‹ Archives de la BastilleChapitre 91 sur 137 · BERTRAND D'ESPERON. — JEANNE LABADENS · texte numérisé non relu

BERTRAND D'ESPERON. — JEANNE LABADENS

Ordre d'entrée : 33 mai 1664.

GARUN. — DUNEZAN. — BAYLAC.

GUILLAUME LABADENS. — BOURDONNIER.

Ordre d'entrée : 30 juin 1665. — Ordre de sorlie : 30 avril 1066.

TlolenoM euven im -porteur de oontraiataa.

H. DB SAINT-LttC' A COLBERT.

A HonUiiban, la 8 octolira 1601.

Monsieur, je viens du cAté des Pyrénées où j'ai assoupi beaucoup de désordres entre les vallées et la plaine de Btgorre, comme aussi dftDS les élections d'Astarac et d'Armagnac, les démêlés des commis aux recettes avec quelques gentilshommes et communautés. Dans celle d'Aucb il y a eu un gentilhomme tué par des soldats de Chambellé; j'ai fait mettre les coupables entre les mains du prévôt, et comme il était arrivé, quelques jours auparavant, une violence contre le porteur des quittances, j'ai ordonné que les élus en prendraient connaissance à l'exclusion des autres juges, même du parlement. J'ai observé sur toutes les plaintes, qui m'ont été faites de part et d'autres, les véritables sujets de ces désordres dont je vous rendrai compte, et des moyens que j'estime les plu» à propos, pour en éviter la continuation après mon retour du Rouergue, où je vais et où, sans doute, je verrai les mêmes inconvénients partout. • (fi. I.)

1. Frantoja d'Espinay, mnniuis de $»iaI-Loc, lieotonut général de GBj«niM «t SoaTUDsur dn I^rigord, décédé en 1678.

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881 âAINT-MARTlN, LE BARON Dl CASTBLVIEfL, BTC

COLBUT 1 H. WEUJOT, IHTKHDÂirr SK HONTAOBÀH.

Le 9 noTenbra 1669.

Monsieur, le Hoi ayant su la violence faite par le sieur de Cas- [elvieil, trésorier de France de Toulouse, i un oommé Touloo, huissier, et à deux soldats du régiment de Chambellé, et la précipitation avec laquelle le présidial et le vice-sénéchal d'Auch, ont fait exécuter à mort un sergent et daux antres soldats du rnSme régiment, au préjudio* des défenses du paplefoept de Toulouse, S. M. désire que vous en informiez promptement, et que ce qui en résultera contre ledit sieur de Castelvieil et contre son fils conseiller au parlement de Toulouse, que l'on accuse d'Être complice de cette entreprise, soit par vofis Incessamment envoyé au greffe du conseil, tenait aussi soigneusement la main que l'arrêt du coqscil du 36 octobre dernier, portant que ledit Toulon et les deux soldats du même régiment, seront élargis des prisons d'Aucb, et que les procédurps faites par ledit présidial ou par le ¥ice-séné> chai, seront pareillement envoyées au greffe du conseil, soit exécuté de point en point. {A., H.]

M. PBILOT A COLBEBT.

A Bordeaai, m 11 novtmbra iML J'ai reçu ici votre lettre du 5, que vous m'avez fait l'honneur de [□'écrire; je pars présentement pour Hontauban où j'espère d'être dans six jours, et quand j'y serai, je verrai ce qu'il se pourra faire pour le bien des alTaires du Roi suivant «os intentions. (B. I.)

