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Le coffs thyroïde a pris, dans ces dernières années, une importance très grande h la suite des recherches expérimentales et cliniques qui ont montré l'importance de sa suppression, et par conséquent de sa fonction véritable. Les recherches de Horsley, celles de Orth, de Reverdin, de Boumeville, etc., ont révélé que cet organe laissé de côté par les anatomistes, las de l'interroger sans en recevoir de réponse, jouait dans l'économie un rôle très important. Mais, de tous ces travaux, de toutes ces recherches, rien n'est sorti de neuf relativement à la structure de la glande ; et quoique cette structure ne réponde en rien aux symptômes cutanés et cérébraux observés lors de la destruction du corps thyroïde, nous sommes forcés de l'adopter telle que nous la donnent les livres classiques.

Un pareil phénomène s'est d'ailleurs produit lors de la découverte de la maladie d'Addison. Après les travaux de

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relève de Bright, on chercha, on cherche encore dans la structure de la glande l'explication de la pigmentation cutanée qui survient lorsqu'elle est détruite. Les résultats de ces re* cherches sont encore négatifs.

La glande thyroïde se développe par une ébauche impaire et deux ébauches paires émanées du pharynx. Ce point établi, surtout par les recherches de Stieda et celles de Born sur Tembryon des porcs, est intéressant à noter, car on acrulongtemps, soit à l'existence d'un seul diverticule pharyngien médian, soit à l'existence de deux diverticules latéraux. Chez l'homme, la portion impaire peut se prolonger jusqu'à la racine de la langue, ce qui explique les opinions des anciens auteurs relatives à un canal thyroïdien. Ce développement compliqué explique suffisamment l'existence des glandes thyroïdes accessoires, dont il faut tenir un si grand compte en expérimentation.

Le développement ultérieur de la glande s'opère en deux étapes. D'abord les bourgeons épithéliaux émanés du pharynx poussent des prolongements qui se subdivisent eux-mêmes, mais qui, contrairement aux glandes salivaires, s'unissent et se soudent les uns aux autres par leurs ramifications, au lieu de former des acinis distincts. Dans un second stade, les portions de ce réseau les plus éloignées du centre se renflent et se transforment en vésicules, par suite de la sécrétion d'une substance colloïde particulière, qui contient d'ailleurs des albuminoïdes.

C'est ce stade que nous avons à considérer chez l'adulte. Laissant de côté la richesse en vaisseaux sanguins et en nerfs de l'organe, nous considérerons seulement les vésicules enveloppées dans leur trame conjonctive. Elles sont tapissées par des cellules cubiques, aplaties par la sécrétion même qu'elles fournissent. La masse colloïde qu'elles fournissent est d*une coloration jaune ambrée ; mais si l'on étudie chaque cellule en particulier, on la voit sécréter des boules colloïdes qui s'accroissent petit à petit, finissent par dépasser de beaucoup le volume de la cellule mère, et sont absolument transparentes. Il s'ensuit d'abord que la masse colloïde présente sur les coupes un contour festonné, polycyclique, dû à la

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