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ÉLÉPHANTIASIS DES ARABES

Les pièces que nous avons eues à notre disposition ont été recueillies par M. Darier, qui a eu l'obligeance de nous les communiquer.

Elles proviennent d'une femme âgée de 49 ans, morte dans

le service de M. Fournier le 1" octobre 1887. Très peu intelligente, elle n'a pu donner que peu de renseignements sur ses antécédents. Elle n'a jamais quitté la France ; il y a deux ans, elle a eu aux jambes, et six mois après au bras gauche, une série de poussées érythémateuses à la suite desquelles Tenflure augmentait. La circonférence de la cuisse mesurait 97 centimètres à sa partie moyenne. Elle est morte de bronchopneumonie suppurée.

M. Darier, qui a fait Tautopsie, a trouvé de l'endocardite végétante, et des traces de phlébite ancienne dans les veines correspondant aux membres malades.

Les morceaux de peau examinés par nous proviennent de la face externe de la jambe, où le derme à l'œil nu présente une épaisseur de près d'un centimètre.

Examen microscopique. — Nous avons fait préalablement des études sur la peau de la jambe de femmes à peu près de même âge, employant toujours les mêmes méthodes que nous avons employées pour les autres cas. Les coupes au microtome de 4/50 de millim. ont été faites perpendiculairement à la surface de la peau. En examinant les coupes de la peau éléphantiasique, en allant de la superficie vers la profondeur, nous voyons l'épiderme quelque peu épaissi tout en offrant la succession de ses couches normales : la couche cornée, le stratum lucidum de Oehl, le stratum granulosum et le corps muqueux de Malpighi. Les papilles sont hypertrophiées, allongées, les unes coniques, les autres globuleuses.

On ne trouve le derme avec sa structure normale qu'à la distance de 4 millimètres et demi de la base des papilles.

Le tissu existant entre l'épiderme et le derme, est tout entier le résultat d'une néoformation.

Nous n'y voyons que très peu de fibres élastiques très fines et probablement néoformées, qui longent les vaisseaux.

Cette couche néoformée présente des fibres connectives denses, parallèles entre elles et à la surface de la peau, et qui, sur nos coupes montées au baume, sont très rapprochées les unes des autres, et coupées perpendiculairement à leur direction par des vaisseaux embryonnaires, qui les traversent de bas en haut jusqu'aux papilles. Ces vaisseaux sont accompagnés

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de faisceaux de fibres connectives, qui ont la même direction. La charpente de la néoformation fibreuse présente donc deux ordres de faisceaux : les uns, très abondants, parallèles à la surface de la peau ; les autres, moins nombreux, accompagnant les vaisseaux depuis le derme jusqu'aux papilles.

Le tissu qui compose cette couche était très œdémateux et succulent à Tétat frais; il a subi une condensation sous Tinfluence des réactifs (alcool, baume, etc.).

La couche qui représente le derme primitif nous offre un réseau de fibres élastiques semblable à celui qu'on trouve à Fétat normal. La direction des fibres élastiques est plus particulièrement transversale, et par conséquent parallèle à la surface de Tépi derme.

Sur la coupe représentée (pi. VI, fig. B, 8)on voit une partie d'un muscle qui appartenait probablement à un poil, qui a disparu, et qui, comme d'ordinaire, a une direction oblique. Son extrémité superficielle se termine en un bouquet défibres élastiques, qui en forment le tendon. Cette disposition est connue et a été déjà figurée par MM. Martinotti (49) et Zenthœfer (50).

Le point de la préparation où se trouve ce muscle a été représenté à un plus fort grossissement dans la fig. C.

