SONNET DIT PAR LE FILS DV MAIRE
Qui vouldroit dignement d'un présent t'honorer. Il faudroit sur le front te mettre ime couronnf , Ung sceptre dans la main; mais cela ne se donne Que de Dieu, qui te peut de plus d'ung décorer. Ce n'est rien toutesfoys de se voir ensceptrer. Si le suject n'est doux, fidelle et ne s'adonne D'une ferme union à maintenir son trosne. Et aux faicts vertueux du prince se mirer. Nous t'offrons seullemcnt, au fond de ceste couppe. De nos moutons dorés une petite trouppe. Comme à nostre berger et maistre à tout jamais. Les moutons, l'or, le vase et ceste forme ronde. C'est la simplicité, la foy qui la seconde, La force, l'union, nourrice de la paix.
» Mon dict seigneur ayant pris en gré le présent, et le » dict bergier s'estant remonté avec sa nue au-dessus de » la voulte de l'arcade, continuant à marcher chascun en » ordre comme nous avons dict, se rencontrèrent au droict » du théastre, où estoient les petits enfants disposés, qui, » appercevant mon dict seigneur, ^commencèrent à crier » de vive et d'affection grande sans respit : Vive Monsei- » gneur, nostre duc! A quoy mon dict seigneur prit un » singulier plaisir, recognoissant la bonne volonté du » peuple et des cytoyens à la dévotion de leurs enfants, » qui lui souhaitoient accroissement de bonheur et prospé- » rite et bonne santé.