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Massol, Arch, de méd, expérim.y 1889, p

3. DuNBAR, Untersuchungen uber den Typhus Bacillus und den Bacillus coli communis. ZeUschrifi fur Hygiène, 1892, p. 485.

culation du B. coli aux animaux. D'après Ëscherich, de petites quantités de culture de B. coli introduites par la voie veineuse dans le corps du cobaye amènent la mort de Tanimal en 24 heures. On trouve, à l'autopsie, un fort catarrhe intestinal, avec gonflement et desquamation des plaques de Peyer, hémorrhagies circonscrites et hypertrophie des follicules au voisinage du cœcum. La rate est quelquefois un peu gonflée. Par l'injection de grandes quantités de culture, on obtient, outre ces symptômes, une transsudation séreuse dans le péritoine.

Escherich a, en outre, constaté que des injections sous-cutanées de son bacille produisent, chez le cobaye, les mêmes résultats que l'inoculation intra-veineuse, quand les doses inoculées sont très fortes.

Les lapins, à la suite d'injections intra-veineuses ou sous-cutanées, meurent de la même façon et avec les mêmes lésions à l'autopsie. Chez le cobaye, par injection intra-péritonéale, on détermine sûrement et rapidement la mort. Il y a une péritonite ezsudative, des fausses membranes flbrino-purulentes, à la surface des intestins et des viscères abdominaux, avec les mêmes lésions intestinales que ci-dessus.

La souris, d'après Escherich, serait réfractaire. Il n'en est rien, on peut tuer la souris avec des cultures virulentes. L'injection intra-pleurate tue rapidement les cobayes; à l'autopsie, on trouve un liquide séro-hémorrhagique, quelquefois franchement hémorrhagique, dans les deux plèvres. On constate de plus de l'engouement des deux lobes inférieurs, un catarrhe intestinal intense, des ecchymoses sous-muqueuses, et la tuméfaction des plaques de Peyer.

MM. Gilbert et Girode ont étudié le pouvoir pathogène du B. coli par ingestion, en faisant avaler à deux cobayes 2 ce. et demi de bouillon ensemencé depuis 24 heures avec le B. coli d'Escherich, extrait de selles riziformes d'un malade atteint de choléra nostras. Les cobayes sont morts après avoir eu de la diarrhée, et, à l'autopsie, on constata toutes les lésions d'un véritable choléra expérimental.

MM. Rodet et Roux^ ont constaté que l'injection de B. coli aux lapins et aux cobayes déterminait tantôt une élévation de la température, tantôt de la diminution suivant la dose employée. De plus il leur a été possible de déterminer, chez deux lapins, par lliooculation intraveineuse de B. coli, une maladie & longue échéance, caractérisée par une fièvre continue.

Action pyogène du B. coli. — Un grand nombre d'observateurs ont constaté que le B. coli pouvait, dans certaines circonstances, produire du pus. MM. Lesage et Macaigne' ont distingué deux variétés de B. coli, l'un, le B. coli septicémique, déterminant les effets que nous venons de relater, l'autre, le B. coli des suppurations. Ce B. coli pyogène (retiré de suppurations humaines) détermine la formation de phlegmons dont

1. RoDBT et G. Roux, Arch. de méd. expërim,, 1892, n» 3, p. 317.

2. Lksaob et Macaîonr, Arcti. de méd. expérim., 1892, n« 3, p. 350.

LE BACTERIUM COU COMMUNE. 14i

TinteDsité règle le pronostic. Si l'abcès se localise et s'ouvre au dehors, ranimai peut guérir; sinon il meurt. On ne trouve alors le B. coli que dans le pus. Ces abcès sont blancs, caséeux, crémeux, sans odeur putride. Il y a quelquefois aussi, à la suite d'inoculations sous-cutanées, production de péricardites et de péritonites purulentes. Ces dernières sont déterminées directement par l'injection dans la séreuse abdominale. MM. Lesage et Macaigne ont constaté que cette variété de B. coli conservait son pouvoir pyogène par le passage à travers l'organisme d'animaux. En exaltant la virulence d'un échantillon de B. coli par des inoculations intrapleurales en série chez le cobaye, j'ai déterminé la formation d'arthrites purulentes multiples par Tinoculatiou sous-cutanée dHme goutte de culture à une souris blanche, qui mourut en 24 heures. Paralysies. — MM. Gilbert et Lion * ont récemment montré que le B. coli pouvait déterminer des lésions nerveuses et des paralysies. Dans un certain nombre de cas les lapins inoculés survivent aux accidents diarrhéiques et aux phénomènes comateux qui sont la conséquence immédiate des inoculations, ils meurent au bout d'un temps plus ou moins long, paralysés. On observe alors une paraplégie, précédée d'une émadation du train postérieur (comme dans la grande majorité des paralysies chez le lapin). La moelle est altérée et l'altération porte sur la substance grise. Dans la région lombaire il y avait de nombreuses cellules modifiées, ayant un protoplasma grenu et un noyau à peine visible ; d'autres, plus nombreuses, réfringentes, ratatinées, vivement teintées et sans noyau. Elles sont tellement atrophiées que, parfois, il n'en existe plus sur certaines coupes. 11 s'agit donc d'une myélite centrale de nature infectieuse. On retrouve d'ailleurs le B. coli dans la moelle, même après plusieurs mois. (Gilbert, comm. orale.)

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