La ligne qui sépare la couche néoformée de la couche dermique, examinée à un faible grossissement, est légèrement ondulée; avec un objectif plus fort on voit que les fibres élastiques, venues du derme, s'y terminent par des extrémités libres souvent après avoir présenté une disposition sinueuse, ou en vrille, comme si elles étaient détachées de leur point d'insertion normal. On voit encore quelques fibres élastiques très fines se terminer par un renflement en forme de poire (fig. C, 3). Est-ce un état régressif des fibres élastiques, ou bien une néoformation? Nous ne pouvons nous prononcer.

En outre on constate que certaines fibres élastiques, très délicates et rectilignes, pénètrent dans la couche néoformée en accompagnant les vaisseaux jusqu'à une petite distance des papilles. Elles sont du reste très rares, et l'on n'en voit pas sur le point de la préparation qui a été figuré. On a peutêtre là une néoformation de fibres élastiques.

NeOPLASIES FIBRREUSBS DE LA PBAU. 243

Dans les couches plus profondes du derme les faisceaux du tissu élastique sont moins nombreux mais plus gros. Les glomérules des glandes sudoripares sont presque atrophiés ; on en trouve très peu. Peut-être un grand nombre ont disparu, de même que les follicules pilo-sébacés.

Dans les couches de Thypoderme on voit quelques faisceaux élastiques à direction ascendante.

Les vaisseaux sanguins de cette région présentent une hypertrophie de la tunique interne fortement colorée par Torcéine; ou bien c'est la tunique moyenne ou l'adventice qui sont hypertrophiées.

En résumé nous avons dans ce cas d'éléphantiasis, entre la couche épidermique et le derme, une forte épaisseur de tissu conjonctif néoformé, traversé par de nombreux vaisseaux embryonnaires.

Cette particularité, si nous ne nous trompons, n'a jamais été décrite. Au-dessous de cette couche de néoformation, on retrouve la couche dermique présentant de nombreux faisceaux de tissu élastique, et près de la limite, entre le tissu néoformé et la couche dermique, la présence de ces corps en forme de poires au bout des fibres élastiques très fines.

ni

MOLLUSCUM

Nous avons fait l'étude de divers moUuscums, dont quelques-uns obtenus par la biopsie, et d'autres recueillis sur le cadavre.

Nous parlerons particulièrement d'un moUuscum de la jambe, d'un moUuscum du scrotum, d'un moUuscum de la région stemale, et enfin d'un moUuscum du dos.

a) MoUuscum de la jambe.

Biopsie : Femme âg é de 35 ans environ, bien portante. Sur la face antérieure de la jambe gauche, tout près du genou on observe un petit moUuscum pendulum de la grandeur d'un

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petit pois. Sa surface est très légèrement mamelonnée, molle au toucher, de la couleur de la peau normale, très légèrement pigmentée. Elle n'en présente pas d'autres sur le corps. Le molluscum avec son pédicule excisé par M. Darier a été fixé avec Talcool, puis inclus dans la gomme.

Examen microscopique : Les coupes faites dans une direction perpendiculaire à la surface, y compris aussi le pédicule^ nous démontrent ce qui suit.

Epiderme : L'épaisseur est un peumoindreque dans l'état normal. Les bourgeons épithéliaux montrent, en quelques points, des cellules bien plus pigmentées que les cellules ordinaires de la couche génératrice de l'épiderme. Dans quelques préparations on voit ces bourgeons très longs, mais très minces, arriver jusqu'au milieu de la tumeur.

Derme : Les papilles sont en général petites et rares. Si en certains points elles sont assez développées, elles afiectent cependant une grande irrégularité. Dans le derme qui est relativement mince, on voit des fibres élastiques pas trop abondantes, faibles, à direction particulièrement transversale, c'està-dire parallèle à la surface delà peau. Néanmoins on en voit aussiavecunedirectionperpendiculaire. Dans les couches plus superficielles les fibres élastiques sont peu ramifiées, mais en descendant elles grossissent en même temps qu'elles présentent plusieurs ramifications. On voit aussi des faisceaux relativement gros de fibres élastiques dans le centre de la tumeur; cependant il est important à noter que ces faisceaux ne présentent jamais les dimensions que nous avons vues dans la sclérodermie et dans la chéloïde. De ces faisceaux partent en rayonnant des fibres élastiques, qui arrivent aux couches plus superficielles du derme, et pénètrent dans les papilles, en s*y comportant de la manière que nous avons déjà vue. Mais certainement elles y sont moins nombreuses et moins ; régulièrement disposées en réseau qu'à l'état normal. Soit

