LE HARQUIS DE TERMES, LE CHEV. DB FIAHARËNS
Le même au même.
FentaineUenu, IB Juillet 1U6.
Je TOUS prie maintenant de déconseiller à Messieurs de la Prette de s'aller embarquer sur 1& flotte de Hessieun les Étata. Je suis revenu à votre sentiment, et je serait f&ché qu'ils allassent de nouveau s'esposer, sans beaucoup d'espérance d'en retirer l'avantage qu'ils se promettent'. (B. I.)
H. DE FLAHARENS ^ AU RDI DE tA GHAHDE BRETAGKE.
Sire, depuis mon départ d'auprès de Votre Majesté, je me suis donné l'bonneur de lui écrire pour la supplier de se souvenir de moi, et de la passion que je conserverai fidèlement toute ma vie pour son service. J'espère qu'elle agréera que je lui demande encore ici la môme gr&ce, et celle de ne m'oublier pas dans l'occasion de la paix, que bien des gens croient prête de se conclure. Si cette nouvelle est véritable, il n'j a personne, Sire, qui ait tant de joie, de )a bonne intelligence de l'Angleterre et de la France, que j'en aurai et qui souhaite plus de bonbeur à Voire Majesté, que je fais. J'y suis obligé par mille raisons, et j'espère qu'elle ajoutera encore aux grAces qu'elle m'a faites, celle de me sortir de ma malheureuse affaire. J'ai plus de sujet que jamais d'attendre le rétablissement de ma fortune, puisqu'il dépend de Votre Majesté, et que la promesse qu'elle a eu la bonté de m'en faire m'en assnre; c'est ce qui me donne la hardiesse, Sire, de m'adresser droit à elle, et de la supplier que j'aie l'honneur d'être compris dans le traité de la paix; c'est le sur moyen de rendre mon affaire immanquable, et je ne doute point que Votre Majesté, ne l'entre-
1. Husieurs de 11 Frette fiircDt lengteffipB sans oser rentrer en France, m^ Ils lerraient aa delior» an qualîlâ de folontairca dftita les arnéei Où le Rei n'dtatt pu de ta, peiBonne. Tiirenne écrivait k Lourois, le 3D décembre 167it, en' rendint corapts da combat deMulljausen : •> Heuieurt delà Frette passèrent de* premien, qai firent trts-bten; Jo puis dire (]u'tis témoignent en toutes occasions ane grande wlvie da réparer les Tautes qu'ils ont commieea. ■
i. H. de Flamareni avait dea litres & ta protection de Ciiarlet 11, el le moindre n'était paa celui d'avoir introduit la sarabande en Angleterre.
Le clievatier était resté en France, u Savei-Tous qui n'a enmjé fktre un compliment ! U. le marquis de Termes, qui arriva hier tout malingre de goutte et de coliqnet on dit qu'il a la barbe longue comme ub capucin. U clicralier de Flunlarens est avec lui. u Ain»i i:crlt madame de Sévigné, le & septembre i4t>.
D.qitizeabyG00l^lc
m LE MARQUIS DE TERMES, LE CHEV. DE FLAUARENS. prenne comme une chose qu'elle veut qui réussisse. J'attends cela de ses paroles et de ses bontés, je m'appliquerai toute ma vie, à ne m'en pas rendre indigne et à témoigner aven quelle passion je suis, etc.
Je supplie très-humblement. Votre Majesté, de me permettre de lui dire, encore ici, que je sais de bonne part que si Votre Majesté, avait demandé grAce pour moi et pour Noirmoutiers, devant la conclusioD du traité de Daokerque, qu'on l'aurait accordée.
(StATB PAPER OFFICB.)
H. DB FLAHAIIENS A SIR I. inUUHSOn '.
A Cologne, ce li novembre IBTS.
Monsieur, si vous jugiez que ce ne fût pas une chose désagréable k S. M., de lui demander qu'elle voulût bien, dans cette occasion de paix générale, faire parler pour moi MM, les ambassadeurs à Nimëgue, pour tâcher d'obtenir mon retour en France, je prendrais la liberté de lut demander moi-mfime cette gtSce dans la confiance que j'ai, que vous appuieriez ma demande comme je le puis souhaiter, d'un ministre comme vous. Monsieur, de qui j'ai reçu tant d'honnêtetés et d'amiliés. Je vous envoie par avance nne lettre pour S. M. pour lui être rendue, s'il vous plaît, en cas que vous le trouviez à propos et bien qu'elle ait eu la bonté de parler pour moi, plus d'une fois sans fruit, il 7 a grande différence entre ce temps-là à celui-ci, et je tous envoie le mémoire des raisons qu'il me semble qu'on pourrait alléguer dans cette rencontre, lesquelles je vous supplie de vouloir communiquer à M. de Barillou, ne sachant si je les lui ai envoyées ou non dans la lettre que je lui ai écrite, l'autre jour. Je tous conjure d'être persuadé qu'on ne peut pas être, etc.
