TH. SMITH ET F. L. KILBORRE
ciuautes furent tentées avec des tiques incubées artificiellement dans le laboratoire et loin des bestiaux.
Description de la tique. — Riley, en 1868, en fit la première description et la désigna sous le nom de Jxodes bùvis. Cette espèce est rouge brun, à carapace dure, le corps est oblong, etc. La tète est courte et large, les pulpes et le rostre sont courts ; mandibules lisses avec crochets terminaux, thorax distinct, un tiers plus long que large, lisse et pâle. Pattes longues et grôles, longueur du corps 0,45 de pouce, et largeur 0,09 de pouce.
Gooper Gurtice étudia l'un des premiers l'histoire de la tique, négligée jusque-là, parce qu'on croyait cette espèce non nuisible.
Les femelles pondent de préférence leurs œufs dans des récipients en verre.' On recueillit des œufs et on les soumit b. une incubation artificielle. La larve n'a que trois pattes*;[après un séjour d'une semaine sur un veau, cette larve mua et donna une nymphe ayant quatre paires de pattes; alors, après un nouveau séjour d'une semaine sur le veau, la tique mua de nouveau et devint sexuée. C'est Curtice qui montra ainsi que dans cette espèce particulière il y avait deux périodes de mue avant que l'animal n'atteigne l'état adulte.
Georges Marx a donné la classification suivante de la tique : Classe : Arachnide. Ordre : Acarus. Sous-ordre : Gynorhœsta. Famille : Rhipistomidœ. Genre : Boophilus. Espèce : Bovis.
Entre 68» et 78»» F., on peut très bien observer la ponte des œufs dont le nombre varie avec la période de la ponte.
Ces œufs apparaissent comme des masses opaques rouge bran, la couleur varie d'ailleurs avec la quantité de sang dont s'est gorgée la tique femelle. L'incubation des œuTs varie de trois à quatre semaines, mais exige toujours une température élevée.
La période de développement varie entre quinze jours et six semaines, selon la température.
La tique émergeantde son œuf a environ 0,67™"^ de long et jouit de mouvements très vifs et d'une vitalité puissante.
Quant à l'histoire de la vie de la tique, après qu*elle s'est attachée à un animal, elle est très facile à observer. Environ quinze jours après que les liques ont vécu sur la peau d'un animal, on les voit s'accoupler: la femelle grossit lentement pendant dix-huit à vingt-deux jours et ensuite très rapidement, puis elle abandonne Tanimal et va effectuer sa ponte sur le sol après quelques jours.
La longueur du temps s'écoulant entre deux générations de tiques peut être évaluée approximativement. Incubation : vingt à quarantecinq jours. Stade parasitique vingt et un à vingt-trois jours. Au total, quarante et un à soixante-huit jours.
A sa sortie de l'œuf, la jeune tique pourra vivre presque indéfiniment dans les champs avant d'atteindre les bestiaux; nous en avons trouvé de vivantes sept mois après la ponte.
FIÈVRE DU TEXAS OU nÈVRE DBS BESTUUX DU SUD. 421
L'influence de la température, de l'humidité, etc., sur la vie [des jeunes tiques nous est inconnue.
Gomment la tique passe-t-elle Thiver?
Dans les climats chauds, elle vit sur les bestiaux; mais dans les pays à climat plus rigoureux, il est probable que les tiques passent l'hiver dans leurs ceufs dont la vitalité est prouvée par un grand nombre d'expériences (œufs placés dans une chambre froide en décembre et en janvier et donnant naissance à des embryons au mois de juillet suivant).
Dans les derniers jours de sa vie parasi tique, la tique a l'intestin rempli d'hémine, dont on démontre l'existence par les moyens ordinaires.
La tique enflamme plus ou moins la région cutanée où elle se fixé. et à quelques millimètres à la périphérie^de son point d'attache. Cette irritation est due à une sécrétion de la tique qui l'aide d'ailleurs dans son travail de perforation des tissus.
Les tiques s'attaquent d'ordinaire aux parties les plus fines du tégument : partie supérieure des cuisses, pubis, région mammaire, etc.
n ne faut pas oublier que les tiques peuvent n'avoir que quelques millimètres ; lorsque la maladie éclate, il faut donc toujours examiner soigneusement la peau.
Jamais une tique ne quitte l'animal auquel elle s'est attachée, et elle reste encore fixée à cet animal quelque temps après sa mort.
EXPÉRIENCES DANS LES CHAMPS POUR DÉMONTRER LES REliATIONS PRÉCISES ENTRE LA TIQUE ET LA FIÈVRE DU TEXAS
Ces expériences, commencées en 1889, ont été continuées jusqu'en 1892 et ont consisté :
1® A enlever soigneusement toutes les tiques du corps d'un animal, afin de prouver que sans tique, les animaux du Sud ne sauraient transporter la maladie dans les régions du Nord ;
2<^ On infecta avec des tiques mûres des champs dans lesquels on fit paître des bestiaux sains, afin de montrer que la fièvre du Texas pouvait être produite en dehors de la présence des bestiaux du Sud ;
3® Des bestiaux du Nord furent infectés en plaçant sur leur peau de jeunes tiques incubées artificiellement dans le laboratoire.
Toutes ces expériences réussirent complètement et nous regrettons de ne les pouvoir reproduire ici.
Toutefois la maladie causée par les tiques incubées artificiellement est moins grave que celle contractée par les bestiaux dans les champs.
RELATIONS DE LA TIQUE AVEC LA DURÉE DE LA PÉRIODE d'incubation de la MALADIE.
On avait, nous l'avons dit, remarqué depuis longtemps que lorsque des bestiaux du Nord étaient mis en contact avec des bestiaux du Sud infectés, d'ordinaire la fièvre du Texas n'éclatait pas avant quarante à
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