I dans les couches centrales de la tumeur, soit dans les couches

plus superficielles, partout où on voit des fibres élastiques, on observe des points noirs, qui semblent le résultat de sections de fibres élastiques, lesquelles presque partout ont une direction ondulée.

Les vaisseaux sanguins sont relativement nombreux dans les couches profondes de la tumeur. On voit aussi dans ces endroits quelques follicules pileux entourés de fibres élastiques.

b) Molhiscum du scrotum.

Biopsie : Homme âgé de 38 ans, service de M. Legroux. La pièce nous a été remise obligeamment par M. Delanglade, interne des hôpitaux.

La tumeur du volume d'une noisette, assez dure au toucher, de la couleur de la peau, à surface bosselée, a été fixée avecTalcool aussitôt après Texcisionet nous a été remise pour Texamenle jour même (10 novembre 1892). Inclusion dans la gomme.

Examen microscopique : Les coupes faites dans une direction perpendiculaire à la surface de la peau nous démontrent que la tumeur est constituée dans le centre par un feutrage formé de tissu conjonctif tassé, parcouru par de nombreux vaisseaux sanguins de manière "à rappeler l'aspect d'un angiome. On observe en outre des faisceaux de fibres musculaires lisses et de nombreuses fibres élastiques. Ces fibres élastiques représentées au centre de la tumeur par des faisceaux assez petits, entrelacés entre eux, partent en rayonnant et se portent en divergeant vers Tépiderme.

c) Molluscum de la région sternale.

Femme âgée de 82 ans, laveuse, entrée le 24 décembre 1892 dans le service de M. Fournier pour syphilis gommeuse du crâne et des vertèbres cervicales, avec hépatite gommeuse. Cette femme porte sur le devant de la région sternale une tumeur du volume d'un pois, pigmentée, à surface un peu mamelonnée. Cette femme ayant succombé à des accidents de pachyméningite, on enlève la tumeur avec le pédicule sept heures après la mort, et on l'a mise à durcir dans lalcool. Inclusion dans la gomme.

Examen microscopique : Sur des coupes perpendiculaires à la surface nous voyons :

L'épiderme très pigmenté ; on voit les cellules pigmen-

246 J. SOFFIANTINI.

taires jusque dans les couches les plus superficielles du corps de Malpighi, par conséquent à la limite entre le stratum granulosum et la couche cornée.

Le corps papillairene présente rien de particulier. La tumeur est constituée par un soulèvement du derme, dans lequel se trouve une masse formée de tissu embryonnaire. En outre on trouve en pénétrant dans cette masse néoplasique un follicule pileux. Sur les différentes coupes qui ont atteint ce follicule on voit tantôt la glande sébacée, tantôt le poil luimôme entouré de ses gaines épithéliales. Les fibres élastiques du derme, très fines et très nombreuses, ont une direction ondulée et sont pour la plupart disposées parallèlement à la surface de la peau. Dans la masse embiyonnaire, sur les coupes colorées à Torcéine, on voit de mêmes des fibres élastiques très fines et ondulées.

d) Molluscum du dos.

La pièce provient du cadavre d'un homme &gé de 4S ans et a été recueillie & l'amphithéâtre de l'hôpital Saint-Louis. La tumeur, du volume d'une pièce de 2 francs, était plate, non pédiculée.

