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riche en microbes. Alors les conditions de Texpérience sont changées; Teau n'est plus de Teau distillée, mais contient de nombreux produits solubles. Les bacilles diphtériques meurent moins vite également si, au lieu d*eau distillée, on emploie de l'eau ordinaire chargée de matières organiques tout en conservant sa limpidité, comme Teau stagnante d'un tonneau d'arrosage.

Les cultures desséchées et étalées en mince couche sont tuées aussi par la lumière diffuse, mais un peu moins rapidement que les cultures dans l'eau distillée. A 35^ et à la température ordinaire, le temps nécessaire pour tuer une parcelle de culture adhérente à la face interne d'un tube à essai n'a pas dépassé 2 jours, soit environ 34 heures d'éclairage.

Exp. VII. — Action de la lumière diffuse à 2^^. Parcelle de culture des séchée. Après 12 heures d'éclairage, seulement quelques bacilles vivants (!«' essai) ou même stérilisation complète (2* essai). Celle-ci est observée aussi après 2 jours (24 ^.)» ^ J^^^ (^^ ^0 d'éclairage.

Le 24 mars, on étale sur la paroi interne de 3 tabès à essai stérilisés une parcelle de culture de diphtérie sur gélose âgée de 3 jours. A midi, ces tubes sont placés dans Tétuve-serre à 35°. Le 25 mars, à midi, un de ces tubes est enlevé ; on y verse une petite quantité de bouillon, dans lequel on délaie avec le fil de platine la culture desséchée adhérente à la paroi. Une goutte de cette dilution très riche en bacilles est ensemencée sur sérum et ne donne que sept colonies.

Le 26 à midi, le 27 à midi, on verse de même du bouillon dans les deuxième et troisième tubes à culture sèche éclairée. II ne se développe pas de culture.

La même expérience est faite simultanément avec une culture de diphtérie âgée de 20 jours. Les résultats diffèrent des précédents en ce que la culture desséchée et éclairée pendant 12 heures seulement, da 24 mars à midi au 25 mars à midi, était déjà stérile. Les ensemencements avec la culture sèche éclairée 2 et 3 jours ont été également stériles.

Exp. VIII. — Éclairage à la lumière diffuse, à la température ordinaire* CuUures sèches, stérilisation après 24 heures d'éclairage.

Même dispositif que dans l'expérience précédente. Mais les tubes, au nombre de quatre, sont suspendus, à l'aide de fils, derrière une fenêtre du laboratoire orientée au nord. L'éclairage commence le 2 mai,

à 10 heures du matin. Le lendemain, 3 mai, à 10 heures du matin, addition de bouillon à l'un des tubes : on délaie dans le bouillon la parcelle de culture adhérente au verre et on ensemence sur sérum. Il se développe 300 colonies.

Le même jour 3 mai^ à 3 heures du soir le lendemain, à 5 heures du soir et le 5 mai à 6 heures du soir, même manipulation avec* les 2*, 3* et 4« tubes éclairés. Ces trois derniers ensemencements restent stériles.

Lorsque à la lumière dilTuseon substitue la lumière directe du soleil, il importe de soustraire les cultures éclairées à une température trop élevée, sinon les résultats observés seraient attribuables à cette température aussi bien qu'à la lumière. Dans nos expériences, nous avons souvent employé le dispositif suivant : la dilution ou le bouillon de culture qu'on voulait soumettre à l'action de la lumière était versé, au moyen d'une pipette, dans des tubes de faible diamètre (O^'yOOS) ou bien aspiré dans des effilures de pipettes qu'on fermait à la lampe, à leur extrémité inférieure. Tubes ou pipettes étaient maintenus dans l'axe de tubes larges de 0,03 de diamètre, remplis d'eau froide. Un thermomètre à maxima était fixé dans l'axe d'un tube large, rempli d'eau, pareil aux précédents. Tous les tubes larges, munis de leur petit tube ou de leur pipette contenant la dilution et aussi le tube au thermomètre, étaient suspendus en plein soleil.

Comme on pouvait le prévoir, les bacilles diphtériques meurent plus vite au soleil qu'à la lumière diffuse; dans tel milieu où celle-ci restait inactive, le soleil les tue. Nous avons vu, par exemple, que dans le bouillon de viande les bacilles continuent à se développer à la lumière difiuse par trop intense : or, au soleil, non seulement il y a arrêt de ce développement, mais encore la culture meurt en moins d'une semaine. Dans le milieu où la lumière diffuse perdait son pouvoir bactéricide, la lumière du soleil le conserve, bien qu'affaibli. Mais, dans l'un et l'autre mode d'éclairage, la résistance des bacilles dans le bouillon se montre de beaucoup supérieure à ce qu'elle est dans l'eau distillée salée ou non.

Enfin les cultures étalées en couches minces et desséchées sont tuées rapidement aussi par le soleil. Les rayons d'un

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soleil cependant presque toujours masqué par les nuages^ pendant la durée de Texpérience, ont tué ces cultures en moins de 15 heures.

