ÉTUDE HISTOL06IQUE SUR LES ALTÉRATIONS SÉNILES DE LA RATE
les lésions les plus considérables et les plus frappantes. On sait que les corpuscules gris de la rate ne se distinguent [pas toujours nettement à l'œil nu dans la rate humaine. Il en est d'ailleurs de même dans celle du chien ou du lapin adulte, tandis que chez le jeune chat ces corpuscules sont particulièrement développés. Néanmoins, ils occupent sur les préparations une étendue suffisante pour que leur diminution qualitative et quantitative saute aux yeux, quand on compare une rate d'enfant à une rate de vieillard (je fais ici une excep-
Fig. 1.
Rate en atrophie simple. Deux corpuscules de Malpighi atrophiés et fusionnés.
Leur contour est irrégulier et leurs artérioles sont épaissies.
tion motivée par ce fait que, chez un enfant mort de diphtérie à l'hôpital Trousseau, j'ai trouvé les corpuscules de Malpighi très diminués de volume. Nous verrons à expliquer plus loin cette anomalie apparente). Chez le vieillard et dans la moitié des cas environ, l'atrophie des corps de Malpighi est considérable, ils sont réduits à peu près à rien (fig. 4 et 2).
L'artériole qui en occupe le centre est épaissie, par la formation de couches fibreuses qui remplacent la gaine dans laquelle elle flotte et qui est formée de tissu rétracté. Les fibres élastiques ont disparu. Les amas lymphoïdes constitués par les noyaux d'origine sont petits, irréguliers, anguleux, parfois même ils ont complètement disparu. On sait que le corpus-
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cule normal est sphérique, il devient allongé. En effet, ce sont les parties les plus voisines de Tartère qui se dégagent le plus tardivement de leurs éléments lymphoïdes, il en résulte que ce qui reste du corps de Malpighi engaine Tartériole comme un manchon étroit, suivant Taxe du vaisseau, aussi les rencontre-t-on toutes sous différentes incidences, en travers, en ]ong, ou [obliquement, montrant cette disposition allongée qui est anormale. Nous avons dit que les débris de
Fig. 2,
Les mêmes à un grossissement plus fort pour montrer le détail de l'épaississèment des artérioles.
corpuscules étaient irréguliers de contour. C'est qu'en effet l'essaimage des noyaux d'origine ne se fait pas avec une régularité absolue, et, si l'on observe les artérioles les plus dégarnies, on voit que l'anneau de cellules blanches qui les entoure est très restreint, parfois même incomplet. Il est même des points où le corpuscule n'est plus représenté que par un petit amas de cellules à gros noyaux tangent à une artériole épaissie. De plus les follicules ainsi réduits ne sont pas semblables à ceux de l'enfant ou du jeune animal. Chez le chat, par exemple, ils présentent comme Ton sait deux zones bien distinctes; l'une, interne, contient des cellules très volumi-*