Examen microscopique : Même technique que pour les autres molluscums. Les coupes faites perpendiculairement à la surface de la peau démontrent : Tépiderme normal. Les couches superficielles du derme sont aussi presque normales; mais dans les couches inférieures du même derme on aperçoit des masses de cellules embryonnaires, du tissu conjonctif, des vaisseaux sanguins nombreux et du tissu adipeux. Les vaisseaux sont assez nombreux pour donner par place Taspect d'un angiome. Ils sont dans la partie la plus épaisse de la coupe remplis de globules sanguins. Le tissu adipeux est très abondant et arrive quelquefois jusque dans les couches les plus superficielles du derme. Entremêlées à ces éléments on voit des fibres élastiques très fines et peu nombreuses, si nous les considérons à la périphérie, mais assez grosses et très abondantes au centre de la tumeur.

En somme, dans ces diverses tumeurs que nous avons réunies sous le nom de molluscum, nous avons eu affaire à

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des néoplasmes y ou congénitaux , ou datant de la première enfance, composés des divers éléments de la peau, mais disposés irrégulièrement et en proportion anormale.

L'épiderme est de constitution à peu près normale, sauf la pigmentation, que nous avons dit être parfois extrêmement prononcée.

Dans les couches sous-épidermiques, tantôt c'est, comme dans le cas a, un tissu conjonctif fibreux, avec faisceaux élastiques, qui domine ; tantôt ce sont des amas de cellules con^ jonctives, comme dans le cas c, donnant un tissu analogue à du sarcome ; souvent il y a à la fois, et suivant les points, des portions fibreuses, des portions cellulaires, des amas de vaisseaux aussi abondants que dans un angiome, des lobules adipeux presque tout près de Tépiderme, et des faisceaux de fibres musculaires.

Ces divers éléments se combinent d'une façon variable pour constituer ces tumeurs.

Mais dans tous les cas, et c'est là ce qui nous intéressait et ce que nous relevons particulièrement, ces tumeurs contiennent des fibres élastiques en proportion variable. Ce sont, ou des trousseaux de fibres fines, serrées les unes contre les autres au centre de la tumeur, et divergeant vers les bords ou bien un réseau de fines fibres sans direction dominante. Même dans les amas cellulaires, ressemblant au tissu du sarcome, nous avons trouvé de fines fibres élastiques.

Donc dans les tumeurs congénitales du genre de celles qu'on appelle moUuscum, le tissu élastique se trouve représenté, tandis qu'il fait défaut dans les sarcomes et fibromes d'origine récente, au moins d'après les cas que nous avons pu observer.

Nous ne pouvons pas quitter ce sujet sans citer le travail capital de M. Malassez sur les moUuscums (SI). Nous devons montrer auquel de^ groupes de moUuscum, dont il a admis l'existence, se rapportent nos cas : c'est, bien entendu, au groupe des affections fibromateuses (moUuscum pendulum, etc.), et à ce genre de tumeurs, communément décrites en Allemagne sous le nom de verrues molles ou charnues^ qui ne sont autres que des nœvi.

248 j. SOFPIANTINI.

CHÉLOIDE

Chéloïde de l'oreille gauche chez un malade du service de M. Besnier, opéré pour la deuxième fois après récidive par M. Lucas-Championnière le 20 novembre 1889.

Pièce due à Tobligeance de M. Darier. La tumeur avait un aspect réniforme, et mesurait 3 centimètres d'épaisseur, 6 centimètres de longueur, et 3 centimètres etdemi de largeur. Le tissu était dur, ligneux, blanc à la coupe, devenait jaune à Tair. La peau pouvait être légèrement plissée à la surface, mais sa mobilité était extrêmement limitée. La couleur de la peau de la pièce détachée était normale, mais avec quelques taches couleur lilas; la tumeur présentait des bosselures peu marquées; elle était adhérente au lobule de Toreille, et au cartilage de l'hélix.

