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ARCH. DB MED. BZPBR. — TOME V

754 KIENER ET DUCLERT.

les hyperplasies et néoplasies accompagnées de diapédèse et éventuellement de nécrose, et distinctes des tumeurs, est évidemment trop générale et trop vague, et laisse peu de choses en pathologie en dehors de l'inflammation.

Si on se place au point de vue étiologique et expérimental, comme la fait si nettement M. Metchnikoff, on appellera inflammation le processus qui s'établit dans un tissu au sein duquel a pénétré un corps étranger, solide ou liquide peu diffusible, qui demeure en place. C'est précisément un tel processus que nous avons étudié dans notre travail, et nous devons reconnaître que le schéma que nous en avons donné s'applique à une série d'affections locales déterminées par les agents les plus variés, depuis le fragment de moelle de sureau de M. Marchand, et la térébenthine de M. Grawitz jusqu'au bacille tuberculeux. Mais, d'une part, les processus manifestement inflammatoires développés par l'introduction d'un liquide très diffusible et immédiatement résorbé, comme la péritonite que M. Ranvier provoque à l'aide de solutions faibles de nitrate d'ai^ent, n'entreraient pas dans la définition ; et d'autre part, lorsqu'on connaîtra les agents pathogènes du carcinome et du sarcome, qui provoquent une réaction différente de celle des agents pyogènes, on serait amené à élargir la formule d'évolution de la maladie locale. Et ainsi, de toutes manières, la signification donnée au processus inflammatoire ne correspondrait plus au langage usuel.

Peut-être vaudrait-il mieux s'en tenir à la terminologie de Cohnheim, et appeler inflammation la'diapédèse des grands leucocytes. Cette acception correspondrait assez bien à la notion clinique et traditionnelle et aux indications thérapeutiques précises qu'elle compoiie.

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