H. DB FIEDBBTl A COUEKT.

Monsieur, lorsque je sus ce qui s'était passé à Aucfa, il y a deux mois, je ne manquai pas de vous en informer, et de vous envoyer une copie de la relation que les commis de l'élection d'Astanc m'Avaient envoyée, mais comme j'ai appris depuis qu'il y avait dans cette même relation, une circonstance qui n'était pas véritable n ce qu'elle contient que M. de Maniban, l'avocat général, était présent, lorsque l'on donna les'étrivières dans Orbessan à un porteur 1 pariemeot de Tmibnte, biwi ■

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SAWT-imtTW, hV. BIRQN DE CASTELVIBJL, STC. 3^

de coDtraintes, j'ai cru, Monsieur, que je deTSis tous le faire sa- - voir; tout ce qu'il y a de fiyi, e'ast qu'il a sollicité avec empressement les ofQpiei^ du ppêsidi^I d'Auch, pour faire périr ces pauvres malheureux, ce qu'ils (l'eussent sans doute osé faire s'ils ne se fusvus soutenus par des personnes d'autorité. QoniDie je fais profession d'être fprt véritable je n'ai pas voulu dilférer plus longtemps, Monsieur, à vous rendre compte de ce détail. (B, I.)

A TonlooM, ce 13 décembre leea.

H. PSLLOT A COLBEBT.

A Hontkuban, ce 13 d^sibra isei.

L'on m'a doqné ici une de vos lettres louc])ant l'affaire du sieqr C45te)vieil, trésorier de France. Elle doit assurément ëlre pouss^, car elle est fort noire et étrange, à ce qu'il me parait, et qu'un chacun pie le rapporte. C'est un trésorier de France qui a 30 ou 40,000 fr. Ho rente, et qui, se fl^gt en quatre ou ciqq garçons qu'il a, n'a pas voulu p4y«r 3 ^ 400 îr. ie failles, a fait maltraiter k coups d'étrivières, ufi commis jusqu'à la qiort, et qui, par l'au^ rite qu'il a dans AucI), a fait pendre et rouer deus soldats et un sergent qui ont tué véritablement soii flis, mais en faisant leur devoir, étant sous les armes et en faction, et ce fils tes étant yen^n^r* guer et insulter, et leur ayant tiré deux ou trois coups de pistolet; l'on en connaîtra la vérité par le procès et les procédures que je ferai en titre de l'arrfit du conseil. Il y va également de l'autorité du Roi, et du soulagement des peuples, que l'on sache que ceux qui travaillent i ces recouvrements, soient bien appuyés en bien agissant, car il ne faudra pas un homme pour faire payer, oii il en faudrait vingt quand il y a de ta mauvaise volonté. (B. L)

Le même qu mitne.

A HoDUubu, ce 1 lerrier IU3.

Je partirai aaQi faute d'Ici, samedi ou dimanche, pour aller à Aueh trayûlIeF i la procédure saivant l'arrêt du conseil contre ia sieur d^ Castelfieil, trésorier de France de Toulouse. Bile serait déji fait^, tqais comme je l'ai jugée de coaséquance, je ne l'ai voulu confier JL p^-sonne, et je n'ai pas pu quitter cette ville qu'apr^ avilir oûs ordre aux aSïùres les plus pressées. (fi. 1.)

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Mi SAINT-HAHTIN, LB BARON DE CASTELVIEIL, ETC.

Le mime au mtfnw.

ta, M 11 fénior 16U.

Je pars demaio, saos faute, poar aller fc Auch, je vous envemi bientôt la procédure, et vous éclaircirai comme cette affiure s'esl assée. (B. I.)

Le même a« même.

à Auch, 08 30 Bfritr MO.

Je continue U procédure contre le sieur Castelvieîl, trésorier de France de Toulouse, et ses flis ; j'y donne le temps nécessaire parce que cette affaire est de la dernière conséquence pour le ser- Tice du Roi dans ce pays, dont le succès est regardé d'un chacoD, quoiqu'ils soient tout à fait puissants dans ces quartiers, craints et accrédités, et qu'ils se serrent de tous moyens pour détourner les preuves. J'en trouve néanmoins beaucoup qui tes chai^nt des cas que l'on leur met dessus, et entre an^s le sieur d'Orbessao, fils dudit Gastelrieil, conseiller au parlement de Toulouse, qui est présentement à Paris, se trouve un des plus chargés. Je ne perds point de temps pour achever bientôt cette procédure afin de vous l'envoyer. (B. L)

Le même au mAiie.

A Ancb, ca 10 firrier l«ea.

