‹ Archives de la BastilleChapitre 97 sur 137 · S LE MARQUIS DB TERMES, LE CBKV. DE FLAHARENS · texte numérisé non relu

S LE MARQUIS DB TERMES, LE CBKV. DE FLAHARENS

Le mime au même.

HoDS de Besmaus, je vous fais cetle lettre pour tous dire que je trouve bon que tous permettiez à la dame de Flamarens* de voir et de parler au sieur chevalier de Flamarens, son flls, détenu priflonaier en mon ch&teau de la BasiUle, toutes fois et quantes qu'elle le désirera, sans y apporter aucune difaculté, etc.

(Bbitish MrsEUN.) BeritiParii,lel3 D

N. PETIT A SIH HENRT BENNBT.

Le 11, le marquis de Termes sortit de la Bastille, où il était prisonnier depuis un an, pour quelque différent qu'il avait eu avec H. le duc d'Elbœuf; il se dispose pour aller en Allemagne avec les enfants de M. le duc de Lesdiguières, qui doivent partir le 19, et qui ont envoyé pour 20,000 écus de lettres de change àStrasboui^, pour y achever leur train.

Le chevalier de Flamarens sortit aussi de la Bastille avec le marquis de Termes, et va pareillement en Hongrie.

11 court un bruit que M. le comte de Crussol a tué, en Allemagne, le comte de Sault. (State fapek oitice.)

HOHSIEIIB, A CHARUSS □.

A Pui», ce 10 décembra i«M.

Le Roi mon frère, ayant bu que Votre Majesté lui devait fure demander la grâce de Noirroouliers et de Chalais, a déclaré qu'il ne l'accorderait pas, ne voulant rompre en manière quelconque son éditdes duels, auquel il dit Être engagé; cela a été cause que j'ai empficbé le mylord Oaret de lui parler de votre part, ne désirant pas vous commettre en chose qui ne réussit pas. Si M. le duc d'Torck fût venu à Dunkerque, c'aurait été autre chose, et je crois que cela eut réussi ; mais j'ai cru que présentement il n'était plus à propos, c'est pourquoi j'ai empCché le milord d'en parler, sachant la résolution dans laquelle était le Boî, mon frère. Je demeure aussi obligé à Votre Majesté que si la chose avait réussi, puisqu'elle a

t. Pranooiie Hard/ de U T<«iitM, eouaîne de midune de Sârigné.

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LE MARQOIS DE TERMES, LE CHEV. DE FLAHARENS. 409 fiiit toDies choses nécessaires pour cela et que c'est moi qui ai été cause qae l'on n'en a pas parlé ; maiS) comme vous savez, qu'une chose est bonne dans nn temps, qu'elle ne l'est pas en un autre. Votre Majesté doit Être certaine que je ne l'emploierai jamais aux choses dont elle se pourrait repentir, puisque j'ai pour elle un respect et une estime toute particulière. J'ai chargé le mylord Gare d'en rendre un compte exact à Votre Majesté '.

(State papeb office.)

M. D BSTRIDES A DK UœiHB.

lA Hlje, iO n»l IHO.

Lorsque Messieurs de la Frette seront ici, je leur rendrai tous les services qui dépendront de moi. M. de Wit les recommandera comme étant ses parents, et assurément ils seront aussi bien traités qu'on le peut être avec ces gens-ci, qui étant tous matelots et de basse naissance, considèrent peu les personnes de qualité. J'entends parler de Ruyter et des autres ofBciers de marine.

Dès que j'en eus parlé au sieur de Wit, il s'oITrit de faire tout ce qui était nécessaire pour distinguer ces Messieurs des autres, qui est de retirer des ordres de l'amirauté k l'amiral, et aux vice-amîraux de les bien traiter. Vous devez 6tre persuadé. Monsieur, qu'après votre recommandation je ne ferai aucune différence de Messieurs de la Frette à mes enfants, et que j'en userai avec eux avec la même affection en tontes rencontres. (B, I.)

Le mims au mime.

A La Ba;e, le 8 Juin ises.

Je suis bien marri que Messieurs de la Frette ne soient pas arrivés avant le départ de la flotte des États. On les placera dans les

1. Parmi les anomaUci il nombrenie* de Tanclen régime, la litaatlon de* daellU'ei n'était pu ane de* moine eiaguilirei. Le duel était alora un crime Irrdiniilible, et Louis XJV, en la qu»iii« de chef clrit, le pourauivali ngoureuienienl; mail coivine chef nilliialre, il faitait sortir rie l'armi^e ceux qui refuialent une proTDcalkin, ne vonlaii pas lei Toir i «a cour et les traitait eu gea* déstiooorés. Les aair«i lOUTeraias de l'Europe agiiiftient de même, et toni les n'a accueillaient arec fiiTeur 1m dncllisiea éirangeraei les employaient t la guerre) leur malheur excitait la aympaUiie eiaéraie. U'eet aiaei que dea Francaia eombaititent dana lea tnaé»t i» l'Em^, mu ijm penonae MO|rtt fc )m tdtaier.

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410 LS MARQUIS DE TERHfc:S, LE CHEV. DE FUHAHENS. navires qui restent au Texel pour quelques jours, dont la ^• pages n'étaient pas prêts. Vous ne devez pas douter, Honsieur, que je ne leur rende tous les services qui dépendront de moi.

Hessleurs de Monaco et comte de Gulche sont arrivés au Teiel le même joar que la flotte devait faire voile. (B. I.)

m UOHHB AU COHTE D'ESTUnES.

IS Jnin 1«W.

Je vous suis infiniment obligé de la manière dont vous m'avez écrit sur le sujet de Messieurs de la Frette, qui m'a donné moyen de parler au Rot Tort & leur avantage et de mettre un bon commenceiDent ft pouvoir, avec le temps et la continuation de leurs ser^ vices, espérer quelque changement à leur mauvaise fortune. Madame de la Frette', qui a les tendresses d'une bonne mère, me prie instamment de ne leur pas conseiller de remonter sur la flotte, et BU contraire de leur mander de se contenter de ce qu'ils ont hit. Je ne veux foire ni l'un ni l'autre, voyant bien d'un côté que, s'ils s'arrâtent en si beau cbemin, ils seront longtemps malbeurrax, et de l'autre ne voulant pas, après l'instance de Madame de la Frette, me cbarger de l'événement des dangers oîi ils retourneraient s'exposer. C'est ce qui m'a fait prendre le parti de ne répondre point à la lettre que M. de la Frette m'a écrite pour ne rien dire, ni contre mes sentiments, ni contre le désir de Madame sa mère; mais je vous prie de lui faire voir cette lettre et à H. d'Amilly. (B. I.)

L« métM an même.

FaotiineUeBu, S JuiUet t««.

JQ VOUS remercie de tout ce que vous me faites la faveur de me mander, et qui est si obligeant sur le sujet de MM. de la Frette. Quant aux nouveaux grands périls auxquels ils s'exposeraient en remontant sur la flotte, cela est vrai j miis il n'y a ici personne df condition qui n'ait fait instance au Roi pour avoir la permission d'aller s'embarquer sur les vaisseaux, et au moins, c'est de leur pure bonne volonté, sans qu'aucun d'eux eut sur les bras une affaire telle que tous mes braves parents. (B. I.)

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