Examen microscopique : La pièce durcie dans le liquide de Millier, on a fait Tinclusion dans la gomme, et on Ta coupée avec le microtome de M. Malassez. Les coupes ont l'épaisseur de ~ de millimètre ; examinée à un faible grossissement la préparation présente les altérations bien connues et propres à ce genre de tumeurs, c'est-à-dire une néoformation de tissu conjonctif, recouverte par la peau amincie.

Les couches épidermiques sont à peu près noi*males. Ayant fait de nombreuses coupes de la pièce en différents points dans lesquelles on trouve des parties de tissu normal et de tissu de la tumeur, nous pouvons ainsi faire une comparaison entre le tissu normal et le tissu pathologique.

La tumeur est développée dans le derme, dont une couche même, revêtue de son épiderme, se continue partout à la surface de la pièce. Aussi trouvons-nous sur toutes nos coupes, au-dessous de cet épiderme, une couche conjonctive en certains points très mince, munie de fibres élastiques, généralement parallèles à la surface.

Le point représenté dans la figure D, a été choisi vers le bord de la pièce, à l'endroit où le derme normal commence à s'amincir pour recouvrir le fibrome. En ce point les papilles sont encore conservées.

Sur une coupe perpendiculaire à la surface et prise au milieu de la tumeur, on voit, en allant du dehors en dedans, une couche épidermique d'abord, puis le derme extrêmement aminci. La ligne qui sépare ces deux parties est à peine ondulée ; les papilles ont tout à fait disparu.

La portion cornée de la couche épidermique est très mince, tandis que presque toute la couche épidermique est formée par le corps muqueux. Les cellules épithéliales qui composent cette dernière portion, ne diffèrent en rien de celles de Tépiderme normal .

Sous Tépiderme on trouve :

a) un tissu conjonctif contenant de petits débris de tissu élastique. Cette couche correspond à la partie la plus superficielle du derme, qui est conservée ;

b) des faisceaux conjonctifs à bords très nets, s'entre-croisant les uns les autres en un feutrage serré ;

c) des cellules conjonctives à divers degrés de développement;

d) des capillaires très peu nombreux;

e) ni glandes, ni follicules, ni pelotons graisseux.

Tous ces éléments se retrouvent dans les couches de la peau normale au voisinage de la tumeur (D, 4). Dans ce point du derme les fibres élastiques sont comme à Tétat normal très nombreuses, ramifiées, dichotomisées, s'entrelaçant pour former des réseaux et des faisceaux. On voit les manchons élastiques des glomérules des glandes sudoripares. On remarquera le fin réseau qui s*étend dans les papilles et y forme un plexus des plus délicats à une petite distance de la couche inférieure de Tépiderme.

Le contraste est des plus frappants avec le tissu néoplasique, au bord duquel les fibres élastiques disparaissent brusquement et totalement.

Sur cette limite on voit des fibres que nous avons trouvées généralement obliquement coupées sur nos préparations, et

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qui ne présentent ni fragmentation, ni renflements, tels que ceux que nous avons signalés dans la néoformation de Télé* phantiasis.

Ainsi dans le tissu néoplasique les fibres élastiques font totalement défaut II est intéressant de comparer ce qui se passe dans la production d'un néoplasme fibreux intrader* mique, avec le fait démontré par M. Mibelli (52) pour l'inflammation. Selon cet auteur on sait que les fibres élastiques disparaissent rapidement par le fait de l'inflammation, car on ne les trouverait jamais là où existe une infiltration cellulaire, si légère qu'elle soit«

Quant au tissu même du néoplasme de la chéloïde, nous n'avons pas à en faire une description minutieuse. Disons seulement qu'il est composé de faisceaux conjonctifs ondulés, dirigés suivant les points en; différents sens, formant une masse compacte. Entre ces faisceaux se voient des rangées de cellules connectives, fusiformes ou aplaties. Ce tissu est très peu vascularisé.

Par conséquent c'est du tissu fibreux et la tumeur est un fibrome pur.

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