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E. TR0I8IER ET P. AGHALME

breuses. Presque toutes les cellules en contiennent. Elles apparaissent d'abord sous forme de sphères réfringentes qui s'entourent ensuite d'une membrane à double contour. Elles sont contenues, le plus souvent au nombre de quatre, dans rintérieur de la membrane cellulaire qui s'amincit peu k peu et finit par disparaître ; elles deviennent alors libres, mais elles restent encore adhérentes les unes aux autres et groupées quatre par quatre, ce qui donne à ces amas une apparence cruciforme (fig. 2).

b. — Sur Teau de touraillons gélatinisée, légèrement acide, le développement est très abondant; il forme une bande épaisse au niveau de laquelle la surface de la gélatine se déprime fortement sans être pourtant liquéfiée. Sur ce milieu, la forme ovale des globules s'allonge un peu, ainsi que le font souvent les levures et spécialement le saccharomyces pastoriannsj mais sans donner lieu en aucun cas à des fila-

Fig. 3. Guitare sur Teau de touraillons gélatinisée. Même explication que pour la fig. 2.

ments ramifiés. Ce sont ces cellules allongées qui contiennent les ascospores, non plus réunies sous forme de croix, mais situées sur la même ligne et formant comme une grosse chaînette composée de quatre grains volumineux (fig. 3).

Il n'y avait plus de doute, nous étions bien en présence d'une levure vraie.

c. — Nous avons enfin cultivé notre micro-organisme sur le milieu minéral de Nœgeli. Bien qu'elle y prenne une forme allongée, nous n'avons jamais constaté aucun aspect comparables aux chlamydospores que MM. Roux et Linossier considèrent comme les formes durables du champignon du muguet.

ANGINE PARA8ITAIBB CAt}SÉE PAR UNE LEVURE. 35

3. Propriétés biologiques de notre micro-organisme. — Ici encoi'e nous trouvons des caractères qui le différencient du champignon du muguet.

a. — Notre levure nous a paru mieux supporter l'acidité du milieu. En effet, si partant d'une culture sur milieu neutre, on l'ensemence sur des milieux acidifiés d'une manière progressive au moyen de l'acide tartrique, on remarque qu'une acidité de 1 p. 100 amène' un retard de vingt-quatre heures dans le développement de la levure, et qu'une acidité de plus en plus forte augmente ce retard qui est d'un mois u â,5 p. 100. Au delà de 3 p. 100, le micro-organisme ne se développe pas, même au bout d'un temps fort long. — Pour * le champignon du muguet une acidité de 2 p. 100 suffit pour arrêter complètement la culture.

b. — Notre levure donne lieu à des fermentations qui présentent les caractères des fermentations alcooliques. Elle sécrète une quantité de sucrase suffisante pour transformer en glycose une proportion considérable de saccharose. Mais elle ne peut transformer en alcool d'une manière complète qu'une solution de sucre de canne inférieure à 10 p. 100. — Le champignon du muguet s'est toujours montré un ferment alcoolique faible dans les expériences de M. Laurent et dans celles de MM. Roux et Linossier, conclusions que nous avons pu vérifier.

c. — Parmi les produits de fermentation obtenus avec notre levure, on trouvé des substances odorantes qui répandent l'odeur habituelle des fermentations alcooliques. On n'y constate ni acide volatil (acide acétique) ni aldéhyde *. — L^acide acétique et l'aldéhyde ont été signalés dans les produits de fermentation du champignon du muguet, où Ton peut les considérer comme le résultat de l'oxydation de l'alcool sous l'inUuence de ce micro-organisme.

i. L'aldéhyde a été recherchée en traitant par l'azotate d'argent ammoniacal les premières parties du liquide distillé.

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Réilimé dtt cftrftotént diliéreiitiels de nom niero-orfanisme et du ohampignoB du muguet.

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