Loc. cit., p
SOUS la peau ud demi-ce. de bouillon de B. coli viraient, filtré. Cette souris est morte en 24 heures, avec de la dianhée. En injectant le bouillon filtré, soit dans le péritoine, soit dans le tissu cellulaire des cobayes, on produit chez ces animaux de l'hypothermie. Cet effet est de même déterminé par des injections de bouillon ou d'eau distillée stériles (Gilbert).
M. Malvoz ^ a précipité par le sulfate d'ammoniaque en poudre et en excès, 100 ce. de culture de B. coli. Le précipité» lavé, dialyse et traité au bain-marie par 10 ce. d'eau a été additionné de 5 ce. de glycérine^ L'injection de cet extrait glycérine a été fait à diverses séries d'animaux. Peu marqués, à une dose de 1 ce. en inocoiatioDS sous-cutanées, chez les rats, lapins, cobayes, les effets de cet extrait ont été pins prononcés chez le lapin, par injection intraveineuse. Il y a des convulsions cloniques, accélération de la respiration, raideur généralisée et hyperesthésie. Ces effets se dissipent au bout d'une heure. Ce précipité semble donc n'être pas très toxique.
H. Sanarelli ', dans un excellent mémoire paru récemment, a constaté que le bouillon filtré du B. coli, injecté dans le péritoine de cobayes, a la propriété d'exalter la virulence du B. d'Eberth. Les inoculations étaient faites à la dose de 10 c'.
VIRULENCE DU B. COLI
Les auteurs qui ont étudié la virulence du B. Coli sont arrivés & des résultats différents. Cette virulence est, en effet variable, suivant les cultures employées.
Les échantillons de B. coli dont Escherich s'est servi pour les inoculations aux animaux étaient tous virulents; même à faibles doses, pour le cobaye et le lapin. La souris est restée réfractaire. MM. Lesage et Macaigne, en prenant le B. coli dans les selles d'un enfant bien portant, sont arrivés & cette conclusion que le B. coli des selles normales n*e$t généralement pas vindent. Ils ont pris comme dose moyenne 10 ce. de culture pure.
J'ai isolé, à plusieurs reprises, du B. coli de selles d'adultes bien portants et j'ai trouvé qu'il tuait toujours le cobaye en 24 heures, à la dose de 1 ce. dans le péritoine ou dans la plèvre.
La virulence peut s'acquérir assez facilement et rapidement par le passage d'animal & animal soit par injections péritonéales, soit par injections intrapleu raies.
Par ce dernier procédé, en inoculant la sérosité hémorrhagique qu'on trouve à l'autopsie dans les plèvres, on peut arriver au bout de 6 passages à avoir un B. coli qui tue le cobaye à la dose de I/IO de ce. dans a