‹ Archives de la ville de Bourges avant 1790 (volume 3)Chapitre 33 sur 97 · QUATRIÈMEMENT · texte numérisé non relu

QUATRIÈMEMENT

» Plus, en la chambre de la Maistrise, plusieurs outils » servant aux ouvriers, dont la description s'en suit :

» Sept marteaux à main, dont il y en a trois non em- » manches;

» Deux autres marteaux à frapper, non emmanchés;

» Une paire de tenailles. »

Là se termine ce document. Gomme on le voit, le matériel de la Monnaie de Bourges ne semble ni bien riche, ni bien compliqué. Quelle simplicité de fabrication!

On trouve également dans cette liasse l'état ou inventaire du mobilier fourni, en 15T4, au S' de La Chastre, gouverneur de la Province;

Du 21 octobre 1579, une ordonnance aux cabaretiers ot

T. I. ii'

aubergistes de fournir, comme aujourd'hui, les noms de leurs locataires ou voyageurs.

On le voit, cette mesure de police existe depuis longtemps.

Ce renseignement devait être apporté « chascun jour au greffier de la Ville, après la fermeture des portes d'ycelle. »

Les noms et surnoms de tous les hôtes devaient être donnés, « tant gens de pied que d'autres, quel séjour ils veulent faire et quelle cause les y amène. »

En ce temps de trouble, on était prudent.

« Au cas où ces hostes ne vouldroient pas déclarer leurs » noms, les aubergistes, etc., dévoient aller le dire aucap- » pitaine, lieutenant ou enseigne, ou capporaux qui étoient » de garde, à l'ouverture des portes. Ceux-ci aviseroient » aux mesures à prendre. »

Je retrouve également, du onzième d'octobre 1580, une ordonnance sur la garde de la Ville.

* Liasse 10

C'est un gros registre in-f°, couvert en peau blanche et très-bien conservé.

Il contient aussi des délibérations, des actes administratifs pris au vu de lettres ou ordonnances du Roi, des ordonnances municipales, des procès-verbaux de différentes fêtes publiques.

Je vais citer ou extraire les pièces qui me semblent le plus intéressantes.

CURAGE DE LYEVRETTE

Ainsi, je trouve du 29 mai 1581, un procès-verbal de curage de l'Yévrette, qui contient la liste des intéressés participants et des usiniers. .

Comme aujourd'hui, cette question était d'un haut intérêt et préoccupait, au point de vue de l'hygiène, l'administration de cette époque, d'autant plus circonspecte que la peste désolait la France, et que la malpropreté de ce cours d'eau pouvait compromettre la santé publique.

A cette époque, comme aujourd'hui, la Ville participait aux frais que nécessitait l'opération de ce curage.

La liste des riverains est complète, on y reconnaît tous les propriétaires riverains de cette année, 1581 , la maison qu'ils possèdent; lorsque c'est un locataire qui l'habite, le nom du propriétaire y est inscrit. C'est une sorte de rôle incomplet comme comptabilité, mais très-précieux comme renseignement au point de vue de la propriété.

Une ordonnance faite « pour le curement et nettoyement » des rues, et portant defifenses de nourrir en ville pigeons, » canards, pouUets et dyndes. »

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