Exp. IX. — Action de la lumière directe du soleil. Vn bouillon de culture est encore fertile après exposition au soleil du 7 juillet à 9 heures 30 du matin au 9 ^juillet à 4 heures du soir. Les dilutions dam Veau distillée et Veau distillée salée à 0,7 p. 100 sont stérilisées en moins de 8 heures. Dans le même temps, une dilution dans Veau distillée salée, à la lumière diffuse, n'est pas stérilisée.

Le 7 juillet, on prépare une dilution dans Tean distillée salée à 0,7 p. 100 d'une parcelle de culture de diphtérie sur gélose âgée de

9 jours. On remplit avec cette dilution la partie effilée de plusieurs pipettes qu'on ferme ensuite à la lampe à leur extrémité inférieure. On remplit de même des effilures d'autres pipettes avec du bouillon de culture de diphtérie âgé de 7 jours.

Ces pipettes sont fixées dans Taxe de tubes larges de 0™,03 de diamètre et remplis d'eau.

Les tubes sont exposés au soleil au-dessus du toit de l'hôpital, le 7 juillet à 9 heures 30. Le même jour, à 4 heures, on ensemence des tubes de bouillon, chacun avec le contenu d'une effilure contenant le bouillon de culture, et on ensemence aussi, à la même heure, un troisième tube de bouillon avec le contenu d'une effilure de dilution de culture dans l'eau distillée salée. Ce dernier ensemencement reste stérile. Les deux premiers ont donné une culture visible le

10 juillet.

Une autre pipette à effilure remplie de bouillon est laissée sur le toit depuis le 7 juillet â 9 heures 30 jusqu'au 8 juillet à 4 heures du soir (soit environ 20 heures de lumière). Un ensemencement fait alors dans du bouillon avec le contenu de l'effilure a donné (une culture.

De plus, deux pipettes contenant dans leurs effilures une dilution de culture de diphtérie sur gélose dans l'eau distillée stérilisée, et qu'on a exposées au soleil comme les précédentes, mais seulement pendant la journée du 8 juillet, de 8 heures 30 du matin à 4 heures du soir, ont servi alors à des ensemencements qui sont restés stériles.

Les 7 et 8 juillet, le thermomètre à maxima fixé, comme les pipettes, au centre d'un tube rempli d'eau et également exposé au soleil audessus du toit, comme les tubes à pipettes, n'a pas dépassé 36«.

Une dilution dans l'eau distillée et salée â 0,7 p. 100 d'une culture de diphtérie sur gélose, âgée de 9 jours, aspirée dans une effilure de pipette et exposée â la lumière diffuse, derrière la fenêtre du laboratoire, le 7 juillet, de 10 heures à 5 heures, a été ensemencée dans du bouillon, après ces 7 heures d'éclairage, et a donné une culture.

ACTION DE LA LUmÂRE SUB LE BAQLLB DIPHTÉRIQUE.

Exp. X. ^ Cultures sèches étalées en minées couches et conservées : i^àla lumière diffuse de la chambre; 2^ à la lumière diffuse plus intense que la précédente et au soleil par intermittences; (mauvais temps); 3<^ à Vobscurite. — Ces dernières cultures {témoins) restaient vivantes au bout de plusieurs jours. Les autres étaient stérilisées après 27 heures.

On étale une parcelle de culture de diphtérie sur gélose sur la paroi intérieure de 12 eifilures de pipettes, à l'aide d'un mince fil de platine qui peut pénétrer à plusieurs centimètres dans l'effllure. Les pipettes sont rebouchées à la ouate. 4 sont mises à l'obscurité dans une armoire fermée ; 4 sont exposées à la lumière diffuse derrière la fenêtre du laboratoire ; 4 sont suspendues à une barre de fer sur le toit et exposées au soleil. Mais le temps devient mauvais, et il est difûcile de dire pendant combien de temps les pipettes ont reçu la lumière directe du soleil; du moins cette lumière était-elle plus intense que celle qui éclairait les trois pipettes précédentes.

Le même jour et les trois jours suivants, au bout des mêmes temps après le début de l'expérience, on prenait une pipette de chaque lot et on y aspirait une petite quantité de bouillon. La pipette, fermée à son extrémité inférieure, était mise à l'étuve à 35^. L'examen de ces pipettes au bout d'une semaine faisait connaître celles qui avaient donné une culture.

Dans ce cas, comme l'indiquent les résultats inscrits au tableau suivant, le pouvoir bactéricide de la lumière solaire est démontré, mais non pas la supériorité de ce pouvoir bactéricide sur celui de la lumière diffuse. Cela tient à la faible différence qui existait entre les deux lumières, vu l'état du temps pendant la durée de cette expérience.

1 HEURES

CULTURES au

• OLIIL.

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