Je TOUS demande, s'il vous plaît, pour moi des compliments & ' m}'lord d'Arlington et à toute sa famille.
Les raisons qu'il y a à alléguer pour obtenir la grftce, sont : En premier lieu que la noblesse de France, est assez corrigée de se battre en duel, par l'exemple dont le suppliant a seni par la pénitence d'environ 18 années d'exiL
1. WllUuuon éi^t un dea oégoeiuenn chargé* ptr l'Angtelom de iniwi ti ptli de Nimtgne.
LE MARQUIS DE TEHHES, LE CHEV. DB FLAUARBNS. 413 Kn second lieu que ce n'est proprement, que 3 années de grftce qu'on den^ande, puisqu'au bout de 20 ans il y a prescriptioa pour tous les crimes, hors celui de lèse-majesté au 1" chef, et que ce sont des privilèges établis de tout temps, dont les criminels ont toujours joui.
En troisième lieu que c'est S. M. britannique qui demande la chose, et dans une occasion extraQrdinaire qui est une paix si con- •idérable et si géuérale. (State papeb office.)
K. PETIT A SIH I. WILUAMSON.
APwb, leS3jij»ier less.
U, le comte de Flamarens qui était exilé de la cour et avait demeuré bors du royaume, depuis 20 ans pour s'être battu en duel, a été arrêté prisonnier dans une de ses terres de Guyenne proche Bordeaux, et mis au château Trompette. Toute sa famille en est dans une très-grande consternation, car on craint, et avec raison, qu'on ne le fasse mourir, son procès étant fait et le Roi ayant refusé plusieurs fois sa gr&ce. (State pafeb orrrcE.)
COLBEET A H. ns BAHL&T, FROCDEEUR eÉlt£llAL.
Ca 33 JaQTier 1083.
Monsieur tous trouverez ci-joint le mémoire des faits sur lesquels il sera nécessaire d'interroger M. de Flamarens, S. M. estimant que nonobstant ce qui est porté dans l'article iA' du traité de Nimègue, il faudra l'interroger sur ces faits. (B. I.)
H. BRATER A M. DE KAZAUGES.
' A Ptris, ce 20 JUTier 10(3.
M. le comte de Flamarens est afrfité, à Bordeaux, au chAteau Trompette; il y a iiO ans qu'il se battit en duel avec MM. de la Frette; depuis ce temps, le Roi a fait semblant de ne les pas voir dans leurs terres où on ne leur disait rien. Malheureusement pour ce comte Flamarens, il a eu quelque démêlé avec des troupes qui ont passé sur ses terres, et par son imprudence il a donné lieu à réveiller la vieille affaire, il en pourrait bien perdre la tfite.
(BlBL. DE CARFEHTRAS.)
D.qitizeabyG00l^lc
414 LU HARQUIS DE TËRHfô, LE OIEV. DE FLAMARENS.
COLBEIlT A. H. DE HABUT, PROCUftEtlK OélTÉRAL.
A Véffffi da l'alTaire de M. de Flamarens, le Roi approuve que vous fassiez doouer un arrêt pour l'interroger, et S. M- sera bien aise de voir le mémoire des faits que tous aurex dressé.
EHe a choisi M- Preui, coDseiller, pour aller & Bordeaux iate^ rogar ledit sieur de Flamarens ; je vous prie de me faire saTur s'il sera nécessaire de lui avancer'quelque chose, pour son voyage, ou s'il sufQra de le payer au retour. (B. I.)
Ul8]»*lerl683.
Le même au même.
Je vous renvoie le mémoire des faits sur lesquels M. de Flanureos doit être interrogé ; j'ai écrit à M. Dreux, et je crois qu'il d'v a rieu qui puisse empêcher h présent son départ.
J'ai expédié uoe ordonnance de 1,500 livres à compte dudil voyage, et de celui du greffier, et S. H. pourvoiera au reste, lors de leur retour '. (B. I.]
Le30]iDTlerl683.
1. H. de Flamareni ae rérugia en Angteterre. John ETelfo s pris loia de wmu ftppnadre dan* ton Journal qu'ils dlnËrent eiiumble, la 17 ocubra 1681, <±m le grand cbambellan d'Angleterre,
Le marqaia d'Amill; et le marquis de U Frette, inn frère, dtaient revenai k Paiif ; ta Roi faiult semblaat de l'iguorer. M. de la Frette cMonit «o 1086; le dw de Chauloea, aoD parent, eu porta la deuil pabUqueineot et à la cour. Looii UV, choqué, dit qa'il trouiail Tort étrange qu'ils oiasseat demeurer à Paris, et le kDdemaia o" alla en plein midi pour arrêter H. d'AmïH; , mais il arait étâ pi^Tcau dèa la Taille et s'Était Maté.
Le morqaia passa en Ëapagne, où le Roi lui donna a,000 éeua de pension et li clet d'or, c'est-i-dire qu'il le fit chambellan. Il mourut fa Rur^B. U fat entertd aot ttm in Roj, en ITOS.
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