CULTURES
l'obscuutA.
Début de l'expërience.
24 juillet, midi.
25jumet, 3h. apr. midi.
Le signe
+ indique qu'il
7 a eu culture.
19^ LEDOUX-LEBARD.
III. — Action de deux groupes de rayons de lumière sur le bacille diphtérique.
Les différents rayons lumineux ne participent pas également i cette action bactéricide de la lumière, et nous allons retrouver, pour le bacille diphtérique, le fait découvert par Downes et Blunt et confirmé depuis par Arloing, Janowski, Geisler, elc. , pour divers microbes, de l'activité prédominante des rayons les plus réfringents.
Nous avons adopté le procédé commode qui consiste à absorber certains rayons à Taide de solutions colorées. Des tubes de faible diamètre (O^'yOOS) contenant la dilution à éclairer sont placés, comme dans une expérience précédente, dans Taxe de tubes larges de 0,03 et contenant, Tun, de Teau, les autres : l"" une solution saturée de bichromate de potasse (laissant passer les rayons rouges, jaunes, une partie des rayons verts), 2** une solution saturée de sulfate de cuivre ammoniacal (laissant passer les rayons bleus, violets et ulti-a-violets). La lumière blanche avait ainsi à traverser une épaisseur de 1 ce. d'eau ou de la solution colorée saturée, avant d'arriver à la dilution des bacilles diphtériques.
Ces expériences confirment d'abord les faits que nous avons déjà étudiés relatifs au pouvoir bactéricide de la lumière ; elles nous apprennent de plus que le pouvoir bactéricide est la propriété presque exclusive des rayons les plus réfringents du spectre solaire.
Ceux-ci sont, à eux seuls, sensibFement aussi actifs que la lumière blanche tout entière. Cette loi se vérifie aussi bien à la lumière du soleil qu'à la lumière diffuse, qu'on fasse agir celle-ci à 38' ou à la température ordinaire.
Les rayons les moins réfringents ont un pouvoir bactéricide nul ou du moins si faible que les dilutions soumises à l'action de ces rayons se sont comportées comme les dilutions conservées à l'obscurité.
Par contre, les rayons très réfringents ont détruit les bacilles à peu près comme la totalité de la lumière blanche.
ACTION DE LA LUIII&RE SUR LB BAQLLE DIPHTÉRIQUE. 793
Exp. XL — Lumière diffuse, à 35«. Dilution dans Veau distillée. Action des rayons différents. Les rayons les plus réfringents agissent tomme la lumière blanche; les moins réfringents sont inactifi.
Le 18 avril, on fait, dans de l'eau distillée stérilisée» une dilution de culture de diphtérie sur gélose âgée de 12 jours. Cette dilution est versée, à Taide d'une pipette^ an fond de tubes stérilisés de 0"',004 de diamètre bouchés à la ouate, et en quantité telle qu'elle occupe une hauteur de quelques centimètres au fond de ces tubes. Ceux-ci sont maintenus dans l'axe de tubes plus larges, de 0,03 de diamètre, fermés à l'une de leurs extrémités, bouchés à l'autre avec des bouchons plats, percés au centre d'oriûces que traversent les tubes à dilution.
Les tubes extérieurs contiennent, le premier de l'eau, le second une solution saturée de sulfate de cuivre ammoniacal, le troisième une solution saturée de bichromate de potasse.
Ces tubes sont placés dans l'étuve-serre à 35*, le 18 avril, à 8 h. du matin. D'ailleurs, les tubes larges contenant l'eau ou les solutions colorées avaient été placés dans l'étuve 24 heures auparavant, pour que ces liquides se missent à la température de l'étuve.
Avec les dilutions placées dans les tubes entourés 1 «d'eau, 2** de solution de sulfate de cuivre ammoniacal, 3* de bichromate de potasse, on fait des ensemencements sur sérum, au début de l'expérience et après des durées croissantes d'action de la lumière. Les ensemencements sont faits avec la môme effllure de pipette, qu'on flambe chaque fois dans la flamme d'un bec de Bunsen.
Voici les résultats obtenus :
HEURES
DURÉE
D'AOTtOM
ds U lumi«r«
diffUM.
NOMBRE DE COLONIES 1 lur •érum. de la dilution entottr«« Il
d'«au.
d0 MlotlOII
detulfAM do culn*.
de lolation
de bichromate
de potaite.
Début de TeTpër.
18 avril, 8 h. mat.
19 ayrîl, 3 h . . .
innombrables
innombrables
impuretés.
uk imhniM.
Le 19 avril, à 3 heures, on a fait aussi un ensemencement avec une efQlure de la dilution qui restait après le remplissage des tubes éclairés, dilution qu'on avait placée dans l'étuve & 35* à l'obscurité. Cet ensemencement a donné 5 colonies.
LEDOUX-LBBARD.
Exp. XII. — Lumière diffuse à d5<». Dilution dans Veau distillée. Action de différents rayons.
Même dispositif que dans Texpérience précédente. Un tube de sérum ensemencé au début de l'expérience, 17 avril, H heures, avec la dilution qui sert à remplir les tubes éclairés, donne d'innombrables colonies.
Les ensemencements successifs donnent les résultats suivants :