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R. BODBNHBIMBR, /. C

o. Ely, /. c„ p. 39.

DIAGNOSTIC DES TUMEUBS CABDIAQUES PRIMITIVES. 399

D après Ely : « La néoplasie est située ie plus souvent dans la substance musculaire, respectant les valvules et le pourtour des orifices, d'où la rareté des bruits de souffle. Les symptômes sont surtout les symptômes diffus et obscurs de la myocardite. »

Les faits cliniques, consignés dans des travaux plus récents, ne confirment pas Topinion énoncée par Ely en ce qui concerne la fréquence des tumeurs intrapariétales ; bien au contraire, ce senties tumeurs intracavitaii*es qui dominent ', mais ses remarques sur les bruits de souffle sont également applicables dans ces derniers cas.

En occupant une certaine partie de la cavité et en oblitérant les orifices cardiaques, les tumeurs intra-cavitaires peuvent provoquer des bruits de souffle, mais ces bruits ne peuvent être perçus aussi nettement que dans les cas de vices cardiaques ou de t inflammation de C endocarde; ils peuvent manquer tout à fait, ils peuvent y ce qui plus est, apparaître ou disparaître, augmenter ou diminuer, selon la position de la tumeur.

Ainsi, dans notre cas le bruit de souffle systolique était très faible, et parfois tout à fait imperceptible.

Bodenheimer' appelle l'attention des cliniciens sur la facilité relative du diagnostic des néoplasies du cœur droit, par rapport à la rareté des vices du cœur droit, dont les symptômes, dans certains cas, peuvent plutôt témoigner en faveur d'une tumeur que d'un vice cardiaque. Cette remarque est d'autant plus fondée, que les néoplasies du cœur droit et du cœur gauche sont également fréquentes.

Frânkel ' ayant pu constater, à l'occasion d'un sarcome

1. JùROBNs (Zur Casuistik der primâreti HerzgeschwUhte, Berliner klinische Wochenschriftf 1891, no 42, p. 103) divise les tumeurs cardiaques en trois groupes : tumeurs péricardiques, intrapariétales ou mésocardiques et tumeurs endocardiques. Il nous semblerait plus rationnel, au point de Tue clinique, de classer lesnéoplasies en intra et extracavitaires. De cette manière, on devrait placer au nombre des premières les néoplasies pouvant faire jaillir dans Icscavitës du cœur, an nombre des secondes les tumeurs purement intrapariétales et péricardiques. Parmi les cas à nous connus, il y en avait 22 intra et 4 extracavUaires.

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