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RÉSISTANCE A LA CHALEUR ET AUX ANTISEPTIQUES

A. Chaleur humide. — D'après Chantemesse et Widal, le B. coli est tué par la chaleur humide, à 80«, en une minute. L'expérience doit se

LE BACTERIUM COU GOMMUNIS. 139

faire de la façon suivante : on étire une pipette stérilisée de façon à obtenir on tube capillaire le plus fin possible. Avec une pince stérilisée, on brise ce tube de façon à obtenir une série d'effllures assez longues (10 cent, environ), on les emplit d'une culture dans le bouillon de B. coli, on ferme une extrémité avec un trait de chalumeau, et on le plonge dans un bain-marie à 80^, et on ensemence le bouillon ainsi chauffé, en même temps qu'un tube témoin. En moins d'une minute, ainsi que je l'ai observé, les tubes capillaires chauffés à 80® sont stérilisés.

M. Malvoz' a répété cette expérience, en employant des ampoules de verre; il est arrivé à des résultats un peu différents. Ses cultures, chauffées une minute à 80®, se sont développées. Gela tient à ce que les conditions de l'expérience n*étaientpasles mêmes, le contenu de ces ampoules ne devant pas prendre aussi rapidement la température du bain-marie qu'un tube capillaire extrêmement fîn. Pour M. Malvoz, les cultures chauffées 12 minutes sont restées stériles, mais entre une minute et 12 minutes, il n'a pas fait d'expériences intermédiaires. À 58®, le B. coli est tué par la chaleur humide en 5 minutes.

B. Chaleur sèche. — Le B. coli résiste plus longtemps à Faction de la chaleur sèche. Si l'on emploie la méthode indiquée par M. Massol ', pour éprouver la résistance des micro-organismes à la chaleur sèche, on voit qu'un séjour de plusieurs heures dans une étuve & 58® ne tue pas le B. coli.

Aniisepiiques. — L'étude de l'action des antiseptiques sur le B. coli n'a pas encore été faite d'une façon systématique... Voici les résultats indiqués par Dunbar^.

Gélose additionnée de :

Acide citrique. . • •

•~ phéDiqne » . .

— chlorhydriqne.

— sulfuriquo. . ,

— nitrique. . . .

Soudo

Dëyeloppement. Rien

0,(fô4 p. 100 0,063 p. lUO

Faible dév. —

EEFFTS D INOCULATION

Escherich, dans son mémoire, a étudié la plupart des effets de l'ino-

1. Malvoz. Becherches bactériologiques sur la fièvi^ /^Ao'fde. Bruxelles, 1892.

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