‹ Archives de la ville de Bourges avant 1790Chapitre 32 sur 147 · PERSONNEL DE CETTE ABTILLERTE · texte numérisé non relu

PERSONNEL DE CETTE ABTILLERTE

» Ung cappitaine goubverneur;

I Six caocQuiers à chaque canon et aux grandes colle^ > vrines; » Quatre canonniers à chascune bastarde; 9 Trois à chascune moyenne ; t Et à chascun faucon deux; » Deux fourriers ; » Ung cappitaine du charroy ; » Ung conducteur du charroy; » Ung charpentier avec deux compaignons;

> Ung charron avec deux compaignons; » Ung garde des munitions et son ayde;

> Ung mareschal et son compaignon ; t Ung bourrelier ;

» Ung médecin ;

» Ung apotiquaire avec ses drogues et force populion;

» Ung chirurgien avec ung compaignon, et une charette » à quatre chevaux pour eulx quatre;

» Une charette à quatre chevaux pour les cappitaines;

» Ung cappitaine de pionniers ;

1 Son lieutenant;

» Et cinquante pionniers garnis de picqs et pelles et » serpes, outre celles des sacs de munitions.

» Faict et apporté en la Maison de Ville, par ledict Cro- » chet, le 9 juin 1584. »

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Ce type de règlement d'artillerie, dans son enfance, est, comme on le voit, assez curieux pour être transmis.

Que de phases n'a pas dû, depuis, parcourir notre artillerie, avant d'arriver au degré de perfection qu'elle a acquis à notre époque.

Il se trouve, un peu plus loin, une lettre de faire part du mariage du roi Charles IX avec la reine Elisabeth, fille de l'Empereur (23 novembre 1570), et une note indiquant l'entrée à Bourges, le 26 février 1572, de Mgr le cardinal Alexandri, légat du Pape.

ENTRéfi DE MGR VIÂLLARD, ARCHEVÊQUE

Je rencontre également l'entrée de Mgr Viallard, archevêque de Bourges, du 14 septembre 1572.

c Sont allés au-devant de lui MM. les Maire et Eschevins, • en l'église et abbaye de Saint-Sulpice, accompagnés des » aultres auctorités, et l'ont conduict en l'église Sainct- » Estienne.

» Il était porté dans une chaise, ainsi qu'il est accous-

> tumé, il a passé le long de la grand'rue Saint-Sulpice,

> au-davant des Augustins, à la porte Gordaine, à la rue » Coursallon où fut ostée sa chappe, passa à la porte Jaulne

> et de là à Sainct-Estienne.

» Et après la cérémonie faicte, il alla loger à la Tréso-

> rerye du Bailliage. »

Cet archevêque décédait cinq ans après; je retrouve mention de ses obsèques le 9 janvier 1577.

ENTRÉE DE MGR LE DUC d'aNJOUi d'aLENÇON ET DE BERRT

Je lis plus loin :

« Le bref et sommaire recmil de ce qui a été faict et de l'ordre » faict à la joyeuse et triomphante entrée de très-puissant et

> très'honoré prince François duc de Berry, Anjou, Angou- » ksme, Alençon, Touraine, etc., et goubvemeur de la ville de » Bourges, capitale de son pays et duché de Berry, le dimanche » i5 juillet iïïlQ, et les harangues f aides par les depputés de

» sa dicte Ville.

» La paix estant faicte, au grand soulagement du » peuple» Monseigneur, frère unique du Roy, comme ung » bon prince, et qui regretloit infiniment les dégâts que » faisoient les reistres sur tous les chemins, avait pris tous 9 moyens pour en plus grande dilligence les faire sortir du » royaulme et retourner en leur pays, ce qui ne se put faire 9 plus tôt, tant esloit leur deffiance et obstination que pour » ne se voulloir départir qu'ils ne fussent entièrement 1 satisfaits de ce qu'il leur avoict été promis par les pour- » par 1er s.

» Ce temps pendant, les villes capitalles des duchés qui

> avoient été donnés à Monseigneur pour accroissement de » son appanage, se mettaient en debvoir de se préparer » pour le recevoir dignement, avec signification d'humilité, » et singulièrement la ville de Bourges, cappitalle du Berry,

> qui, avec sa pauvreté, désirant témoigner sa volonté avoir » esté autre en son endroict que beaucoup de gens ou par » mal talent qui lu y portent ou pour méconnaissance sur

9 i'estat de ses affaires, et non sçavoir à quelle fin tendaict » ce qui estoict passé en ycelle (qui n'estoict que pour le ser- » vice du Roy et de Monseigneur), ne se persuadroient ce > qu'elle a faict paroistre à la magnificence de l'entrée de ce » seigneur, non telle que pourroient faire beaucoup d'au- • 1res villes plus riches, mais la meilleure affection connue » de ce peuple de tout temps zélateur de la grandeur de ses » ducs, et qui leur porte une obéissance fidèle sans dissi- » mutation.

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