ENTRÉE DE MGR VIALLARD, ARCHEVÊQUE
Je rencontre également l'entrée de Mgr Viallard, archevêque de Bourges, du 14 septembre 1572.
« Sont allés au-devant de lui MM. les Maire et Eschevins, » en l'église et abbaye de Saint-Sulpice, accompagnés des » aultres auctorités, et l'ont conduict en l'église Sainct- » Estienne.
» Il était porté dans une chaise, ainsi qu'il est accous- » tumé, il a passé le long de la grand'rue Saint-Sulpice, » au-davant des Augustins, à la porte Gordaine, à la rue » Goursallon où fut ostée sa chappe, passa à la porte Janine » et de là à Sainct-Estienne.
» Et après la cérémonie faicte, il alla loger à la Tréso- » rerye du Bailliage. »
Cet archevêque décédait cinq ans après; je retrouve mention de ses obsèques le 9 janvier 1577.
ENTRÉE DE MGR LE DUC d'aNJOU, d'aLENÇON ET DE BERRY
Je lis plus loin :
« Le bref et sommaire recueil de ce qui a été faict et de l'ordre
» faict à la joyeuse et triomphante entrée de très-puissant et
» très-honoré prince François duc de Berry, Anjou, Anyou-
» lesme, Alençon, Touraine, etc., et goiibverneur de la ville de
» Bourges, capitale de son pays et duché de Berry, le dimanche
» 15 juillet i^lQ, et les harangues faictes par les depputés de
» sa dicte Ville.
» Lu paix estant faicte, au grand soulagement du » peuple, Monseigneur, frère unique du Roy, comme ung » bon prince, et qui regrettoit infiniment les dégâts que » faisoient les reistres sur tous les chemins, avait pris tous » moyens pour en plus grande dilligence les faire sortir du » royaulme et retourner en leur pays, ce qui ne se put faire » plus tôt, tant estoit leur defFiance et obstination que pour » ne se voulloir départir qu'ils ne fussent entièrement » satisfaits de ce qu'il leur avoict été promis par les pour- » parlers.
» Ce temps pendant, les villes capitalles des duchés qui » avoient été donnés à Monseigneur pour accroissement de » son appanage, se mettaient en debvoir de se préparer » pour le recevoir dignement, avec signification d'humilité, » et singulièrement la ville de Bourges, cappitalle du Berry, » qui, avec sa pauvreté, désirant témoigner sa volonté avoir » esté autre en son endroict que beaucoup de gens ou par » mal talent qui luy portent ou pour méconnaissance sur
» l'estat de ses affaires, et non sçavoir à quelle fin tendaict » ce qui estoict passé en ycelle (qui n'estoict que pour le ser- » vice du Roy et de Monseigneur), ne se persuadroient ce » qu'elle a faicL paroistre à la magnificence de l'entrée de ce » seigneur, non telle que pourroient faire beaucoup d'au- » très villes plus riches, mais la meilleure affection connue » (le ce peuple de tout temps zélateur de la grandeur de ses » dues, et qui leur porto une obéissance fidèle sans dissi- » mulation.