Monsieur, j'achève la procédure contre les Castelvieil, laqueile est fort grande; je trouve des preuves suffisamment des étrivières qui ont été données cruellement au porteur des contraintes, des mauvais traitements et de la détention; il y en a aussi, ce que I'od en peut souhaiter, pour justifier la fausse accusation que l'on a faite contre lui du prétendu viol d'une femme et d'une fllle, et de l'avortement de la femme; et, comme le prévôt qui iostruisail ce procès a fait dire aux plaignantes, et à un des témoins plus qu'ils ne voulaient dire ; et ainsi, ce procès étant tout instruit, les jimfi n'auront pas pu s'empécber de condamner ces accusés à la mort ou a quelque peine inflîcttve; ce qui est prouvé bien clairement par un témoin que j'ai fait prendre prisonnier, et par ta femme et la fille que j'ai fait arrêter, qui avouent très-ingénoemeat par leun

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5AINT-1IARTIN, LE BARON DE CASTELVIEIL, BT& 38S

réponses, qu'ils oq bit de hnsses accusations, et qu'on les a suscitées k cela. L'on n'en manque pas pareillement, pour faire voir que le sergent et le soldat, qui ont été pendus, ne méritaient pas li •mort; ni aussi celui qui a été roué tout vif, auquel on en Toalait, parce qu'il était frère du porteur de contraintes, qui avait eu les étrivières, et il 7 a force témoins qui déposent que le sieur Polverin, fils du sieur Castelvieil, avait été l'agresseur, ayant tiré deux coups de pistolet, et s'il a été tué par les soldats d'un coup de fusil tiré d'assez loin, qu'il s'est attiré ce malheur. Le greffier aussi, dépose que le sieur d'Ûrbessan, conseiller au parlementde Toulouse, qui est à Paris, vint la nuit accompagné de huit ou dix personnes pour l'obliger à lui remettre en original les procédures faites contre les soldats, sur le reçu Téritablement de son procureur, mais ce qui ne se fait point; lesquelles procédures il ne lui remit que cinq ou six jours après. Ceux qni me paraissent les plus coupables, sont: les sieurs d'Orbessan, leprévAt, le sieur Marguerie, lieutenant de Champagne, fils dudît Castelvieil, je ne parle pas de la femme et de la fille et des faux témoins, qui ne peuvent pas éviter une punition exemplaire. Le sieur Castelvieil père et le prévét, ont paru ici au commencement devant moi, disant grand bruit de leur Innocence, et se plaignant de la calomnie; mais comme ils ont eu vent des preuves qu'il y avait contre eux, ils ont disparu. J'ai fut arrêter le greffier du prévAt, qui n'a point la minute de la procédure faite pour ce prétendu viol et avortemeot; il l'a remise, à ce qu'il dit, contre tout ordre, sans décharge, au prévôt. Enfin, Monsieur, voilà une grande affaire que l'on croyait bien cachée, par le crédit des gens autorisés en ce pays, laquelle se trouve bien éclaircie, et je vous enverrai au premîerjour toute l'instruction que j'en ai faite, suivant l'arrêt du conseil. (B. I.)

Le m^mtf au mtme.

A HootanbaD, le 1 nin 1U3.

J'ai achevé les procédures contre les sieurs Castelvieil père et fils, je les fais transcrire et vous les enverrai , sans faute, par le premier ordinaire. Ds sont beaucoup charges, comme j'ai eu l'honneur de vous le mander, et il y a des preuves contre eux, touchant les faits énoncés dans le mémoire ci-joint. (B. I.)

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au SAiNT-MARTIN, LE BARON DE GASTSLVtBIL, ETC.

PttWDéi qvi ritùltetit des procééuret faitet par U. Pellot, eontfe les sieur» CaiMvieil.

