ARCH. DE MED. BXPBR. — TOMB V
522 A.-H. PILUET.
elle ne tiendra pas compte des faits observés. Si Ton rencontre des vaisseaux scléreux dans un oi^ane quelconque provenant d'un vieillard, il ne faut pas s'en tenir là, mais rechercher avec soin quelles sont les autres modifications de cet organe. On en pourra trouver de primordiales, échappant tout a fait à Faction vasculaire, du moins telle que l'entendent les partisans de la théorie de la dystrophie artérielle ; et si la preuve est faite en ce sens pour un organe, l'édifice théorique opposé est ébranlé tout entier.
L'étude des lésions du vieillard doit être reprise sur la base indiquée par Ganstatt, l'étude des altérations cellulaires. Mais il ne suffit pas de se tenir dans les termes généraux; il faut étudier les cellules indépendamment les unes des autres. Elles sont assez différenciées en effet pour ne mourir ni à la même heure ni de la même façon, et l'on ne pourra établir une règle générale comprenant l'involution des cellules du foie, de la peau, de la moelle épinière, etc., qu'après avoir suivi chacun de ces éléments à part. De plus, il ne suffit pas de se borner à des recherches sur les cellules individuelles, il faut aussi les étendre aux combinaisons de cellules agen* cées, en vue d'une fonction particulière, aux organes. Nous verrons en effet que d'une part les différents organes nonl pas la même façon de finir; et d'autre part que la mort d'un seul genre des cellules d'un organe complexe suffit pour en entraver le fonctionnement même quand les éléments différenciés d'autre façon restent sains.
On voit, d'après le court exposé de ce programme, qu'il n'est pas possible de tracer actuellement de la sénilité un tableau complet ou définitif. L'étude de chaque organe faite au point de vue de l'histologie pure ou de l'embryologie amène en effet chaque jour de nouvelles découvertes donlles résultats sont et seront le point de départ d'applications précoces ou tardives, mais inévitables à l'anatomie pathologique.
Il sera facile d'exposer le point de vue auquel nous nous sommes placé dans l'étude qui suit. Étant données l'espèce, et la nécessité de la multiplication des êtres pour la perpétuer il suit que chaque cellule d'un être humain est appelée à mourir, et aussi qu'avant sa mort elle ne se multiplie, ne