FRANCE
(Délibératkm du 27 juiUet 1623)
(F® 188.) — < Inhibition et deffense sont foictes aux
» cochers d'aller à Paris» et que» à Tesgard du messager à
» cheval» qu'il y pourra aller soubs condition qu'il se
> chargera seuUement de lettres et argent, mais point » d'hardes ou pacquets et que» quant aux lettres dont il » sera porteur au retour, auparavant que d'estre distrî- » buées, seront exposées au feu pour estre purgées du » mauvais air quelles pourroient avoir;
» Et que ceulx qui viendroient de Paris, Rouen et aultres » lieux infects, n'entreront en la Ville que premièrement 1 ils n'aient séjourné à la campagne durant quinzaine et
> que aulcunes bardes, marchandises venant de ces lieux » n'entreront en la Ville qu'elles n'aient esté entreposées » durant quarante jours. »
(F* 194, 10 décembre 1623.) — c II sera permis» à la
» recommandation de Madame la Princesse, aux PP. Bli-
» nimes de cette Ville d'aller mandier aux maisons des
» habitants d'icelle et aultres lieux qu'ils adviseront»
> durant six ans» à la condition qu'ils ne pourront estre» » en leur couvent» en plus grand nombre que de douze
> religieux. »
Liasse 10 MESURES DE SALUBRITE
(F^ 3, 6 juillet 1619.) — t Après diflférentes mesures
> est aussy commandé à ceulx qui ont chevaulx, juments
> et aullres de tenir les escuries et estables tousjours bien » et duement nettoyées et ballyéea, et emmener les fu- D miers hors la dicte Ville de huict en huict jours et ne 9 laisser aulcuns des fumiers dedans^ ny au-dayant des » estables^ à peine de soixante sols d'amande et d'estre » ostés à leurs despens. Et devront ceulx des habitants » qui auront des chiens gros, limiers et mâtins, inutiles » en leurs maisons, les tuer et faire enfouir sur les mesmes » peines. »
Dans cette délibération, le Conseil fait également défense, pour mesure de sûreté publique, à tous habitants et « eschoUiers > et autres, demeurant en la Ville, de porter c espées, poignards et autres armes offensives, et d'aller » de nuict à heures indues, à peine de prison et de puni- » lions corporelles et de voir leurs espées cassées et » brisées. »
PREIIIÈRE APPARITION DE COHÉDIENS A BOURGES
(F® 6, 6 juillet 1619.) — < Requeste des comédiens à » Messieurs les Maire, Eschevins de la Ville et Université » de Bourges,
» Messieurs, » Vous supplient humblement les tragiques, historiens
18 ARGHIVBS DK LA VILLE DE BOUBOES
1 de Sa Majesté, qu'il vous plaise leur permettre de repré- » senter leurs tragédies et pastorales en ceste Ville, et ils » seront obligés de demeurer tous vos très-humbles servi* » leurs.
> Signé : de Bellerozb. >
Suit Tautorisation :
€ Veu la susdicte requeste, . » Nous permettons aux dicts suppliants de représenter » leurs tragédies et actions en ceste Ville durant douze • jours, à la charge que Tesmolument d'ung de ces jours » sera destiné pour les pauvres, s'y mieux n'ayment les » dicts suppliants païer la somme de douze livres et pour » estre employée au dict effect par l'un de nous, et pour- » ront commancer les dictes actions le jour de demain » dimanche, sept du présent moys de juillet, après le » service divin faict et solempnisé, et pour l'eflfect que » dessus feront bastre le tambour par la dic^e Ville, le » tmU sans scandale.
> Faict en l'Hostel-de-Ville, par Nous, Maire et Esche- 1 vins, le samedy sixième jour de juillet 1619.
» Signé : Doulé, Maire ; Durand, Hémeré, Gougnon, > Eschevins; Douart, Greffier. »
ARCHITBS DB LA TILLS DB BOURGES 19