Que le nommé ïoulon, porteur de cootralates et de l'ordoDouice de M. de Footeney, allant dans la paroisse d'Orbessan qui ^pip> tient au sieur Castelvieil, trésorier de France de Toulouse, pour contraindre un collecteur rétentionnaire des deniers de la taille, accompagné de deux soldats de Chambellé qui lui servaient de recors, aurait eu les étrivières cmellement par les sieurs d'Orbessan, conseiller au parlement de Toulon, I^marguerîe, lieutenaDt de Champagne, PolTerio, tous trois fils dudit Castelvieil qui étaient assistés de leurs valets.

Que le sieur Toulon «'étant jeté aux pieds du sîear d'Orbessan, conseiller, il lui aurait donné lui-même des coups de pieds dans le visage, qui auraient fendu te menton, dont il porte encore la marque.

Que ledit Polvenn, aurait rompu un pistolet sur le col dndit Toulon, à force de lui donner des coups.

Qu'ensuite ledit Toulon fut monté sur une mule, avec un desdils soldats qui s'appelle Lamarque, et mené à Auch avec mille indignités.

Qu'on mena ledit Toulon et le Lamarque en présence dudit Castelvieil, përe, et que l'on les battit encore.

Qu'ensuite l'on les mena, tous deux, dans les prisons d'Aucb, l'on leur mit les fers aux pieds et qu'il leur était fait tous les jours par les parents, amis ou valets dudit Castelvieil, de nouvelles peurs et menaces, et de nouveaux traitements mauvais.

Que le sieur d'Orbessan retira de la gedie la chemise ensanglantée dudit Toulon, et la fit blanchir afin de cacher les preuves de leur mauvaise action.

Que pour couvrir cette violence, l'on suscita une fausse accusation, que lesdits Toulon et Lamarque étaient venus à minuit dans le lieu d'Orbessan, et avaient voulu forcer ta femme du collecteur et sa fille, et qu'ils avaient voulu enlever la fille, et qu'à force de coups ils auraient fait avorter la femme.

Que le procès a été instruit par le sieur de Saint-Martin, prévôt d'Auch, si bien et de telle manière, sar la plainte de la femme et de la fitle, et sur les dépositions des faux témoins, qui tous avurat

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SAINT-KARTin, LB BARCHV QB CASTBLViËlL, ETC. 387

été récolés et Confrontés atix Toulon et Làmarquei que le» jUges nti pouvaient guère s'empteher de les condamner à être pendus^ et le proeis étant tout instruit^ lia auraient été jugés, âans tin alrèl du coDSËii, qui rint le plus à profios du nionde.

Que la fsmmeî et la fille et lea ftuÉ témblns, duraient été iya<cH6a i soutenir cette Tausselé par ledit Lataarguerie, lienlenaitt ii Champagne, et ledit Polverîn, tous deux fils dudit Castelvi^l, I4> quel parait adtsi évoir tredipé dans la tiabricalioa de tetie fausse proééduni

Que ledit de Boint-Martin, qui est plàfi eoapable qu'aueun, ne vouLuI pas receroir les reproches que Toulon donnait contre les témoins, et qu'il incita ladite Slle à dire au confrootement que c'était Toulon qui l'avait touIu Tioler.

Et les preuves de cette fausse accusation, résultent des confessions d'un faux témoin, de ladite feUmé, de la fille que l'on délient prisonniers à Montauban.

U ; a des preuves aussi que la minute de ce procès, fait par le prévôt, n'est plus entre les mains du greffier, que le prévAt l'obligea par son autorité, de lui remettre la minute sans aucune dé- ' chaîne, et cela parait par l'interrogatoire du greffer que l'on tient aussi prisonnier à Montauban.

II y a des preuves encore, que des soldata de Cbambellé ^ant été commandés pour venir à Aucb faire payer la taille, que ledit Pot' vérin aurait passé par une porte) tiré ses pistolets sureux, et erié aux armes et que les soldats auraient tiré quelques coups sur lui| d'un desquels coups il aurait été tué d'assez loin.

Que ledit Polverin, s'étaot attiré ce malheur par son imprudence et par son aggressiou, néanmoins les juges du présidial d'Aucb au' raient condamné un desdits soldats à ftlre roué, qui eut plus de cinquante coups en vie, et l'autre à être pendu.

