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ÉTUDB DISTOLOGIQUE SUR LES ALTÉRATIONS SÉNILES DE LA RATE

La première est celle de Ganstatt, la théorie de Tinvolution sénile. Toute cellule naît, s'accroît, vieillit et meurt. L'homme ou tout être vivant, n'étant qu'un agrégat de cellules, la sénilité de l'individu n'est que la somme de l'involution granulegraisseuse ou atrophique de chacune de ses cellules.

Vient ensuite la théorie de la sclérose. Chez les vieillards beaucoup d'organes sont non seulement atrophiés mais fortement scléreux, et la sclérose étant un phénomène d'ordre irritatif, on a pensé que les cellules parenchymateuses atrophiées ou dégénérées dans les organes séniles étaient le point de départ de la sclérose, l'épine irritative du tissu conjonctif. C'est expliquer les troubles séniles par l'extension de la théorie des cirrhoses épithéliales du professeur Gharcot.

En troisième lieu, nous trouvons la théorie vasculaire (Démange, 1886). Et si pour nous chacune des deux théories précédentes renferme une part de vérité, nous déclarons n'accepter nullement la théorie de la dystrophie artérielle, qui n'est qu'un schéma séduisant, n'expliquant rien au fond.

Les vaisseaux artériels, surtout les plus petits, se sclérosent; il s'ensuit que tous les organes qu'ils nourrissent ne se trouvent plus irrigués et s'atrophient. L'aorte elle-même est atteinte d'athérome par l'oblitération de ses vasa vasorum.

Tous les organes sont ainsi envahis, mais, chose que la théorie n'explique pas etque Bichatavait nettement signalée, l'homme meurt en détail, ses fonctions se suppriment les unes après les autres; chez l'un c'est le rein qui est le premier frappé, chez l'autre le cerveau. La dystrophie d'origine circulatoire devrait avoir partout les mêmes effets.

Le point de départ du désordre initial, la sclérose des petits vaisseaux, serait l'usure fonctionnelle. Mais pourquoi ce système serait-il plus vulnérable qu'un autre? Demain l'on pourra dire qu'après la constatation déjà faite, par MM. A. Gombault etBrissaud, de désintégration des nerfs chez le vieillard, il n'est pas douteux que la sénilité soit consécutive à l'usure physiologique des nerfs qui commandent tous les autres organes et en particulier les artérioles. Ce sera une théorie exactement superposable à la première ; et, comme elle,

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