EMPRUNT POUR LA RÉPARATION DES FORTIFICATIONS DE LA VILLE
En 1597, la Ville se vit dans l'obligation de faire un emprunt pour la réparation des brèches existant à ses
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murailles. Ce travail était devenu indispensable, car il eût été imprudent de laisser la place en cet état, à cette époque de désordres continuels.
Par son édit du 20 juin 1597» Henri IV autorisait la Ville à emprunter une somme de 1,200 écus pour cette destination.
c HENRY, par la grâce de Dieu, etc.
» Après avoir faict venir en nostre Conseil la requeste qui nous a esté présentée par nos chers et bien amés les Maire et Eschevins de la ville de Bourges» dont il résulte que pour l'importance de nostre service, auquel ils ont une très-grande affection, et pour la seureté de la dicte Ville en notre obéyssance, en quoy consiste le but du pays, ils ont esté conlraincls d'empruncter la somme de 1,200 escus pour employer comme ils ont faict à la réfection d'une grande bresche advenue en l'année dernière aux murailles de la Ville, qui la rendoient faible et opportune à toute invasion et surprinse fort aisée à faire par le moyen de la dicte bresche et de la mauvaise volonté de plusieurs qui, par leurs sinistres depportements, s'efforceroient s'ils pouvoient rendre infructueuses toutes nos bonnes intentions et la singulière (sic) amour que portons à la seureté et au repos de nos bonnes villes. Nous- suppliant humblement leur accorder nostre licence et nos lectres nécessaires pour leur desdommagement et faire lever la dicte somme de 1,200 escus ainsy par eulx employée et advancée, » Scavoir vous faisons que de l'advis de nostre Conseil avons ordonné et ordonnons, voulions et vous mandons que vous ayez à faire asseoir et cottiser et imposer par
» les Maire et Eschevins de nostre dicte ville de Bourges» » auxquels nous avons permis et permettons d'asseoir et » cottiser et faire lever la dicte somme de 1,200 escus » aussy par eulx employée et advancée, sur tous et » chascuu, les manans et habitants de la ville et faulx- » bourgs de Bourges, le plus justement et esgallement » que faire se pourra sans aulcun en excepter ne réserver, » attendu que c'est pour ung bien publicq où la sécurité » de chascun particulier est comprinse, avec les frais de » la poursuite et exécution de <^es présentes, qui seront » par vous raisonnablement taxés et arbitrés. »