Que ledit soldat ainsi n'avait point tiré, et qu'il fut traité avee cette rigueur, parce qu'on avait plus d'animosité contre lui, étant frère dudit Toulon, porteur de contraintes, qui avait eu les étrivières, et était injustement accusé, dont il a été parlé ci-dessus.

Qu'après cette exécution, dont l'on devait être, ce semble, satis- Ikit, l'on prit, quinze jours après, un sergent qui avait fait son possible pour arrêter les soldats, et n'était point ainsi coupable, lequel fut condamné néanmoins à être pendu.

Que le sieur d'Orbessan, conseiller au parlement de Toulouse,

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fut chez le grever du présidïal, et se fit donner par Torce la procédure faite contre les soldats, et l'a gardée cinq & six Jours.

Que ledit Castelvieil, trésorier de France, ne paye pas de taille dans le lieu d'Orbessan ni ailleors, s'empare dans ledit lien é'Otbessan du bien taillable, afin que le cadastre ne paraisse plus, afin que l'on ne pnisse pas demander la taille qu'il doit du bien qu'il a nsnrpé.

L'on pent ajouter à tout cela que ledit Saint-Ilfartin, prévAt, est de l'aveu général un fort mécbant homme, qui s'est trouvé dans de méchantes affaires, et fut condamné à 6tre pendu par M. Foulé, ce qu'il évita, s'élant sauvé la veille du jugement. (B. I.)

H. PXUOT A COLBBRT.

A IloDtaubul, M 30 mm 1M3.

J'ai reçu, Monsieur, votre lettre du 17' de ce mois, que vras m'avez fait l'honneur d^m'écrire; je continuerai l'instnictioa du procès du sieur Castelvieîl et ses enfants, pour le juger ensuite suivant que vous me l'ordonnerez. Mais quoique je le pnisse faire suivant ma commission, s'agissant néanmoins d'un conseiller dans un parlement, et d'un trésorier de France, il sera bon ainsi que je vous l'ai mandé, que sur les procédures que je vous ai envoyées, et que vous avez assurément à présent, il soit donné arrêt an conseil qui fasse mention particulière des personnes dont il s'agit, et me donne pouvoir de les juger avec le présidial de Hontaoban ; comme l'on jugera sans doute, qu'à l'égard des soldats il y a lieu i. la révision du procès, il faudra aussi que par ledit arrêt, il soit porté qu'il sera procédé, par moi à cette révision, avec ledit présidial, et pour cet effet, il faudra joindre les procédures faites parle présidial d'Ancb, contre lesdits soldats, à celles que j'ai envoyées qui sont k présent toutes au greffe du conseil, et auraient été remises entre les mains de'quelque maître des requêtes. Les d'Alibert intéressés dans cette affaire, et les autres parties ne manqueront pas de fiiire toutes les diligences nécessaires. (B. I.)

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Le même au même.

A HoDlanbtn, ce 39 iTril lSt3.

Monsieur, ajaot appris que S. M. avait fait arrêter le sieur Saint- Martia, prévAt d'Auch, j'ai aussit6t commis un officier pour faire sceller ses papiers et en fure ioventaire ensuite ; il fut jugé en 1642 ou 1643, à Saint-Antonin, en ce pays, par M. de la Terrière, alors intendant. Ayant appelé au tribunal des orUciers du présidial de MODtanban, il fut condamné à se défaire de sa charge et déclaré incapable d'en exercer, et dix ans de bannissement. J'ai tu de ses juges qui m'ont dit qu'il méritait une plus grande peine, et qu'il y eut même des voix à la mort; mais la forte sollicitation qu'on fit et la recommandation qu'il eut de feu M. le duc d'Orléans, qui était de grande considératios dans ce temps-là, le sauvèrent. Il était accusé de subornation de témoins, de les avoir maltraités pour les faire déposer à sa fantaisie, d'avoir fait pendre un bomme sans avoir fait aucune procédure, et de beaucoup d'autres crimes ; son procès doit Être au greffe de H. de la Terriàre, dont l'on se peut servir, et le sieur Fournier, qui a été depuis avocat du conseil et son secrétaire alors. L'on en écrit par cet ordinaire, afin que l'on fasse les diligences nécessaires pour cela. (R. L)

Le même au même.

