FIÈVRE DU TEXAS OU HÈVRE DES BESTIAUX DU SUD
en outre il faat avoir du sang frais, toujours plus difficile à se procurer que des tiques, c'est pourquoi nous préférons la première méthode tout en reconnaissant qu'elle n'est pas d'une rigueur absolue. Cependant Dinwiddie prétend, par des inoculations préventives, avoir réduit le nombre des cas de mort à 75 p. 100. Le résultat n*est pas des plus heureux.
LA FlàYRB DU TEXAS EST-ELLE LIMITÉE AU CONTINENT AMÉRICAIN?
Dans le Sud de l'Afrique et en Europe, sur les rives du Danube, il existe une maladie des bestiaux très analogue à la fièvre du Texas.
En 1883, un rapport fut présenté au Parlement anglais par une commission d'enquête sur une maladie attaquant les bovidés du Gap de Bonne-Espérance.
Cette maladie, connue sous le nom d' « eau rouge », est ainsi définie « maladie infectieuse et maligne attaquant les bétes à cornes et caractérisée par des urines rouges de sang, renfermant de l'hématine dissoute.» Un bœuf ne peut donner Veau rouye à un autre bœuf comme un animal atteint de smallpox donne la maladie à son voisin ; l'eau rouge n'est pas contagieuse de cette façon, mais il suffit qu'un animal paisse sur un pâturage où a vécu un animal malade pour qu'il contracte la maladie qui sévit surtout au moment des chaleurs.
En Roumanie, M. V. Babes, en 1888, a décrit une maladie qui serait une hémoglobinurie épizootique, depuis longtemps signalée comme attaquant les bétes à cornes et qu'on nommait gastro-erUero-nepkritis. Babes pense que cette maladie se propage par l'eau de boi sson, etc.
Dans le Caucase, il y aurait aussi une maladie analogue qu'on appelle Tschichir, nom qui sert à désigner une espèce de vin rouge. La maladie est ainsi nommée à cause de la couleur vineuse des urines, etc.