comte de Tonne-Charente, ajanl été ordonna que le sieur de Martineau « conseiller & ladite cour, se transportera en mon château de la Bastille, pour ouïr et interroger le nommé Guillaume Paris, qui j est détenu prisonnier,

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332 nJCHEMIN, DE DRAQUEHAiS. CHOTARD, ETC.

je TOUS Tais cette lettre pour vous dire de laisser entrer le nev Martioeau dans mou chftteau , toutes fois et quantes qu'il s'y présentera pour faire lesdits interrogatoires audit Paris sur les mojeiu de faux dont il est accusé, et autres cas en résultant, circonstances et dépeiidances , vous assurant que vous ferez chose qui me sen bien agréable d'accomplir ce qui est en cela de mon intention, etc.

(B.I.) Ecrit & Pub, le IS* Jour de mel lt6k

Ce 30 moi 1G6I.

Vu parles maîtres des requêtes, etc., la requête à eux présentée par J. Bouchard :

Les maîtres des requêtes , juges souverains en cette partie, ont ordonné et ordonnent que le suppliant sera élargi et mis bors des prisons du fort l'Ëvêque, et même, sous le bon plaisir du Roi, do chftteau de la Bastille, k la caution de Charles Bouchard, son frère, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, qui se chargera de le représenter, toutes fois et quantes qu'il sera ordonné, à ce faire le gedlier des prisons du fort l'Éveque, contraint par coi^s, ce disant en demeurera valablement déchargé. (A. I.)

DE UOKNS A SÊ6D1BR.

Monseigneur, le sieur de Coellan, conseiller au parlement de Bretagne, qui s'est rendu & la suite du Roi, sur l'arrfit da conseil qui lui ordonnait de représenter les provisions de sa cbai^e, est venu supplier Sa Majesté de lui permettre d'aller faire un tour en Bretagne , sur l'aiis qu'il a reçu de la maladie dangereuse de son beau-père, s'engageant à deux choses : l'une à revenir au temps que Sa Majesté lui prescrira , et l'autre de n'entrer point dans le parlement que son affaire ne soit terminée. Sa Majesté n'a pas voulu lui faire rendre aucune réponse sur sa demande, qu'elle n'ait su de vous. Monseigneur, si vous jugez qu'on puisse sans inconvénient, et sur les offres qu'il fait , lui permettre de faire ce voyage, et elle m'a ordonné de vous en demander votre sentiment, pour lui en faire le rapport, sur lequel elle prendra sa résolnlîon. Cependant, je suis ravi que cette occasion me donne lien de vous re-

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DUCHEHL*!, DE BHAQUEIUIS, CHOTARD, ETC. 352

DOaveler les assuraaces àe la respectueuse et forle passion avec laqoelle je sois, etc. ( B. f. )

FontalneblMn, ta 31 mit loet.

Le mime au mime.

Monseigneor, le Roi a encore approuvé votre senlimeat de ne donner point au sïeur de Cuellan l'irrftt du Conseil, pour la permission qa'il demandait d'aller faire un tour en Bretagne, qu'il n'ait auparavant remis les provisions de son office et les lettres de dispense d'&ge entre les mains du procureur du Roi, des requêtes 'de rb6tel, ou au greffe. J'écris ce soir audit sieur de Coellan l'intention de S. M., et afin, Monseigneur, qne vous voyiez que j'ai tAché de n'omettre aucun des motifs que j'ai trouvés dans votre lettre, je joins ici une copie de la mienne audit sieur de Coetlaa, etc. (B. I.)

FootainebleiD, ca ^ jaio IBM.

DS UOEIBB A M. Dl COBLUH *.

J'ai parlé au Roi , de la permission que. vous avez désirée d'aller faire un lour en Bretagne pour vos affaires particulières, i condition de n'entrer point au parlement et de revenir dans le temps que S. M, vous prescrira; j'ai trouvé S. H. disposée à vous donner cette satisfaction aux conditions que tous avez proposées; mais avant que de vons 'accorder celte permission , elle désire que vous remettiez les provisions de votre ofSce et les lettres de dispense d'Age entre les mains du procureur du Roi des requêtes de i'bAtel, ou au greffe, en présence dudit procureur du Roi, et du rapporteur, dont il sera fait procès-verbal. S. M. ne voit pas les raisons de la difficulté que vous en avez faite jusqu'à présent, puisque celui qui vous a vendu s'est cbargé, par un ta«ité, de vous mettre en main lesdites lettres de provisions et de dispense d'Ige, et qu'ainsi ayant un bon garant , la prétendue supposition de fausseté desdites lettres ne peut tomber sur vous ni vous faire aucun préjudice. Cependant, la résistance que vous mettez à remettre lesdites lettres est injurieuse au procureur du Roi et aux autres officiers de justice ; elle semble vouloir favoriser Aspremont, l'auteur

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