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CARACTÈRE DES CULTURES

BùuilUm, Dans le bouillon à l'étuve à 37<» le B. coli pousse avec une extrême rapidité, en troublant le bouillon. Puis ii se forme un dépôt floconneux plus ou moins abondant au fond du tube, en même temps que se montre à la surface et près des parois du verre une pellicule d'un blanc gris, irisée, à reflets d*un bleu sale. La culture a une odeur fétide et fade, rappelant celle des matières fécales.

Gélatine, Par piqûre à 22®, il se forme dans la profondeur et le long du trait une traînée gris pAle, sur les bords de laquelle on distingue déjà, au bout de 24 heures, de petites sphères blanches; le trait de la piqûre prend alors un aspect dentelé. Souvent le trait se termine dans la profondeur par une série de ces petites sphères, alignées, et séparées les unes des autres. A la surface libre, il se forme un enduit d'un gris sale, à contours festonnés, mnqueux et épais, qui ne tarde pas à gagner les parois du lube, couvrant, au bout de quelques jours, toute la surface libre du tube de gélatine.

Sur la gélatine inclinée le B. coli donne à 22* au bout de 2 jours un enduit bleu très pAIe par réfraction, gris par transparence, à contours festonnés et dentelés. Cet enduit s'épaissit, devient opaque par transparence, luisant par réflexion, et ne tarde pas à envahir toute la surface de la gélatine.

Gélose. Les cultures sur gélose inclinée offrent le même aspect que celui que nous venons de décrire. Enduit transparent et bleuté au début, avec contours polycycliques, en cocarde, et envahissement très rapide de la gélatine.

Il arrive quelquefois que, dans la gélose ordinaire, sans addition de sncre,le B. coli détermine la formation de bulles de gaz. Ces bulles, qu sont disséminées dans la profondeur de la gélose, y forment comme des géodes. Les conditions dans lesquelles se produit le développement de gaz sont encore inconnues. Dans deux circonstancee différentes, il m'est arrivé d'obtenir, dans les cultures sur f^élose, des gaz, en partant d'un échantillon qui n'en déterminait pas la formation. \^ En faisant des inoculations en série dans la plèvre de cobayes, j'ai obtenu cette modification après trois passages. 2o Une culture, dans une solution d'albumine d'œuf à 2 p. 100, bouillie et filtrée, m'a donné au bout de 6 mois, par réensemencement sur gélose, une production extrêmement abondante de gaz. Lorsqu'on ressème les tubes ainsi obtenus, on n'obtient souvent pas de gaz. C'est donc une propriété qui se perd assez vite.

Dans la gélose ordinaire, par piqûre, on a un trait gris, sans caractères bien nets, souvent avec formation de bulles de gaz.

Sérum. Les cultures sur sérum ont les m Ames caractères que sur gélose.

Pommes de terre. Sur pommes de terre, le B. coli donne au début un enduit d'un jaune clair, couleur de paille ; au bout d'un certain temps.

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la couleur de cet enduit devient purée de pois, puis brune. Elle peut alors ressembler assez bien à une culture de morve. Cette culture est saillante ; ses bords sont arrondis ; elle est luisante et comme mouillée à sa surface. Dans certains, et quand la culture est âgée de quelques jours, il peut y avoir production d'un enduit incolore, humide, à peine apparent, et s'étalant à la surface de la tranche.

Ces différences tiennent, d'après Peré, à Tàge des pommes de terre. Sur la pomme de terre nouvelle, on a l'aspect glacé et incolore. Sur le tubercule avorté, une culture épaisse, d'un teint verdfttre.

Sur la pomme de terre ordinaire, suivant son âge, les cultures jaunes, grises ou purée de pois, a La pomme de terre n'est en effet pas toujours identique à elle-même et la matière albuminoîde s'y transforme suivant les besoins de la plante. »

CULTURB SUR PLAQUES

A. Gélatine, Les colonies de B. coli ont des aspects très Taries suivant qu'elles siègent dans la profondeur de la gélatine on à la superfîde.

Les colonies développées dans l'épaisseur de la gélatine sont très semblables les unes aux autres. Elles se présentent, à l'œil nu, sous forme de petits grains arrondis, discoïdes, opaques, blanc jaunâtre. Ces grains, à un faible grossissement, montrent une espèce de coque un peu plus foncée que la partie centrale et souvent striée radiairement.

Les colonies superficielles ont deux formes.

A. Dans la première, elles apparaissent comme de petits disques, à contours irrégulièrement arrondis, bleuâtres et translucides par transparence, par réflexion. Presque toujours leur centre ou une partie plus ou moins excentrique est souievép en forme d'ombilic. Cela tient à leur mode de développement, en effet la colonie s'accroît d'abord en hauteur puis s'étale. Cependant et c'est le cas lorsqu'elle se trouve exactement à la surface de la gélatine, la colonie peut grandir exclusivement en largeur et ne pas présenter alors de partie centrale.

A c6té de ces formes translucides et opalescentes, on en rencontre fréquemment d'autres qui, tout en affectant la même configuration, sont absolument opaques (variété opaque de Laruelle) ; de pins, entre le centre et la périphérie existe souvent une zone plus claire. Les colonies ont alors un aspect qui rappelle assez bien celui d'une cocarde.

A un faible grossissement, l'aspect de ces divers aspects des colonies du B. coli est assez variable. Tantôt la colonie est homogène, tantôt elle est striée de diverses façons. La striation est souvent radiaire, quelquefois concentrique, elle peut aussi figurer un fin chevelu, de fines ondulations qui entourent l'ombiliCyOU recouvrent toute la colonie. D'autres

1. Pbrb, Contribution à la biologie du Bacterium coli commune et du bacille typhique. (Annales de l'Institut PasteuTy 25 juillet 1892, p. 527.)

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