A Honltatwn, ce S oui ises. J'ai eu l'bODoeur, Monsieur, de vous mander qu'aussilAt que j'eus la nouvelle que le sieur Saint-Martin, prévAt d'Aucb, avait été arrêté, j'y commis un conseiller de ce présidial pour se transporter à Auch, sceller et faire inventaire de ses papiers et informer contre lui. Ce commissaire est sur les lieux, qui travaille à cela présentement. Ainsi, ce que vous avez pris la peine de m'ordonoer par vos lettres du 14 et du 10 du mois passé, s'exécute sans perle de temps. (B. I.)

COLDBBT A SEOnlXR.

C« 31 JaMM 1603.

Je supplie très^omblement Monseigneur le chancelier de se souvenir de nommer des commissaires avec lesquels M. Poucet

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380 SAIfiT-VARTIN. LE URON DR CASTELVIEtL, ETC.

puisse communiquer de l'affaire du sieur de Castelvieî), trésorier de France, de Toulouse, et du vice sénéchal d'Auch, qui est ï la Bastille. (B. 1.)

L» mimé ou mim$.

Ca 37 mm lOW.

Je supplie tris-bumblemeot Hqaseignear )e chancelier de remettre, pour un jour ou deux, l'atTaire qui fut fiier rapportée par H. Poncet, pour des raisons que j'aurai i'hooneur de lui dire.

H. rOICfi? A COUERT-

HoDsieur, Je fus hier au soir cbez tous, mais voy ant qu'ft oenF faeupes et demie tous n'étiez point de retour, je crus que ce serait vous incommoder à heure indue si je restais daTuntage. Le principal sujet de ma visite était pour tous donner avis que l'affaire de Castelvieil se doit rapporter après midi chez M. le chancelier, el Peoevoir de tous quelque ordre particulier ; si aucun avez à me donner en celte affaire, comme aussi qu'étant averti que tous puissiez TOUS y trouver, si vous le jugiez k propos, et que vos aSWes TOUS le pussent permettre. En tous cas, ce soir, je De manquerai pas, Monsieur, à vous en aller rendre raison, etc. (B. 1.)

Ce 38 mm ISflt, t »li henrei du millD.

Le mte)f ffu nim».

■aiim.

ATant que faire le rapport de l'affiaire d'Auch, il eat nécessaire d'flulr le vice-sénéchal, ce qui n'a pu 6tre fait josqu*! présent, depuis que j'ai l'arrêt qui ordonne qu'il sera oui et interrogé, d'autant que le travail fait à Vincennes, et l'ioterrogatoire commeoec de M. de Guénégaud ont occupé le temps qui' reste de la chambre de justice.

J'ai aussi envoyé un arrêt k H. fierrjer, par lequel avant faire droit sur la requête du sieur de Castelvieil aux fins d'élargissemeot. il est ordpnné qu'il sera oiil et interrogé p^r-^ç^ant fDoi; lequel ioterrpgatoire doit être précédé de p^lq^ ^i) ^ç^r ^^ipt-Martiq,

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d'autant qu'il peut charger le sieur de Castelvieil père, que je vois peu chargé par les procédures criminelies.

Si H. Colhert wuhaite que j'interrompe l'interrogatoiFe di) ùeur (le Guénégaud pour raquer à celui du Tioe-sânéohal et du sieur de Culelneil, eu ce cas, dès demain après midi, je m'y emploierai.

a. DE BKSHirS A COLBERT,

DaPtfb, n3]niaiflB4.

H. d'Alibert m'ayant fort assuré que tous souhaitiez que !#« témoins menés de Montauban pour M. de GasteMeil fussent à la Bastille, je n'ai pas fait difficulté de les recevoir sans ordre, et comme je n'oserais quitter ici, j'ai cru devoir vous envoyer Barailh pour vous demander quelle conduite je dois tenir là-dessus.

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